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économie globale

Pour nourrir l’humanité de demain, mobilisons toutes les énergies

Juergen Voegele's picture

Une personne sur neuf (pdf) souffre de dénutrition, plus d’un milliard de personnes sont sous-alimentées et 3,1 millions d’enfants meurent chaque année de malnutrition et de la faim. Voilà qui donne à réfléchir en cette Journée mondiale de l’alimentation.

Cette situation constitue un frein considérable au développement : le ventre vide ou mal nourries, les populations sont moins susceptibles d’améliorer leurs moyens de subsistance, de prendre convenablement soin de leurs proches, de mener une vie saine et épanouie et de sortir de la pauvreté.

Une initiative public-privé en faveur des infrastructures, socle d’une croissance inclusive

Donna Barne's picture

Swiss Re Group Chief Investment Officer Guido Fürer, European Investment Bank President Werner Hoyer, World Bank Group President Jim Yong Kim, and Australian Treasurer and Chair of the G20 Finance Track Joe Hockey at the signing ceremony for the Global Infrastructure Facility. © Simone D. McCourtie/World BankÀ l’heure actuelle, 1,2 milliard d’êtres humains environ sont privés d’électricité et 2,5 milliards n’ont pas de toilettes, sans oublier les quelque 748 millions de personnes sans accès à l’eau potable. Le Mécanisme mondial de financement des infrastructures (ou GIF, selon son acronyme en anglais), annoncé cette semaine par le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, veut améliorer la situation à travers la préparation de projets d’infrastructures viables, durables et financièrement attrayants.

Abandonnez les subventions, créez des emplois !

Heba Elgazzar's picture


Qu’est-ce qu’un homme politique intelligent ? Jeffrey Frankel a son idée. Son récent billet est consacré aux subventions et au piège qu’elles constituent. Tout d’abord, un homme politique intelligent sait qu’il faut abandonner tôt ou tard les mesures qui sont mauvaises. Il en va de même dans le domaine de l’investissement et de la législation du travail. La démocratie économique est une grande et belle chose, mais il faut faire attention à ne pas emprunter de mauvaises pistes.

Haïti : de l’impact positif des échanges sur le redressement du pays et son essor économique

Calvin Djiofack Zebaze's picture

A busy Haitian market. Source - Glenda PowersL’horizon semble se dégager pour Haïti, qui poursuit son redressement depuis le séisme dévastateur de 2010. Et cela, grâce (en partie) au commerce extérieur.
 
Les autorités haïtiennes le savent qui s’emploient, avec le Groupe de la Banque mondiale et d'autres donateurs, à identifier les obstacles aux échanges pour les démanteler et doper ainsi les secteurs exportateurs.
 
Au début du mois, une équipe de la Banque mondiale s’est rendue à Port-au-Prince pour une semaine de travail avec les principaux acteurs, publics et privés, de la logistique commerciale du pays, notamment des représentants du ministère du Commerce et de l'Industrie. L’objectif ? Discuter de solutions pour renforcer le programme de facilitation des échanges du pays, financé par un fonds fiduciaire multidonateurs conçu pour aider les pays en développement à renforcer leur potentiel économique et à lutter contre la pauvreté grâce au commerce.
 

Montée des déficits budgétaires et faiblesse de l’environnement des affaires : un défi brûlant dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

Lili Mottaghi's picture


Sept pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) — Égypte, Iran, Jordanie, Liban, Libye, Tunisie et Yémen — sont confrontés à des difficultés économiques similaires : i) une croissance instable qui reste bien en-deçà de son potentiel ; ii) des marges de manœuvre budgétaire étroites du fait de la hausse des déficits et de la dette publique ainsi que du recul des réserves de change, ces facteurs contribuant à réduire l’épargne disponible pour l’investissement public et privé ; et iii) un secteur privé peu développé et loin de pouvoir devenir un moteur de croissance et de création d’emplois. 

Rompre le cycle de politiques inadéquates et de croissance médiocre : un impératif pour sept pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

Lili Mottaghi's picture


L’Égypte, l’Iran, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Tunisie et le Yémen vont-ils pouvoir accélérer le rythme des réformes structurelles indispensables à la reprise économique ? Oui et non… Dans son nouveau rapport, intitulé Predictions, Perceptions and Economic Reality - Challenges of Seven Middle East and North Africa Countries Described in 14 Charts, la Banque mondiale constate que la croissance reste faible et ne produit pas suffisamment d’emplois, même si certains signes récents laissent entrevoir une amélioration de la conjoncture en Égypte et en Tunisie.

Le chômage des jeunes, région par région

Leila Rafei's picture

La célébration de la Journée internationale de la jeunesse, dans quelques jours, me plonge dans un certain nombre de réflexions, liées notamment aux difficultés que rencontrent les jeunes dans le monde. S’il est un problème quasi universel, c’est bien celui du chômage des jeunes – qui reste plus de deux fois supérieur à celui de la population générale.
 
Or, chacun sait que la pression démographique, en particulier dans les pays en développement, rajeunit la pyramide des âges. Comment cela se traduit-il, concrètement, pour les millions de jeunes qui accèdent chaque année au marché du travail ?

Quand on parle du « chômage des jeunes », on vise les individus âgés de 15 à 24 ans qui n’exercent aucune activité alors qu’ils sont disponibles et qui ont été en recherche d’emploi dans un passé récent. Je m’appuie, plus bas, sur des données tirées des Indicateurs du développement dans le monde. Ces chiffres sont produits à l’origine par l’Organisation internationale du travail (OIT), qui établit ses propres estimations et effectue un travail d’harmonisation pour débusquer les incohérences au niveau des sources de données, des définitions et des méthodologies. Ils peuvent donc différer des publications officielles des bureaux nationaux de la statistique.
 
L’Asie, championne du monde de l’emploi des jeunes

En 20 ans, le taux régional de chômage des jeunes n’a guère évolué. L’Asie du Sud comme l’Asie de l’Est et le Pacifique affichent les meilleures performances, avec un taux proche des 10 % sur toute la période. L’inverse prévaut dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), qui détiennent le record du chômage des jeunes depuis les années 1990 : en 2012, la région affichait un taux de 27 %. Mais c’est en Europe et en Asie centrale que la progression du chômage des jeunes a été la plus forte, après des années de recul, puisqu’il a franchi la barre des 20 % depuis la crise financière de 2008.

Chart 1

Pourquoi les investisseurs sont favorables à la tarification du carbone

Global Investor Coalition on Climate Change's picture

                                                                                                
Pour l’économiste britannique Nicholas Stern, le changement climatique constitue « la plus grave défaillance du marché que le monde ait connue ». Incapable de fixer un prix pour les émissions de carbone, le marché est dans l’impossibilité de remédier aux effets dommageables de ces émissions. Et lorsqu’aucun coût n’est associé à une activité dangereuse, les acteurs du marché ne sont pas incités à rechercher des solutions moins risquées. Heureusement, cette situation est en train d’évoluer.

Arrêtez de voler le poisson de l’Afrique, il appartient aux Africains

Caroline Kende-Robb's picture

Il y a vingt-cinq ans, je vivais à Tanji, un village de pêcheurs situé sur la côte gambienne. Le village s’animait avant le lever du soleil, et en se levant tôt, on pouvait voir partir en mer les pirogues aux couleurs vives, ces fragiles embarcations en bois avec à leur bord six ou sept jeunes hommes courageux. Ce n’était pas une mince affaire. L’Atlantique était impitoyable, parfois traître.

Pourquoi la stagnation des économies en développement m’inquiète

Jim Yong Kim's picture
© Igor Stevanovic/Shutterstock


​Un rapport phare du Groupe de la Banque mondiale sorti cette semaine constate l’atonie de la croissance dans les pays en développement : pour la troisième année consécutive, celle-ci ne devrait pas franchir la barre des 5 %. Ce taux est bien trop faible pour créer les types d’emplois nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des habitants les plus pauvres du monde.

Si cette tendance se confirme, les pays en développement vont perdre une occasion historique de mettre fin à l’extrême pauvreté en l’espace d’une génération, avec des conséquences désastreuses sur le long terme. Ces dernières années, des millions d’individus dans le monde ont réussi à s’extraire de la pauvreté grâce, en grande partie, à la croissance économique soutenue des pays en développement.


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