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Développement du secteur public

Ce qui Compte, ce n’est pas le Comment mais le Pourquoi

Shanta Devarajan's picture

Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog
 
Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

La technologie – un outil contre la corruption

Jim Yong Kim's picture

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et le président des Philippines, Benigno S. Aquino III, le 15 juillet 2014. © Dominic Chavez/Banque mondiale

On ne saurait trop insister sur l’importance de la bonne gouvernance à l’échelle de la planète. Sans elle, de nombreux gouvernements sont incapables d’assurer des services publics de qualité, l’offre d’éducation et de santé laisse souvent à désirer et la corruption fait des ravages, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, en bridant la croissance et en réduisant les perspectives. Nous ne parviendrons pas à réduire l’extrême pauvreté – sans parler de l’éradiquer définitivement – sans résoudre ce problème.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal montre l’exemple d’une gestion concertée d’un bassin de fleuve transfrontalier

Kabine Komara's picture

Le fleuve Sénégal est le troisième fleuve le plus long d’Afrique. Il prend sa naissance en Guinée et se jette dans l’océan Atlantique à Saint-Louis au Sénégal, après un parcours de près de 1 800 kilomètres à travers la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
 

Dans quelle mesure les marchés publics peuvent-ils favoriser l’activité des PME au Moyen-Orient et Afrique du Nord ?

Rachel Lipson's picture


Les décideurs politiques de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord se soucient aujourd’hui davantage des petites et moyennes entreprises. Les PME sont en effet perçues comme un puissant moteur économique pour de nombreux pays de la région : elles contribuent à stimuler la croissance, l’innovation et la concurrence, et jouent également un rôle significatif dans la création de nouveaux emplois sur des marchés où l’offre manque cruellement.

La technologie suffit-elle à garantir la transparence budgétaire et l'ouverture? Les leçons tirées en Asie de l'Est et en Afrique du Nord

Tina George Karippacheril's picture

Les 6 et 7 mai 2014, l'Indonésie a accueilli la conférence régionale du Partenariat pour un  gouvernement ouvert (OGP) à Bali, une étape importante dans sa présidence de l'OGP. Autour des thèmes mobilisateurs de l'innovation, de l'ouverture et de la participation citoyenne, la transparence budgétaire, et notamment sa mise en œuvre par le biais de la technologie, est l'un des sujets dont les représentants des pouvoirs publics, de la société civile, des entreprises, des universités et des médias ont discuté.

Le développement du secteur privé, un levier de croissance pour le Maroc

Joumana Cobein's picture
Vendeur dans son magasin -  Arne Hoel

Comme pour la majorité des pays de la région Moyen-Orient  et Afrique du Nord (MENA), la bonne santé de l’économie marocaine repose encore bien souvent sur l’activité du secteur public. Les prévisions actuelles s’accordant autour d’un taux proche de 3% pour 2014 (après avoir atteint 5% de croissance annuelle en 2011), le secteur public marocain a bel et bien besoin de soutien.

Partager les expériences pour renforcer l'égalité hommes-femmes en Afrique subsaharienne

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Le 27 Février, un atelier régional de haut niveau a débuté à Lomé (Togo), avec la participation des ministres en charge de la promotion de la femme et des représentants de 11 pays d'Afrique de l'Ouest et Centrale. Le thème principal de l’atelier était le rapport du Groupe de la Banque mondiale, « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2014 : Lever les obstacles au renforcement de l’égalité hommes-femmes ». Un dîner de bienvenue précédant l'ouverture officielle de l'événement a révélé le dynamisme des ministres participants - toutes des femmes -, de même que les réalités et enjeux communs à leurs nations. La plupart se réunissaient pour la première fois et cette occasion unique a permis le partage des expériences et des points de vue sur les lois, les normes culturelles et les rôles traditionnels au sein de la famille.

Les discours d'ouverture de l'atelier reflètent bien l'importance de l'égalité hommes-femmes pour la région. En accueillant l'événement, Monsieur Hervé Assah, Représentant Résident de la Banque mondiale au Togo, a noté que : « Sous-investir dans le capital humain que constituent les femmes est un véritable frein à la réduction de la pauvreté et limite considérablement les perspectives de développement sur le plan économique et social ». Ces préoccupations ont été reprises par la Ministre de l'Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l'Alphabétisation du Togo, Mme Dédé Ahoéfa Ekoué, qui a souligné l'importance de la participation des femmes dans la société et dans l'économie, à la fois au Togo et dans le monde. Le ton était donc donné pour cet événement de deux jours, qui visait à la fois à mettre en évidence les récentes réformes adoptées par les pays de la région et à promouvoir le partage d'expériences, les défis et les bonnes pratiques entre les participants pour promouvoir l'inclusion économique des femmes.

Nouvelle aide à la Jordanie pour soutenir la croissance et l'emploi

Eric Le Borgne's picture
 
Vidéo
Eric Le Borgne, économiste principal, nous fait part des détails de la nouvelle aide de la Banque mondiale à la Jordanie.

Qui bénéficie de la hausse du salaire minimum dans le secteur public égyptien ?

Shanta Devarajan's picture
 Mohamed Kheidr

L’article récent publié dans Mada Masr (a) sur les « insuffisances » du nouveau salaire minimum dans le secteur public égyptien pointe du doigt une vérité — celle que l’augmentation exacerbera les inégalités — tout en avançant une explication inexacte — celle que le nouveau salaire minimum « n’est pas appliqué au plan national ou dans tous les secteurs ». Or, près des trois quarts des travailleurs égyptiens sont de petits exploitants agricoles, travaillent à leur compte ou dans le secteur informel : autant de personnes qui seront privées de la hausse du salaire minimum, qu’elle soit restreinte au secteur public ou non. 

Quelles sont les Sources de la Corruption ?

Augusto Lopez-Claros's picture

Dans un précédent blog j’ai évoqué les facteurs qui concourent à faire de la corruption un sujet désormais central dans les débats autour de ce qui constitue une gestion économique saine. L’origine de la corruption est un aspect connexe : d’où vient-elle, de quoi se nourrit-elle et comment est-elle devenue cet obstacle à un développement économique durable ?

Les économistes semblent d’accord sur un point : l’apparition de pratiques corrompues est liée aux attributs d’un État en matière de répartition des richesses. Pour le meilleur ou pour le pire, l’État a pris une place grandissante dans l’économie au cours des 100 dernières années : en 1913, les 13 plus puissantes économies du monde (qui assuraient l’essentiel de la production mondiale) affichaient un rapport dépenses publiques/PIB d’environ 12 %. En 1990, ce rapport était passé à 43 % et, dans bien des cas, il dépassait les 50 %. Cette montée en puissance est associée aux multiples avantages découlant du contrôle de l’État mais aussi aux différentes solutions dont dispose un État pour imposer des coûts sociaux. Même si omniprésence étatique ne rime pas toujours avec corruption généralisée — les pays nordiques le montrent bien — il faut reconnaître que plus les interactions entre fonctionnaires et citoyens sont nombreuses, plus les occasions pour les seconds de vouloir graisser la patte aux premiers (pour bénéficier d’avantages indus ou pour s’affranchir de responsabilités ou de coûts qui leur incombent) augmentent.


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