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Création d’emplois : un rôle majeur pour les grandes entreprises

Bob Rijkers's picture

Les programmes de promotion des PME gagnent progressivement en popularité. Si l’on a encore du mal à démontrer leur efficacité, leur prééminence politique s’appuie sur la conviction que les petites entreprises croissent plus vite et créent le plus d’emplois. Notre analyse préliminaire du registre tunisien du commerce et des sociétés, qui recense des informations longitudinales sur toutes les entreprises immatriculées entre 1996 et 2010, dégage trois faits stylisés suggérant que les grandes entreprises jouent un rôle nettement plus important que les petites dans la création d’emplois et la croissance.

Ce que veut la jeunesse yéménite

Wael Zakout's picture

Lors de ma première visite au Yémen, j’ai rencontré un groupe de jeunes gens dans la capitale, Sanaa. L’objectif de cette réunion était de découvrir ce que pensent les jeunes, ce qui leur paraît important et comment la Banque mondiale peut les aider à atteindre leurs objectifs.

J’ai été stupéfait par leur lucidité quant aux priorités, immédiates et à court terme. Ils affichaient un enthousiasme débordant, empreint d’un amour inconditionnel pour leur pays, qu’ils veulent servir et développer. Ils se sont dits tout à fait prêts à participer au dialogue national et à œuvrer à la construction d’un nouvel État citoyen, pour peu qu’on leur en donne la possibilité.

L’exode d’Égypte (Partie 2)

Khaled Sherif's picture

À l’intérieur du terminal 1, c’est le chaos. Le chaos absolu. Dans un bâtiment pouvant accueillir peut-être deux mille personnes, il s’en masse dix mille, voire davantage. Et tout le monde pousse pour pouvoir entrer. Je ne sais pas du tout où a bien pu passer mon chauffeur, et, comme tout le monde, je commence à pousser moi aussi. Soudain, je vois une femme qui s’accroche désespérément à la main d’un petit enfant devant moi.

La corruption n’est pas inscrite dans les gènes culturels

World Bank  l Arne Hoel 2011

En 2002, avant la révolution, la Géorgie se situait au 83e rang dans l’indice de perception de la corruption établi par Transparency International, juste après le Venezuela et bien au-dessous de nombreux pays d’Afrique du Nord. En 2011, la voilà au 35e rang, devançant très nettement tous les pays d’Afrique du Nord. La Géorgie occupe désormais la deuxième place parmi les pays d’Europe centrale et orientale.

Comment la Géorgie est-elle parvenue à un tel résultat ?

La gouvernance sous toutes ses facettes - Quel rôle joue la Banque mondiale ?

Guenter Heidenhof's picture

On me demande souvent ce que la Banque mondiale entend par le terme de "gouvernance". Beaucoup pensent que les activités menées dans ce domaine relèvent essentiellement de la lutte contre la fraude et de la corruption. C’est vrai, mais en partie seulement. La fraude et la corruption sont, à nos yeux, les conséquences visibles — ou les symptômes si vous préférez — des failles des institutions et des systèmes publics.

L’exode d’Égypte (Partie 1)

Khaled Sherif's picture

Le téléphone sonne. Il me réveille peu avant 7 heures du matin. Je n’ai quasiment pas dormi de la nuit en raison du vacarme incessant des mitraillettes au-dehors. Et cela fait une semaine que cela dure, depuis l’instauration du couvre-feu. Dès que la nuit tombe, les tirs commencent et ne s’arrêtent qu’aux premières lueurs du jour.

La responsabilisation, un impératif en Tunisie : donnez votre avis ici

Eileen Murray's picture

Votre voixLa Tunisie l’a prouvé voici un an : la voix des citoyens compte. La responsabilisation est un impératif et les dirigeants doivent être légitimes. L’onde révolutionnaire partie de Tunisie s’est propagée à l’ensemble de la région MENA, donnant ainsi naissance à ce qui est désormais désigné comme le "Printemps arabe". Les citoyens ont revendiqué le droit de s’exprimer et réclamé des comptes. Ils veulent aussi des opportunités pour tous et non plus pour une poignée de privilégiés. La Banque mondiale a pris des mesures importantes pour appuyer ce changement rapide et positif.

Davos et le nouveau discours arabe

Omer Karasapan's picture

La semaine dernière, le site  Al-Arabiya News publiait un article sur les nouveaux visages du monde arabe à Davos — et sur ceux du passé : "Pendant des années, le gouvernement égyptien n’a négligé aucun effort ni denier pour impressionner les foules à Davos. Ministres du commerce, des investissements ou des finances étaient toujours à l’affût du prochain débat ou de la prochaine interview, et Gamal Moubarak affichait le visage d’une Égypte plus moderne et dynamique. Des hordes d’entrepreneurs affluaient à la chasse aux affaires, dans le sillage dense et protecteur de la représentation gouvernementale, à laquelle acteurs et autres pop stars apportaient une touche branchée. Telle est était la délégation égyptienne avant le 25 janvier 2011."

La "croissance inclusive" vue par les citoyens du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

Elena Ianchovichina's picture

La semaine dernière, j’étais à Abou Dhabi pour un cours organisé conjointement par la Banque mondiale et le Fonds monétaire arabe et consacré aux politiques de croissance inclusive. Le cours était destiné à des décideurs de haut et moyen niveau et des agents de l’État opérant dans les banques centrales et les ministères des finances de seize pays arabes. Mon intervention était programmée juste après le mot d’ouverture et se composait de deux sessions sur les tendances économiques dans la région et les ressorts d’une croissance inclusive.

Le 25 janvier : une date à jamais gravée dans la mémoire des Égyptiens

Khaled Sherif's picture

Ce mardi 25 janvier 2011 avait commencé comme n’importe quel autre mardi en Égypte. J’étais arrivé trois jours avant, au chevet de ma mère hospitalisée. La veille et l’avant-veille, tout était normal, même si nous nous attendions tous à des manifestations le mardi. Mais pratiquement tout le monde — y compris les services de sécurité — n’en faisait pas plus de cas que ça.


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