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En Tunisie, des jeunes entrepreneurs s’efforcent de faire évoluer le rapport au travail

Christine Petré's picture
Young entrepreneurs - Courtesy of Christine Petre

« Un entrepreneur, ça n’a pas de weekends », nous déclare tout sourire Hamdy Ben Salah, 24 ans. En ce samedi matin, le soleil brille mais il est chez lui, au travail, avec deux de ses cinq collègues, Elyes Labidi et Boulabiar Marwen, les yeux rivés sur leurs écrans d’ordinateur. La petite pièce où ils sont installés est un ancien débarras. Après un petit coup de peinture et l’ajout de quelques meubles, c’est désormais le siège d’AlphaLab.

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

Korina Lopez's picture
En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

Pourquoi les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord devraient développer le bénévolat chez les jeunes

Rene Leon Solano's picture


Imaginez plus d’un millier de jeunes Libanais de tous horizons rassemblés dans un grand amphithéâtre. Certains chantent l’hymne du pays en agitant le drapeau national. D’autres se donnent la main et se mettent à hurler dès que leur photo ou celles de leurs nouveaux amis apparaissaient sur le grand écran. Tous ces jeunes gens ont un point commun : ils ont laissé de côté leurs différences socio-économiques, religieuses ou politiques pour offrir de leur temps libre et travailler ensemble afin de mettre en œuvre des projets communautaires à travers le pays.

5 femmes du monde arabe qui bravent les préjugés et font avancer leur pays

Bassam Sebti's picture

Selon un vieux proverbe arabe, la femme n’appartient qu’à son foyer et à son mari. Pas question d’être éduquée, de travailler ou d’avoir une opinion. Si cette croyance est encore d’actualité dans certaines parties du monde arabe, des femmes et des hommes ne s’y retrouvent pas. Elles et ils sont modernes, instruit(e)s et déterminé(e)s, et, à leurs yeux, ce dicton est anachronique.

La population féminine représente 49,7 % des 345,5 millions d’habitants que compte la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. En Occident, certains pensent que ces femmes sont confinées dans leur tente, au beau milieu du désert, et probablement battues par leur mari… Ce stéréotype, beaucoup de femmes arabes le battent en brèche en en prouvant la fausseté (a).

Certes, il existe encore de nombreux obstacles à la résorption des inégalités entre hommes et femmes dans le monde arabe, mais de multiples progrès ont été réalisés dans l’éducation, la vie politique, l’entrepreneuriat, le travail et la santé. Les femmes arabes d’aujourd’hui sont chefs d’entreprise, dirigeantes (a), militantes (a), surdiplômées, prix Nobel (a), etc. Elles redéfinissent les contours de leur société et préparent la voie à des lendemains meilleurs pour l’égalité homme-femme et l’émancipation des filles.

Voici cinq témoignages parmi tant d’autres de ces femmes du monde arabe qui font bouger les lignes et luttent contre les inégalités entre les sexes :

L’exode des réfugiés syriens vers l’Europe : la survie au bout du smartphone

Bassam Sebti's picture
© B. Sokol/UNHCR
Son smartphone est, pour Youssouf, son « bien le plus précieux ». Grâce à son portable, ce jeune réfugié peut appeler son père resté en Syrie. © B. Sokol/UNHCR


Si on étudie le contenu des sacs des réfugiés (a) qui prennent des bateaux au péril de leur vie pour rallier l’Europe, on trouvera des effets divers et variés, à l’exception d’un objet commun : un smartphone.

On a reproché à ces réfugiés de posséder un smartphone (a), mais ce que leurs détracteurs ne comprennent pas, c’est que ces appareils onéreux permettent aux réfugiés de fuir les guerres et les persécutions et qu’ils sont indispensables à leur survie en terre étrangère. Grâce à ces outils, ils peuvent également raconter leur épopée à la planète entière et relater ce qui constitue la plus grande crise de ce type depuis la Seconde Guerre mondiale (a).

Cet exode est le premier de l’ère du tout numérique et cet élément bouleverse les conditions mêmes de la fuite des réfugiés vers le continent européen. Les technologies employées par les réfugiés leur évitent bien des écueils et contribuent aussi à remettre en cause les stéréotypes à leur égard. Beaucoup de réfugiés syriens, iraquiens, afghans et d’ailleurs cheminant vers l’Europe ont montré, grâce à leur smartphone, que tous les réfugiés ne sont pas désargentés et qu’ils fuient parce qu’ils craignent pour leur vie.

Comment devenir un innovateur du numérique au Pakistan

Anna O'Donnell's picture
 Empower Pakistan/Banque mondiale


Où que vous viviez, et à condition d’avoir accès à un ordinateur et à Internet, il vous est aujourd'hui possible de suivre des cours en ligne, travailler à l’international ou collaborer avec d’autres jeunes du monde entier.

Pour le Pakistan, ces nouvelles communautés connectées pourraient bien constituer une excellente solution à court terme au problème de la création d’emplois.

Près de 100 millions de Pakistanais ont moins de 24 ans. Créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité pour cette nouvelle génération va constituer un enjeu majeur pour le développement du pays. Selon ses propres estimations, le Pakistan aura besoin d’une croissance annuelle de 7 % pour faire entrer tous ces jeunes dans la vie économique active et productive. Cependant, les contraintes en matière d’approvisionnement énergétique, de budget et de capacités publiques vont rendre cet objectif difficile à atteindre à court terme.

Régler la crise syrienne : une responsabilité collective

Jim Yong Kim's picture
© Dominic Chavez / Banque mondiale
 

Comment un parent en arrive-t-il à embarquer son enfant dans un bateau surchargé pour s’aventurer sur une mer agitée ? Le choix est déchirant : rester dans son pays, et y subir la violence, ou s’enfuir vers une vie de dénuement. Dans un cas comme dans l’autre, la survie n’est pas garantie.
 
Un choix impossible, auquel personne ne devrait être confronté. Un choix que bien des Syriens sont pourtant forcés de faire, optant de plus en plus pour la fuite alors que le conflit dans ce pays entre dans sa sixième année.
 
Il est temps pour les dirigeants de ce monde de rechercher des solutions aux problèmes que pose le conflit syrien. Les morts sont déjà trop nombreux. Des millions de vies ont été bouleversées. Aujourd’hui, le Gouvernement du Royaume-Uni s’affirme comme chef de file en invitant les dirigeants du monde à répondre à la crise humanitaire pressante dans la région, conséquence d’un conflit qui a déjà trop duré.

La jeunesse vulnérable d’Afrique subsaharienne : donner un visage aux statistiques

Keiko Inoue's picture
Environ 89 millions de jeunes âgés de 12-24 ans ne sont pas scolarisés en Afrique subsaharienne

Qui sont les jeunes vulnérables ? C’est pour tenter d’apporter des réponses plus satisfaisantes à cette question que nous nous sommes rendues, en 2013, au Libéria (a). Nous voulions donner un visage à des statistiques qui montraient que certains jeunes étaient plus vulnérables que d’autres, notamment les jeunes vivant en milieu rural, les jeunes mères, les anciens combattants, les pauvres et ceux qui n’ont pas assez d’instruction.

COP 21 : faire entendre la voix des jeunes

Nelly Diane Alemfack's picture
Selon Nelly Alemfack, centre, « Les jeunes Africains doivent se mobiliser et se rassembler pour faire pression sur leurs gouvernements » afin qu'ils s'engagent davantage dans la lutte contre le changement climatique. 

Ce n’est un secret pour personne, la Terre se réchauffe. En tant qu’Africaine née au Cameroun, j’ai pu constater personnellement les effets dévastateurs de ce réchauffement et je n’ignore pas les dangers auxquels mon continent et mes compatriotes sont exposés en l’absence de mesures fortes pour faire baisser les températures. Les solutions et les actions concrètes existent mais elles ne suffiront pas. Pour gagner la bataille contre le réchauffement planétaire, il est indispensable que les jeunes et les futures générations s’approprient ces solutions.

L’avenir est entre ses mains

Bassam Sebti's picture
Seasme Street - L'avenir est entre ses mains

On dit d’elle qu’elle a des idées bien arrêtées. Elle s’appelle Shams, est pleine d’entrain et d’énergie, et a des rêves d’avenir ambitieux. La petite fille aide les autres enfants et les encourage à apprendre et à jouer.

Mais Shams n’est pas une vraie petite fille. C’est une marionnette, l’un des personnages les plus populaires d’Iftah Ya Simisim, la version arabe de la célèbre série américaine pour enfants Sesame Street, qui a été lancée dans le monde arabe dans les années 80.

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