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Technologies de l’information et des communications

Qui apportera de la valeur ajoutée à l’Afrique ? Qui soignera ? Qui construira ?

Andreas Blom's picture

 Dasan Bobo/World Bank​En tant qu’économiste, spécialisé dans le secteur de l’éducation à la Banque mondiale, je passe souvent en revue  de nombreuses stratégies pays ou sectorielles dissertant sur la meilleure façon de développer l’Afrique et d’y atteindre une croissance économique élevée.
 
Et à chaque fois je me demande: mais qui le fera ? Qui apportera de la valeur ajoutée aux exportations africaines ? Qui construira ? Qui inventera ? Qui soignera ?
La réponse est évidente : ce sont les jeunes fraîchement diplômés des universités africaines et des instituts de formation. Certes, mais dans ce cas nous avons un problème : il n’y a tout simplement pas assez de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) à l’heure actuelle sur le continent et la qualité des formations est très inégale.

Inclusion financière : des chiffres chocs révèlent le potentiel des paiements électroniques

Leora Klapper's picture
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J’ai eu le privilège d’effectuer cette année un certain nombre de déplacements avec la société Gallup Inc. pour mettre à jour la base de données Findex sur l’inclusion financière. L’idée était de tester la version élargie de notre questionnaire. Nous sommes allés à la rencontre des habitants de divers pays, pour recueillir des informations sur leurs modes d’épargne, d’emprunt, de paiement et de gestion des risques.
 
Comme cette famille d’un bidonville de Calcutta, dont l’abri de fortune accueille trois générations. La paie que touche le père, chauffeur, lui est directement versée sur un compte en banque ouvert par son employeur. Très fier, il nous a expliqué comment, chaque mois, il laisse un peu d’argent sur ce compte, car il est convaincu que c’est un moyen sûr d’épargner pour l’éducation de ses enfants.

La technologie – un outil contre la corruption

Jim Yong Kim's picture

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et le président des Philippines, Benigno S. Aquino III, le 15 juillet 2014. © Dominic Chavez/Banque mondiale

On ne saurait trop insister sur l’importance de la bonne gouvernance à l’échelle de la planète. Sans elle, de nombreux gouvernements sont incapables d’assurer des services publics de qualité, l’offre d’éducation et de santé laisse souvent à désirer et la corruption fait des ravages, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, en bridant la croissance et en réduisant les perspectives. Nous ne parviendrons pas à réduire l’extrême pauvreté – sans parler de l’éradiquer définitivement – sans résoudre ce problème.

Des « villes intelligentes » en Afrique du Nord : un débat local sur une tendance mondiale

Mehrunisa Qayyum's picture
 Arne Hoel l World Bank

Lorsque vous passez le comptoir d’enregistrement à l’aéroport international Mohamed V de Casablanca, un affichage numérique vous apprend que l’on a utilisé x quantité d’énergie solaire et économisé x quantité d’énergie grâce à l’installation de panneaux polycristallins qui alimentent la plate-forme de transit. Voilà peut-être de quoi surprendre agréablement une touriste qui n’aura pas encore eu l’occasion de constater d’autres progrès, comme le réseau de tramway de Rabat. Mais pour un citoyen du pays, il y a là matière à réflexion, car le terme « ville intelligente » évoque l’idée d’une amélioration de l’infrastructure et du recours à la technologie. Cependant, dans les pays du Maghreb, les attributs d’une ville « intelligente » sont plus souvent un sujet de discussion qu’une incitation à passer à l’action. 

L’accès à Internet, oui, mais dans ma langue maternelle !

Michel Rogy's picture
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La diversité linguistique et culturelle est en péril puisqu’on estime que près de la moitié des quelque 6 000 langues parlées dans le monde pourraient disparaître d'ici la fin du siècle, avec 96 % de ces langues parlées par seulement 4 % de la population mondiale (source : UNESCO). Chaque jour, une dizaine de langues dites vernaculaires disparaissent[1]. Or les langues jouent un rôle très important dans le développement, en contribuant à la diversité culturelle et au dialogue interculturel, mais aussi dans le renforcement de la coopération, la construction de sociétés du savoir inclusives, la préservation du patrimoine culturel et l’accès à une éducation de qualité pour tous.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC), et tout particulièrement l'Internet, ont jusqu’à présent plutôt contribué à renforcer la tendance à l’appauvrissement de la diversité linguistique, même si les organisations internationales comme l’UNESCO ou la Commission sur le Large Bande au service du développement numérique prônent régulièrement la nécessité d’une plus grande présence de contenu en langues locales. 80% des contenus disponibles sur Internet le sont dans une des 10 langues suivantes : anglais, chinois, espagnol, japonais, portugais, allemand, arabe, français, russe, coréen. Les langues africaines sont représentées sur Internet, mais pas en tant que support de communication et souvent avec un contenu minimal dans les langues elles-mêmes.

Comment faire pour favoriser le développement d'une société du savoir qui repose sur la création de contenus de proximité, et la distribution de ces contenus au niveau local comme au niveau mondial par les services haut débit ? Un atelier organisé le 13 mai dernier à Libreville (Gabon) à l’initiative du Ministère de l’Economie Numérique, de la Communication et de la Poste, a permis d’apporter des éléments de réponse.

La jeunesse mauritanienne se mobilise pour saisir les opportunités d’emploi permises par les TIC : il est temps de la soutenir !

Michel Rogy's picture

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À chaque fois que je me rends à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, j’entends dire que la téléphonie mobile convient à merveille à une société « nomade » comme la société mauritanienne, qu’elle permet de couvrir des zones où n’existe pas le réseau fixe, par exemple le long des routes ou dans les dunes où les familles aiment aller passer le week-end. J’entends aussi dire que l’Internet haut débit mobile, lorsqu’il sera proposé à des prix plus abordables et dans de meilleures conditions de qualité de service sur une plus grande partie du territoire, va susciter un engouement aussi important dans la population, notamment pour la transmission d’images et de vidéo ainsi que pour l’accès au contenu disponible sur le web. On peut d’ailleurs déjà faire réparer son smartphone ou sa tablette sur le marché  de « Noghta Sakhina » (Point chaud) à Nouakchott.
 
Mais j’entends plus rarement parler des opportunités que les TIC apportent en termes d’emplois en Mauritanie, et notamment des emplois placés sous le signe de la créativité et de l'innovation et faisant appel à des méthodes de travail, d'interaction et d'apprentissage radicalement nouvelles qui séduisent la jeunesse. On observe par exemple partout dans le monde que les jeunes se distinguent par leurs capacités individuelles à coder et développer des solutions pour des applications, mobiles notamment, ce qui améliore leur employabilité car le développement de contenus multilingues est une des dimensions essentielles de la demande sur les réseaux à haut débit.

© Banque mondialeDans un atelier sur les TIC et l’Emploi, organisé le 28 avril dernier à Nouakchott par le Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des TIC et animé par Dr. Houssein Ould Meddou, président du Syndicat des Journalistes Mauritaniens, nous avons présenté avec ma collègue Isabelle Huynh les nouvelles formes de créations d’emplois rendues possibles par les TIC. Nous avons pu y mesurer à quel point la jeunesse mauritanienne était prête à saisir les opportunités permises par les TIC. Parmi ces jeunes convaincus que les TIC sont une des solutions au problème de l’emploi dans leur pays (48% de chômage chez les femmes de 25 à 34 ans, 36% chez les hommes de la même tranche d’âge), Moustapha (dit Adi) Ould Yacoub et Mariem Kane.

Un autre effet durable des smartphones

Jim Yong Kim's picture

Un autre effet durable des smartphones

Les riches ont, depuis bien longtemps, une idée de comment vivent les pauvres à travers le monde. La nouveauté, dans le monde d’aujourd’hui, c’est que les pauvres ont désormais accès à ce qui leur avait été jusqu’à présent très bien dissimulé : la manière dont les riches vivent. Grâce à la télévision du village, à l’internet ou aux appareils portables, dont l’utilisation connaît un essor rapide chez les pauvres, ces derniers ne ratent plus aucun détail sur le mode de vie des riches ou de la classe moyenne.

Nouvelles technologies, nouveaux temps de travail : vers une stratégie de création d’emplois dans le monde arabe

Kara Schoeffling's picture
 Arne Hoel

Ce n’est un secret pour personne : le taux de chômage des jeunes dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) est le plus élevé du monde, soit près de 30 % selon l’Organisation internationale du travail. Plus d’un jeune sur quatre est privé des moyens qui lui permettraient de prospérer sur le plan économique, les diplômes n’offrant malheureusement aucune garantie d’emploi. En dépit de ces sombres perspectives, une récente étude commandée par le géant des télécommunications qatari, Orredoo, laisse entendre que les jeunes gardent l’espoir d’un avenir radieux, espoir largement nourri par les innovations du XXIe siècle. L’enjeu est d’innover sur le plan technologique et de modifier notre façon de penser le travail afin de motiver les jeunes de la région MENA.

Enseignement supérieur: le rôle des sciences et la technologie

Makhtar Diop's picture
Enseignement supérieur: le rôle des sciences et la technologie


En marge d'un forum de haut niveau sur l’enseignement supérieur des sciences et de la technologie en Afrique, Makhtar Diop, le vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, estime que le continent devrait se fixer pour objectif d'augmenter fortement la proportion d'étudiants qui sortent de l'université avec un diplôme scientifique. ​

 

Quel est le lien entre la jeunesse, l'ouverture des gouvernements et le développement ?

Felipe Estefan's picture

Pourcentage de jeunes exprimant le souhait que leur gouvernement soit plus ouvert. 
Source :  Global Opening Government Survey


La période de l’Histoire que nous traversons ne ressemble à aucune autre auparavant.
 
Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’échanger des connaissances et des compétences d’un bout à l’autre de la Terre. Et chaque échange ne nécessite pas plus de quelques secondes grâce à des outils qui sont, d’un jour à l’autre, à la fois plus sophistiqués et plus accessibles à tous.
 
Maillon clé de cette nouvelle ère, les jeunes n’ont jamais été aussi nombreux : avec 1,2 milliard d’individus âgés entre 15 et 24 ans.
 
Les chiffres à travers le monde sont impressionnants. La proportion de jeunes au Moyen-Orient est aujourd’hui plus importante que jamais, avec presque 100 millions de personnes entre 15 et 29 ans, soit environ 30 % de la population. On estime que le Nigeria, un pays où les jeunes représentent plus de la moitié de la population, comptera près de 1 milliard de jeunes d’ici 2100.
 
C’est bien pour cette raison que, lorsqu'on parle de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde, il est indispensable d’inclure les jeunes dans le débat. On estime que 90 % des jeunes  vivent aujourd’hui dans les pays en développement, parmi lesquels 225 millions sont inactifs – sans formation, sans éducation et sans travail.
 
En matière de développement, les jeunes ont un rôle fondamental à jouer avec des conséquences sur notre avenir à tous. Heureusement, avec l’accès aux technologies de l’information et de la communication, les jeunes sont mieux équipés que jamais pour prendre leur destin en main.


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