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Santé, nutrition et population

Trois choses à savoir sur la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

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Le 17 mai est l'occasion de célébrer la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.

Pourquoi s’intéresser à cette journée ? Parce que les questions d'orientation sexuelle et d'identité de genre sont importantes pour le développement.

Voici les trois choses à savoir sur le sujet. 
 
Premier enjeu : En finir avec toutes les discriminations.  

Même si l'on assiste depuis une vingtaine d'années à des avancées juridiques et sociales, les personnes LGBTI continuent de faire l'objet de discriminations et de violences généralisées. Dans certains pays, elles risquent même la mort.  

Il est question ici de vos amis, vos frères ou sœurs, vos camarades de classe, vos collègues... 

Le principe, c’est de traiter l’autre comme on aimerait être traité.

Graphique : Baisse globale des retards de croissance, excepté en Afrique

Tariq Khokhar's picture

 
Le nombre d'enfants souffrant d'un retard de croissance a diminué de façon constante depuis 1990 et de nombreux pays sont en bonne voie pour atteindre l'objectif mondial qui vise à réduire les retards de croissance de 40% d'ici 2025. Mais le nombre absolu d'enfants souffrant de ces retards a augmenté en Afrique subsaharienne, de près de 45 millions en 1990 à 57 millions en 2015. Le continent africain ne parviendra donc pas à atteindre l'objectif mondiaux si la tendance actuelle n'est pas inversée.

Des solutions pour les jeunes, par les jeunes

Noreyana Fernando's picture
 Nafise Motlaq / World Bank.
Les statistiques relatives à la jeunesse sont alarmantes. Elles appellent des solutions qui, de l’avis des personnalités du monde entier rassemblées à l’occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale, doivent s’inspirer des jeunes eux-mêmes. (Photo : Nafise Motlaq / Banque mondiale)

Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

World Bank Data Team's picture

La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Investir dans la nutrition, un choix judicieux pour le développement

Julia Dayton Eberwein's picture


« 
Si l’allaitement maternel n’existait pas, son inventeur mériterait un double prix Nobel, de médecine et d’économie. » Keith Hansen, vice-président de la Banque mondiale pour le Développement humain

Ce constat, la plupart de ceux qui œuvrent dans le domaine de la nutrition l’ont fait depuis longtemps. Et à mesure que la dynamique mondiale en faveur de la nutrition se renforce, le nombre de données probantes démontrant la puissance des interventions nutritionnelles pour les individus comme pour la société augmente également.
Nous le savons : il existe des programmes d’intervention qui réduisent sensiblement les retards de croissance chez les enfants et l’anémie chez les femmes, sauvent des vies et offrent un incroyable retour sur investissement, qui peut aller jusqu’à 35 dollars pour un dollar dépensé : programmes de nutrition améliorée destinés aux femmes enceintes, distribution de compléments en fer et acide folique aux femmes en âge de procréer, amélioration des pratiques alimentaires, y compris l’allaitement, meilleure nutrition des enfants, grâce entre autres à des apports en micronutriments, des politiques sociales et des campagnes nationales prônant l’allaitement, et fortification des aliments de base. Les investissements nutritionnels au cours des 1 000 premiers jours de vie, de la conception d’un enfant à son deuxième anniversaire, sont les plus judicieux qui soient pour assurer le développement, car ils posent les jalons d’investissements réussis dans d’autres secteurs mais, en plus, ils donnent aux enfants d’aujourd’hui les atouts pour devenir les moteurs de la croissance de demain.

En Côte d’Ivoire, chaque histoire compte 6 : pour des hôpitaux à l’écoute de leurs patients

Jacques Morisset's picture
En Côte d’Ivoire, chaque histoire compte 6 : pour des hôpitaux à l’écoute de leurs patients



Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution.

Lorsque About Sofie est entrée au centre de santé de Bagba, dans le sud de la Côte d'Ivoire, pour se faire soigner, elle s'est sentie tout de suite rassurée: « Dès que tu franchis le seuil de ce centre, le sourire des aides-soignantes te rassure. Ailleurs, tu as la peur au ventre et tu hésites avant d’adresser la parole au personnel médical, prompt à humilier les malades et les abandonner à leur sort. » 

Journée mondiale de la santé : pourquoi j’ai choisi de parler de la dépression

Patricio V. Marquez's picture


Le thème de la Journée mondiale de la santé 2017, « La dépression : parlons-en », prend une résonance particulière, pour moi comme pour des milliers d’autres. C’est l’occasion de faire la lumière sur un problème qui, trop souvent, reste enfoui au plus profond de notre cerveau et nous enferme dans une spirale douloureuse de tristesse, de désintérêt et de peur.
 
J’ai la chance d’être en bonne santé, mais il m’est arrivé à de nombreuses reprises au cours de ma vie d’être submergé par un sentiment de perte et d’indifférence qui, en me fragilisant, m’empêchait d’affronter le quotidien, sans parler de me projeter sur une semaine ou une vie entière. Ces passages à vide se sont souvent produits à un tournant de mon existence, quand j’ai quitté le lycée pour l’université, quand je suis parti du foyer familial ou quand mon père est mort alors que je vivais seul en Afrique à ce moment-là. Grâce au téléphone et, plus tard, à Internet et Skype ou FaceTime, je pouvais parler à mes proches, leur faire part de mon angoisse du moment et, progressivement, à travers ces échanges, réaliser que tout irait bien et que les choses s’arrangeraient. Alors seulement, je parvenais à m’extirper de ces murs invisibles qui pesaient pourtant des tonnes. Quand j’allais mal, j’étais incapable d’apprécier le pouvoir régénérant d’une bonne marche ou d’admirer le miracle du printemps, quand les arbres refont leurs feuilles et que la nature se pare de mille couleurs. 

Combien coûtent les retards de croissance ? Et quels sont les résultats des programmes qui luttent contre ce fléau ?

Emanuela Galasso's picture
Dans l’enquête sur la démographie et la santé qui nous intéresse, c’est l’enfant n° 115181 : 38 mois, appelons-la María. Son grand frère est l’enfant n° 115201 : 51 mois, appelons-le Alejandro. Alors qu’ils ont 13 mois d’écart, María et Alejandro mesurent tous les deux 92 centimètres. María est un peu petite pour son âge, elle se situe dans le 18e percentile de la population de référence des enfants bien nourris. Si elle était dans la moyenne, elle mesurerait 96 centimètres. Alejandro en revanche est vraiment très petit : il devrait mesurer 10 centimètres de plus, c’est-à-dire la taille moyenne pour son âge. D’ailleurs, il est si petit pour son âge qu’il ne se situe même pas dans le 1er percentile. Techniquement, Alejandro est en « retard de croissance », avec un « indice poids/âge en Z-scores » de ‑2,64, ce qui signifie que celui-ci se situe à plus de deux écarts type en dessous de la médiane de la population de référence.

Graphique : une série télé peut-elle modifier les comportements sexuels ?

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L'éducation par le divertissement, ou édutainment, peut favoriser un changement de comportement positif en s'appuyant sur la force de diffusion des médias de masse. Une étude menée récemment au Nigéria montre que les jeunes qui ont suivi la série TV Shuga sont deux fois plus susceptibles de subir un test de dépistage du VIH et, au contraire, deux fois moins susceptibles d'avoir plusieurs partenaires sexuels sur une même période. Les infections à chlamydia ont également diminué de 58 % chez les jeunes femmes qui ont suivi l'émission. 

Cliquer pour en savoir plus sur l'étude : MTV Shuga.

Madagascar 25 ans après : les investissements dans le développement humain portent leurs fruits !

Lynne Sherburne-Benz's picture
25 ans après son premier séjour à Madagascar, Lynne Sherburne-Benz, spécialiste de la protection sociale et de l’emploi, analyse les effets des programmes en faveur du développement humain.

Je me suis rendue à Madagascar pour la première fois en 1985, pendant mes études. Je faisais alors des recherches au Centre national de la recherche appliquée au développement rural (FOFIFA), le centre de recherche agricole de Madagascar. J’ai eu la chance de pouvoir revenir dans le pays au début des années 90 en tant que chef d’équipe d’un projet financé par la Banque mondiale, à une époque où la Banque restructurait ses projets pour lutter contre les effets de la sécheresse qui sévissait dans le sud de l’île. Vingt ans plus tard, je suis de retour dans le sud de ce beau pays, qui malheureusement souffre à nouveau de la sécheresse et figure toujours parmi les pays les plus pauvres au monde.


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