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Santé, nutrition et population

Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ne peuvent pas rater le virage de la quatrième révolution industrielle

Ferid Belhaj's picture

Le modèle d’industrialisation qui s’appliquait traditionnellement aux pays en développement n’est peut-être plus opérant pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Mais il n’y a pas lieu de s’en désoler. D’abord parce que l’horizon des chaînes de montage automobile n’est plus celui auquel aspirent les générations jeunes et instruites de la région. Et ensuite parce que les tâches répétitives du travail à la chaîne seront de plus en plus exécutées par des machines. Aussi l'accélération des évolutions technologiques, qui sous-tend ce processus, ouvre-t-elle de nouvelles perspectives aux pays en développement. La région MENA a rendez-vous avec la « quatrième révolution industrielle », et c’est une opportunité qu'elle ne peut pas laisser passer. 
 

Pour l'IDA, la Journée des femmes, c’est tous les jours

Akihiko Nishio's picture
Basira Basiratkha, principale du lycée expérimental féminin de Hérat, en Afghanistan. Son école a bénéficié d'un programme soutenu par l'IDA. © Graham Crouch / Banque mondiale

À la Banque mondiale, nous savons qu’aucun pays, aucune communauté ni aucune économie ne peut exprimer tout son potentiel et relever les défis du XXIe siècle sans garantir la participation pleine et entière des femmes et des hommes, des filles et des garçons, sur un pied d’égalité. C'est particulièrement vrai dans les pays en développement auxquels vient en aide l'Association internationale de développement (IDA), l'institution de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres de la planète.

Ces dernières années, les pays qui bénéficient de l’aide de l’IDA ont fait des progrès encourageants pour combler les écarts entre les femmes et les hommes, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation. L'espérance de vie des femmes y est supérieure, en moyenne, à celle des hommes (66 ans contre 62 ans). Les filles ont rattrapé voire dépassé les garçons en ce qui concerne la scolarisation et l'achèvement du cycle primaire, ainsi que le passage à l'enseignement secondaire.

« Nous vaincrons Ebola ! » : voix et visages de la riposte contre l’épidémie d’Ebola en RDC

Franck Sidney Chrysantheme Bitemo's picture
Ces images ont fait le tour du monde et sont désormais synonyme d’Ebola. Des professionnels de santé en tenues de protection, désinfectant des périmètres sécurisés par des filets orangés, emmaillotant des cadavres dans des sacs mortuaires ou soignant des patients dans des Chambre d'urgence biosécurisée pour épidémies (CUBE). Mais qui sont ces inconnus qui risquent quotidiennement leur vie dans l’espoir d’éradiquer le virus et de sauver des vies ? Qui se cache derrière ces visages souvent masqués ?
 
Portraits de cinq héros très discrets à travers des témoignages glanés au Centre de traitement Ebola (CTE) mis en place par l’ONG médicale ALIMA à Beni, ville du Nord-Kivu, épicentre de l’épidémie en RDC.
 
Dr Junior Ikomo, 33 ans, médecin
© Vincent Tremeau/Banque mondiale

Lutte contre ebola : impliquer la communauté représente la clé du succès

Michel Muvudi's picture
16 Janvier 2019 - Beni, République Démocratique du Congo. Vincent Tremeau / World Bank 2019

Depuis plusieurs années, Ebola frappe de manière disproportionnée notre continent, et plus particulièrement les populations d’Afrique Centrale et de l’Ouest entrainant de vastes pertes en vies humaines et causant des pertes économiques considérables dans des contextes de pauvreté extrême.

Pour 800 millions de personnes dans le monde, le handicap est un enjeu essentiel du développement

Kristalina Georgieva's picture
 Flore de Préneuf/Banque mondiale/CC BY-NC-ND
Des hommes et des femmes à l’entrée d’une école qui accueille
des personnes handicapées en Roumanie. 
Crédit photo : Flore de Préneuf/Banque mondiale/CC BY-NC-ND
Lors du récent Forum économique mondial (a) de Davos, la question des inégalités dans le monde est souvent revenue dans les débats. Comment, se sont demandés les délégués, pouvons-nous combler l’écart abyssal qui sépare les 1 % les plus riches de la population mondiale et tous ceux qui sont en bas de l’échelle ?

Cameroun : cinq mesures pour aligner les dépenses publiques sur la Vision 2035

Rick Emery Tsouck Ibounde's picture


Le Cameroun aspire à rejoindre, d’ici 2035, le groupe des nations industrialisées à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec de faibles taux de pauvreté, une croissance économique soutenue et une démocratie consolidée. Élaboré par le gouvernement dans ce but, le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi table sur un taux annuel de croissance du PIB de 5,5 % et la création de milliers d’emplois formels chaque année. Fort d’une économie relativement plus diversifiée que ses voisins de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, plus dépendants du pétrole, le Cameroun semblait, du moins jusqu’au milieu de cette décennie, en bonne position pour concrétiser ses objectifs. Mais une conjoncture extérieure moins favorable et des contraintes internes menacent les ambitions de développement du pays, où le taux de pauvreté reste élevé, à 37,5 % en 2014.

L’indice du capital humain fait déjà bouger les lignes

Jason Weaver's picture
Des élèves de l'école primaire Zanaki à Dar es Salaam, Tanzanie. © Sarah Farhat/Banque mondiale


En octobre dernier, le Groupe de la Banque mondiale a dévoilé son tout premier indice du capital humain, un nouvel outil qui mesure la contribution de la santé et de l’éducation à la productivité de la prochaine génération d’un pays.

Cet indice cherche à répondre à la question suivante : « Quel capital humain un enfant né aujourd’hui est-il susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des risques liés à la médiocrité des services de santé et d’éducation dans son pays ? ». À l’échelle mondiale, 56 % des enfants nés aujourd’hui seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États et autres parties prenantes ne consentent pas les investissements nécessaires pour se doter d’une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.

Deux mois se sont écoulés depuis, et voici en quelques lignes les premiers progrès accomplis.

L’autonomisation des femmes, une priorité pour développer le capital humain

Annette Dixon's picture

Le mois dernier, j’ai participé à la Conférence internationale sur la planification familiale à Kigali, au Rwanda. Des responsables politiques du monde entier étaient réunis pour se pencher sur les conditions du « dividende démographique », ou comment faire en sorte qu’une main-d’œuvre jeune et productive stimule une croissance économique plus rapide que celle de la population et, par conséquent, une augmentation du PIB par habitant. Je me réjouis que tous les participants, ministres des finances et autres représentants des plus hauts responsables africains, aient manifesté une conviction unanime : l’autonomisation des femmes, qui passe pour beaucoup par l’accès aux services de santé procréative, est essentielle à une croissance inclusive et durable.

Accessibilité et inclusion : deux enjeux clés pour les personnes handicapées

Sofía Guerrero Gámez's picture
Milagros Ruiz, handicapée motrice résidant à Lima, est en mesure de se rendre au travail et de se déplacer de manière autonome, grâce à un système de transports en commun conçu pour être accessible à tous.
Dans le monde, environ deux millions de personnes (soit 15 % de la population) vivent avec une forme de handicap. Au-delà de leurs incapacités physiques, mentales ou sensorielles, les personnes avec un handicap sont confrontées à des obstacles à l'inclusion dans plusieurs aspects de la vie : elles ont généralement moins d'opportunités socioéconomiques, ont plus difficilement accès à l'éducation et sont plus exposées au risque de vivre dans la pauvreté. La stigmatisation et la discrimination peuvent représenter un frein majeur qui les empêchent de participer pleinement et de manière équitable au processus de décision.

Au Pérou, où la population sensible à l'accessibilité inadaptée s'élève à 33 %, le Plan national d'accessibilité pour 2018-2023 définit des mesures et actions à mettre en œuvre afin que les infrastructures urbaines s’adaptent aux besoins des personnes handicapées et leur permettent d’accéder aux moyens de transport, ainsi qu’aux outils et services d’information et de communication, au même titre que tout autre citoyen.

Le Yémen : un pays à la croisée de l’action humanitaire et des efforts de développement

Raja Bentaouet Kattan's picture


J’ai pris mes fonctions de responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Yémen au mois de juillet dernier. Beaucoup de choses se sont passées depuis, et il n’y a pas un jour sans que je ne sois impressionnée par la résilience et la force des Yéménites face à tant d’incertitudes et de difficultés. J’apprends aussi beaucoup d’une équipe qui s’attache sans relâche à innover et trouver des solutions qui améliorent les conditions de vie de la population.

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