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Environnement

Arbres et forêts jouent un rôle essentiel pour le climat et la lutte contre la pauvreté. Les femmes aussi.

Patti Kristjanson's picture
Liberian woman's forest product market stand. © Gerardo Segura/World Bank
© Gerardo Segura/Banque mondiale

Selon les estimations du Global Forest Watch (a), la planète a perdu environ 337 millions d'hectares de couverture forestière tropicale, soit une superficie de la taille de l’Inde, entre 2001 et 2017.

Il semble donc que nous soyons en train de perdre la bataille, si ce n’est la guerre, contre la déforestation tropicale. Mais pas seulement. Car si la déforestation tropicale était un pays, elle se classerait au troisième rang des plus gros émetteurs de carbone (a). Le monde se prive ainsi d’une arme puissante dans la lutte contre le changement climatique et, au-delà, contre la pauvreté. La question centrale est donc de savoir ce que les investisseurs, les pouvoirs publics et les autres acteurs du secteur forestier peuvent faire pour inverser ces tendances alarmantes.

Les femmes et la conservation de la nature : un scénario « win-WiNN »

Claudia Sobrevila's picture
Purnima Devi Barman and the "Hargila Army" receiving an award for their work to protect the Greater Adjutant stork. Photo: © Courtesy of Purnima Devi Barman. 
Purnima Devi Barman et « l’armée du Hargila » récompensées pour leur travail en faveur de la protection du marabout argala. Photo : © Avec la permission de Purnima Devi Barman.

Les projets de conservation que nous soutenons se caractérisent souvent par l’absence de réseaux permettant aux femmes de partager leurs idées et d’apprendre les unes des autres.

D’où le souhait de constituer un réseau intégralement féminin pour aider celles qui s’engagent dans la protection de la nature et leur donner des moyens d’agir, qui débouchera sur l’idée du WiNN, le Réseau des femmes pour la nature (a), fondé en 2013 par deux d’entre nous et douze autres femmes.

Géré par des volontaires, le réseau WiNN s’adresse aux femmes souhaitant contribuer à la conservation de la nature. Plateforme d’interaction et de partage d’expériences, il a pour objectif de renforcer l’impact des mesures de préservation et d’ouvrir la voie à la prochaine génération de chefs de file.

Réparer la route du redressement en République centrafricaine

Shruti Vijayakumar's picture
« Parfois, nos efforts pour mettre fin à la pauvreté nous entraînent dans des situations extrêmes, notamment lorsque nous devons nous rendre dans des endroits où la sécurité est presque inexistante et où les risques sont élevés », explique Shruti Vijayakumar, spécialiste des transports a la Banque mondiale. Photo: Shruti Vijayakumar/Banque mondiale



Alors que notre véhicule roule sur une piste pleine de nids-de-poule dans une région isolée de la République centrafricaine (RCA), nous passons devant un ensemble de cabanes éparses. Ces zones, qui ont été pillées par divers groupes armés de passage, sont dans un dénuement frappant.

Résoudre la pénurie d’eau à Beyrouth

Saroj Kumar Jha's picture
Patrick Abi Salloum / Banque mondiale

A maints égards, la ville de Beyrouth est la capitale de la résilience et de la générosité. Au fil des siècles, elle a été le berceau de civilisations et de cultures très diverses, et l’est toujours jusqu’à nos jours. Actuellement encore, elle doit s’armer de résilience face à une succession de crises. 

L’eau, élément fondamental à la vie, manque cruellement aux habitants de Beyrouth malgré toutes les ressources hydriques dont le Liban bénéficie. Les rues de la ville en témoignent : elles sont souvent congestionnées par des camions-citernes d’eau dont le ronronnement des moteurs se mêlent aux bruits de la ville. Cette insuffisance de distribution de l’eau au Liban touche 1.6 million de personnes à Beyrouth et dans la région du Mont-Liban. La crise affecte particulièrement les quartiers les plus pauvres où vivent environ 460 000 habitants disposant d’un revenu inférieur à quatre dollars par jour. Ils doivent se contenter de quelques heures d’eau potable distribuée par jour. Dans certains quartiers, l’eau potable n’est distribuée que trois heures par jour en été, quand le besoin est le plus critique. 

La planète se réchauffe : il est grand temps de repenser le soutien à l’agriculture

Martien van Nieuwkoop's picture
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Photo : Flore de Preneuf/Banque mondiale

Que ce soit avec les anciens almanachs ou grâce à des systèmes satellitaires de pointe, les agriculteurs ont toujours cherché à obtenir des prévisions météorologiques pour atténuer les risques climatiques et les aider à décider quand planter et récolter. Début octobre, lors de sa 48e session, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a dévoilé des informations qui donnent à réfléchir : le Rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C (SR1.5) (a) conclut en effet que les conséquences du changement climatique sont déjà bien réelles et qu’elles seront encore plus graves qu’initialement prévu avec un réchauffement de 2 °C.

Un nouveau guide en ligne pour mieux comprendre les Indicateurs du développement dans le monde

World Bank Data Team's picture

Les Indicateurs du développement dans le monde (WDI) sont le jeu de données internationales sur le développement dans le monde le plus utilisé. S’appuyant sur des sources officielles et des estimations nationales, régionales et mondiales, les WDI donnent accès à quelque 1 600 indicateurs pour 217 économies et proposent des séries chronologiques couvrant parfois plus de 50 ans. Cette base de données aide ses utilisateurs — analystes, décideurs, universitaires et touts personne intéressée par l’état du monde — à comprendre le développement sous tous ses aspects, hier comme aujourd’hui.

Depuis l’an dernier, le rapport annuel des Indicateurs du développement dans le monde est disponible en édition papier ou au format PDF. Cette année, les utilisateurs pourront naviguer sur le site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde : à travers cette nouvelle plateforme de présentation des données de la Banque mondiale, ils pourront découvrir ce qui se cache derrière les chiffres, les critères de couverture, les modalités de conservation ou encore les méthodologies employées. L’objectif est de proposer un guide pratique et accessible de consultation de la base de données et de permettre aux utilisateurs de découvrir les différents types d’indicateurs disponibles, de comprendre comment les données sont collectées et comment les visualiser en appui à l’analyse des tendances du développement.

Le nouveau site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde offre un certain nombre d’options, présentées ci-après.

1. L’exploration thématique des indicateurs

Les indicateurs utilisés dans les WDI sont organisés en six domaines thématiques : Pauvreté et inégalités ; Population ; Environnement ; Économie ; États et marchés ; et Liens internationaux. Chaque page thématique présente le type de données disponibles, une liste des indicateurs accessibles et des informations sur les méthodologies couramment employées ainsi que les écueils rencontrés.

Des femmes prennent l’initiative pour réaliser les Objectifs de développement durable

Mahmoud Mohieldin's picture
Lucy Odiwa, entrepreneure en Tanzanie. © Womenchoice Industries

Où que vos voyages vous mènent dans le monde, vous verrez des femmes en action dans tous les secteurs de l’économie et de la société, que ce soit dans l’agriculture, la santé, le commerce, l’industrie manufacturière ou l’innovation. Par leur présence dans tous les domaines de la vie, les femmes contribuent de manière significative à la mise en œuvre de l’« Agenda 2030 » et en particulier à l’atteinte de ses 17 Objectifs de développement durable (ODD)​, le programme le plus ambitieux jamais adopté par la communauté internationale.
 
Les femmes représentent 50 % de la population mondiale. Mais elles sont surreprésentées dans les groupes les plus pauvres et vulnérables, tandis qu’elles sont sous-représentées parmi les décideurs et les moteurs du changement. La non-reconnaissance de la contribution des femmes, au travers notamment de leurs entreprises et de leurs activités économiques, limite fortement leur accès aux financements, aux nouveaux marchés et aux savoirs, qui sont autant de facteurs essentiels de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté. 

Burkina Faso : une gestion intégrée et participative des ressources naturelles pour libérer la croissance économique

Loic Braune's picture
Photo: CAD Productions

Situé en Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est un pays sahélien enclavé. Des forêts sèches peu denses, des zones boisées, des savanes arborées et arbustives et, au nord, une vaste zone désertique composent son territoire. L’économie, fortement dépendante de l’agriculture, est pénalisée par la diminution des terres arables et la détérioration grandissante des sols. Le changement climatique, la pression foncière et, plus généralement, la demande de ressources naturelles créent un cercle vicieux. La réduction du couvert forestier entraîne une détérioration des sols, ce qui entraîne une réduction des superficies cultivables et une pression accrue sur les ressources foncières et forestières restantes. 

Le FEM, nouveau chef de file de la promotion de la ville durable

Global Environment Facility GEF's picture
Le FEM est prêt à donner une impulsion majeure à ces partenariats dans le monde entier. Photo : Shutterstock.com

Cet automne, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiera son rapport spécial sur les enjeux d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C. Cette publication tant attendue fournira pour la première fois au monde entier un état des lieux scientifique sur le rythme et l’ampleur de la réduction des émissions nécessaires pour empêcher un emballement du changement climatique. Le rapport du GIEC exposera les transformations systémiques qui sont indispensables pour éviter les conséquences de notre incapacité à limiter la pollution atmosphérique : élévation du niveau des mers, phénomènes météorologiques extrêmes, chocs sur les ressources alimentaires et en eau, recul des niveaux de vie...

Les villes font partie des systèmes qui doivent être transformés.

Les zones urbaines produisent actuellement 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) qui sont à l’origine des dérèglements climatiques, mais leur potentiel de réduction des émissions est immense. En outre, nombre des mesures susceptibles d’être déployées dans les villes pourraient générer des effets positifs considérables, allant de la création d’emplois à l’amélioration de la qualité de l’air.

Il est temps de se concentrer sur la gestion de l'eau dans le monde arabe en tant que source de croissance et de stabilité

Anders Jagerskog's picture


À Gaza, l'eau potable a le goût de l'eau de mer. Des années de négligence et de mauvaise gestion, dues en grande partie à des conflits répétitifs, ont conduit à l'épuisement constant de l'aquifère naturel de Gaza. L'aquifère vide a été envahi par l'eau de mer et - alarmant pour la santé publique - les eaux usées non traitées.
Une série de sécheresses qui ont frappé la Syrie depuis 2006 ont détruit les moyens de subsistance de millions de syriens qui dépendaient sur l'agriculture. Les Nations Unies (ONU) ont estimé qu'entre 2008 et 2011, la sécheresse a affecté 1,3 million de personnes, dont 800000 "gravement touchées". Les populations ont été chassées de leurs terres, le niveau de pauvreté a augmenté et une partie de la population a été plongée dans une profonde insécurité alimentaire.

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