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Santé, nutrition et population

La climatisation vous rafraîchit, mais réchauffe la planète. Ce n’est pas une fatalité.

Karin Shepardson's picture
Egalement disponible en : English | Español | عربي

© Banque mondiale

Parce qu'ils permettent de conserver les aliments et d’en limiter le gaspillage, mais aussi d’accroître la productivité au travail, d’apprendre dans de meilleures conditions, d’améliorer les soins de santé ou encore de soutenir les ambitions numériques des pays (vous êtes bien placés pour savoir que les ordinateurs chauffent vite…), les systèmes de refroidissement peuvent contribuer à la lutte contre l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée dans le monde entier.

Les menstruations, source d’absentéisme scolaire dans le monde

Oni Lusk-Stover's picture
Élève dans une école primaire de Freetown, Sierra Leone. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, en Afrique subsaharienne, une fille sur dix ne va pas à l’école pendant son cycle menstruel, ce qui correspond, d’après certaines estimations, à 20 % du temps scolaire perdu sur une année.

Nombre de filles abandonnent complètement l’école lorsqu’elles sont réglées. Serait-ce par manque d’installations, d’informations ou de produits d'hygiène que les jeunes filles perdraient 20 % de leur temps scolaire par an ?
 

3 solutions pour un meilleur approvisionnement en eau potable dans les villes secondaires

Fadel Ndaw's picture
Ce robinet public dessert 1000 familles à El Alto, en Bolivie.
(Photo par Stephan Bachenheimer / Banque mondiale)
Les villes secondaires ou petites villes* ne sont généralement pas desservies par les sociétés d’eaux publiques nationales. Même si dans le cadre de la décentralisation, les municipalités ont le pouvoir d'exploiter par elles-mêmes le service d'eau, elles manquent souvent de capitaux et de compétences techniques pour le faire. Souvent, les municipalités préfèrent améliorer les performances  opérationnelles des sociétés d’eaux publiques régionales ou locales existantes ou renforcer la gestion communautaire. Dans d'autres cas, elles choisissent de recourir aux compétences techniques du secteur privé pour obtenir des services d'eau et d'assainissement plus efficaces, abordables et durables. Il n'y a donc pas de solution toute faite pour faire face aux nombreux défis liés à l’amélioration des services d’eau et d'assainissement dans les villes secondaires.

Le secteur public peut s’appuyer sur différents types de partenariats avec le secteur privé pour renforcer ses capacités d’intervention. Cependant, pour que le secteur privé puisse réaliser pleinement son potentiel à l'échelle dans l’alimentation en eau potable des villes secondaires, on constate que des institutions publiques fortes sont nécessaires pour susciter la demande, structurer et réguler le marché. Une nouvelle étude globale (pdf) qui vient d’être publiée par le Programme Eau et Assainissement de la Banque mondiale s’est intéressée à 7 pays (Colombie [pdf], Bangladesh, Philippines, Ouganda [pdf], Cambodge, Niger et Sénégal).

MTV, la nouvelle arme contre le VIH/sida en Afrique

Korina Lopez's picture

La dernière trouvaille dans la lutte contre le VIH/sida en Afrique n’a pas été inventée dans un laboratoire scientifique mais à la télé, avec des acteurs, des maquilleurs, des réalisateurs et des producteurs. De quoi s’agit-il ? De la série ludo-éducative Shuga, qui cible la jeunesse africaine et est produite par la fondation Staying Alive de MTV. L’actrice oscarisée Lupita Nyong’o a joué dans les deux premières saisons de ce programme, diffusé dans plus de 70 pays et qui touche quelque 750 millions de téléspectateurs dans le monde.

ODD n°6 : l’eau et l’assainissement au cœur du développement durable

Stephane Dahan's picture
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Cette publication fait partie d’une série de billets consacrés aux Objectifs de développement durable et à l'édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde.

 

L’eau et l’assainissement sont étroitement liés à de nombreux domaines du développement

Bien que le nombre de personnes ne disposant pas d’une source améliorée d’eau potable ait été divisé par deux dans le monde en 25 ans, les pays les plus pauvres ont bien du mal à fournir des solutions durables d’accès à l’eau et à des installations sanitaires adéquates. En 2015, dans les pays à faible revenu, à peine plus d’un quart de la population bénéficie de telles solutions, contre un peu plus de la moitié dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. L’accès à l’eau et à l’assainissement n’est plus aujourd’hui qu’une question de fourniture de service, mais bel et bien un enjeu intimement lié au changement climatique, à la gestion des ressources hydriques ainsi qu’à la pénurie et à la qualité de l’eau.

Une émission de téléréalité arabe qui met à l’épreuve notre humanité et notre empathie

Bassam Sebti's picture
C’est le ramadan et, sur les chaînes de télévision arabes, l’heure est aux séries, feuilletons, émissions de cuisine et autres jeux grand public. Parmi cette offre foisonnante de programmes, il y en a un dont tout le monde parle. C’est Al Sadma (« le choc »), version arabe de What Would You Do (« que feriez-vous ? »), une émission américaine de téléréalité en caméra cachée.

Mais, contrairement à d’autres émissions du même type, Al Sadma en appelle au sens moral et scrute notre humanité. Diffusée aux alentours de l'iftar, le repas quotidien traditionnel de rupture du jeûne, cette émission de divertissement capte les réactions des gens en présence de situations alarmantes. Ces mises en scène sont filmées en Égypte, au Liban, en Iraq, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis...

Quantifier l’accès à la chirurgie : un nouveau paradigme pour le renforcement des systèmes de santé

Josh Ng-Kamstra's picture

Ce billet s’inscrit dans une série d’articles consacrés aux données issues de l’édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a). Ses auteurs ont pris part à la Commission du Lancet sur la chirurgie dans le monde (a).

Le nombre relatif de chirurgiens varie d’un pays à l’autre
Cliquer pour voir la version interactive (a)

Plus des deux-tiers de la population mondiale n’a pas accès à des soins chirurgicaux et anesthésiques sûrs et abordables quand ils sont nécessaires. Or l’impact des pathologies chirurgicales n’est pas neutre. On estime que les problèmes de santé imposant une prise en charge par un chirurgien entraîneront des pertes en termes de productivité économique de 12 300 milliards de dollars dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici à 2030 (a). Par ailleurs, 81 millions de personnes sont confrontées à des dépenses de santé catastrophiques (a) en raison du coût des soins chirurgicaux payés chaque année.
 
L’accès à la chirurgie revêt une importance cruciale pour la réalisation de plusieurs des Objectifs de développement durable (ODD) : « bonne santé et bien-être » (objectif n° 3), « pas de pauvreté » (objectif n° 1), « égalité entre les sexes » (objectif n° 5) et, enfin, « réduction des inégalités » (objectif n° 10).
Mais, pour pouvoir agir, les autorités nationales doivent disposer d’indicateurs fiables qui décomposent de façon rigoureuse chaque composante de l’accès à la chirurgie en tant que modalité de traitement ou de plateforme de soins. C’est dans ce but que le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a lancé un appel à la communauté chirurgicale (a) en 2014 pour la mise en place d’indicateurs associés à des cibles et des délais conformes à ce que le monde est en droit d’attendre dans ce domaine.
 

L’emploi, la voie la plus rapide pour sortir de la pauvreté

Sri Mulyani Indrawati's picture
Un ouvrier dans une centrale électrique à Port-au-Prince, Haiïi. © Dominic Chavez/Banque mondiale

L’accès à des emplois de qualité est la voie la plus sûre pour sortir de la pauvreté. Des études montrent que la hausse des salaires a permis de faire reculer de 30 à 50 % la pauvreté sur la dernière décennie. Mais, aujourd’hui, plus de 200 millions de personnes dans le monde sont au chômage, dont bon nombre de jeunes et/ou de femmes. Pas moins de deux milliards d’adultes, surtout des femmes, restent totalement exclus du marché du travail. En outre, trop de personnes exercent des emplois mal rémunérés et peu qualifiés, qui ne contribuent guère à la croissance économique. Par conséquent, pour mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée, il faut des emplois non seulement plus nombreux, mais aussi de meilleure qualité, qui répondent aux besoins de tous les pans de la société.
 
Par où commencer ? Une croissance tirée par la productivité et par le secteur privé est la pierre angulaire de la création d’emplois, dans tous les pays. Mais ce sont les pays les plus pauvres de la planète qui ont le plus de mal à y parvenir. Si l’on veut que le secteur privé crée davantage d’emplois productifs pour les pauvres, trois facteurs sont essentiels.

Pourquoi la Banque mondiale soutient la Côte d’Ivoire ?

Pierre Laporte's picture



5 milliards de dollars USD (soit 2500 milliards F CFA),  sur les 15,4 milliards promis par la communauté internationale le 17 Mai 2016 à Paris à l’issue de la première journée du Groupe Consultatif sur la Côte d’ivoire. Telle est la somme que le Groupe de la Banque mondiale (IDA, IFC, MIGA) va engager pour financer le  second Plan National de Développement (PND)  ivoirien couvrant la période  2016-2020.  Il s’agit du double de la somme engagée au cours de la période précédente (2012-2016), preuve, s’il en faut, que la Banque mondiale est plus que jamais déterminée à accompagner le pays sur la voie de l’émergence.  Ce nouveau cadre de partenariat entre notre institution et la Côte d’Ivoire marque un tournant important.

Changement climatique : un risque accru pour les pays les plus pauvres

Sri Mulyani Indrawati's picture

Un ouvrier agricole marche dans une rizière inondée. © Nonie Reyes/Banque mondiale

Au Bangladesh, le littoral est menacé par le montée des eaux et, à mesure que la mer grignote les côtes, la salinisation des sols progresse inéluctablement. Pour les agriculteurs, cela se traduit par un recul des cultures ; les communautés se vident, les adultes partant travailler en ville ; les poissons d’eau douce disparaissent, ce qui réduit les apports en protéines pour les populations locales ; et, à la saison sèche, les mères rationnent l’eau qu’elles donnent à boire à leurs enfants (jusqu’à deux verres par jour seulement dans certains cas).
 
Les pays développés commencent enfin à prendre le changement climatique au sérieux même s’ils y voient, en général, une menace encore latente qu’il faudra gérer dans les années à venir. Mais pour les populations pauvres des pays pauvres, surtout dans les communautés installées le long des côtes, sur des deltas ou sur des îles, le danger est bien là, au quotidien — et conditionne de nombreux aspects de la vie.


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