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Les avancées progressives de la cause LGBTI au sein du Groupe de la Banque mondiale

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Les arguments en faveur d’un renforcement de la diversité et de l’inclusion des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexuées (LGBTI) sont désormais bien étayés, et on constate, dans le monde du travail, des progrès considérables sur le plan de l’égalité. Ce message fait également lentement mais sûrement son chemin au sein des organisations internationales. C’est le cas au Groupe de la Banque mondiale, où la diversité apparaît comme une source de productivité, de collaboration, d’innovation et de créativité accrues. Les politiques pro-LGBTI font ainsi reculer la discrimination à l’égard du personnel concerné et encouragent une culture d’entreprise plus ouverte. Ces avancées se traduisent à leur tour par une amélioration du dévouement au travail, des relations professionnelles, de l’état de santé (la dissimulation de l’orientation sexuelle accentue en effet les risques de détresse psychologique) et de la productivité chez le personnel LGBTI.

Tripler les taxes sur le tabac : une mesure essentielle pour réaliser les objectifs de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030

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Groupe de la Banque mondiale / 2013

Depuis l’adoption de la convention-cadre pour la lutte antitabac par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2005, plus de 180 pays ont signé le traité. La mise en place d’interventions efficaces s’améliore constamment : plus de la moitié des pays du monde (soit 40 % de la population totale) ont adopté au moins une mesure antitabac et, malgré l’accroissement démographique global, la prévalence du tabagisme est en léger recul chez les adultes, de 23 % en 2007 à 21 % en 2013. La question, aujourd’hui, est de savoir comment réduire plus fortement ce taux et contribuer ainsi à la réalisation, d’ici 2030, des cibles sanitaires et sociales visées par les objectifs de développement durable des Nations Unies. Nous abordons ici un certain nombre d’aspects épidémiologiques et économiques essentiels de la lutte mondiale contre le tabagisme.

Le risque de décès chez un fumeur est trois fois supérieur à celui d’un non-fumeur, avec une réduction de l’espérance de vie d’au moins dix ans. Tandis que les dangers liés au tabagisme s’accumulent lentement (a), l’arrêt du tabac produit des effets rapides : en s’arrêtant à 40 ans, un fumeur récupère pratiquement les dix années d’espérance de vie qu’il aurait perdues en continuant à fumer (a) — un gain qui passe respectivement à six et quatre ans si l’arrêt intervient à 50 et 60 ans. Dans les pays à revenu élevé (a), les adultes sont toujours plus nombreux à renoncer au tabac : au Canada par exemple, le nombre d’anciens fumeurs a augmenté de 1 million en dix ans. Mais dans la plupart des pays à revenu faible et intermédiaire, où vivent 85 % des fumeurs, l’arrêt du tabac est un réel enjeu de santé publique, en grande partie à cause des stratégies de commercialisation et de prix des industriels du secteur.

La réinsertion des enfants soldats au Moyen-Orient

Omer Karasapan's picture
Robert Adrian Hillman l shutterstock.com

L’histoire porte depuis longtemps la trace
(a) de ce fléau moderne qu’est la question des enfants soldats. Recensé dès l’antiquité gréco-romaine, ce phénomène a prévalu jusqu’au XIXe siècle. Avec l’avènement des nations modernes, on a cru qu’il disparaîtrait peu à peu. Aujourd’hui, pourtant, il s’observe dans la quasi-totalité des continents et des conflits, même s’il relève de l’exception au sein des corps d’armée constitués.

Le pouvoir de l’art : agir pour la petite enfance

Dirk Wouters's picture

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Cliquer pour voir la série de photos intitulée "Birth Day" (Jour de naissance) de Lieve Blancquaert 

Note de la rédaction : ce billet a été rédigé par Dirk Wouters, ambassadeur de Belgique aux États-Unis. 

Une mère kenyane est assise dans le couloir d’un hôpital, un nouveau-né dans les bras. Elle semble perdue, son bébé lève un petit bras. Une mère indienne se repose après avoir accouché de jumelles ; elle a déjà deux filles. En rentrant au village avec un nouveau-né, une famille cambodgienne regarde l’avenir, pleine d’espoir. Sur un lit de l’hôpital de Pumwani, au Kenya, neuf bébés venant de naître sont emmaillotés dans des couvertures de différentes couleurs ; cette maternité accueille chaque jour près d’une centaine de naissances.

Des transports climato-intelligents, un défi majeur pour le développement durable

Jose Luis Irigoyen's picture

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 LukaKikina / Shutterstock
Le tramway de Rabat-Salé, au Maroc. Photo : LukaKikina / Shutterstock

Le secteur du transport est à la fois victime et responsable du changement climatique. Son infrastructure est particulièrement vulnérable aux effets de l’évolution du climat (hausse des températures, augmentation des précipitations, inondations…). Mais il émet aussi 23 % des gaz à effet de serre (GES), et c’est l’un des secteurs où les émissions s’accroissent le plus vite. À l’évidence, l’action climatique ne pourra donc pas progresser sans une mobilité plus durable et plus écologique.

Apprendre les uns des autres – le Togo et la Côte d’Ivoire, deux pionniers de l’égalité des sexes en Afrique

Yasmin Bin-Humam's picture
J’ai été surprise de la facilité avec laquelle je me suis mariée. Nous avons certes dû franchir quelques obstacles administratifs avant d’obtenir notre certificat de mariage. Nous avons ensuite eu une émouvante cérémonie avec un célébrant et nos témoins, suivie d’une fête pour les amis et la famille. C’est tout. Nous étions officiellement mariés. Mais personne ne m’a avertie que le mariage allait avoir des répercussions sur mes futurs droits de propriété. Comme que je ne possédais rien à l’époque, je ne m’en suis pas préoccupée.
 
The cupcake tier wedding trend.
Une pièce montée en cupcakes.

Au Togo, en revanche, le célébrant du mariage est tenu d’informer les époux de leurs droits et devoirs. Il existe certainement des façons plus romantiques de débuter une union, mais les époux auront amplement de temps pour le romantisme ultérieurement. Dans le cadre d’une formation récente destinée aux célébrants, le Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) a expliqué aux participants que le livret de famille, un document officiel que l’on reçoit lors du mariage, devait être remis aux deux époux. On pourrait penser qu’il s’agit là d’un simple geste symbolique, mais c’est bien plus que ça.

Réseaux sociaux : qu'avez-vous le plus commenté, partagé ou « liké » en 2016

Liviane Urquiza's picture

Une nouvelle année qui s’achève, et ainsi que le veut la tradition, nous vous proposons de découvrir une rétrospective de l’année 2016 sur nos réseaux sociaux.

Facebook : les 4 publications qui vous ont le plus fait réagir

La page Facebook @Banquemondiale est un puit d'information pour les Internautes et autres Mobinautes qui nous suivent et veulent pouvoir réagir à l'actualité du développement. En voici un exemple : le 17 octobre dernier, journée mondiale pour l’éradication de la pauvreté, est désormais le rendez-vous annuel de toutes celles et tous ceux qui se mobilisent à travers le monde, aux côtés de la Banque mondiale et de ses partenaires, contre l’extrême pauvreté. À cette occasion, nous vous avons proposé de manifester votre soutien à la lutte contre la pauvreté en créant une nouvelle image destinée à apparaître sur votre compte Facebook. Grâce à une simple photo de profil, plus de 22 000 personnes nous ont ainsi aidé à diffuser un message à la fois réaliste et ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté et réduire les inégalités, #CEstPossible !

Pour en savoir plus sur l'état de la lutte contre la pauvreté dans le monde, télécharger le résumé du rapport End Poverty en français (PDF, 22 p.)

 
 


Résultats de l’enquête TIMSS 2015 sur le niveau des élèves en maths et sciences : les points à retenir

Marguerite Clarke's picture
Les pays qui se distinguent favorablement dans l’enquête TIMSS accordent une attention particulière à la qualité de leurs enseignants. (Photo : Dominic Chavez, Banque mondiale)

Le 29 novembre dernier, l’IEA (a) a publié les derniers résultats de son enquête internationale sur le niveau des élèves en mathématiques et en sciences. La cuvée 2015 de l’étude TIMSS (pour « Trends in International Mathematics and Science Study ») a concerné plus de 600 000 élèves issus de 60 pays à travers le monde, en fin de quatrième et huitième années du cursus scolaire et en dernière année du cycle secondaire.

Dans les semaines et les mois à venir, les résultats seront passés au crible et un travail de recherche sera effectué pour expliquer les performances de divers pays. En attendant, voici neuf points qui me paraissent essentiels...

Agir ensemble pour relever les défis du développement du 21e siècle

Axel van Trotsenburg's picture
Avec l'IDA, la fin de l’extrême pauvreté est à notre portée


J’ai eu la chance d’assister récemment à la réalisation en direct d’une fresque retraçant l’histoire de l’IDA. Cette œuvre d’art vient donner vie aux nombreuses transformations que le monde a connues depuis la création, en 1960, du fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres : de la Révolution verte qui a sauvé l’Asie du Sud d’une famine généralisée dans les années 70 au protocole de Montréal pour protéger la couche d’ozone, en passant par la reconstruction des maisons et des écoles après le séisme qui a dévasté Haïti en 2010.

Violences contre les femmes et VIH au Brésil : deux épidémies qui se recoupent

Kristin Kay Gundersen's picture

Au Brésil (a), une femme est victime de violences toutes les 15 secondes (a) et 23 % des Brésiliennes (p) subiront des violences au cours de leur vie. Si les conséquences de ces violences sur les victimes sont considérables et nombreuses, leurs effets sur la santé des femmes sont loin d’avoir fait l’objet d’une attention soutenue dans ce pays. Une question, en particulier, mérite d’être approfondie : les femmes victimes de violences au Brésil sont-elles plus exposées au VIH ?
 
En Amérique latine et aux Caraïbes, le Brésil détient un triste record, avec 730 000 personnes séropositives (a). Il fait également partie du groupe des 15 pays qui abritent à eux seuls 75 % du nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde. Si, à l’échelle nationale, l’épidémie est considérée comme stable, son incidence est en hausse dans certaines régions et parmi certaines catégories de femmes (a).
 
Le VIH est particulièrement répandu dans le Sud-Est et le Sud (p), qui regroupent respectivement 56 % et 20 % de tous les séropositifs (a) du pays. Or ces deux régions se distinguent également par des taux de violences contre les femmes particulièrement élevés. Au Brésil, violences sexuelles et VIH sont de toute évidence liés (a), puisque 98 % des femmes vivant avec le VIH ont subi des violences sexuelles dans leur vie et 79 % ont signalé des violences avant d’être diagnostiquées séropositives.
 
Malgré tout, rares sont les recherches menées au Brésil sur le lien entre violences contre les femmes et VIH. D’où une collaboration entre chercheurs de l’université de Californie (San Diego), de l’université de Campinas (São Paulo) et l’université du Rio Grande do Sul (Porto Alegre), qui a permis d’étudier de manière très originale les recoupements entre ces deux épidémies.
 
Les chercheurs se sont intéressés aux villes affichant les plus forts taux de violences faites aux femmes et la plus forte prévalence du VIH, à savoir São Paulo dans le Sud-est et Porto Alegre dans le Sud. Leur but ? Décrire les facteurs contextuels des violences et analyser leurs liens avec l’infection par le VIH.
 
Pour cela, les chercheurs ont fusionné deux études démographiques utilisant les mêmes méthodes d’échantillonnage réalisées dans les deux villes et retenu 3 326 femmes âgées de 18 à 49 ans fréquentant des dispensaires publics : 2 000 pour São Paulo et 1 326 pour Porto Alegre. Les enquêtes menées auprès des femmes ont dégagé de nombreux éléments sur les violences et les facteurs d’ordre social et environnemental entravant l’accès à des services de prévention sanitaire.
 


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