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La Conférence de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté fête ses 20 ans

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Photo: Nok Lek/Shutterstock.com

Lorsqu’en 1999 quelques passionnés décident de se retrouver chaque année pour promouvoir que le développement des politiques et interventions foncières n’est plus simplement basé sur la seule idéologie mais sur des analyses de données solides, peu de gens aurait parié sur la pérennité d’une telle initiative.

Vingt ans plus tard, cette modeste réunion est devenue une conférence mondiale qui rassemble chaque année plus de 1 500 personnes. Hauts responsables, autres représentants du gouvernement, universitaires, représentants de la société civile, du secteur privé, et des partenaires techniques et financiers - se retrouvent pour discuter des derniers résultats de la recherche, des avancées des politiques et des bonnes pratiques en matière de gouvernance foncière, dans le monde entier.

Les catastrophes naturelles sont la partie émergée de l’iceberg au Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

Ede Ijjasz-Vasquez's picture
 

De plus en plus, la résilience fait partie des attributs jugés essentiels d’un système urbain efficace. Souvent, les discussions autour de cette question tournent autour des catastrophes liées aux risques naturels. Or, les villes subissent d’autres formes de chocs et de stress. Celles de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) n’y échappent pas et sont au moins autant, si ce n’est plus, exposées à un vaste ensemble de chocs.

Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ne peuvent pas rater le virage de la quatrième révolution industrielle

Ferid Belhaj's picture

Le modèle d’industrialisation qui s’appliquait traditionnellement aux pays en développement n’est peut-être plus opérant pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Mais il n’y a pas lieu de s’en désoler. D’abord parce que l’horizon des chaînes de montage automobile n’est plus celui auquel aspirent les générations jeunes et instruites de la région. Et ensuite parce que les tâches répétitives du travail à la chaîne seront de plus en plus exécutées par des machines. Aussi l'accélération des évolutions technologiques, qui sous-tend ce processus, ouvre-t-elle de nouvelles perspectives aux pays en développement. La région MENA a rendez-vous avec la « quatrième révolution industrielle », et c’est une opportunité qu'elle ne peut pas laisser passer. 
 

Arbres et forêts jouent un rôle essentiel pour le climat et la lutte contre la pauvreté. Les femmes aussi.

Patti Kristjanson's picture
Liberian woman's forest product market stand. © Gerardo Segura/World Bank
© Gerardo Segura/Banque mondiale

Selon les estimations du Global Forest Watch (a), la planète a perdu environ 337 millions d'hectares de couverture forestière tropicale, soit une superficie de la taille de l’Inde, entre 2001 et 2017.

Il semble donc que nous soyons en train de perdre la bataille, si ce n’est la guerre, contre la déforestation tropicale. Mais pas seulement. Car si la déforestation tropicale était un pays, elle se classerait au troisième rang des plus gros émetteurs de carbone (a). Le monde se prive ainsi d’une arme puissante dans la lutte contre le changement climatique et, au-delà, contre la pauvreté. La question centrale est donc de savoir ce que les investisseurs, les pouvoirs publics et les autres acteurs du secteur forestier peuvent faire pour inverser ces tendances alarmantes.

Le riz, source d’opportunités en Côte d’Ivoire : agriculteurs et meuniers montrent la voie.

Raphaela Karlen's picture
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Zié Coulibaly, directeur du moulin à riz de Katiola, dans la région du Hambol, Côte d’Ivoire. Photo : Raphaela Karlen/Banque mondiale

À l’heure de la récolte du riz dans la région du Hambol, au centre de la Côte d’Ivoire, Sali Soro veille à ce que cette importante journée se déroule sans accroc. Membre de la Coop-CA Hambol (une coopérative régionale de riziculteurs des plaines de Lopé), Sali est parvenue à louer l’une des rares batteuses disponibles dans la région. Les ouvriers ont apporté la machine sur sa parcelle au petit matin et le ronronnement de la batteuse résonne depuis lors.

Pour l'IDA, la Journée des femmes, c’est tous les jours

Akihiko Nishio's picture
Basira Basiratkha, principale du lycée expérimental féminin de Hérat, en Afghanistan. Son école a bénéficié d'un programme soutenu par l'IDA. © Graham Crouch / Banque mondiale

À la Banque mondiale, nous savons qu’aucun pays, aucune communauté ni aucune économie ne peut exprimer tout son potentiel et relever les défis du XXIe siècle sans garantir la participation pleine et entière des femmes et des hommes, des filles et des garçons, sur un pied d’égalité. C'est particulièrement vrai dans les pays en développement auxquels vient en aide l'Association internationale de développement (IDA), l'institution de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres de la planète.

Ces dernières années, les pays qui bénéficient de l’aide de l’IDA ont fait des progrès encourageants pour combler les écarts entre les femmes et les hommes, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation. L'espérance de vie des femmes y est supérieure, en moyenne, à celle des hommes (66 ans contre 62 ans). Les filles ont rattrapé voire dépassé les garçons en ce qui concerne la scolarisation et l'achèvement du cycle primaire, ainsi que le passage à l'enseignement secondaire.

Quand la routine tue des emplois

Hernan Winkler's picture
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La diffusion rapide des technologies numériques profite en général aux travailleurs dont les compétences sont difficiles à remplacer par l’ordinateur, comme la créativité, les relations interpersonnelles ou les qualités de leader. Crédit photographique : Sarah Farhat (Banque mondiale)

Si, face aux actuelles mutations du travail, les diplômes restent importants, les compétences constituent un atout particulièrement précieux.

Prenez deux enseignants, l’un en Norvège et l’autre dans un pays africain : la palette de compétences attendue du premier sera probablement différente de celle dont le second a besoin. La maîtrise de compétences numériques ou de langues étrangères, notamment, peut servir à un enseignant d’un pays développé, alors que dans le reste du monde, ces attributs ne sont peut-être pas aussi indispensables pour devenir un bon professeur.

Les femmes et la conservation de la nature : un scénario « win-WiNN »

Claudia Sobrevila's picture
Purnima Devi Barman and the "Hargila Army" receiving an award for their work to protect the Greater Adjutant stork. Photo: © Courtesy of Purnima Devi Barman. 
Purnima Devi Barman et « l’armée du Hargila » récompensées pour leur travail en faveur de la protection du marabout argala. Photo : © Avec la permission de Purnima Devi Barman.

Les projets de conservation que nous soutenons se caractérisent souvent par l’absence de réseaux permettant aux femmes de partager leurs idées et d’apprendre les unes des autres.

D’où le souhait de constituer un réseau intégralement féminin pour aider celles qui s’engagent dans la protection de la nature et leur donner des moyens d’agir, qui débouchera sur l’idée du WiNN, le Réseau des femmes pour la nature (a), fondé en 2013 par deux d’entre nous et douze autres femmes.

Géré par des volontaires, le réseau WiNN s’adresse aux femmes souhaitant contribuer à la conservation de la nature. Plateforme d’interaction et de partage d’expériences, il a pour objectif de renforcer l’impact des mesures de préservation et d’ouvrir la voie à la prochaine génération de chefs de file.

Investir dans les femmes pour dynamiser la croissance dans la région MENA

Lili Mottaghi's picture

Dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), 20 % seulement des femmes en âge de travailler exercent un emploi ou en recherchent un activement. Les femmes ne représentent actuellement que 21 % de la population active et elles contribuent à seulement 18 % du PIB régional (a). Si, au cours de la décennie écoulée, la région MENA était parvenue à résorber l’écart entre les taux d’activité des hommes et des femmes, son taux de croissance aurait été deux fois supérieur, avec, à la clé, un gain d’environ 1 000 milliards de dollars en production cumulée. Or, au contraire, le fossé hommes-femmes sur le marché du travail « traditionnel » s’est étendu au reste de l'économie, et notamment au secteur des nouvelles technologies, où la population féminine est à la traîne en matière d’accessibilité et d’utilisation des services numériques Dans la région MENA, une femme a 9 % de chances en moins qu’un homme de posséder un téléphone portable et 21 % de chances en moins (a) d’utiliser une connexion internet mobile. 

Démystifier l'apprentissage automatique pour mieux gérer les risques de catastrophe

Giuseppe Molinario's picture

L’« intelligence artificielle » peut apparaître à certains comme un terme mystérieux évoquant essentiellement des robots et des supercalculateurs. Pourtant les algorithmes d’apprentissage automatique et leurs applications, même s’ils peuvent être complexes sur le plan mathématique, sont relativement simples à comprendre. D'ailleurs, les spécialistes de la gestion des risques de catastrophe et de la résilience les utilisent de plus en plus pour collecter des données plus fiables sur les risques et la vulnérabilité, prendre des décisions mieux éclairées et, en définitive, sauver des vies.

Bien que l’on utilise souvent indifféremment les deux termes, les implications de l’intelligence artificielle vont bien plus loin que celles de l’apprentissage automatique. L’intelligence artificielle évoque des images de futurs sombres, comme dans Terminator, mais en réalité, ce dont nous disposons aujourd'hui et pour longtemps encore, ce sont simplement d’ordinateurs qui apprennent à partir de données, de manière autonome ou semi-autonome — d’où le terme d’apprentissage automatique ou machine learning en anglais.

Une note d'orientation (a) publiée par la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophe et le relèvement (GFDRR) (a) clarifie et démystifie les concepts d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle. Plusieurs études de cas spécifiques illustrant les applications de l’apprentissage automatique pour la gestion des risques de catastrophe y sont détaillées. Cette note d’orientation est précieuse pour de nombreux acteurs, qu’il s’agisse des professionnels de la gestion des risques de catastrophe sur le terrain, des spécialistes des données sur les risques ou de toute autre personne intéressée par ce domaine de l’informatique.

L'apprentissage automatique sur le terrain 

Dans l’une de ces études de cas, des images prises par des drones et des photos à l’échelle de la rue ont été intégrées aux algorithmes pour détecter automatiquement les bâtiments dont la structure est fragile ou les plus susceptibles de s’effondrer lors d’un séisme. Il s’agit d’un projet mis en œuvre à Guatemala City par l’équipe d’appui aux activités de géolocalisation de la Banque mondiale (GOST), et c’est l’une des très nombreuses situations pour lesquelles de grandes quantités de données, traitées par apprentissage automatique, peuvent avoir des répercussions très concrètes et considérables sur les vies et les biens en cas de catastrophe.


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