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Investissons dans les femmes et les filles pour construire un avenir meilleur

Jim Yong Kim's picture
Arne Hoel


Ce que l’on appelle le « capital humain », à savoir les compétences, les connaissances et les savoir-faire de la population, représente désormais une part prépondérante de la richesse mondiale, bien supérieure à celle du capital produit et du capital naturel.

Comment les pays en développement peuvent-ils accroître leur capital humain et se préparer aux exigences technologiques de demain ?

En investissant dans la nutrition, la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi. Ce sont les fondements du capital humain, et ces investissements seront d’autant plus rentables qu’ils ciblent les femmes et les filles en particulier, car elles sont aujourd’hui lésées sur de nombreux fronts.

L’enjeu économique est de taille : en favorisant la participation des femmes à la vie active, en améliorant leur productivité et en promouvant l’entrepreneuriat féminin, l’économie mondiale s’enrichirait de plusieurs milliards de dollars.
 

 

Ma vie d’entrepreneur en Égypte

Mostafa Amin's picture

L’Égypte est un marché de plus de 100 millions d’habitants et un vivier d’opportunités pour un entrepreneur à l’œil averti. Comme dans nombre de pays en développement, les difficultés du marché du travail ont quelque chose de bon : alors que des millions de personnes sont à la recherche d’un emploi, nombreux sont ceux qui renoncent à trouver un travail et décident de prendre les devants en créant leur propre entreprise. Cela semble tiré par les cheveux, mais en réalité les pauvres dans les pays en développement sont doués d’un esprit d’entreprise remarquable et probablement supérieur à celui que l’on rencontre dans les pays développés. Le professeur Ha-Joon Chang a mis en évidence ce phénomène dans un ouvrage intitulé 23 Things They Don’t Tell You About Capitalism (a). 

En faisant le choix de rejeter l’offre d’emploi d’une grande compagnie pour me lancer dans l’aventure entrepreneuriale, j’ai pris l’une des meilleures décisions de ma vie. Cette aventure n’a pas été un long fleuve tranquille. Elle a été et reste semée d'embûches, mais l’essor de l’entrepreneuriat à travers tout le pays a été extrêmement stimulant. Je travaille dans l’écosystème des start-up égyptien depuis quelques années, et je pense avoir acquis une bonne connaissance de la situation. Aussi puis-je affirmer avec confiance que l’Égypte a connu ces dernières années une dynamique très prometteuse qui doit nous inciter à entreprendre davantage. 

Printemps arabe : des processus inachevés

Juliana J Biondo's picture
Helen Zughaib, The Places They Will Go, 2015-2016, dimensions variable, individual children’s shoes, painted in acrylic gouache on adhesive photo installation. © Helen Zughaib
Oh, The Places They Will Go, 2015-2016, chaussures d’enfant dépareillées, peintes à la peinture acrylique, sur un support photo adhésif. © Helen Zughaib 


Chacune est différente. Ici, un liseré rose avec un assortiment de pois orange, fuchsia et opaline. À côté, des rayures rouge et orange, avec des bordures turquoise. Plus loin, des damiers violet, bleu et rouge, avec une pointe de lavande. En tout, ce sont 22 baskets en toile pour enfant, peintes à la main par l’artiste Helen Zughaib. Cette œuvre, baptisée Oh, The Places They Will Go, faisait partie d’une exposition monographique présentée au siège de la Banque mondiale, à Washington, du 28 janvier au 16 février 2018, et intitulée The Arab Spring – Unfinished Journeys. Une manifestation née de la collaboration entre le Programme artistique de la Banque mondiale, qui organise des expositions nationales et internationales régulières pour mettre en lumière les grands enjeux du développement, et le vice-président régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Hafez Ghanem.

L’exposition The Arab Spring – Unfinished Journeys trace un trait d’union important entre la crise des réfugiés et des déplacés qui s’aggrave chaque jour un peu plus et les efforts continus de la Banque mondiale pour soutenir la reconstruction et le redressement et remédier aux causes profondes des conflits et des violences — de la création de nouveaux dispositifs de financement destinés à la Jordanie et au Liban à la mise en place de programmes de transferts monétaires au Yémen pour permettre aux populations de s’alimenter.

Quand l’éducation par le divertissement change notre conception du développement

Arianna Legovini's picture
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Améliorer le bien-être de tous ne se résume pas à proposer des services. Cela suppose aussi que chacun s’investisse activement au développement, en exigeant des services et des produits utiles au quotidien et en adoptant des réflexes propres à améliorer son existence. La prévention en matière de santé en est une bonne illustration.

En 2009, dans le cadre de notre atelier sur l’évaluation des résultats obtenus dans la lutte contre le sida organisé en Afrique du Sud, dans la ville du Cap, j’ai suivi l’intervention de Nancy Padian. Cette chercheuse en médecine au Women’s Global Health Imperative (a) a passé au crible les conclusions d’essais randomisés contrôlés testant l’efficacité des campagnes de prévention du VIH.

L’étude (a) présentée expliquait qu’une trentaine de ces campagnes avaient échoué à modifier le comportement sexuel et à faire baisser l’incidence du VIH.
Ce travail nous a donné à réfléchir : il faisait ressortir l’inefficacité de campagnes de communication qui ne parvenaient ni à changer les comportements ni à enrayer l’épidémie du VIH.
Un examen plus approfondi a mis en évidence une communication privée de trames narratives inspirantes et reposant sur des supports désuets et sans intérêt (panneaux d’affichage, dépliants, etc.).

Nous nous sommes alors posé la question de savoir si nous pouvions faire autrement.

5 tendances à suivre sur les réseaux sociaux et dans le numérique en 2018

Zubedah Robinson's picture


Il faudra innover davantage pour faire face aux graves problèmes de développement qui persistent dans le monde. Nous avons examiné quelques-unes des grandes tendances numériques que les acteurs du développement mettent à profit pour atteindre et mobiliser leur public. Voici les cinq premières, qui devraient avoir le vent en poupe en 2018 !

Les Rencontres de l’Innovation : donner aux incubateurs africains les clefs pour accélérer le développement d’entreprises porteuses pour la croissance économique du continent

Alexandre Laure's picture
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Les incubateurs et membres de la communauté Afric’Innov lors des Rencontres de l’Innovation en octobre 2017 à Paris. Crédit : Organisation Internationale de la Francophonie / Bond’Innov


Aujourd’hui, l’importance des structures telles que les incubateurs, pépinières, accélérateurs et les hubs technologiques – en plein boom en Afrique depuis 5 ans – dans l’accompagnement des premiers pas des entrepreneurs africains n’est plus questionnée. Mais il s’avère que ces structures d’accompagnement sont pour la plupart encore très jeunes, isolées, avec des niveaux de professionnalisation très hétérogènes d'un bout à l'autre de l'Afrique, et un manque de moyens ou d’outils adaptés.

Le numérique au service de l’emploi des jeunes

Gabriela Aguerrevere's picture


Comment et quand utiliser la technologie pour concevoir et mettre en place des programmes d’emploi pour les jeunes ? Avant de décider d’inclure le numérique dans un projet, il faut se demander s’il est judicieux de consacrer du temps et de l’argent à ce développement. En effet, autant la technologie peut être source de changement et apporter des solutions, autant elle reste coûteuse et chronophage. En outre, avant de vouloir essayer de résoudre un problème, il faut être certain de le comprendre pleinement.

De fait, l’accès à l’information (et en particulier aux données utiles aux jeunes) est l’un des principaux domaines dans lesquels la technologie peut nous simplifier la vie. Le site Tounes Ta3mal l’a bien compris, qui est né de la volonté de mettre en relation les chercheurs d’emploi et les recruteurs.

Donner la parole aux jeunes pour transformer la vulgarisation agricole

Hope Mpata's picture
Donner la parole aux jeunes pour transformer la vulgarisation agricole ​© Neil Palmer/CIAT


Lors de la Semaine de la vulgarisation agricole en Afrique qui s’est récemment tenue à Durban, on a beaucoup entendu que la demande de produits alimentaires sur ce continent allait doubler d’ici 2050. Les opportunités de croissance et d’emploi dans l’agriculture sont donc vouées à perdurer, et c’est pourquoi la vulgarisation agricole est plus importante que jamais.

Qu’est-ce que la vulgarisation agricole exactement ? Ce terme désigne l’ensemble des services qui fournissent des conseils techniques aux agriculteurs : cultivateurs, éleveurs, pisciculteurs, etc. La vulgarisation agricole fait notamment intervenir des formateurs, des conseillers, des gestionnaires de projet et des agents de développement communautaire. En outre, ces acteurs apportent un appui administratif aux autorités locales et aident les agriculteurs à prendre des décisions et à partager leur savoir. La vulgarisation agricole, qui s’adresse aux petits exploitants sur l’ensemble de la chaîne de valeur, est cruciale pour la sécurité alimentaire, nutritionnelle et des revenus.

Un projet qui redonne le sourire aux petits réfugiés syriens d’Istanbul

Qiyang Xu's picture
© Banque mondiale

Rien n’est plus gratifiant que de faire sourire un enfant. Tout particulièrement s’il a connu la guerre.
 
La photo d’Aylan Kurdi, petit Syrien de trois ans échoué sur une plage de Turquie, a fait le tour du Net. Elle nous a sidérées et nous a poussées à agir. Parce que cet enfant n’avait pas eu la chance d’atteindre vivant des terres plus clémentes, nous avons décidé d’aider les jeunes réfugiés à s’adapter à une nouvelle vie.
 
C’est dans cet esprit que nous nous sommes associées à l’organisation turque à but non lucratif Small Projects Istanbul (SPI) (a), dans le cadre du Fonds d’innovation pour la jeunesse de la Banque mondiale (YIF). Nous allions aider des enfants syriens à trouver un peu de bonheur et de joie en Turquie, après avoir quitté leur pays déchiré par la guerre.
 
Le Fonds YIF offre la possibilité à de jeunes employés du Groupe de la Banque mondiale de penser, réaliser et évaluer des projets axés sur l’innovation, l’efficacité et l’impact sur le développement. Notre idée était d’entreprendre un programme d’initiation à la langue turque, de parrainage et de soutien psychologique. Il s’agissait d’accompagner une vingtaine d’enfants exilés pour qu’ils puissent s’intégrer dans la société turque, développer une confiance en soi et avoir accès à l’éducation.
 
Notre proposition a été sélectionnée à l’issue d’un concours de projets. C’est ainsi que l’aventure a commencé...

Trois approches pour renforcer l’inclusion économique et sociale en Tunisie

Carine Clert's picture


Malgré un contexte difficile de transition politique et de crise économique aigue, la Tunisie de l’après 2011 a su courageusement installer les bases d’un dialogue social entre le Gouvernement et les partenaires sociaux et obtenir un consensus sur les grandes orientations du pays. S’agissant du défi clé de l’inclusion, le Contrat social de 2013 fait, par exemple, référence à la nécessité de mieux cibler les subventions afin de libérer de l’espace budgétaire pour des investissements sociaux, d’améliorer le ciblage et la couverture du programme de filet de sécurité - Programmes d’Aide aux Familles Nécessiteuses. De plus, le Plan Quinquennal 2016-20 a pour la première fois, un axe stratégique d’inclusion et inclut la vision de la construction d’un socle de protection sociale minimum pour tous. 

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