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Environnement

Sauver le littoral béninois grâce à des investissements dans la résilience climatique ?

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Photo: Jonathan Marks/FlickR


J’ai grandi dans une petite ville du nom de Hornsea, sur la côte Est de l’Angleterre. C’est une région magnifique et touristique, mais qui connaît la plus forte érosion de toute l’Europe (a).

Les éléphants lancent un appel à l’aide : y répondrez-vous ?

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Jonathan Pledger/Shutterstock

D’ici la fin de la journée, 96 éléphants d'Afrique auront été tués. Du fait de l’ampleur du braconnage, on estime que la population actuelle d’éléphants d’Afrique ne compte plus que 415 000 individus (UICN, 2016), et la situation se révèle encore plus critique pour les éléphants d’Asie, avec une population estimée à seulement 50 000 individus dans la Liste rouge de l’UICN (a). Voilà un constat on ne peut plus désolant, non seulement parce que les éléphants possèdent une immense valeur intrinsèque, mais aussi parce qu’ils font partie des espèces à la fois emblématiques et essentielles de notre patrimoine naturel. Car s’ils disparaissent, c’est tout l’écosystème qui s’effondrera.

Ce 12 août, à l’occasion de la Journée mondiale des éléphants (a), je fais le bilan de ce que j’ai appris : je me rends compte que, pour parvenir à sauver le plus grand mammifère terrestre, nous devons protéger son habitat naturel, mettre un terme au braconnage et aux trafics associés, soutenir les communautés concernées par les conflits entre l’homme et l’éléphant, et faire cesser la demande d’ivoire.

La Malaisie lance la première obligation verte islamique

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Les obligations vertes islamiques constituent un grand pas en avant pour le financement de projets
d’infrastructure respectueux de l’environnement, par exemple des centrales solaires en Malaisie.

Photo : Aisyaqilumar/bigsto

Ce sont les pays en développement qui devraient souffrir le plus des effets du changement climatique. La hausse des températures, l’évolution des régimes pluviométriques, l’élévation du niveau des mers et l’augmentation de la fréquence des catastrophes liées à des événements climatiques font peser des menaces sur l’agriculture, l’alimentation et l’approvisionnement en eau. Les récents progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté, la faim et les maladies, ainsi que dans l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance, risquent d’être réduits à néant dans ces pays.
 
Les obligations vertes émises par la Banque mondiale aident à sensibiliser les investisseurs et la communauté financière aux mesures que peuvent prendre les pays en développement pour faire face au changement climatique. Forts de notre expérience et de notre position de leader en la matière, nous conseillons les pays qui cherchent à mettre en place un marché pour ces titres.
 
L’année dernière, le Groupe de la Banque mondiale, par le biais de son Centre pour le partage des connaissances et la recherche (a) à Kuala Lumpur, a rejoint un groupe de travail technique constitué avec la Bank Negara Malaysia et la Commission des valeurs mobilières de la Malaisie pour soutenir le Programme de financement vert du pays. Nous apportons notre expérience et notre expertise à ce programme qui est destiné à encourager les investissements dans des projets écologiques ou durables en créant un marché pour la finance verte islamique, dans un premier temps en Malaisie, puis dans l’ensemble des pays formant l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN).

Commerce illégal des espèces sauvages : faire appliquer la loi pour y mettre fin

Simon Robertson's picture
Partout dans le monde, les animaux sauvages vivent sous la menace d’être abattus ou capturés vivants. Les « marchandises » faunistiques — qu’il s’agisse d’une défense d’éléphant, d’une corne de rhinocéros ou d’oiseaux et de reptiles vivants — sont acheminées illégalement par des réseaux internationaux bien organisés qui les écoulent partout où des consommateurs sont prêts à débourser des sommes élevées pour les acquérir.

Au fil des ans, les experts ont chiffré ce commerce illicite, devenu une véritable industrie, à plusieurs milliards de dollars (PNUE INTERPOL 2016). Face à des perspectives de gains colossaux pour un risque de sanctions relativement faible, les groupes criminels organisés se sont engouffrés dans les brèches de la législation et profitent de la faiblesse des systèmes judiciaires et des capacités de répression. S’appuyant sur des stratagèmes sophistiqués, ils parviennent à s’adapter rapidement à l’évolution du contexte pour préserver leurs chaînes d’approvisionnement — et grâce à un réseau complexe de braconniers, d’exploitants forestiers illégaux, d’intermédiaires, de trafiquants, de transporteurs et de négociants, ils conservent une longueur d’avance sur les agents chargés de faire appliquer la loi. Mais ce trafic illicite ne se limite pas aux groupes organisés. Il résulte souvent d’une activité à petite échelle pour satisfaire des demandes locales ou des besoins personnels.

Ces activités criminelles entraînent des dommages irréparables pour les écosystèmes et menacent certaines espèces sauvages d’extinction.

Comment renforcer l’application de la loi sur le terrain face à ce commerce illégal des espèces sauvages ?​
 
Source : Secrétariat de la CITES

République démocratique du Congo : un développement respectueux des forêts et du climat

Daniela Goehler's picture
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Les efforts déployés par la République démocratique du Congo pour passer à une utilisation durable des terres produisent leurs premiers résultats dans la province de Mai Ndombe. C’est là un modèle encourageant pour d’autres pays cherchant à limiter le déboisement et la dégradation des forêts.

Alors que je regarde par le hublot du petit avion à hélices qui nous conduit à Inongo, la capitale de la province de Mai Ndombe en République démocratique du Congo (RDC), je suis frappée par le contraste des paysages. La région qui entoure Kinshasa, capitale tentaculaire de plus de 10 millions d’habitants, se caractérise par de grandes étendues de terres dégradées, sans aucun arbre. Tandis que nous nous dirigeons vers le nord et l’est, nous survolons des taches vertes disséminées dans la savane, mais, une fois arrivés au niveau du bassin du Congo, elles cèdent soudain place à des forêts à perte de vue. Mai Ndombe, ma destination finale, est une province de plus de 12 millions d’hectares, essentiellement couverte de forêts. Elle fait partie de l’un des écosystèmes tropicaux les plus importants qui subsistent encore sur notre planète.

Comment analyser la qualité de l’eau ? Des tests chimiques peu coûteux

Jessica Anne Lawson's picture
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Échantillons pour analyse colorimétrique
Crédit photographique :
Chemical Heritage Foundation, sur la plateforme Flickr
sous licence Creative Commons 2.


Note de l’auteur : ce billet de blog est le deuxième d’une série consacrée aux méthodes d’analyse de la qualité de l’eau qui nécessitent peu de moyens techniques (a).

Grâce à la chimie, on peut aujourd’hui déceler des milliers de substances chimiques dans l’eau, même à des concentrations minimes. Déjà impressionnante, la liste des tests disponibles ne cesse de s’allonger et la plupart des méthodes requièrent un équipement de laboratoire de pointe. Mais, heureusement, il n’est pas besoin d’analyser tous les éléments présents dans l’eau ! Un ensemble de tests plus restreints et plus pratiques suffit pour avoir une bonne idée de la qualité chimique de l’eau. Ces dispositifs existent également dans une version plus sommaire, pour les petits budgets.
 

Les différents types de tests

Trois grandes catégories de tests portatifs permettent de mesurer in situ la composition chimique de l’eau :

La désertification n’est pas une fatalité

Magda Lovei's picture

Près de 300 millions d’Africains de l’Est et de l’Ouest vivent en zone aride et dépendent d’activités liées au milieu naturel pour survivre. Un chiffre qui pourrait atteindre 540 millions en 2030 sachant que, sous l’effet du changement climatique, les zones arides pourraient augmenter de 20 % en Afrique.

L’importance des liens entre changement climatique et santé pour le développement

James Close's picture
 © Curt Carnemark / Banque mondiale
Chine : une femme porte un masque pour se protéger de la pollution.
Photo : © Curt Carnemark / Banque mondiale



Le changement climatique a déjà des répercussions concrètes et quantifiables sur la santé humaine, qui devraient aller en s’aggravant. Particulièrement exposés aux aléas du climat et moins capables de s’y adapter à cause de systèmes de santé et d’infrastructures défaillants, les pays à revenu faible et intermédiaire sont les plus durement touchés. Heureusement, cela fait des décennies que les experts s’intéressent aux impacts cumulés du changement climatique sur la santé, de sorte que nous comprenons de mieux en mieux les enjeux.

À cause notamment de ses effets délétères sur la santé, le dérèglement climatique pourrait replonger dans la pauvreté plus de 100 millions de personnes à l’horizon 2030. Les agents polluants associés aux émissions de carbone sont déjà responsables de plus de 7 millions de décès prématurés par an. D’ici 2030, ce sont 7,5 millions d’enfants supplémentaires qui risquent de présenter un retard de croissance, dont 4 millions sous une forme sévère (soit une augmentation de 4 %). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’avec le changement climatique, le nombre d’enfants souffrant de retards de croissance devrait passer à 10 millions en 2050. En Afrique, le renchérissement des denrées alimentaires lié au changement climatique pourrait atteindre 12 % en 2030 et jusqu’à 70 % en 2080 — ce qui porterait un coup brutal aux pays où la nourriture représente plus de 60 % des dépenses des ménages les plus démunis. Quant aux coûts directs pour la santé (hors dépenses dans les secteurs qui ont un impact sur la santé, comme l’agriculture, l’eau et l’assainissement), ils se situeraient dans une fourchette de 2 à 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.
 
Le problème, c’est que 15 % seulement des pays qui se sont dotés de plans d’action contre le changement climatique y ont intégré un volet sanitaire. Conscient de cette lacune et face à l’appel grandissant des chercheurs et des agents sur le terrain, le Groupe de la Banque mondiale a élaboré un programme pour y remédier. 

Tenir l’océan à distance : combattre l’érosion côtière avec la Rivière de sable d’Afrique de l’Ouest

Miguel Antonio Toquica Onzaga's picture
Miguel Antonio Toquica Onzaga/ World Bank


Alors qu’un tiers de la population d’Afrique de l’Ouest vit sur le littoral, confrontée à la montée des eaux et à l’érosion côtière qui détruit entre 23 et 30 mètres de terre par an, une étude propose des solutions.

Mieux anticiper la reconstruction post-catastrophe

Jo Scheuer's picture
Foto: Danvicphoto, usuario de Flickr.

Les liens entre pauvreté et catastrophes naturelles sont de plus en plus évidents : selon une étude récente, les chocs météorologiques extrêmes font, à eux seuls, basculer dans la pauvreté 26 millions de personnes chaque année. Les catastrophes naturelles, aggravées par les effets conjugués du changement climatique, de l’urbanisation et de l’accroissement de la population, engendrent des pertes qui dépassent désormais les 500 milliards de dollars par an, et rien ne laisse présager une inversion de cette tendance.

Or, faute de temps et de ressources, les pays en développement n’anticipent pas suffisamment ces phénomènes devenus courants, ce qui nuit à leur relèvement post-catastrophe, compromet leur développement durable et laisse des millions de personnes parmi les plus vulnérables sur le bord du chemin


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