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Mariages précoces aux Caraïbes : l’histoire de ma nani (ma grand-mère maternelle)

Kavell Joseph's picture

Plages immaculées et soleil étincelant : voici les images qui viennent spontanément à l’esprit quand on évoque les Caraïbes. Mais derrière la carte postale bleu azur se cache une pratique ancestrale, toujours en vigueur dans la région, celle des mariages d’enfants.
 
Ma nani (mot hindi pour « grand-mère maternelle ») est née dans une famille modeste sur l’île de la Trinité. Enfant et adolescente, elle travaillait dans une plantation de canne à sucre avec ses frères et sœurs. Mais ni ce travail manuel ni la pauvreté ne l’avaient préparée à ce qui l’attendait le jour où sa mère est morte.

La délégation olympique des réfugiés : un message doux-amer au monde

Farhad Peikar's picture

Des milliers de spectateurs se sont levés pour montrer leur soutien tandis que des millions de téléspectateurs à travers le monde ont suivi en direct les images de la première délégation olympique de réfugiés alors que ses membres foulaient le stade Maracanã lors de la cérémonie d’ouverture des J.O. de Rio.

Les six hommes et les quatre femmes qui la composent (cinq coureurs sud-soudanais, deux judokas congolais [RDC], deux nageurs syriens et un marathonien éthiopien) ont été sélectionnés parmi un groupe de 43 candidats possibles.

L'annonce de leur participation restera incontestablement l’un des moments les plus forts des Jeux olympiques de 2016. En portant le drapeau olympique, les 10 athlètes ont adressé ensemble un message d’espoir aux millions de jeunes gens contraints à l’exil.

Nous aurions tort de ne pas nous réjouir de cette initiative historique et sans précédent dans le monde du sport, et il faut saluer les nombreux acteurs qui l'ont rendue possible. Mais dans un monde idéal, une telle équipe n’aurait pas lieu d’exister. Les moments de joie, rares et précieux, générés par l'initiative ne sauraient masquer la réalité des souffrances vécues chaque jour dans les camps de réfugiés du monde entier. L’existence même de cette délégation nous rappelle que la communauté internationale a échoué à aider plus de 65 millions de personnes déplacées à retrouver leur domicile, ou ne serait-ce qu'à leur trouver un nouveau lieu de résidence permanent. Ces athlètes représentent une communauté en exil qui fuit les conflits, les guerres civiles, les agressions, les famines, la pauvreté et les maladies — dans certaines situations, l’enlisement est tel que presque tout espoir s'est envolé pour ces populations acculées.

Les jeunes acteurs de la paix, sortis des barricades pour monter sur les planches

Bassam Sebti's picture
​Selon Aristote, les bonnes habitudes acquises dans la jeunesse sont décisives. Les jeunes garçons et filles libanais dont il est question ici ne le démentiront pas.

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont pauvres et au chômage. Ils habitent à Tripoli et appartiennent à deux communautés en conflit : les résidents sunnites du quartier de Bab al-Tabbaneh et les alaouites de Jabal Mohsen. 

Mais au début de l’année 2015, les autorités ont imposé un cessez-le-feu pour mettre un terme à une spirale d’affrontements féroces et sont parvenues à ramener le calme dans la ville.

C’est à ce moment-là qu’une association libanaise qui promeut la paix grâce à l’art a approché ces jeunes pour un drôle de recrutement. En fait, un casting interconfessionnel pour une pièce de théâtre...

Graphique : Dans quelles régions trouve-t-on le plus de jeunes sans emploi ?

Tariq Khokhar's picture

Un tiers des 1,8 milliard de jeunes dans le monde n’a actuellement pas d’emploi et ne suit ni études ni formation. Sur le milliard de jeunes supplémentaires qui vont arriver sur le marché du travail au cours des dix prochaines années, seuls 40 % devraient pouvoir trouver un emploi qui existe aujourd’hui. L’économie mondiale devra créer 600 millions d’emplois au cours des dix prochaines années rien que pour garder le rythme prévu des taux d’emploi des jeunes. 

Du canot pneumatique à l’épreuve de natation à Rio : une histoire de résilience

Bassam Sebti's picture
Photo : HCR
Photo : HCR


Par une glaciale journée d’octobre 2015, Rami Anis, 24 ans, embarque à bord d’un canot pneumatique sur la mer Égée. Il quitte la Turquie à destination de l’Europe, dans l’espoir d’une vie meilleure, loin de la guerre et des difficultés.

En regardant les autres personnes sur le bateau, il est horrifié : il y a des enfants, des hommes et des femmes. Bien qu’étant un nageur professionnel, il est obsédé par l’idée qu’ils puissent ne jamais arriver à bon port.

« Avec la mer, on ne plaisante pas », affirme le réfugié syrien.

Mais le 11 août, Rami n’aura pas peur de se jeter à l’eau, car c’est aux Jeux olympiques qu’il va nager. Au terme d’un voyage éprouvant, il a réussi à atteindre la Belgique. Parti d’Istanbul, il s’est rendu à Izmir, puis en Grèce, avant de démarrer un périple à travers la Macédoine, la Serbie, la Croatie, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne et enfin la Belgique.

Rami participera aux Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro en tant que membre de l’équipe d’athlètes réfugiés — la première en son genre — et défilera à la cérémonie d’ouverture avec le drapeau olympique, juste devant le Brésil, pays hôte de la compétition.

Lumières, moteur, #ClimateAction !

Pabsy Pabalan's picture

Si je vous demande quel film a changé votre vie ou vous a donné envie de vous engager, il y a fort à parier que vous me parlerez d’un blockbuster, ou peut-être d’un documentaire sur une cause humanitaire. Chaque histoire est vécue différemment par chacun d’entre nous. La vraie question est : jusqu’où ces histoires peuvent-elles nous mener ?

Doter les jeunes du monde entier des compétences du 21e siècle

Matt Hobson's picture
Egalement disponible en : English

Regroupement de jeunes (c) Banque mondiale

La Journée mondiale des compétences des jeunes est l’occasion de s’intéresser aux millions de jeunes gens victimes des failles d’un système qui, loin de leur faire acquérir les qualifications recherchées par les employeur actuels, engendre un « déficit de compétences ».

Les jeunes sont censés avoir assimilé dans leur adolescence ces facteurs fondamentaux décisifs (a) que sont les compétences essentielles pour la vie et l’emploi. Or, pour bon nombre d’entre eux, ces acquis ne leur permettent pas de réussir dans le monde du travail actuel — un drame quand on sait que lorsque les jeunes sont mis sur la touche, c’est toute l’économie qui en pâtit. Régulièrement, les employeurs déplorent le manque d’adéquation des profils, qui agit comme un frein à leur productivité.

Les jeunes africains ne recherchent pas une aide, mais un lien de partenariat et de confiance

Daniella Van Leggelo-Padilla's picture
 Pape Ndiaye, founder of Yeesal, Cherif Ndiaye, founder of Ecoles au Senegal, Daniella van Leggelo-Padilla, Thierno Niang and Mamadou Ndoye, co-founders of Rev’evolution.
De gauche à droite : Pape Ndiaye, fondateur de Yeesal, Cherif Ndiaye, fondateur d'Ecoles au Sénégal, Daniella van Leggelo-Padilla, Thierno Niang et Mamadou Ndoye, cofondateurs de Rev’evolution.

 « La mentalité des jeunes Sénégalais est en train de changer. Ils n’attendent plus que le travail leur tombe du ciel, ils prennent les choses en main et créent des emplois pour eux-mêmes et les autres comme eux. » C’est Thierno Niang qui parle et ses propos ont trouvé une résonance particulière en moi. Cet entrepreneur social de 30 ans a cofondé avec d’autres jeunes Rev’evolution, un incubateur de start-up autofinancé. Je l’ai rencontré lorsque je recrutais des modérateurs pour le  Forum sur l’emploi, la formation et l’inclusion des jeunes : partage des connaissances en Afrique subsaharienne, premier événement du genre organisé par le bureau de la Banque mondiale au Sénégal.

Graphique : Les populations les plus jeunes sont en Afrique

Tariq Khokhar's picture

Un tiers de la population mondiale est âgée de moins de 20 ans. Mais certains pays ont une population plus jeune que les autres. Dans près de 40 pays africains, plus de la moitié de la population a moins de 20 ans. En revanche, dans les 30 pays les plus riches, les moins de 20 ans représentent moins de 20 % de la population.

La jeune Afghane qui rappe contre les mariages forcés

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Sonita Alizadeh - Music4dev - Banque mondiale

La jeune rappeuse afghane, Sonita Alizadeh, dénonce les mariages forcés que les parents imposent à leurs filles dès le plus jeune âge. Elle est bien placée pour en parler : elle avait 10 ans quand sa mère a voulu la vendre en mariage pour la première fois. L’argent devait servir à payer le mariage de son frère. Il y aura une deuxième tentative, six ans plus tard, mais Sonita Alizadeh se battra bec et ongles pour échapper à un mariage forcé

Contrairement à beaucoup de jeunes filles dans son pays, elle a osé défier sa mère et une tradition qui perdure depuis des générations.  « Mes parents ont compris que j’avais le pouvoir d’agir et ils ont cessé de penser que je devais me marier », a confié Sonita. « À présent, ils me soutiennent et m’encouragent dans mes choix. »

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