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La hausse des prix des matières premières se poursuivra en 2018

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Les prix des matières premières industrielles devraient se tasser en 2018, après les fortes hausses enregistrées cette année, annonce l’édition d’octobre du Commodity Markets Outlook.
Selon la publication périodique de la Banque mondiale consacrée aux marchés des matières premières, le baril de pétrole devrait atteindre un prix moyen de 56 dollars l’année prochaine, contre 53 dollars en 2017. Une hausse imputable à l’augmentation constante de la demande, à la réduction des volumes de production chez les exportateurs d’or noir et à la stabilisation de l’extraction d’huile de schiste aux États-Unis.

Ces prévisions sont légèrement revues à la baisse par rapport au mois d’avril, et sont tributaires d’un certain nombre de risques. Des incertitudes entourent notamment la production de la Libye, du Nigéria et du Venezuela, tandis que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres producteurs pourraient décider de reconduire leur accord de l’année passée et s’entendre pour continuer à limiter l’extraction, ce qui maintiendrait les pressions à la hausse sur les prix. Les prix pourraient toutefois reculer si cet accord n’est pas reconduit ou si les États-Unis augmentent leur production d’huile de schiste en tirant parti des coûts réduits d’exploitation.

Comment intensifier la coopération entre banque nationales de développement, secteur privé et banques multilatérales de développement

Ceyla Pazarbasioglu's picture

Les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI se sont conclues il y a peu. Le programme était riche et il a permis d’évoquer nombre de sujets fondamentaux pour l’action du Groupe de la Banque mondiale.

Et l’un de ces sujets me tient tout particulièrement à cœur : celui du rôle que les banques nationales de développement peuvent jouer pour combler le lourd déficit de financements indispensables pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), ou comment passer « des milliards aux milliers de milliards de dollars » (a).

Depuis l’adoption des ODD, la communauté internationale du développement s’efforce de trouver de nouveaux modes de financement, d’attirer le secteur privé et de mettre en place des partenariats public-privé efficaces.

C’est là qu’interviennent les banques nationales de développement, car elles exercent une fonction capitale pour mobiliser des sources privées de financement.

Une nouvelle génération de PDG : être chef d'entreprise quand on est une femme en Afrique de l’Ouest

Alexandre Laure's picture

Comment se sent-on quand on met sur pied et gère un incubateur en tant que femme ? La réponse, comme partout ailleurs dans le monde pour les femmes qui sont dans le monde du travail, est que c'est compliqué.

Dans de nombreux pays, il est encore rare de voir des femmes dans certains secteurs. Regina Mbodj, PDG du CTIC Dakar, connaît très peu de femmes au Sénégal ayant étudié les TIC : « Quand je suis rentrée à la maison et que j'ai raconté mes études, beaucoup de gens ont répondu : ‘Je pensais que seuls les hommes faisaient cela !’ »

Infrastructures scolaires et catastrophes naturelles – ce que nous savons et ne savons pas

Sameh Wahba's picture
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Crédits photo. : Tracy Ben/ Shutterstock

« Le 12 mai 2008, un séisme d'une magnitude de 8,0 sur l'échelle de Richter, qui s’est soudainement déclenché à 14 heures 28 minutes 04 secondes, a secoué la terre, déplaçant montagnes et rivières et laissant un pays fortement dévasté et divisé… »  Ceci est un extrait du rapport officiel chinois décrivant les conséquences catastrophiques du tremblement de terre qui, en frappant durement le Sichuan, a fait 5.335 morts ou disparus parmi les élèves et étudiants de la province.

Et voilà qu’il y a deux ans, au Népal, le 25 avril 2015, un séisme d’une magnitude de 7,8 a démoli ou irréparablement endommagé quelque 6.700 bâtiments scolaires. Heureusement que le séisme s’est produit un samedi, jour férié au Népal, sinon le bilan de morts et de blessés aurait pu être aussi sévère ou même bien pire qu’au Sichuan. De même, dans d’autres endroits du monde – au Pakistan, au Bangladesh, aux Philippines, à Haïti, en Équateur et, le plus récemment, au Mexique – des établissements scolaires ont été touchés par des catastrophes naturelles.

 Pourquoi les bâtiments scolaires s’effondrent-ils ?

Sept recommandations pour mieux mener votre recherche sur le terrain

Kabira Namit's picture
Un élève interrogé par une recenseuse à Wewak, Papouasie-Nouvelle-Guinée. (Photo: Kabira Namit / World Bank)


Vous comptez donc vous lancer dans des travaux de recherche sur le terrain ! Qu’il s’agisse d’un essai randomisé contrôlé ou d’une analyse quasi-expérimentale, j’espère que les conseils suivants vous seront utiles…
 
Consacrez le temps et l’effort nécessaires pour recruter et former vos recenseurs. Quelqu’un a dit une fois que la formation des recenseurs est pour 95 pourcent dans la réussite d’une étude menée sur le terrain. À mon avis, ce chiffre sous-estime l’importance de cette phase critique ! L’enthousiasme et la ténacité des recenseurs peuvent avoir un effet multiplicateur sur les efforts consentis lors de l’élaboration du plan de recherche, tout comme le manque d’enthousiasme et de ténacité peuvent les anéantir. En règle générale, il faut au moins une semaine pour former les recenseurs et leur faire tester l’instrument.  Il est bon également de rappeler aux recenseurs l’ambition de l’étude : notre travail commun vise à améliorer, même à petite échelle, les résultats scolaires des enfants de par le monde… et on se doit d’en être fier.  Les étudiants universitaires, encore aux études ou fraîchement diplômés, font d’habitude d’excellents recenseurs, car ils ont encore une passion pour le voyage et les nouvelles découvertes, se sentent plus à l’aise avec les appareils technologiques, sont mieux à même de supporter le travail ardu et peuvent marcher les trois heures supplémentaires qu’il faut pour parvenir à l’école qui, tirée au sort, se trouve au fin fond du territoire. 
 

L’éducation en Tunisie : la technologie, un outil pour améliorer l’école

Noah Yarrow's picture


En mai 2015, le ministère tunisien de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a lancé un programme baptisé « Solution numérique pour tous » dans le cadre d’un train de réformes plus large.

Renforcer la résilience en tirant les leçons des catastrophes naturelles

Christelle Chapoy's picture
Image de la Banque mondiale

Dans les Caraïbes, les tempêtes deviennent la « nouvelle norme ». © Banque mondiale

Un mois à peine après le passage dévastateur des ouragans Irma et Maria sur les Caraïbes, qui ont touché des millions d’habitants, les petites îles de la région n’ont pas d’autre choix que de reconstruire, mais en mieux : face à la récurrence accrue de ces phénomènes, il apparaît en effet indispensable de rendre les bâtiments plus solides et mieux adaptés à cette nouvelle réalité. La saison 2017 aura été particulièrement active de ce point de vue, avec une succession inédite de dix tempêtes se hissant dans la catégorie des ouragans.

Un message a dominé les rencontres entre délégués venus des Caraïbes et partenaires internationaux le mois dernier, pendant les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI : le fait que ces catastrophes pouvaient marquer un tournant décisif dans les efforts de renforcement de la résilience et servir à planifier un avenir plus durable. Le Premier ministre de la Grenade, M. Mitchell, a rappelé la détermination de son pays à reconstruire en mieux après le passage de l’ouragan Ivan, en 2004 : « Pour qu’une crise serve à quelque chose, il faut en tirer tous les enseignements », a-t-il déclaré.

Édition 2018 des statistiques sur la dette internationale : les prêts bilatéraux des BRIC aux pays à faible revenu ont doublé en 2016, pour atteindre 84 milliards de dollars

World Bank Data Team's picture
L’édition 2018 des statistiques sur la dette internationale (IDS) (a) vient d’être publiée. Elle fournit des statistiques et des analyses sur la dette extérieure et les flux financiers de toutes les économies du monde en 2016. Cette publication comprend plus de 200 indicateurs couvrant la période 1970-2016 pour la plupart des pays qui participent au système de notification de la dette de la Banque mondiale. Pour accéder au rapport et aux produits qui l’accompagnent : Cette nouvelle édition des IDS paraît moins de 10 mois seulement après la fin de la période de collecte des données pour l’année 2016 : c’est donc en un temps record que l’équipe du rapport a mis à la disposition du public des statistiques actualisées et exhaustives sur la dette. Outre les données disponibles en ligne sous des formats multiples, le rapport IDS comprend une analyse synthétique de la situation de la dette dans le monde, qui sera développée dans une série de bulletins dans l’année qui vient.

Pourquoi surveiller et analyser la dette ?

Le rapport IDS a pour objectif fondamental de mesurer les stocks (encours) et les flux de la dette des pays à revenu faible et intermédiaire, c’est-à-dire les capitaux empruntés auprès de créanciers étrangers. Sommairement, les stocks de dette correspondent aux paiements dus à des créanciers étrangers (capital et/ou intérêts) ; les flux correspondent quant à eux aux emprunts nouveaux et aux remboursements.

Ces données, qui sont produites par la Banque mondiale dans le cadre plus général de ses activités de suivi de la solvabilité de ses pays clients, sont largement utilisées en dehors de l’institution à des fins analytiques et opérationnelles. De fait, l’existence de crises de la dette à répétition, dont notamment la crise financière mondiale de 2008, vient souligner la nécessité de ces travaux de mesure et de suivi des dettes extérieures, ainsi que l’importance d’une gestion durable de l’endettement.

Nous retiendrons trois faits saillants de l’édition 2018 du rapport IDS :

Les pays à revenu faible et intermédiaire ont globalement connu une hausse des entrées nettes de capitaux, à l’exception des pays IDA

En 2016, les flux nets de capitaux vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont grimpé à 773 milliards de dollars, ce qui correspond à un montant trois fois supérieur à celui de 2015, mais qui reste inférieur aux niveaux enregistrés entre 2012 et 2014.​

Cette tendance ne s’applique pas toutefois aux pays les plus pauvres du monde : au sein des pays qui peuvent bénéficier de l’aide de l’IDA, ces flux ont chuté de 34 %, à 17,6 milliards de dollars (soit leur plus bas niveau depuis 2011), sous l’effet de la baisse des flux de capitaux provenant des créanciers bilatéraux et privés.

Investir dans la ressource humaine est un gage de croissance et de solidarité humaine

Jim Yong Kim's picture
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Dernièrement, j’ai prononcé un discours à l’université Columbia, à New York, dont on pourrait penser que j’ai passé ma vie à le préparer, depuis mes années d’étudiant en anthropologie à la présidence du Groupe de la Banque mondiale, en passant par mon expérience de médecin auprès des populations les plus déshéritées du monde et celle de président d’université.
 
Tout au long de ce parcours, j’ai acquis la conviction profonde que la lutte contre la pauvreté doit être la mission première de toute organisation et que nous avons aujourd’hui les moyens de mettre fin à l’extrême pauvreté.
 


C’est parce que j’ai vu le jour en Corée, peu après la fin de la guerre, que je crois qu’aucun pays n’est une cause perdue. En 1959, l’année de ma naissance, ce pays était l’un des plus pauvres du monde. La plupart des richesses minières et industrielles se trouvaient dans la moitié nord du pays, à proximité de la frontière, et les niveaux d’alphabétisation étaient inférieurs à 20 %. Aujourd’hui, la République de Corée fait partie des économies les plus avancées du monde. Et cela, elle ne le doit pas à ses ressources naturelles mais bien aux talents, aux compétences et aux savoirs de sa population.

Start-uppeuses et lutte contre la pauvreté : un potentiel inexploité

Jim Yong Kim's picture


À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), Kany Mafuta dirige une petite entreprise qui produit de la farine de manioc. La demande locale est en plein essor, mais l’entrepreneure n’a pas les moyens d’acquérir de nouveaux équipements pour développer son activité. Elle a bien obtenu un petit crédit dans le cadre d’un programme financé par le Groupe de la Banque mondiale, mais ne parvient pas à accéder à d’autres sources de capitaux : les banques locales ne lui proposent que des prêts à des taux d’intérêt prohibitifs. Et pourtant, avec ces financements supplémentaires, Kany Mafuta pourrait développer sa clientèle, augmenter sa production et aider ainsi à satisfaire la hausse de la demande de ce qui constitue un aliment de base en RDC, et, enfin, créer des emplois dans un pays où le taux de chômage est extraordinairement élevé.

Le cas de Kany Mafuta n’est pas singulier : il trouve un écho de San Francisco à Shanghai, en passant par Dakar. Qu’elles soient productrices de farine de manioc en RDC ou de blé dans le Dakota du Nord, les femmes entrepreneurs ont en commun d’être confrontées à des obstacles qui leur sont propres.

Rappelons qu’à l’échelle mondiale à peine plus de 30 % des entreprises officiellement enregistrées appartiennent à des femmes. Il est indispensable de faire croître considérablement ce chiffre car nous savons que les entreprises féminines contribuent à la création d’emplois, ce qui nous permettra d’atteindre d’autant plus vite notre objectif visant à mettre fin à l’extrême pauvreté à l’horizon 2030.


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