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Environnement

La désertification n’est pas une fatalité

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Près de 300 millions d’Africains de l’Est et de l’Ouest vivent en zone aride et dépendent d’activités liées au milieu naturel pour survivre. Un chiffre qui pourrait atteindre 540 millions en 2030 sachant que, sous l’effet du changement climatique, les zones arides pourraient augmenter de 20 % en Afrique.

L’importance des liens entre changement climatique et santé pour le développement

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 © Curt Carnemark / Banque mondiale
Chine : une femme porte un masque pour se protéger de la pollution.
Photo : © Curt Carnemark / Banque mondiale



Le changement climatique a déjà des répercussions concrètes et quantifiables sur la santé humaine, qui devraient aller en s’aggravant. Particulièrement exposés aux aléas du climat et moins capables de s’y adapter à cause de systèmes de santé et d’infrastructures défaillants, les pays à revenu faible et intermédiaire sont les plus durement touchés. Heureusement, cela fait des décennies que les experts s’intéressent aux impacts cumulés du changement climatique sur la santé, de sorte que nous comprenons de mieux en mieux les enjeux.

À cause notamment de ses effets délétères sur la santé, le dérèglement climatique pourrait replonger dans la pauvreté plus de 100 millions de personnes à l’horizon 2030. Les agents polluants associés aux émissions de carbone sont déjà responsables de plus de 7 millions de décès prématurés par an. D’ici 2030, ce sont 7,5 millions d’enfants supplémentaires qui risquent de présenter un retard de croissance, dont 4 millions sous une forme sévère (soit une augmentation de 4 %). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’avec le changement climatique, le nombre d’enfants souffrant de retards de croissance devrait passer à 10 millions en 2050. En Afrique, le renchérissement des denrées alimentaires lié au changement climatique pourrait atteindre 12 % en 2030 et jusqu’à 70 % en 2080 — ce qui porterait un coup brutal aux pays où la nourriture représente plus de 60 % des dépenses des ménages les plus démunis. Quant aux coûts directs pour la santé (hors dépenses dans les secteurs qui ont un impact sur la santé, comme l’agriculture, l’eau et l’assainissement), ils se situeraient dans une fourchette de 2 à 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.
 
Le problème, c’est que 15 % seulement des pays qui se sont dotés de plans d’action contre le changement climatique y ont intégré un volet sanitaire. Conscient de cette lacune et face à l’appel grandissant des chercheurs et des agents sur le terrain, le Groupe de la Banque mondiale a élaboré un programme pour y remédier. 

Tenir l’océan à distance : combattre l’érosion côtière avec la Rivière de sable d’Afrique de l’Ouest

Miguel Antonio Toquica Onzaga's picture
Miguel Antonio Toquica Onzaga/ World Bank


Alors qu’un tiers de la population d’Afrique de l’Ouest vit sur le littoral, confrontée à la montée des eaux et à l’érosion côtière qui détruit entre 23 et 30 mètres de terre par an, une étude propose des solutions.

Mieux anticiper la reconstruction post-catastrophe

Jo Scheuer's picture
Foto: Danvicphoto, usuario de Flickr.

Les liens entre pauvreté et catastrophes naturelles sont de plus en plus évidents : selon une étude récente, les chocs météorologiques extrêmes font, à eux seuls, basculer dans la pauvreté 26 millions de personnes chaque année. Les catastrophes naturelles, aggravées par les effets conjugués du changement climatique, de l’urbanisation et de l’accroissement de la population, engendrent des pertes qui dépassent désormais les 500 milliards de dollars par an, et rien ne laisse présager une inversion de cette tendance.

Or, faute de temps et de ressources, les pays en développement n’anticipent pas suffisamment ces phénomènes devenus courants, ce qui nuit à leur relèvement post-catastrophe, compromet leur développement durable et laisse des millions de personnes parmi les plus vulnérables sur le bord du chemin

À qui profite l’économie du partage en Europe ?

Hernan Winkler's picture
Photo: SkyPics Studio/Shutterstock

L’économie collaborative reste un domaine peu documenté mais une étude récente fait état de l’augmentation spectaculaire du chiffre d’affaires réalisé par Uber, Airbnb et autres plateformes de partage. Jugez plutôt : les revenus générés par l’ensemble de ces acteurs au sein de l’Union européenne (UE) sont passés de 1 milliard d’euros en 2013 à 3,6 milliards en 2015 (a). Et, si ce secteur ne représente aujourd’hui que 0,2 % du PIB de l’UE, les dernières estimations indiquent une progression rapide et soutenue.
 
Cette information est loin d’être anodine. L’économie du partage peut, en effet, permettre de gagner en efficacité et d’améliorer la qualité de vie de nombreux Européens, mais elle est aussi susceptible de provoquer des déséquilibres majeurs.  

Un tourisme durable favorise l’économie bleue : investir dans la protection des océans peut rapporter gros !

Rob Brumbaugh's picture
Un amateur de snorkeling (plongée avec masque et tuba) observe un récif de corail proche du littoral de Micronésie. © Ami Vitale

L’industrie du tourisme est l’une des plus importantes au monde, elle rapporte des milliards de dollars à l’économie mondiale et on estime qu’elle contribue à la subsistance d’un habitant sur dix de notre planète. Dans bien des pays – en développement ou largement développés – le tourisme est à juste titre considéré comme un moteur de la croissance et un moyen d’améliorer le sort de populations qui, sans les revenus qu’il génère, seraient confrontées à de grandes difficultés économiques.
                                                    
Ce tourisme repose en grande partie sur l’environnement : des sites naturels magnifiques et des paysages marins imposants attirent des millions de visiteurs à la recherche d’espace, d’un nouveau souffle et d’un contact direct avec la nature. Le tourisme côtier et maritime représente une part considérable de ces activités. C’est aussi un élément important de l’économie bleue, une économie durable et en plein essor qui représente plus de 6,5 millions d’emplois, juste derrière la pêche industrielle. Avec un taux de croissance estimé à plus de 3,5 %, le tourisme côtier et maritime devrait représenter 26 % de l’économie bleue en 2030, soit le premier segment en termes de valeur ajoutée. 

Des corridors de coexistence pour réduire les conflits homme-animal

Claudia Sobrevila's picture
© Assam Haathi Project
© Assam Haathi Project 

Dans des conditions extrêmes, un être humain peut survivre trois minutes sans air, trois jours sans eau et trois semaines sans nourriture. Pour répondre aux besoins des 7,5 milliards d’habitants de la planète, la tension s’accentue sur ces trois ressources naturelles essentielles et conduit à la déforestation, à la dégradation et à la fragmentation des habitats, à la surexploitation et au surpâturage.
 
Afin de survivre et prospérer, l'être humain a déjà converti 38 % de la surface de la planète en terres agricoles. Nous avons aussi déboisé pour exploiter des mines, créer des industries et des infrastructures et, aujourd’hui, moins de 15 % de l’ensemble du territoire mondial sont des zones protégées de préservation de la biodiversité. Face à une très forte pression de l’homme sur ces zones protégées, où les populations d’éléphants, de grands fauves et d’autres espèces sauvages peuvent-elles trouver la nourriture et l’eau qui leur est nécessaire ? Dans ces conditions, un beau champ de maïs, une rizière mal protégée ou une vache bien nourrie seront à l’évidence irrésistibles pour ces animaux. Cette rivalité pour l’accès aux ressources naturelles, en particulier la terre et l’eau, est la cause principale des conflits entre l’homme et l’animal. 

Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

World Bank Data Team's picture

La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Les « ponts en plastique » : une solution économique et efficace pour lutter contre les risques climatiques

Oliver Whalley's picture
 Anthony Doudt/Flickr

Les ponts constituent un élément essentiel de tout réseau de transport. Lorsqu’ils surplombent un cours d’eau, ils sont pleinement exposés aux effets des inondations et autres glissements de terrain ; en cas de catastrophe naturelle, ces infrastructures sont souvent les premières touchées. En règle générale, leur réparation demande des semaines, voire des mois de travail. Au-delà de ces dégâts matériels onéreux, les perturbations engendrées sur le plan de la mobilité affectent plus largement la productivité économique et la capacité de la population à accéder à des services essentiels. Avec le changement climatique, les pluies se feront plus intenses et plus fréquentes dans certaines régions, et les ponts seront soumis à des risques croissants : la hausse des précipitations fera grossir les cours d’eau, qui occasionneront davantage de dégâts sur les ponts, en particulier ceux conçus pour résister à des tempêtes de moindre intensité.
 

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