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Environnement

Réunions de printemps 2018 : soyez au cœur de l'événement

Bassam Sebti's picture


Les Réunions de printemps 2018 approchent : il est temps de découvrir le programme ! ​

Comme chaque année, nous vous proposons de suivre les événements et de participer aux débats en direct sur les réseaux sociaux. Que vous soyez sur place ou en ligne, saisissez cette occasion pour partager votre expérience, poser des questions et échanger avec des citoyens du monde entier, experts du développement, représentants de gouvernements et spécialistes de tous horizons qui se réunissent pour développer les solutions aux défis mondiaux.

Si vous souhaitez participer à ce rendez-vous incontournable au sein de la communauté du développement, alors n'attendez plus et inscrivez-vous pour être, vous aussi, au cœur de l’événement.

De Londres à Abidjan et Accra: votre chocolat, sans déforestation

Richard Scobey's picture
Photo: World Cocoa Foundation.


Depuis cinq ans, la communauté internationale observe la Journée internationale des forêts le 21 mars. Cette journée est l'occasion de rendre hommage aux forêts et aux arbres en se rappelant les nombreux bénéfices économiques et sociaux qu’ils apportent à l'humanité. Depuis que je suis devenu président de la Fondation mondiale du cacao en juillet 2016, j'ai accordé beaucoup d'attention aux forêts d'Afrique de l'Ouest, première région de production mondiale de cacao. Ces forêts tropicales, et d'autres dans le monde entier, jouent un rôle indispensable dans la lutte contre le changement climatique en stockant du carbone. Elles répondent également à des besoins vitaux au niveau local, en régulant les températures, en aidant à générer des précipitations et en purifiant l'air et l'eau. Des forêts saines aident les communautés rurales à prospérer. Le paradoxe est que, au cours des dix dernières années, ces forêts indispensables ont été abattues à un rythme alarmant en Côte d'Ivoire et au Ghana. Les producteurs de cacao, confrontés à des défis tels que la baisse des prix, le changement climatique et la faible productivité, veulent augmenter la superficie des terres sur lesquelles ils cultivent le cacao. La cacaoculture, essentielle pour produire une de nos gourmandises favorites, le chocolat, est maintenant considérée comme un facteur majeur de déforestation dans ces pays.

Seychelles : innover pour favoriser l’essor de l’économie bleue

Maria Damanaki's picture
© The Ocean Agency


À 1 600 kilomètres des côtes de l’Afrique de l’Est, en plein océan Indien occidental, les Seychelles sont un archipel de 115 îles qui dépend quasi exclusivement de ses ressources océaniques et qui constitue l’un des principaux points chauds de la biodiversité mondiale. Aujourd’hui, l’« économie bleue » du pays repose essentiellement sur la pêche et le tourisme — une réalité qui, conjuguée à la faible altitude de son territoire, expose particulièrement les populations et l’économie locales aux menaces liées au changement climatique. D’où l’importance de ce plan d’aménagement de l’espace marin.
 
Le changement climatique réchauffe les eaux de surface et la hausse des températures entraîne l’élévation du niveau de la mer. Si nul ne peut prédire les conséquences pour les écosystèmes marins, nous avons déjà constaté une modification des modes de répartition des espèces et l’épuisement de certaines ressources qui, comme les coraux, ne se sont toujours pas remis des effets de phénomènes météorologiques extrêmes survenus il y a une vingtaine d’années.
 
Le parcours des Seychelles, qui ont refusé de se satisfaire du statu quo pour protéger leur patrimoine naturel, est exemplaire. En 2016, l'archipel a conclu un accord inédit avec l’ONG The Nature Conservancy pour convertir une partie de sa dette en actions en faveur de la nature. L’accord prévoit le rachat de 21 millions de dollars de dette publique et un refinancement à des conditions plus favorables afin d’affecter directement une partie des remboursements à des projets d’adaptation au changement climatique, de développement de la pêche durable et de conservation marine, mais aussi de constituer un fonds de dotation pour les futures générations de Seychellois.

Un appel lancé depuis le Sénégal : il faut investir dans le capital humain et la protection de la planète

Jim Yong Kim's picture



Au début du mois de février, le Sénégal a été au premier plan de deux combats essentiels pour la communauté internationale : la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de la qualité de l’éducation dans un monde en pleine mutation.

Le président de la République française Emmanuel Macron et son homologue sénégalais Macky Sall ont coprésidé la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), qui s’est tenue à Dakar le 2 février. Le GPE est une plateforme de financement qui a pour mission d’aider les pays à faible revenu à non seulement accroître le nombre d’enfants scolarisés mais aussi à faire en sorte qu’ils maîtrisent les apprentissages requis.

Cette conférence a permis aux dirigeants africains et à leurs partenaires de faire connaître leur détermination à fournir une éducation qui prépare les enfants à l’économie de demain et favorise les progrès socioéconomiques.

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Une approche unifiée pour réduire les risques qui pèsent sur la santé humaine, animale et environnementale

Juergen Voegele's picture
 Trevor Samson / Banque mondiale


Les autorités malgaches et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé en novembre dernier que l’épidémie de peste pulmonaire à Madagascar était jugulée. Pour nous comme pour beaucoup d’autres, cette nouvelle a constitué un soulagement considérable...

Antananarivo : une ville pour qui ?

Salim Rouhana's picture
亲爱的数据迷们,今天是您的幸运日!

今天,我们发布了《2014全世界金融包容性指数:度量全球金融包容性》报告和更新版2014全球金融包容性指数数据库。其中,后者对全球在金融包容性方面取得的进展作出了迄今最为全面的评估。您也可以在发展数据局的数据目录中查找到该数据库。 
 


您想了解全世界有多少成年人在银行开户吗?访问该数据库,您就可以了解到。从各国和各地区角度看,这方面的两性差异程度又有多大呢?我们拥有相关统计数字……查看。 手机银行普及率最高的是哪个地区,其产生了哪些影响?查看。成年人如何存钱和借钱以及如何管理金融风险?查看!

La Banque mondiale investit dans 12 projets centrés sur l’innovation et les données collaboratives au service du développement

World Bank Data Team's picture

Nous avons le plaisir de dévoiler les 12 projets retenus pour soutenir l’amélioration de la production, la gestion et l’utilisation des données sur le développement. Portés par des équipes internationales aux profils variés, ces projets ont été conçus pour aider des pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure en Afrique subsaharienne, en Asie de l’Est, en Amérique latine et en Asie du Sud.

Après le succès du premier cycle d’appel à projets lancé en 2016 (a), nous avons annoncé en août 2017 la création d’un nouveau fonds, doté de 2,5 millions de dollars, pour investir dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable ». Avec le Partenariat mondial pour des données sur le développement durable (GPSDD), le Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale a sollicité des propositions pour améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données, en se concentrant sur deux thèmes : « ne laisser personne sur le côté » et l’environnement. Pour s’assurer que les investissements soutiennent bien des solutions concrètes aux problèmes des populations et adaptées au contexte et aux attentes des bénéficiaires, chaque équipe devait intégrer un représentant des usagers (issu en général d’un organisme public). La sélection des projets reposait aussi sur leur capacité à produire des enseignements et des connaissances pouvant être partagés, adaptés et réutilisés.
 
De la prévision des mouvements des personnes déplacées en Somalie à une évaluation plus rapide des dégâts consécutifs aux catastrophes au Népal en passant par la lutte contre une espèce de chenille invasive au Malawi ou encore l’optimisation des services publics pour les aînés au Kenya et en Inde grâce à la cartographie, les 12 projets sélectionnés ont tous un point commun : ils illustrent la manière dont des partenariats, des méthodes et des sources d’information d’un genre nouveau peuvent être intégrés afin d’exploiter pleinement les données au service du développement.

Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale et financée par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.
 

Palmarès 2018 du Fonds pour l’innovation

Les bonnes clôtures font les bons amis

Hasita Bhammar's picture
© Center for Conservation and Research, Sri Lanka
© Crédits photo : Center for Conservation and Research, Sri Lanka


Dans le village de Bulugolla, au Sri Lanka, les habitants poussent un soupir de soulagement. On est au mois d’octobre et la récolte de riz est bonne. Les pluies ont été abondantes et les voisins, parfois un peu trop envahissants (voir photo ci-dessus), ont respecté les limites qui leur ont été fixées. Mais ce n’a pas toujours été ainsi

Comme l’explique le chef du village, « nous dépendons de la récolte de riz. De par notre culture et nos traditions, nous avons toujours vécu en bonne entente avec les éléphants, mais nous ne pouvons pas vivre sans nos rizières, c’est pourquoi nous devons empêcher les éléphants de s’y aventurer ».

Les conflits entre humains et animaux sauvages représentent aujourd’hui l’un des principaux enjeux liés à la conservation. À mesure que les populations humaines augmentent, les habitats sauvages se réduisent et les humains entrent en conflit avec les animaux sauvages pour l’accès aux ressources naturelles. En outre, les éléphants, notamment, ne peuvent pas être cantonnés dans les zones protégées car elles ne peuvent accueillir en général qu’un nombre limité de pachydermes. Au Sri Lanka, la plupart des éléphants vivent en dehors des zones protégées : on les trouve dans les rizières et les villages, sur les routes, les voies ferrées et les autres infrastructures destinées à une population humaine en augmentation. Les conflits sont inévitables, mais, si l’on ne trouve pas de solution, les espèces sauvages disparaîtront.

Avec l’aquaculture, nous pouvons réinventer notre système alimentaire et débrider le capital humain

Robert Jones's picture
Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones
Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones


Et si nous pouvions réinventer le système alimentaire mondial et faire en sorte que les produits locaux, plus durables, nourrissants et diversifiés deviennent la norme et non plus l’exception ?  

Cette idée peut sembler irréaliste, mais, avec 9 milliards d’êtres humains sur la Terre en 2050 et un enfant sur trois souffrant d’un retard de croissance à cause de la malnutrition en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, c’est désormais une nécessité. Aujourd’hui, une personne sur trois ne mange pas à sa faim et le gaspillage alimentaire bat des records dans le monde.​

Selon les experts, pour que chacun ait de quoi se nourrir à l’horizon 2050, il faudra doper la production alimentaire mondiale (et réduire le gaspillage).​ D’après certaines estimations, si nous ne renonçons pas à des pratiques agricoles intenables et à des subventions mal ciblées, nos sols ne seront plus productifs au-delà des 60 prochaines années. En outre, les terres arables et l’eau douce ne sont pas elles non plus disponibles en quantité illimitée. 

Un tableau alarmant qui incite à se tourner vers d’autres sources d’aliments, et notamment vers la production alimentaire en milieu aquatique, qui, elle, est en pleine expansion : en Asie du Sud et Afrique subsaharienne, les deux régions les plus pauvres de la planète, l’aquaculture (soit, pour l'essentiel, l'élevage de poissons) progresse au rythme de 10 % par an depuis dix ans.


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