Syndicate content

économie globale

Montée des déficits budgétaires et faiblesse de l’environnement des affaires : un défi brûlant dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

Lili Mottaghi's picture


Sept pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) — Égypte, Iran, Jordanie, Liban, Libye, Tunisie et Yémen — sont confrontés à des difficultés économiques similaires : i) une croissance instable qui reste bien en-deçà de son potentiel ; ii) des marges de manœuvre budgétaire étroites du fait de la hausse des déficits et de la dette publique ainsi que du recul des réserves de change, ces facteurs contribuant à réduire l’épargne disponible pour l’investissement public et privé ; et iii) un secteur privé peu développé et loin de pouvoir devenir un moteur de croissance et de création d’emplois. 

Rompre le cycle de politiques inadéquates et de croissance médiocre : un impératif pour sept pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

Lili Mottaghi's picture


L’Égypte, l’Iran, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Tunisie et le Yémen vont-ils pouvoir accélérer le rythme des réformes structurelles indispensables à la reprise économique ? Oui et non… Dans son nouveau rapport, intitulé Predictions, Perceptions and Economic Reality - Challenges of Seven Middle East and North Africa Countries Described in 14 Charts, la Banque mondiale constate que la croissance reste faible et ne produit pas suffisamment d’emplois, même si certains signes récents laissent entrevoir une amélioration de la conjoncture en Égypte et en Tunisie.

Le chômage des jeunes, région par région

Leila Rafei's picture

La célébration de la Journée internationale de la jeunesse, dans quelques jours, me plonge dans un certain nombre de réflexions, liées notamment aux difficultés que rencontrent les jeunes dans le monde. S’il est un problème quasi universel, c’est bien celui du chômage des jeunes – qui reste plus de deux fois supérieur à celui de la population générale.
 
Or, chacun sait que la pression démographique, en particulier dans les pays en développement, rajeunit la pyramide des âges. Comment cela se traduit-il, concrètement, pour les millions de jeunes qui accèdent chaque année au marché du travail ?

Quand on parle du « chômage des jeunes », on vise les individus âgés de 15 à 24 ans qui n’exercent aucune activité alors qu’ils sont disponibles et qui ont été en recherche d’emploi dans un passé récent. Je m’appuie, plus bas, sur des données tirées des Indicateurs du développement dans le monde. Ces chiffres sont produits à l’origine par l’Organisation internationale du travail (OIT), qui établit ses propres estimations et effectue un travail d’harmonisation pour débusquer les incohérences au niveau des sources de données, des définitions et des méthodologies. Ils peuvent donc différer des publications officielles des bureaux nationaux de la statistique.
 
L’Asie, championne du monde de l’emploi des jeunes

En 20 ans, le taux régional de chômage des jeunes n’a guère évolué. L’Asie du Sud comme l’Asie de l’Est et le Pacifique affichent les meilleures performances, avec un taux proche des 10 % sur toute la période. L’inverse prévaut dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), qui détiennent le record du chômage des jeunes depuis les années 1990 : en 2012, la région affichait un taux de 27 %. Mais c’est en Europe et en Asie centrale que la progression du chômage des jeunes a été la plus forte, après des années de recul, puisqu’il a franchi la barre des 20 % depuis la crise financière de 2008.

Chart 1

Pourquoi les investisseurs sont favorables à la tarification du carbone

Global Investor Coalition on Climate Change's picture

                                                                                                
Pour l’économiste britannique Nicholas Stern, le changement climatique constitue « la plus grave défaillance du marché que le monde ait connue ». Incapable de fixer un prix pour les émissions de carbone, le marché est dans l’impossibilité de remédier aux effets dommageables de ces émissions. Et lorsqu’aucun coût n’est associé à une activité dangereuse, les acteurs du marché ne sont pas incités à rechercher des solutions moins risquées. Heureusement, cette situation est en train d’évoluer.

Arrêtez de voler le poisson de l’Afrique, il appartient aux Africains

Caroline Kende-Robb's picture

Il y a vingt-cinq ans, je vivais à Tanji, un village de pêcheurs situé sur la côte gambienne. Le village s’animait avant le lever du soleil, et en se levant tôt, on pouvait voir partir en mer les pirogues aux couleurs vives, ces fragiles embarcations en bois avec à leur bord six ou sept jeunes hommes courageux. Ce n’était pas une mince affaire. L’Atlantique était impitoyable, parfois traître.

Pourquoi la stagnation des économies en développement m’inquiète

Jim Yong Kim's picture
© Igor Stevanovic/Shutterstock


​Un rapport phare du Groupe de la Banque mondiale sorti cette semaine constate l’atonie de la croissance dans les pays en développement : pour la troisième année consécutive, celle-ci ne devrait pas franchir la barre des 5 %. Ce taux est bien trop faible pour créer les types d’emplois nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des habitants les plus pauvres du monde.

Si cette tendance se confirme, les pays en développement vont perdre une occasion historique de mettre fin à l’extrême pauvreté en l’espace d’une génération, avec des conséquences désastreuses sur le long terme. Ces dernières années, des millions d’individus dans le monde ont réussi à s’extraire de la pauvreté grâce, en grande partie, à la croissance économique soutenue des pays en développement.

Moyen-Orient et Afrique du Nord : plaidoyer pour l’intégration régionale

Aisha Irene Agily's picture


Plus le marché du travail dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) se mondialise et gagne en compétitivité, plus les jeunes peinent à trouver un emploi, quel que soit leur niveau d’instruction et de formation. Or, il s’agit de la deuxième région la plus jeune du monde, derrière l’Afrique subsaharienne, puisque la moitié de ses 355 millions d’habitants ont moins de 25 ans. Et si le marasme social, économique, scolaire et universitaire actuel persiste, la plupart d’entre eux seront incapables de quitter le domicile parental, fonder leur propre famille et mener une vie indépendante.
 

Pour des entreprises meilleures, des économies plus robustes : mesurer l'impact de l’inégalité hommes-femmes sur la rentabilité

Elizabeth Gibbens's picture

Mujeres y la economía © Odebrecht.Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants et leurs employés et qui traitent avec des entrepreneuses gagnent en rentabilité, en créativité et en viabilité, ont convenu les intervenants d’une table ronde portant sur les inégalités hommes-femmes et l’économie et organisée cette semaine par le Groupe de la Banque mondiale à Washington.
 
Sheikh Abdullah al Thani, président du Groupe Ooredoo, Cherie Blair, fondatrice de la Cherie Blair Foundation for Women, et Beth Comstock, vice-présidente et directrice marketing chez General Electric, ont défendu avec conviction la participation des femmes à l’économie.

Ukraine : quelles seraient les répercussions d’une aggravation de la crise au niveau du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ?

Lili Mottaghi's picture
 Arne Hoel

Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, à l’issue d’un référendum populaire organisé début mars, l’Union européenne et, depuis peu, les États-Unis et le Canada, ont imposé une première série de sanctions touchant certains responsables en Russie et en Crimée, avec gel des avoirs et interdiction de voyager. Cette semaine, les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, redoutant une invasion rapide de l’est de l’Ukraine par les troupes russes, ont ordonné la fin de la coopération civile et militaire avec la Russie. Si cette crise devait dégénérer, les pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) pourraient en subir les conséquences : directement, par le biais des échanges, et indirectement, via les cours des produits de base.

Quel est votre chiffre préféré ?

Mehreen Arshad Sheikh's picture

My Favorite NumberChacun de nous connaît l’utilité des chiffres. On s’en sert pour analyser les tendances économiques dans le monde, créer des mots de passe, gérer nos emplois du temps ou encore suivre nos dépenses… Les chiffres mettent de l’ordre dans nos vies chaotiques. Autrement dit, ils nous invitent à réfléchir, à apprendre et à nous redécouvrir.
 
« Mon chiffre préféré » est une nouvelle série de vidéos disponibles sur YouTube. Avec cette initiative, nous voulons montrer comment il est possible d’éclairer le développement à la lumière d’un chiffre emblématique et de le placer sous le signe de l’humain. Car, un simple chiffre peut avoir un impact profond sur des vies humaines.


Pages