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L’infrastructure à la rescousse de l’emploi

Les besoins d’infrastructures dans la région sont estimés à 106 milliards de dollars par an sur une décennie. Si elle parvenait à satisfaire ces besoins, la région pourrait créer 2 millions d’emplois directs et 2,5 millions d’emplois liés à l’infrastructure, sachant cependant que ce potentiel varie beaucoup d’un pays et d’un secteur à l’autre. En raison des disparités de revenu par habitant, un milliard de dépenses crée six fois plus d’emplois à Djibouti qu’au Liban, mais il sera beaucoup plus facile pour ce dernier de financer ses dépenses d’investissement. De même, pour un montant identique de dépenses, celles consacrées à la construction de routes et de ponts créeront deux fois plus d’emplois directs que n’importe quel autre secteur.

Mesurer les avancées après le Printemps arabe

Omer Karasapan's picture

À quels indicateurs recourir pour évaluer si nos pays sont sur la voie d’une croissance "inclusive" et "durable" à l’heure où ils tournent le dos aux régimes du passé et à leurs politiques caractérisées par le népotisme et souvent marquées par les gaspillages ? C’est une question récurrente, à la fois au sein de la Banque et à l’extérieur. Eh bien, ces indicateurs sont justement en cours d’élaboration et vont permettre de mesurer un certain nombre d’aspects liés à la transition dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Pour paraphraser Jeffrey Sachs, le développement durable consiste à parvenir à une croissance économique largement partagée et protégeant les ressources vitales de la planète. Or, notre économie mondiale actuelle n’est pas durable : plus d’un milliard de personnes sont exclues du progrès économique et l’environnement planétaire souffre de très graves dommages causés par l’activité humaine.

Faut-il continuer à s’inquiéter des prix alimentaires?

Otaviano Canuto's picture

Les prix des produits alimentaires baissent enfin après une année d’envolées périodiques et de grande instabilité. Mais la vigilance reste de mise : certaines denrées demeurent très chères et, à travers le monde, des millions de personnes risquent encore de souffrir de la malnutrition et de la faim.

Comment parler au cœur de toutes les familles

Inger Andersen's picture

Durant le chat en direct que j’ai accueilli le mois dernier, nous avons abordé nombre de sujets importants. Mais il est un sujet que le nuage de mots généré à partir de la discussion a fait ressortir au premier plan. C’est celui de l’ÉDUCATION.

Rien de surprenant à cela. J’imagine que nombre des internautes qui ont participé au chat étaient jeunes et, chez les jeunes, les questions d’éducation et d’emploi revêtent une importance toute particulière. Cela fait maintenant plusieurs années que mes collègues, à la Banque mondiale, travaillent sur le thème de l’éducation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), en se concentrant plus spécifiquement sur l’aspect qualitatif de l’enseignement.

Tout le monde à bord et en route pour la transparence !

Lydia Habhab's picture

Francis Maude, secrétaire d’État au Cabinet Office britannique, s’est récemment exprimé, à la Banque mondiale, sur la transparence au Royaume-Uni. Il en a décrit la dynamique classique : "Les membres de la classe politique pensent que la transparence est un excellent thème de campagne. Une fois élus, ils pensent que la transparence est une excellente idée, parce qu’elle expose au grand jour ce qu’ont fait leurs prédécesseurs. Mais après un an environ, la transparence ne leur semble plus une si bonne idée que ça, car ils doivent eux-mêmes s’exposer." On ne saurait mieux dire.

Des pirates, des ports et de la pauvreté

Simon Bell's picture

Un petit pays d’Afrique, démuni et exposé à la sécheresse. Un taux  de chômage culminant à 70 % chez les jeunes, et un taux de pauvreté de 40 %. Une forte dépendance aux activités d’un port par lequel transite la majeure partie des importations et des exportations éthiopiennes. Quelques bases militaires étrangères, qui ont peu de liens avec l’économie locale. Des pirates sévissant au large des côtes de la région, comme dans un mauvais film avec Johnny Depp.

Création d’emplois : un rôle majeur pour les grandes entreprises

Bob Rijkers's picture

Les programmes de promotion des PME gagnent progressivement en popularité. Si l’on a encore du mal à démontrer leur efficacité, leur prééminence politique s’appuie sur la conviction que les petites entreprises croissent plus vite et créent le plus d’emplois. Notre analyse préliminaire du registre tunisien du commerce et des sociétés, qui recense des informations longitudinales sur toutes les entreprises immatriculées entre 1996 et 2010, dégage trois faits stylisés suggérant que les grandes entreprises jouent un rôle nettement plus important que les petites dans la création d’emplois et la croissance.

Ce que veut la jeunesse yéménite

Wael Zakout's picture

Lors de ma première visite au Yémen, j’ai rencontré un groupe de jeunes gens dans la capitale, Sanaa. L’objectif de cette réunion était de découvrir ce que pensent les jeunes, ce qui leur paraît important et comment la Banque mondiale peut les aider à atteindre leurs objectifs.

J’ai été stupéfait par leur lucidité quant aux priorités, immédiates et à court terme. Ils affichaient un enthousiasme débordant, empreint d’un amour inconditionnel pour leur pays, qu’ils veulent servir et développer. Ils se sont dits tout à fait prêts à participer au dialogue national et à œuvrer à la construction d’un nouvel État citoyen, pour peu qu’on leur en donne la possibilité.

L’exode d’Égypte (Partie 2)

Khaled Sherif's picture

À l’intérieur du terminal 1, c’est le chaos. Le chaos absolu. Dans un bâtiment pouvant accueillir peut-être deux mille personnes, il s’en masse dix mille, voire davantage. Et tout le monde pousse pour pouvoir entrer. Je ne sais pas du tout où a bien pu passer mon chauffeur, et, comme tout le monde, je commence à pousser moi aussi. Soudain, je vois une femme qui s’accroche désespérément à la main d’un petit enfant devant moi.

La corruption n’est pas inscrite dans les gènes culturels

World Bank  l Arne Hoel 2011

En 2002, avant la révolution, la Géorgie se situait au 83e rang dans l’indice de perception de la corruption établi par Transparency International, juste après le Venezuela et bien au-dessous de nombreux pays d’Afrique du Nord. En 2011, la voilà au 35e rang, devançant très nettement tous les pays d’Afrique du Nord. La Géorgie occupe désormais la deuxième place parmi les pays d’Europe centrale et orientale.

Comment la Géorgie est-elle parvenue à un tel résultat ?


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