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Tous alliés pour la cause LGBTI : une question de solidarité, mais aussi un impératif pour la prospérité partagée

Ede Ijjasz-Vasquez's picture
 Banque mondiale)

Le 17 mai, nous célébrons la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT) aux côtés de toutes les personnes, familles et organisations engagées dans cette cause.

Cette célébration annuelle doit agir, sur nous tous, comme une piqûre de rappel : les enjeux de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre revêtent une importance capitale pour le développement durable. Pourquoi ? Parce que ces enjeux sont au cœur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’inclusion sociale. Et parce qu'ils occupent une place clé dans nos objectifs d’élimination de la pauvreté et de partage de la prospérité. 

Madagascar, pays aux mille espoirs, pays aux mille fragilités

Claudia Navalonirina Raobelina's picture



En 2018, on dit de Madagascar que c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Qu’Antananarivo est la troisième capitale la plus sale au monde. Qu’il y a encore des maladies comme la peste. Que plus de 35 % des Malgaches adultes ne savent pas lire. Que la corruption sévit à tous les niveaux. Tous les matins, les journaux annoncent un nouveau scandale politique.

Réunions de printemps 2018 : soyez au cœur de l'événement

Bassam Sebti's picture


Les Réunions de printemps 2018 approchent : il est temps de découvrir le programme ! ​

Comme chaque année, nous vous proposons de suivre les événements et de participer aux débats en direct sur les réseaux sociaux. Que vous soyez sur place ou en ligne, saisissez cette occasion pour partager votre expérience, poser des questions et échanger avec des citoyens du monde entier, experts du développement, représentants de gouvernements et spécialistes de tous horizons qui se réunissent pour développer les solutions aux défis mondiaux.

Si vous souhaitez participer à ce rendez-vous incontournable au sein de la communauté du développement, alors n'attendez plus et inscrivez-vous pour être, vous aussi, au cœur de l’événement.

Bienvenue à la génération Y ! Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les jeunes femmes portent le flambeau de la révolution start-up

Tobias Lechtenfeld's picture


L’économie des start-up au Moyen-Orient et en Afrique du Nord est florissante. Les incubateurs et les accélérateurs qui essaiment dans la région, de Beyrouth (a) à Casablanca (a) en passant par Ramallah (a), Gaza (a) ou le Caire (a), acquièrent une reconnaissance au-delà des frontières régionales. Grâce à la plateforme pour la jeunesse de la région MENA, notre équipe observe les nouvelles tendances — et une chose est claire : pour la prochaine révolution, qui n’aura rien à voir avec les précédentes, les femmes seront à la pointe de l’innovation, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle (a). https://gazaskygeeks.comhttp://startup-meter.org/#/

Droit devant : mettre les apprentissages au centre des efforts de scolarisation en Afrique

Elizabeth Ninan Dulvy's picture
Il y a de quoi être abattu par les évaluations du niveau des élèves dans nombre de pays d’Afrique et par l’ampleur des défis à relever. Pourtant, plusieurs pays africains sont parvenus à améliorer les apprentissages scolaires. Pourquoi ne pas tirer les leçons de ces expériences positives ? C’est précisément l’objet d’un nouvel ouvrage publié par la Banque mondiale et intitulé Perspectives : L’école au service de l’apprentissage en Afrique. Avec Sajitha Bashir, Marlaine Lockheed, Jee-Peng Tan et un grand nombre de contributeurs, nous nous sommes penchés sur le niveau des acquis scolaires dans l’enseignement de base en Afrique subsaharienne (soit les six premières années correspondant au cycle primaire et les trois années du premier cycle du secondaire). 

Investissons dans les femmes et les filles pour construire un avenir meilleur

Jim Yong Kim's picture
Arne Hoel


Ce que l’on appelle le « capital humain », à savoir les compétences, les connaissances et les savoir-faire de la population, représente désormais une part prépondérante de la richesse mondiale, bien supérieure à celle du capital produit et du capital naturel.

Comment les pays en développement peuvent-ils accroître leur capital humain et se préparer aux exigences technologiques de demain ?

En investissant dans la nutrition, la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi. Ce sont les fondements du capital humain, et ces investissements seront d’autant plus rentables qu’ils ciblent les femmes et les filles en particulier, car elles sont aujourd’hui lésées sur de nombreux fronts.

L’enjeu économique est de taille : en favorisant la participation des femmes à la vie active, en améliorant leur productivité et en promouvant l’entrepreneuriat féminin, l’économie mondiale s’enrichirait de plusieurs milliards de dollars.
 

 

Ma vie d’entrepreneur en Égypte

Mostafa Amin's picture

L’Égypte est un marché de plus de 100 millions d’habitants et un vivier d’opportunités pour un entrepreneur à l’œil averti. Comme dans nombre de pays en développement, les difficultés du marché du travail ont quelque chose de bon : alors que des millions de personnes sont à la recherche d’un emploi, nombreux sont ceux qui renoncent à trouver un travail et décident de prendre les devants en créant leur propre entreprise. Cela semble tiré par les cheveux, mais en réalité les pauvres dans les pays en développement sont doués d’un esprit d’entreprise remarquable et probablement supérieur à celui que l’on rencontre dans les pays développés. Le professeur Ha-Joon Chang a mis en évidence ce phénomène dans un ouvrage intitulé 23 Things They Don’t Tell You About Capitalism (a). 

En faisant le choix de rejeter l’offre d’emploi d’une grande compagnie pour me lancer dans l’aventure entrepreneuriale, j’ai pris l’une des meilleures décisions de ma vie. Cette aventure n’a pas été un long fleuve tranquille. Elle a été et reste semée d'embûches, mais l’essor de l’entrepreneuriat à travers tout le pays a été extrêmement stimulant. Je travaille dans l’écosystème des start-up égyptien depuis quelques années, et je pense avoir acquis une bonne connaissance de la situation. Aussi puis-je affirmer avec confiance que l’Égypte a connu ces dernières années une dynamique très prometteuse qui doit nous inciter à entreprendre davantage. 

Printemps arabe : des processus inachevés

Juliana J Biondo's picture
Helen Zughaib, The Places They Will Go, 2015-2016, dimensions variable, individual children’s shoes, painted in acrylic gouache on adhesive photo installation. © Helen Zughaib
Oh, The Places They Will Go, 2015-2016, chaussures d’enfant dépareillées, peintes à la peinture acrylique, sur un support photo adhésif. © Helen Zughaib 


Chacune est différente. Ici, un liseré rose avec un assortiment de pois orange, fuchsia et opaline. À côté, des rayures rouge et orange, avec des bordures turquoise. Plus loin, des damiers violet, bleu et rouge, avec une pointe de lavande. En tout, ce sont 22 baskets en toile pour enfant, peintes à la main par l’artiste Helen Zughaib. Cette œuvre, baptisée Oh, The Places They Will Go, faisait partie d’une exposition monographique présentée au siège de la Banque mondiale, à Washington, du 28 janvier au 16 février 2018, et intitulée The Arab Spring – Unfinished Journeys. Une manifestation née de la collaboration entre le Programme artistique de la Banque mondiale, qui organise des expositions nationales et internationales régulières pour mettre en lumière les grands enjeux du développement, et le vice-président régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Hafez Ghanem.

L’exposition The Arab Spring – Unfinished Journeys trace un trait d’union important entre la crise des réfugiés et des déplacés qui s’aggrave chaque jour un peu plus et les efforts continus de la Banque mondiale pour soutenir la reconstruction et le redressement et remédier aux causes profondes des conflits et des violences — de la création de nouveaux dispositifs de financement destinés à la Jordanie et au Liban à la mise en place de programmes de transferts monétaires au Yémen pour permettre aux populations de s’alimenter.

Quand l’éducation par le divertissement change notre conception du développement

Arianna Legovini's picture
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Améliorer le bien-être de tous ne se résume pas à proposer des services. Cela suppose aussi que chacun s’investisse activement au développement, en exigeant des services et des produits utiles au quotidien et en adoptant des réflexes propres à améliorer son existence. La prévention en matière de santé en est une bonne illustration.

En 2009, dans le cadre de notre atelier sur l’évaluation des résultats obtenus dans la lutte contre le sida organisé en Afrique du Sud, dans la ville du Cap, j’ai suivi l’intervention de Nancy Padian. Cette chercheuse en médecine au Women’s Global Health Imperative (a) a passé au crible les conclusions d’essais randomisés contrôlés testant l’efficacité des campagnes de prévention du VIH.

L’étude (a) présentée expliquait qu’une trentaine de ces campagnes avaient échoué à modifier le comportement sexuel et à faire baisser l’incidence du VIH.
Ce travail nous a donné à réfléchir : il faisait ressortir l’inefficacité de campagnes de communication qui ne parvenaient ni à changer les comportements ni à enrayer l’épidémie du VIH.
Un examen plus approfondi a mis en évidence une communication privée de trames narratives inspirantes et reposant sur des supports désuets et sans intérêt (panneaux d’affichage, dépliants, etc.).

Nous nous sommes alors posé la question de savoir si nous pouvions faire autrement.


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