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Santé, nutrition et population

Mesurer le coût économique du mariage des enfants

Quentin Wodon's picture
Mesurer le coût économique du mariage des enfants

Le 22 juillet, le gouvernement britannique et l’UNICEF ont organisé conjointement le premier Girl Summit (a), une conférence qui vise à mobiliser les efforts de lutte contre les mariages précoces et forcés, ainsi que contre les mutilations sexuelles féminines. D’après un rapport de 2013 de l’UNICEF, 30 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales au cours de la prochaine décennie. De récents rapports publiés par l’UNFPA (a) et l’UNICEF (a) indiquent que plus d’un tiers des filles sont mariées avant qu’elles aient 18 ans.

La menace Ebola : une « nouvelle norme » ?

Patricio V. Marquez's picture
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Il y a quelques mois, alors que j’étais en poste au Ghana, des collègues et des amis m’ont demandé comment éviter d’être contaminé par le virus Ebola. Leurs inquiétudes se nourrissaient des reportages dans les médias sur l’augmentation du nombre de cas confirmés et de décès dans les pays voisins.

Pourquoi la réforme de la santé en Chine pourrait influer sur le reste du monde

Jim Yong Kim's picture

El Grupo del Banco Mundial ha sostenido una sólida asociación con el Gobierno chino.

C’est un fait bien connu : la Chine connaît depuis trois décennies une forte croissance économique. Ce dont on parle moins, c’est que cette croissance s’est accompagnée d’une urbanisation rapide et d’un tour de force historique : la Chine est parvenue à sortir un demi-milliard de personnes de la pauvreté en l’espace de trente ans.

Djibouti investit dans les 1000 premiers jours de vie

Homa-Zahra Fotouhi's picture
  Aude Guerrucci

Je me suis rendue récemment sur l’un des sites communautaires où la Banque mondiale déploie son programme de filets sociaux afin d’observer les progrès réalisés depuis ma première visite en novembre 2012. Pour la première séance de groupe, je me suis retrouvée aux côtés d’une quinzaine de femmes enceintes – c’était la première grossesse pour nombre d’entre elles – afin d’écouter l’animatrice leur parler de l’importance du repos, d’une alimentation saine et de l’allaitement maternel. 

Une restructuration, pour mettre fin à la pauvreté et réduire les inégalités

Jim Yong Kim's picture

Una reorganización para poner fin a la pobreza y reducir las desigualdades

Il y a deux ans jour pour jour, j’ai eu le grand honneur de prendre la présidence du Groupe de la Banque mondiale. Alors que j’avais consacré presque toute ma vie à ce qui constitue aussi la mission de cette institution — œuvrer pour un monde sans pauvreté —, j’ai d’emblée posé aux économistes de la Banque mondiale la question suivante : peut-on en finir avec l’extrême pauvreté, et si oui, quand ? On m’a répondu qu’il serait difficile mais possible de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030.

Les 188 pays actionnaires de la Banque mondiale ont fait leur cet objectif, alors qu’auparavant, rares étaient ceux qui pensaient qu’il serait jamais réalisable, a fortiori de notre vivant. Je me suis dès lors attaché à trouver les meilleurs moyens d’exploiter le talent, le savoir et l’influence du Groupe de la Banque mondiale pour que cet objectif se réalise. 

Le recul historique des taux de mortalité infanto-juvénile en Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Farrukh Iqbal's picture


Au cours des quarante dernières années, les taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans ont baissé dans l’ensemble du monde en développement, et tout particulièrement dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. 

Si j'avais 22 ans, je voyagerais pour voir comment les gens vivent

Jim Yong Kim's picture

 Jim Yong Kim with Father Jack in PeruPhoto : Jim Yong Kim aux côtés du père Jack au Pérou

À 22 ans, ma vie était un peu difficile. Cela faisait tout juste deux mois que j'étais rentré en première année à la Harvard Medical School. Auparavant, j’étudiais à Brown et je militais aux côtés d'un groupe bigarré d'étudiants. Et voilà que je passais mes soirées à apprendre par cœur des planches anatomiques... Le contraste était rude.

Puis, au cours des mois et des années qui ont suivi, de nouvelles perspectives se sont ouvertes à moi : j'ai rencontré d'autres militants et, parmi eux, Paul Farmer, avec lequel j'ai cofondé l'organisation Partners In Health. Quelques années plus tard, j'ai commencé un doctorat en anthropologie. Mes études de médecine et mes vraies passions étaient enfin réunies.

À 22 ans, tout s'enchaîne naturellement sans que l’on y pense vraiment. Malgré tout, je regrette de n’avoir pas su à l'époque ce que je comprends mieux à présent : comment mieux se préparer pour l'avenir. Voici trois choses que j'aurais aimé qu'on me dise quand j'étais plus jeune.

Pour remédier aux inégalités, il faut commencer tôt

Ana Revenga's picture

Alors que le thème des inégalités (a) semble être aujourd’hui l’objet de tous les débats, je me réjouis, pour ma part, de voir cette question au premier plan des discussions sur le développement.

Nous pouvons envisager les inégalités sous des aspects multiples et souvent corrélés. L’inégalité des résultats est en l’une des formes les plus manifestes : il s’agit de ces différences que l’on observe dans les résultats scolaires, la réussite professionnelle ou encore les revenus et qui, en soi, ne sont pas forcément mauvaises. Voir ses efforts, son talent et ses choix de vie récompensés incite à l’innovation et à l’entrepreneuriat, et contribue à stimuler la croissance.

Cependant, toutes les inégalités ne sont pas « bonnes ». Lorsque celles-ci se perpétuent parce que ceux qui sont nés pauvres n’ont systématiquement pas accès aux mêmes chances que ceux qui sont nés riches, il en découle une profonde inégalité structurelle qui nuit à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la cohésion sociale. Or ces graves inégalités connaissent une ampleur que nous déplorons. Lorsque nous étudions ce qui se produit aujourd’hui dans de nombreux pays, nous observons des écarts de revenus considérables, persistants, voire croissants, entre les riches et les pauvres. Et nous constatons que ceux qui naissent pauvres ou défavorisés ont tendance à le rester, sans grande possibilité de s’extraire de leur condition.

Comment expliquer ce phénomène ? Et comment y remédier ? Il convient de prendre du recul sur cette question et de nous interroger sur l’origine des inégalités. C’est là que le concept d’égalité des chances entre en jeu, une notion qui renvoie grosso modo à la possibilité pour un enfant d’accéder aux services de base qui lui permettront d’exprimer son potentiel indépendamment des circonstances de sa naissance (sexe, région géographique, origine ethnique et milieu familial). Trop souvent, l’accès à des services aussi élémentaires que l’électricité, l’eau potable, l’assainissement, la santé et l’éducation est beaucoup plus limité chez les enfants nés dans une conjoncture qui les désavantage. Les enfants issus de milieux défavorisés sont placés, dès leur venue au monde, sur une trajectoire où les inégalités au berceau bornent leurs chances et leur potentiel et conditionnent leur vie future.

Emploi et fécondité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : les mères à la rescousse ?

Farrukh Iqbal's picture
 Arne Hoel

Dans la plupart des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), les nouveaux entrants sur le marché du travail sont confrontés à des structures et à des politiques économiques qui, depuis longtemps, ne produisent plus des emplois en nombre suffisant. Ces dernières années, environ 5 millions de personnes par an ont atteint l’âge de travailler mais seulement 3 millions d’entre elles ont trouvé un emploi. Malheureusement, les troubles politiques actuels, ainsi que les conditions et politiques économiques qui les accompagnent, laissent à penser que le problème du chômage continuera de s’amplifier sur les années à venir.  

L'état civil : un indicateur essentiel pour mesurer la mortalité maternelle

Samuel Mills's picture



Le Groupe inter-agences pour l’estimation de la mortalité maternelle (MMEIG) a publié aujourd'hui un rapport sur la mortalité maternelle dans le monde et par pays pour 2013. À l'échelle mondiale, le taux de mortalité maternelle a reculé, passant de 380 décès pour 100 000 naissances en 1990 à 210 en 2013.


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