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Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

World Bank Data Team's picture

La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Combien coûtent les retards de croissance ? Et quels sont les résultats des programmes qui luttent contre ce fléau ?

Emanuela Galasso's picture
Dans l’enquête sur la démographie et la santé qui nous intéresse, c’est l’enfant n° 115181 : 38 mois, appelons-la María. Son grand frère est l’enfant n° 115201 : 51 mois, appelons-le Alejandro. Alors qu’ils ont 13 mois d’écart, María et Alejandro mesurent tous les deux 92 centimètres. María est un peu petite pour son âge, elle se situe dans le 18e percentile de la population de référence des enfants bien nourris. Si elle était dans la moyenne, elle mesurerait 96 centimètres. Alejandro en revanche est vraiment très petit : il devrait mesurer 10 centimètres de plus, c’est-à-dire la taille moyenne pour son âge. D’ailleurs, il est si petit pour son âge qu’il ne se situe même pas dans le 1er percentile. Techniquement, Alejandro est en « retard de croissance », avec un « indice poids/âge en Z-scores » de ‑2,64, ce qui signifie que celui-ci se situe à plus de deux écarts type en dessous de la médiane de la population de référence.

Sénégal : quand sécurité alimentaire rime avec autonomisation de la femme

Louise Cord's picture
© Dominic Chavez/Banque mondiale

Au Sénégal, la politique de nutrition est à la croisée des chemins – soit on double nos efforts et on s’attaque aux problèmes fondamentaux ; soit on finira par s’enliser à cause de notre inertie.  Ayant opté pour la première option, le gouvernement doit maintenant beaucoup mieux intégrer le rôle indispensable de la femme dans la nutrition.  

Le Liban et la crise des réfugiés syriens : faire des jeunes des agents du changement

Rene Leon Solano's picture


On aurait pu entendre une mouche voler dans l’assistance et personne ne semblait prêt à prendre la parole. J’ai reposé ma question : « Quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles vous êtes confrontés au quotidien ? » Finalement, c’est une jeune femme d’une vingtaine d’années, qui a levé la main. Suba vit à Tripoli, l’une des régions les plus pauvres du Liban et qui compte aussi l’une des plus fortes concentrations de réfugiés syriens : « Nous n’avons pas de travail et aucun accès aux services de base. Même si la situation des réfugiés syriens nous touche, il faut reconnaître qu’ils nous prennent nos emplois.

La sauvegarde des espèces sauvages passe par la jeunesse

Hasita Bhammar's picture
The youth from the Turia community celebrating their first workshop on tiger conservation in the Pench Tiger Reserve
Des jeunes du village de Turia participent au premier atelier sur la préservation des tigres dans la réserve de Pench.

Nous sommes en 2010 et je viens de terminer mon premier cycle universitaire. Avec mon sac à dos pour seul bagage, me voilà à l’entrée du parc national qui a servi de cadre au Livre de la jungle de Rudyard Kipling : une grande grille avec un panneau rouillé indiquant « Réserve de tigres de Pench ». Examens et simulations d’entretien : rien dans mes études n’aurait pu me préparer au travail qui m’attendait là-bas. J’étais censée lancer une petite association pour amener les jeunes vivant à proximité du parc à s’investir et leur inculquer la passion de l’environnement. Plus précisément, il s’agissait de les sensibiliser à la protection des 41 tigres qui vivaient dans la réserve.

Pourquoi me confier, à moi, cette mission ? Tout simplement parce que, à 21 ans, on me considérait comme la mieux placée pour m’adresser à des jeunes. J’ai passé deux ans et demi dans la réserve.

Les avancées de la cause LGBTI au sein du Groupe de la Banque mondiale

Caroline Vagneron's picture

Les arguments en faveur d’un renforcement de la diversité et de l’inclusion des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexuées (LGBTI) sont désormais bien étayés, et on constate, dans le monde du travail, des progrès considérables sur le plan de l’égalité. Ce message fait également lentement mais sûrement son chemin au sein des organisations internationales. C’est le cas au Groupe de la Banque mondiale, où la diversité apparaît comme une source de productivité, de collaboration, d’innovation et de créativité accrues. Les politiques pro-LGBTI font ainsi reculer la discrimination à l’égard du personnel concerné et encouragent une culture d’entreprise plus ouverte. Ces avancées se traduisent à leur tour par une amélioration du dévouement au travail, des relations professionnelles, de l’état de santé (la dissimulation de l’orientation sexuelle accentue en effet les risques de détresse psychologique) et de la productivité chez le personnel LGBTI.

Tripler les taxes sur le tabac : une mesure essentielle pour réaliser les objectifs de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030

Prabhat Jha's picture
Groupe de la Banque mondiale / 2013

Depuis l’adoption de la convention-cadre pour la lutte antitabac par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2005, plus de 180 pays ont signé le traité. La mise en place d’interventions efficaces s’améliore constamment : plus de la moitié des pays du monde (soit 40 % de la population totale) ont adopté au moins une mesure antitabac et, malgré l’accroissement démographique global, la prévalence du tabagisme est en léger recul chez les adultes, de 23 % en 2007 à 21 % en 2013. La question, aujourd’hui, est de savoir comment réduire plus fortement ce taux et contribuer ainsi à la réalisation, d’ici 2030, des cibles sanitaires et sociales visées par les objectifs de développement durable des Nations Unies. Nous abordons ici un certain nombre d’aspects épidémiologiques et économiques essentiels de la lutte mondiale contre le tabagisme.

Le risque de décès chez un fumeur est trois fois supérieur à celui d’un non-fumeur, avec une réduction de l’espérance de vie d’au moins dix ans. Tandis que les dangers liés au tabagisme s’accumulent lentement (a), l’arrêt du tabac produit des effets rapides : en s’arrêtant à 40 ans, un fumeur récupère pratiquement les dix années d’espérance de vie qu’il aurait perdues en continuant à fumer (a) — un gain qui passe respectivement à six et quatre ans si l’arrêt intervient à 50 et 60 ans. Dans les pays à revenu élevé (a), les adultes sont toujours plus nombreux à renoncer au tabac : au Canada par exemple, le nombre d’anciens fumeurs a augmenté de 1 million en dix ans. Mais dans la plupart des pays à revenu faible et intermédiaire, où vivent 85 % des fumeurs, l’arrêt du tabac est un réel enjeu de santé publique, en grande partie à cause des stratégies de commercialisation et de prix des industriels du secteur.

La réinsertion des enfants soldats au Moyen-Orient

Omer Karasapan's picture
Robert Adrian Hillman l shutterstock.com

L’histoire porte depuis longtemps la trace
(a) de ce fléau moderne qu’est la question des enfants soldats. Recensé dès l’antiquité gréco-romaine, ce phénomène a prévalu jusqu’au XIXe siècle. Avec l’avènement des nations modernes, on a cru qu’il disparaîtrait peu à peu. Aujourd’hui, pourtant, il s’observe dans la quasi-totalité des continents et des conflits, même s’il relève de l’exception au sein des corps d’armée constitués.

Le pouvoir de l’art : agir pour la petite enfance

Dirk Wouters's picture

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Cliquer pour voir la série de photos intitulée "Birth Day" (Jour de naissance) de Lieve Blancquaert 

Note de la rédaction : ce billet a été rédigé par Dirk Wouters, ambassadeur de Belgique aux États-Unis. 

Une mère kenyane est assise dans le couloir d’un hôpital, un nouveau-né dans les bras. Elle semble perdue, son bébé lève un petit bras. Une mère indienne se repose après avoir accouché de jumelles ; elle a déjà deux filles. En rentrant au village avec un nouveau-né, une famille cambodgienne regarde l’avenir, pleine d’espoir. Sur un lit de l’hôpital de Pumwani, au Kenya, neuf bébés venant de naître sont emmaillotés dans des couvertures de différentes couleurs ; cette maternité accueille chaque jour près d’une centaine de naissances.

Des transports climato-intelligents, un défi majeur pour le développement durable

Jose Luis Irigoyen's picture

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 LukaKikina / Shutterstock
Le tramway de Rabat-Salé, au Maroc. Photo : LukaKikina / Shutterstock

Le secteur du transport est à la fois victime et responsable du changement climatique. Son infrastructure est particulièrement vulnérable aux effets de l’évolution du climat (hausse des températures, augmentation des précipitations, inondations…). Mais il émet aussi 23 % des gaz à effet de serre (GES), et c’est l’un des secteurs où les émissions s’accroissent le plus vite. À l’évidence, l’action climatique ne pourra donc pas progresser sans une mobilité plus durable et plus écologique.


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