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Éducation

Une éducation de qualité pour tous : mieux évaluer les progrès en Afrique francophone

Raja Bentaouet Kattan's picture
 
Si des progrès remarquables ont été accomplis sur le plan de la scolarisation, l’accès de tous les élèves à une éducation de qualité constitue encore un défi de grande ampleur pour les pays d’Afrique de l’Ouest. Photo : Ami Vitale / Banque mondiale


Une première au Kosovo : les résultats de l’enquête PISA

Flora Kelmendi's picture
 Jutta Benzenberg (Banque mondiale)
Les résultats de l’enquête PISA 2015 révèlent un large écart de performance entre les élèves du Kosovo et ceux de la région. Photo : Jutta Benzenberg (Banque mondiale)



L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié les résultats de l’enquête PISA 2015 il y a quelques semaines. Des résultats passés au peigne fin par les responsables publics et les analystes de données dans le monde entier. Plus de 500 000 élèves représentatifs des quelque 28 millions d’élèves âgés de 15 ans scolarisés dans les 72 pays participants se sont pliés à l’exercice. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (ou enquête PISA) est mené tous les trois ans. Son objectif est de mesurer les compétences des élèves, en confrontant leurs connaissances en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques à la résolution de problèmes concrets. L’enquête PISA figure parmi les évaluations internationales les plus influentes en matière d’acquis scolaires ; elle fournit un riche éventail d’informations sur les atouts et les faiblesses des systèmes éducatifs, sous-tend l’élaboration de politiques éducatives efficaces et offre aux pays la possibilité de comparer leur performance à d’autres. 

Message à diffuser : recherchons femmes de sciences (pour nourrir le monde)

Francisco Obreque's picture



Il y a quelques années, je me suis soumis à un rigoureux processus de sélection en vue d’un poste de chercheur auprès d’une université allemande et je suis parvenu parmi les premiers candidats retenus, en concurrence avec une seule autre personne. Il s’agissait d’une femme, et bien que nos qualifications soient estimées égales, c’est elle qui a décroché le poste. L’université a opté pour elle en raison de ses très bonnes références mais aussi à cause de sa politique universitaire visant à écarter toute discrimination inconsciente lors d’un engagement : en présence de multiples candidats dont les qualifications étaient jugées équivalentes, c’est aux femmes que priorité était donnée.
 
Il reste encore beaucoup à faire pour augmenter la participation des femmes dans les sciences
—juste 28% des chercheurs du monde entier sont des femmes.

L’éducation : une priorité de développement à l’échelle mondiale, régionale et nationale

Svetlana Markova's picture
L’éducation figure au premier plan des objectifs de développement durable que se sont fixés les Nations Unies et qui vont guider le programme d’action mondial pour le développement à l’horizon 2030. C’est aussi le thème qu’a choisi la Banque mondiale pour sa prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde. La Banque sonde par ailleurs régulièrement le point de vue d’experts en développement dans le monde entier et, systématiquement, l’éducation s’impose comme un aspect central du développement.

Dans le cadre d’un programme d’enquêtes dédié, la Banque mondiale a ainsi interrogé, ces cinq dernières années, plus de 25 000 leaders d’opinion dans le champ du développement, dans la quasi-totalité de ses pays clients, en tous points du globe. Certains pays ont été sondés à deux voire trois reprises sur la période 2012-2016.
Des représentants des autorités nationales et locales, des agences bilatérales et multilatérales, des médias, du monde universitaire, du secteur privé et de la société civile de pays en développement ont été sollicités pour répondre entre autres à cette question : « Quelle est la priorité de développement majeure dans votre pays ? » [1].

À l’échelon mondial, l’éducation s’impose comme l’une des deux priorités majeures de développement, toutes régions confondues, alors que 57 millions d’enfants dans le monde demeurent non scolarisés [2].

Pourcentage et nombre de leaders d’opinion par région pour lesquels l’éducation est une priorité de développement absolue (123 pays en développement, 2012-2016).

 

Des champs à l’école et au-delà : aider les ménages ruraux du Togo à sortir de la pauvreté

Joelle Businger's picture
Au Togo, les étudiants originaires de zones rurales sont nombreux à ne pas trouver d'emploi à l'issue de leurs études.
Erick Kaglan/Banque mondiale


La semaine dernière, j’ai relaté une visite de terrain effectuée au mois d’octobre dans le cadre du Projet de soutien au secteur agricole togolais financé par l’Association internationale de développement (IDA) et le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP). Au cours de nos échanges avec un riziculteur et sa famille nous avons pu constater l’efficacité rapide du soutien apporté par la Banque mondiale, mais nous avons également réalisé qu’il restait un grand nombre de défis à relever pour aider les petits exploitants à s’extraire durablement de la pauvreté et renforcer la productivité et la compétitivité de l’agriculture togolaise.

Le pouvoir de l’art : agir pour la petite enfance

Dirk Wouters's picture

Egalement disponible en : English

Cliquer pour voir la série de photos intitulée "Birth Day" (Jour de naissance) de Lieve Blancquaert 

Note de la rédaction : ce billet a été rédigé par Dirk Wouters, ambassadeur de Belgique aux États-Unis. 

Une mère kenyane est assise dans le couloir d’un hôpital, un nouveau-né dans les bras. Elle semble perdue, son bébé lève un petit bras. Une mère indienne se repose après avoir accouché de jumelles ; elle a déjà deux filles. En rentrant au village avec un nouveau-né, une famille cambodgienne regarde l’avenir, pleine d’espoir. Sur un lit de l’hôpital de Pumwani, au Kenya, neuf bébés venant de naître sont emmaillotés dans des couvertures de différentes couleurs ; cette maternité accueille chaque jour près d’une centaine de naissances.

Résultats de l’enquête TIMSS 2015 sur le niveau des élèves en maths et sciences : les points à retenir

Marguerite Clarke's picture
Les pays qui se distinguent favorablement dans l’enquête TIMSS accordent une attention particulière à la qualité de leurs enseignants. (Photo : Dominic Chavez, Banque mondiale)

Le 29 novembre dernier, l’IEA (a) a publié les derniers résultats de son enquête internationale sur le niveau des élèves en mathématiques et en sciences. La cuvée 2015 de l’étude TIMSS (pour « Trends in International Mathematics and Science Study ») a concerné plus de 600 000 élèves issus de 60 pays à travers le monde, en fin de quatrième et huitième années du cursus scolaire et en dernière année du cycle secondaire.

Dans les semaines et les mois à venir, les résultats seront passés au crible et un travail de recherche sera effectué pour expliquer les performances de divers pays. En attendant, voici neuf points qui me paraissent essentiels...

Graphique : Combien d'étudiants par enseignant dans le monde ?

Tariq Khokhar's picture

En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, le nombre d'étudiants par enseignant est plus de deux fois supérieur par rapport à l'Europe et l'Amérique du Nord. Lié à la taille des classes, le ratio élèves-enseignant est souvent utilisé pour comparer la qualité de la scolarité entre les pays.

L’école Sophie-Scholl à l’avant-garde de la prise en charge des adolescents réfugiés à Berlin

Simon Thacker's picture
 rkl_foto l shutterstock.com

Adnan a mis près de trois ans à retrouver le chemin de l’école. Après leur fuite de Syrie, un séjour plein d’incertitudes en Turquie, suivi d’un autre en Autriche, sa mère et lui ont finalement trouvé asile à Berlin en juin.

C’est sa première semaine d’école. Il est assis au fond de la classe, derrière 11 autres élèves, et contemple la scène avec attention. Il écoute et observe ce qui se passe, mais il ne comprend pas un mot de ce que le professeur dit en allemand. Pourtant, le simple fait d’être là le rend euphorique. Âgé de 15 ans, il est déjà grand et bien bâti. D’ailleurs, sa table est trop petite pour lui.

C’est un peu comme s’il avait grandi trop vite…

Libéria : comment résoudre le problème des enfants scolarisés tardivement ?

Peter Darvas's picture
Le problème des enfants scolarisés tardivement reste un héritage de la guerre civile. (Photo courtoisie de Katie Meyler / More Than Me)


Leah est une élève consciencieuse qui vit dans une région rurale du Libéria. Chaque jour, elle se rend à pied dans l’école voisine de son village. En classe, elle écoute avec attention. Elle espère devenir enseignante un jour. Seule ombre au tableau : à 13 ans, Leah est toujours en première année du cycle primaire. 


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