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La "croissance inclusive" vue par les citoyens du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

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La semaine dernière, j’étais à Abou Dhabi pour un cours organisé conjointement par la Banque mondiale et le Fonds monétaire arabe et consacré aux politiques de croissance inclusive. Le cours était destiné à des décideurs de haut et moyen niveau et des agents de l’État opérant dans les banques centrales et les ministères des finances de seize pays arabes. Mon intervention était programmée juste après le mot d’ouverture et se composait de deux sessions sur les tendances économiques dans la région et les ressorts d’une croissance inclusive.

Le 25 janvier : une date à jamais gravée dans la mémoire des Égyptiens

Khaled Sherif's picture

Ce mardi 25 janvier 2011 avait commencé comme n’importe quel autre mardi en Égypte. J’étais arrivé trois jours avant, au chevet de ma mère hospitalisée. La veille et l’avant-veille, tout était normal, même si nous nous attendions tous à des manifestations le mardi. Mais pratiquement tout le monde — y compris les services de sécurité — n’en faisait pas plus de cas que ça.

Comment le marché juge la révolution et les élections égyptiennes

Les élections égyptiennes se sont traduites par des gains modestes à la Bourse du Caire. L’indice EGX 30 a gagné 6 % par rapport au mois de novembre, soit avant les élections, tandis que l’EGX 100 a enregistré une hausse de 1 %.  Le marché apparaît donc prudemment optimiste quant aux inclinaisons libérales du nouveau Parlement.  Avec une progression de 16 %, le secteur des télécommunications sort grand gagnant même si ce succès doit sans doute plus au retour en Bourse d’Orascom — après sa scission — qu’aux élections. 

L’après-Printemps arabe, les islamistes et l’AKP turc

Omer Karasapan's picture

À bien des égards, on peut déjà dire si la Turquie est ou non un modèle pour un certain nombre de formations politiques de la région MENA : la réponse est un oui indiscutable, même s’il n’a pas nécessairement beaucoup d’écho. Depuis la proximité de leurs dénominations — du moins en Égypte, au Maroc et en Turquie —, qui renvoient toutes aux notions de justice, de développement et de liberté, à un appui affiché à la démocratie politique et au pluralisme, les partis islamistes égyptien, marocain et tunisien peuvent être apparentés à l’AKP turc (Parti pour la justice et le développement), dont ils semblent largement épouser les positions, à savoir un soutien ostensible à la démocratie multipartite et au libéralisme économique.

Une année d’incertitudes et de vulnérabilités en perspective, par Andrew Burns

Une nouvelle année vient de s’ouvrir. Une année pleine d’incertitudes à la suite de la chute de l’économie amorcée en août 2011. L’aggravation de la crise de la dette européenne et la rétrogradation de la note souveraine des États-Unis ont provoqué la dégringolade des marchés financiers à travers la planète. 

En cinq mois seulement, les places boursières ont essuyé 6 500 milliards de dollars (9,5 % du PIB mondial) de perte de richesse. Celles des pays en développement se sont dévalorisées de 8,5 % entre fin juillet 2011 et début janvier 2012.

L’avis du romancier algérien Yasmina Khadra sur les évènements du Printemps arabe

Imane Ikkez's picture

Du 12 décembre 2011 au 2 janvier 2012 Youthink! -- le site jeunesse de la Banque mondiale -- a recueilli les questions soumises sur sa page facebook à l'attention du romancier algérien Yasmina Khadra. Auteur incontournable (plus de 500 000 exemplaires vendus en France rien que pour l’année 2008 avec son roman Ce que le jour doit à la nuit), Yasmina Khadra est connu dans le monde entier (ses ouvrages sont édités en 33 langues différentes dans plus de 40 pays)p our ses romans engagés en faveur de la paix en Afrique et au Moyen-Orient.

Aujourd’hui, Youthink! publie les réponses de Yasmina Khadra en deux parties.

S’adapter au changement climatique

Dorte Verner's picture

Le changement climatique affecte le bien-être des populations de multiples façons, que ce soit à travers les moyens de subsistance, la santé, l’accès à l’eau et aux biens ou encore les relations hommes/femmes, dans les villes comme dans les campagnes. Il faut agir et c’est là toute la vocation de ce rapport.

Subventions, aversion aux pertes et leçons d’Iran

On s’accorde à penser que les subventions devraient être remplacées par des transferts monétaires ciblés. Mais, bizarrement, les bénéficiaires préfèrent souvent les subventions — ou du moins, c’est ce qu’ils prétendent. En premier lieu, ils y voient un moyen de se prémunir contre la volatilité des prix : qu’il s’agisse de subventions ad valorem ou de contrôle des prix, elles permettent de mieux aplanir les difficultés dans les mauvaises passes parce qu’elles augmentent avec les prix. En second lieu, les bénéficiaires tendent à craindre que les fonds se substituant aux subventions ne leur seront pas versés.


La "killer app" oubliée : l’autonomisation des femmes et leur contribution économique

Nadereh Chamlou's picture

À l’Ouest, on pense généralement que les Occidentales ont toujours eu des droits économiques supérieurs à ceux de leurs semblables du reste du monde et que la chrétienté ne pratiquait pas de discrimination entre les sexes. C’est faux. Pendant pratiquement 1 400 ans, les femmes des pays musulmans ont devancé les Occidentales. Elles avaient le droit explicite d’hériter — même si leur part ne représentait que la moitié de celle des hommes. Elles bénéficiaient en outre d’une indépendance financière totale pour gérer leurs biens, pouvaient être propriétaires et avaient le droit de signer des contrats légaux sans interférence d’un homme de la famille (la charia interdit aux hommes de se mêler des affaires d’une femme si celle-ci ne le souhaite pas).


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