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Résultats de l’enquête TIMSS 2015 sur le niveau des élèves en maths et sciences : les points à retenir

Marguerite Clarke's picture
Les pays qui se distinguent favorablement dans l’enquête TIMSS accordent une attention particulière à la qualité de leurs enseignants. (Photo : Dominic Chavez, Banque mondiale)

Le 29 novembre dernier, l’IEA (a) a publié les derniers résultats de son enquête internationale sur le niveau des élèves en mathématiques et en sciences. La cuvée 2015 de l’étude TIMSS (pour « Trends in International Mathematics and Science Study ») a concerné plus de 600 000 élèves issus de 60 pays à travers le monde, en fin de quatrième et huitième années du cursus scolaire et en dernière année du cycle secondaire.

Dans les semaines et les mois à venir, les résultats seront passés au crible et un travail de recherche sera effectué pour expliquer les performances de divers pays. En attendant, voici neuf points qui me paraissent essentiels...

Agir ensemble pour relever les défis du développement du 21e siècle

Axel van Trotsenburg's picture
Avec l'IDA, la fin de l’extrême pauvreté est à notre portée


J’ai eu la chance d’assister récemment à la réalisation en direct d’une fresque retraçant l’histoire de l’IDA. Cette œuvre d’art vient donner vie aux nombreuses transformations que le monde a connues depuis la création, en 1960, du fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres : de la Révolution verte qui a sauvé l’Asie du Sud d’une famine généralisée dans les années 70 au protocole de Montréal pour protéger la couche d’ozone, en passant par la reconstruction des maisons et des écoles après le séisme qui a dévasté Haïti en 2010.

Violences contre les femmes et VIH au Brésil : deux épidémies qui se recoupent

Kristin Kay Gundersen's picture

Au Brésil (a), une femme est victime de violences toutes les 15 secondes (a) et 23 % des Brésiliennes (p) subiront des violences au cours de leur vie. Si les conséquences de ces violences sur les victimes sont considérables et nombreuses, leurs effets sur la santé des femmes sont loin d’avoir fait l’objet d’une attention soutenue dans ce pays. Une question, en particulier, mérite d’être approfondie : les femmes victimes de violences au Brésil sont-elles plus exposées au VIH ?
 
En Amérique latine et aux Caraïbes, le Brésil détient un triste record, avec 730 000 personnes séropositives (a). Il fait également partie du groupe des 15 pays qui abritent à eux seuls 75 % du nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde. Si, à l’échelle nationale, l’épidémie est considérée comme stable, son incidence est en hausse dans certaines régions et parmi certaines catégories de femmes (a).
 
Le VIH est particulièrement répandu dans le Sud-Est et le Sud (p), qui regroupent respectivement 56 % et 20 % de tous les séropositifs (a) du pays. Or ces deux régions se distinguent également par des taux de violences contre les femmes particulièrement élevés. Au Brésil, violences sexuelles et VIH sont de toute évidence liés (a), puisque 98 % des femmes vivant avec le VIH ont subi des violences sexuelles dans leur vie et 79 % ont signalé des violences avant d’être diagnostiquées séropositives.
 
Malgré tout, rares sont les recherches menées au Brésil sur le lien entre violences contre les femmes et VIH. D’où une collaboration entre chercheurs de l’université de Californie (San Diego), de l’université de Campinas (São Paulo) et l’université du Rio Grande do Sul (Porto Alegre), qui a permis d’étudier de manière très originale les recoupements entre ces deux épidémies.
 
Les chercheurs se sont intéressés aux villes affichant les plus forts taux de violences faites aux femmes et la plus forte prévalence du VIH, à savoir São Paulo dans le Sud-est et Porto Alegre dans le Sud. Leur but ? Décrire les facteurs contextuels des violences et analyser leurs liens avec l’infection par le VIH.
 
Pour cela, les chercheurs ont fusionné deux études démographiques utilisant les mêmes méthodes d’échantillonnage réalisées dans les deux villes et retenu 3 326 femmes âgées de 18 à 49 ans fréquentant des dispensaires publics : 2 000 pour São Paulo et 1 326 pour Porto Alegre. Les enquêtes menées auprès des femmes ont dégagé de nombreux éléments sur les violences et les facteurs d’ordre social et environnemental entravant l’accès à des services de prévention sanitaire.
 

Graphique : Combien d'étudiants par enseignant dans le monde ?

Tariq Khokhar's picture

En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, le nombre d'étudiants par enseignant est plus de deux fois supérieur par rapport à l'Europe et l'Amérique du Nord. Lié à la taille des classes, le ratio élèves-enseignant est souvent utilisé pour comparer la qualité de la scolarité entre les pays.

Sommet de la jeunesse 2016 : découvrez les équipes finalistes du concours sur l’éducation au 21e siècle

Jewel McFadden's picture


Un peu partout dans le monde, les systèmes éducatifs ne parviennent pas à apporter aux jeunes les compétences dont ils ont besoin pour réaliser pleinement leur potentiel. Les défis sont nombreux et complexes, mais quelles sont les solutions qui pourraient permettre de transformer l’éducation ?
 

Quelles sont les destinations favorites des talents internationaux ?

Bassam Sebti's picture


Une nouvelle étude de la Banque mondiale estime que 28 millions de migrants très qualifiés résidaient en 2010 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit une hausse de pratiquement 130 % depuis 1990. À eux seuls, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie attirent près de 70 % de ces flux.
 

De la formation à l’emploi au Sénégal : permettre aux jeunes d’être le moteur de la croissance

Mouhamadou Moustapha Lo's picture



Comme beaucoup de pays africains, le Sénégal est marqué par une population jeune à la recherche d’emplois et de salaires décents. Le rapport sur le dernier recensement national de la population sénégalaise publié tous les dix ans par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), révèle que la moyenne d’âge de la population est de 22 ans et qu’un Sénégalais sur deux a moins de 18 ans. Les moins de 15 ans représentent plus de 42 % de la population, dénotant clairement la prédominance des jeunes dans la population. Il s’agit néanmoins de la couche de la population la plus touchée par le chômage et le sous-emploi. Et les jeunes représentent 60 % des demandeurs d’emploi.

Sommet sur le capital humain : les investissements dans la petite enfance sont une priorité

Donna Barne's picture



En ouverture des Assemblées annuelles, le Groupe de la Banque mondiale organisait un sommet sur le capital humain afin de défendre l’utilité économique des investissements dans la petite enfance pour soutenir la croissance et le développement.

Neuf pays en développement ont répondu à l’appel, s’engageant à améliorer les programmes de nutrition, de santé et d’éducation destinés aux jeunes enfants. Face à la nécessité de lutter contre la malnutrition infantile, le manque d’activités d’éveil et d’apprentissage et d’autres problèmes retentissant sur la santé et le développement des enfants, ces pionniers devraient faire des émules dans les prochaines années.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a souligné que, faute d’œuvrer au plein épanouissement des plus jeunes, les pays pourraient bien compromettre leur compétitivité future sur les marchés mondiaux : selon une étude récente de l’institution, les retards de croissance dans l’enfance auront en effet un coût économique majeur, amputant le PIB par habitant de 7 % en moyenne et jusqu’à respectivement 9 et 10 % en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Dans son intervention liminaire, Jim Yong Kim a souligné les dangers de la dénutrition et du manque de stimulation ainsi que les autres menaces sur la santé et le bien-être des jeunes enfants. L’UNICEF vient d’établir qu’un enfant sur 45 dans le monde a dû quitter son foyer et est aujourd’hui déraciné. Un quart des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique et sont trop petits pour leur âge, le taux pouvant atteindre dans certains cas 50 %.

Un monde où chacun compte, grâce à la technologie

Arathi Sundaravadanan's picture

Identité pour le développement -Banque mondiale Live

Pour la plupart des gens, rien d’extraordinaire à présenter une carte d’identité pour ouvrir un compte en banque ou même patienter pendant plusieurs heures pour obtenir un permis ou une pièce d’identité. Pourtant, 1,5 milliard d’individus dans le monde continuent d’être privés de tout moyen d’établir leur identité : une situation qui leur interdit de faire ces démarches simples, mais essentielles.

Cette question de l’accès des habitants des pays en développement à une identification individuelle grâce à la technologie était au cœur d’une discussion organisée en marge des Assemblées annuelles et intitulée « État civil et développement : exploiter les solutions numériques ». Animé par le nouvel économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer, le panel réunissait Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances d’Indonésie, Ajay Pandey, directeur général de l’Agence indienne d’identification biométrique, Justin Forsyth, directeur exécutif adjoint de l’UNICEF, Tara Nathan, vice-présidente exécutive pour les partenariats public-privé chez MasterCard, et John Giusti, responsable des questions de réglementation pour GSMA, une association de 800 opérateurs de téléphonie mobile.

Un stage consacré à la promotion des stages au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Juliette Rosenberg's picture
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En Amérique du Nord, tous les lycéens savent que mettre à profit ses vacances d’été est important, que ce soit pour travailler dans un restaurant au salaire minimum ou se lever tôt pour effectuer un stage. Car les universités auprès desquelles ils postuleront ne manqueront pas de prendre en compte les efforts qu’ils auront consentis dans ces expériences professionnelles. Et, à l’instar de leurs futurs employeurs, elles ne feront probablement guère cas d’un étudiant qui n’aura rien fait de ces vacances…

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