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Protection sociale et main-d`œuvre

52 %, chiffre emblématique de la Libye

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 Heba Elgazar

Un Libyen sur deux, soit plus précisément 52 % de la population, est âgé de 24 ans ou moins.

Un combattant rebelle sur deux, soit plus précisément 52 % d’entre eux, était auparavant à la recherche d’un emploi ou étudiant.

Pourquoi ces chiffres sont-ils importants ?

Depuis mon dernier séjour à Tripoli, le conflit qui sévit en Libye est venu jeter une lumière crue sur ces pourcentages. Pourtant en avril dernier, de nouvelles perspectives, que j’évoquerai plus bas, avaient vu le jour. La Libye possède assurément un immense potentiel, du fait de ses ressources naturelles et de sa situation géographique. 

Le chômage des jeunes, région par région

Leila Rafei's picture

La célébration de la Journée internationale de la jeunesse, dans quelques jours, me plonge dans un certain nombre de réflexions, liées notamment aux difficultés que rencontrent les jeunes dans le monde. S’il est un problème quasi universel, c’est bien celui du chômage des jeunes – qui reste plus de deux fois supérieur à celui de la population générale.
 
Or, chacun sait que la pression démographique, en particulier dans les pays en développement, rajeunit la pyramide des âges. Comment cela se traduit-il, concrètement, pour les millions de jeunes qui accèdent chaque année au marché du travail ?

Quand on parle du « chômage des jeunes », on vise les individus âgés de 15 à 24 ans qui n’exercent aucune activité alors qu’ils sont disponibles et qui ont été en recherche d’emploi dans un passé récent. Je m’appuie, plus bas, sur des données tirées des Indicateurs du développement dans le monde. Ces chiffres sont produits à l’origine par l’Organisation internationale du travail (OIT), qui établit ses propres estimations et effectue un travail d’harmonisation pour débusquer les incohérences au niveau des sources de données, des définitions et des méthodologies. Ils peuvent donc différer des publications officielles des bureaux nationaux de la statistique.
 
L’Asie, championne du monde de l’emploi des jeunes

En 20 ans, le taux régional de chômage des jeunes n’a guère évolué. L’Asie du Sud comme l’Asie de l’Est et le Pacifique affichent les meilleures performances, avec un taux proche des 10 % sur toute la période. L’inverse prévaut dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), qui détiennent le record du chômage des jeunes depuis les années 1990 : en 2012, la région affichait un taux de 27 %. Mais c’est en Europe et en Asie centrale que la progression du chômage des jeunes a été la plus forte, après des années de recul, puisqu’il a franchi la barre des 20 % depuis la crise financière de 2008.

Chart 1

Les jeunes Egyptiens toujours en attente d'emplois

Raghada Abdel Hamed's picture
 World Bank l Kim Eun Yeul

L’éducation et l’emploi sont deux priorités essentielles aux yeux des jeunes Égyptiens. Alors que le pays conjugue ces promesses de changement au futur, les jeunes réclament plus d’emplois et une meilleure éducation maintenant.

Emploi et fécondité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : les mères à la rescousse ?

Farrukh Iqbal's picture
 Arne Hoel

Dans la plupart des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), les nouveaux entrants sur le marché du travail sont confrontés à des structures et à des politiques économiques qui, depuis longtemps, ne produisent plus des emplois en nombre suffisant. Ces dernières années, environ 5 millions de personnes par an ont atteint l’âge de travailler mais seulement 3 millions d’entre elles ont trouvé un emploi. Malheureusement, les troubles politiques actuels, ainsi que les conditions et politiques économiques qui les accompagnent, laissent à penser que le problème du chômage continuera de s’amplifier sur les années à venir.  

Nouvelles technologies, nouveaux temps de travail : vers une stratégie de création d’emplois dans le monde arabe

Kara Schoeffling's picture
 Arne Hoel

Ce n’est un secret pour personne : le taux de chômage des jeunes dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) est le plus élevé du monde, soit près de 30 % selon l’Organisation internationale du travail. Plus d’un jeune sur quatre est privé des moyens qui lui permettraient de prospérer sur le plan économique, les diplômes n’offrant malheureusement aucune garantie d’emploi. En dépit de ces sombres perspectives, une récente étude commandée par le géant des télécommunications qatari, Orredoo, laisse entendre que les jeunes gardent l’espoir d’un avenir radieux, espoir largement nourri par les innovations du XXIe siècle. L’enjeu est d’innover sur le plan technologique et de modifier notre façon de penser le travail afin de motiver les jeunes de la région MENA.

Jeunesse : un « agenda » mondial au-delà de l’emploi

Gloria La Cava's picture
 Arne Hoel

Alors que la communauté internationale définit le programme de développement pour l’après-2015, l’exclusion de la jeunesse s’impose comme un problème de taille. Les jeunes n’ont jamais été si nombreux et, depuis 2011, leur désillusion nourrit des mouvements de protestation contre le statu quo au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), mais aussi en Europe et en Amérique latine. La contestation populaire ne porte pas que sur l’emploi : elle remet en cause l’ordre établi, exige que l’avis des principaux intéressés soit pris en compte s’agissant de politiques qui concernent l’avenir de la jeunesse, et appelle à la justice, la liberté et la dignité.

La "wasta" continue de priver la jeunesse arabe des chances de vivre dignement

Jumana Alaref's picture
Young men from MENA - Arne Hoel

L’important, ce n'est pas ce que vous connaissez, mais qui vous connaissez. J’ai pu vérifier la pertinence et l’actualité de cet adage lors d’un récent voyage à Jérusalem-Est, ma ville natale. À cette occasion, j’ai demandé à ma famille et mes amis ce qu’ils pensaient de la perception selon laquelle le fait d’avoir des relations est la seule chose qui compte aujourd'hui pour trouver un emploi décent. Cette plainte est en effet récurrente parmi les jeunes du monde arabe.

Qui bénéficie de la hausse du salaire minimum dans le secteur public égyptien ?

Shanta Devarajan's picture
 Mohamed Kheidr

L’article récent publié dans Mada Masr (a) sur les « insuffisances » du nouveau salaire minimum dans le secteur public égyptien pointe du doigt une vérité — celle que l’augmentation exacerbera les inégalités — tout en avançant une explication inexacte — celle que le nouveau salaire minimum « n’est pas appliqué au plan national ou dans tous les secteurs ». Or, près des trois quarts des travailleurs égyptiens sont de petits exploitants agricoles, travaillent à leur compte ou dans le secteur informel : autant de personnes qui seront privées de la hausse du salaire minimum, qu’elle soit restreinte au secteur public ou non. 

Comment donner du travail à 865 millions de femmes

Nasim Novin's picture


Un soir, j'ai retrouvé mon amie Asma'a dans un café très prisé du Caire surplombant le Nil. Comme beaucoup de jeunes Égyptiens que j'ai rencontrés cet été-là, Asma'a est intelligente, motivée et… sans emploi. Après avoir décroché un diplôme de droit, elle a postulé sans succès à un nombre incalculable de postes, et quasiment abandonné tout espoir de trouver un emploi correspondant à sa formation. Ce soir-là, elle était particulièrement contrariée, car ses parents lui avaient interdit d'accepter un emploi de serveuse, jugeant ce travail moralement inacceptable. Plus découragée que jamais, Asma'a m'a confié qu'elle serait prête à accepter n'importe quel emploi, juste pour pouvoir travailler.

Asma'a fait partie des 865 millions de femmes dans le monde qui possèdent tout le potentiel nécessaire pour contribuer pleinement à l'économie mondiale. Ces femmes constituent une ressource précieuse pour générer de la croissance économique et nourrir le développement. Pourtant, la sous-utilisation de leurs compétences freine bon nombre de pays.

Comment créer des emplois pour les jeunes

Ravi Kumar's picture

Il y a plus de 1,2 milliard de jeunes de 15-24 ans dans le monde et la priorité, pour la grande majorité d'entre eux, c'est l'emploi. Selon un rapport récent de l'Organisation internationale du travail (OIT), ils sont plus de 75 millions à être sans emploi.

Pour que les jeunes puissent avancer sereinement vers l'âge adulte et contribuer à faire progresser la société, ils ont besoin de trouver du travail. La communauté internationale doit créer 5 millions d'emplois chaque mois au cours des 10 prochaines années afin d'assurer un avenir décent aux jeunes les plus pauvres.

À la Banque mondiale, nous savons que nous ne pourrons pas mettre fin à l'extrême pauvreté d'ici à 2030 sans aborder la question du chômage des jeunes. C'est pourquoi le 10 octobre, en partenariat avec le secteur public, la société civile et le secteur privé, le siège du Groupe de la Banque mondiale à Washington accueillera un débat global sur la création d'emplois pour les jeunes.


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