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Genre et parité hommes-femmes

Avoir accès à des toilettes et se laver les mains : des manques dont souffrent davantage les femmes et les filles, en particulier pendant leurs règles

Libbet Loughnan's picture
Le manque d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement est particulièrement préjudiciable aux femmes et aux filles. C’est un problème au moment des règles ou d’un accouchement, sans parler des heures perdues pour les corvées d’eau dans les régions dépourvues d’infrastructures de proximité, qui les obligent à rater l’école et les exposent aux violences et aux agressions sexuelles. Le 6e Objectif de développement durable (ODD) vise à y remédier, en prévoyant « d’ici à 2030, [d’]assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et [de] mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. »

Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

World Bank Data Team's picture

La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Une année dans la vie d'un incubateur

Alexandre Laure's picture
© Cesar Gbedema/Impact Hub Bamako

Le mois dernier, Impact Hub Bamako a célébré son premier anniversaire. Premier du genre au Mali, Impact Hub Bamako fait partie d'un réseau mondial de plus de 15 000 membres implantés dans plus de 80 villes dans le monde, de Bogota à Phnom Penh. Combinant les services d’un laboratoire d'innovation avec des programmes d'incubation et d'accélération et un centre d'entrepreneuriat social, Impact Hub Bamako fournit un écosystème unique de ressources, d'inspiration et de possibilités de collaboration pour les jeunes maliens créatifs travaillant à la réalisation d’un objectif commun.

Les Amazones du manioc

Taleb Ould Sid’Ahmed's picture
Les Amazones du manioc


Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution.

Au marché central de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire, vous ne pouvez pas rater les Amazones du manioc. Elles occupent un espace facilement repérable à l’aide d’une pancarte sur laquelle est inscrit le nom de leur coopérative : Coopérative des femmes du vivrier de Gbêkê (COFEMVIB). À leur tête, Viviane Assoi Kouadio Tano, qui préside aussi aux destinées de la Plateforme d’innovation de manioc du Gbêkê.

Sénégal : quand sécurité alimentaire rime avec autonomisation de la femme

Louise Cord's picture
© Dominic Chavez/Banque mondiale

Au Sénégal, la politique de nutrition est à la croisée des chemins – soit on double nos efforts et on s’attaque aux problèmes fondamentaux ; soit on finira par s’enliser à cause de notre inertie.  Ayant opté pour la première option, le gouvernement doit maintenant beaucoup mieux intégrer le rôle indispensable de la femme dans la nutrition.  

La sécurisation des droits fonciers, une clé pour l’autonomisation des femmes et le développement des villes et de l’économie

Klaus Deininger's picture
La terre et les droits de propriété sont au cœur des défis du développement les plus urgents. Un chiffre traduit l’ampleur du problème : dans les zones rurales d’Afrique, 10 % seulement des terres (et c’est une estimation optimiste) sont effectivement cadastrées. La Conférence annuelle de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté, cette semaine, va permettre de comprendre comment, pour des millions de pauvres dans le monde, cette lacune constitue un obstacle pour accéder aux débouchés et aux services essentiels, entretient les inégalités hommes-femmes et menace la pérennité environnementale.

“Voir une femme se faire dérober le fruit de son effort m’a poussée à agir”

Ibtissam Alaoui's picture


Le secteur agricole représente l’un des leviers stratégiques de l’économie marocaine. Il génère 40% des emplois dans le pays et emploie actuellement 4 millions de personnes. Environ 85% de la population rurale est employée dans l'agriculture dont 57% sont des femmes. Mais leur accès aux revenus, au foncier et aux marchés reste très limité.

Les femmes sont-elles moins sensibles que les hommes à la rémunération basée sur la performance?

Markus Goldstein's picture
Oriana Bandiera, Greg Fischer, Andrea Prat et Erina Ytsma répondent à cette question dans une nouvelle étude (a) très intéressante. Mais avant de donner la réponse (et puisque c’est aujourd’hui la Journée internationale des femmes), il convient de s’interroger sur la raison même de cette question.

Bandiera et al. motivent leur questionnement en soulignant l’existence d’un certain nombre d’aspects psychologiques suggérant que les femmes réagissent différemment des hommes aux incitations. Le premier est l’aversion au risque. De nombreuses études ont conclu que celle-ci est plus prononcée chez les femmes que chez les hommes, en particulier quand elles étaient menées dans un cadre expérimental (voir par exemple l'article [a] publié en 2012 par Charness et Gneezy sur l’aversion au risque financier). Donc les personnes les plus prudentes ne seront peut-être pas aussi intéressées par les primes de performance, qui risqueraient d’accroître la variabilité de leur revenu.

L’égalité entre les sexes est une bataille de tous les jours

Jim Yong Kim's picture



La première « journée des femmes » s’est déroulée en 1909, quand les ouvrières de la confection textile ont manifesté contre leurs conditions de travail à New York. Elle s’est mondialisée depuis lors et, désormais, nous célébrons tous les 8 mars la Journée internationale des femmes afin de promouvoir la cause féminine et l’égalité entre les sexes.

Car ce qui était vrai il y a plus d’un siècle l’est encore aujourd’hui: aucun pays, aucune organisation, aucune économie ne peut réaliser son potentiel sans la participation pleine et égale des femmes et des hommes. Quand on fait tomber les barrières de la discrimination à l’encontre des femmes, on favorise la croissance économique, mais c’est aussi les hommes et les garçons, les familles, les entreprises et des communautés entières qui en tirent bénéfice.

Âge légal du mariage et autres écarts juridiques : 3 graphiques pour illustrer la Journée internationale des femmes

Tariq Khokhar's picture

En ce 8 mars, Journée internationale des femmes, je me suis penché sur l’importance du droit. Il arrive souvent que la loi traite les hommes et les femmes différemment, alors qu’au contraire elle peut être un moyen efficace d’assurer une plus grande égalité entre les sexes, de protéger les femmes contre les mariages précoces et les violences domestiques, et de leur offrir plus de perspectives économiques.

Dans de nombreux pays, une jeune fille peut se marier avant 18 ans avec le consentement des parents

L’équipe en charge du rapport sur Les femmes, l’entreprise et le droit vient de consacrer un article (a) aux législations qui protègent les femmes contre les violences. Le premier point abordé est celui des mariages forcés d’enfants mineurs : 15 millions de jeunes filles sont mariées chaque année dans le monde avant l’âge de 18 ans. Même si l’âge légal du mariage est de 18 ans, de nombreux pays autorisent les filles à se marier plus jeunes avec le consentement de leurs parents.


Le rapport recense 17 pays où l’âge minimum fixé par la loi pour se marier n’est pas le même pour les hommes et pour les femmes (a), la loi prévoyant que celles-ci peuvent se marier plus jeunes.
 


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