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En quoi la finance islamique peut-elle stimuler le développement des infrastructures ?

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Queen Alia International Airport, Jordan. © littlesam/Shutterstock


Le nombre d’infrastructures par habitant est très insuffisant dans beaucoup d'économies en développement. Par exemple, la capacité de production d’électricité par personne ne représente dans ces pays qu’un cinquième de celle des économies avancées. Or, on sait que la hausse des investissements infrastructurels dans les services économiques et sociaux est un moyen efficace de favoriser une croissance inclusive, mais aussi de renforcer la résilience des pays aux chocs mondiaux. Les investissements dans des infrastructures durables et de qualité, plus particulièrement, contribuent au financement de la transition vers un modèle économique décarboné et plus respectueux de l’environnement. Cela vaut notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et des transports à faibles émissions. Mais, compte tenu de l’ampleur des ressources nécessaires pour remédier au déficit actuel d’investissements, il est devenu impératif de mobiliser le secteur privé à cette fin, en particulier dans les pays où les transactions financières dans le domaine bancaire et les marchés de capitaux se conforment à la loi islamique (ou charia).

Les règles de la finance islamique définissent un système d’intermédiation financière éthique. Une approche « entrepreneuriale » qui exige une grande transparence et incite à un suivi plus étroit des projets, ce qui accroît l’efficacité sur le plan de la construction et de l’exploitation des infrastructures.

Le Yémen : un pays à la croisée de l’action humanitaire et des efforts de développement

Raja Bentaouet Kattan's picture


J’ai pris mes fonctions de responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Yémen au mois de juillet dernier. Beaucoup de choses se sont passées depuis, et il n’y a pas un jour sans que je ne sois impressionnée par la résilience et la force des Yéménites face à tant d’incertitudes et de difficultés. J’apprends aussi beaucoup d’une équipe qui s’attache sans relâche à innover et trouver des solutions qui améliorent les conditions de vie de la population.

Lutter contre la corruption, une évidence claire comme de l’eau de roche

Kristalina Georgieva's picture
Boule de verre © Katie Stevens/Shutterstock


Mes parents ne savaient pas que le prénom qu’ils avaient choisi pour moi signifiait « claire », « transparente » en espagnol. Mais ils connaissaient l’importance de la transparence, de l’honnêteté et de l’intégrité. J’ai grandi en Bulgarie avec ces valeurs ancrées en moi. Aujourd’hui, elles me tiennent à cœur dans mon travail à la Banque mondiale.

Le manque de transparence alimente la corruption, un fléau redoutable auquel les pauvres et les personnes vulnérables paient le plus lourd tribut. Ses effets sont très concrets : la corruption empêche les malades d’accéder aux soins et aux médicaments, entrave la construction d’écoles, entraîne la dévastation des routes sous la pluie et vide les caisses publiques. Dans les zones les plus fragiles de la planète, la corruption sape les efforts visant à instaurer la stabilité ou à empêcher la violence et l’extrémisme de prendre racine. 

Prévisions pour les marchés des produits de base : hausse modeste des prix pétroliers sur fond d’incertitudes commerciales

John Baffes's picture
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Les produits de base ont enregistré des tendances diverses ces derniers mois, marquées par la hausse des prix énergétiques et la baisse des cours des produits agricoles et des métaux, avec des prévisions de hausse ou de stabilisation à l’horizon 2019. Voici, en cinq graphiques, ce qu’il faut retenir de l’édition d’octobre du Commodity Markets Outlook (a).

Figure 1 : Les prévisions de hausse pour les prix énergétiques et agricoles en 2019 s’accompagnent d’une révision à la baisse pour tous les produits de base à l’exception de l’énergie et des engrais.

Plusieurs facteurs ont contribué à agiter les cours des matières premières cette année, des perturbations spécifiques qui ont touché certains produits de base à la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, en passant par la montée des tensions commerciales entre grandes puissances économiques et les pressions sur les marchés financiers de certaines économies émergentes et développement.

Forum de Paris sur la paix : prévenir les conflits, 100 ans après l’armistice de 1918

Franck Bousquet's picture
Antonio Guterres, Emmanuel Macron et Angela Merkel au Forum de Paris sur la paix. © Ibrahim Ajaja/Banque mondiale


Le 11 novembre, nous commémorions le centenaire de la fin de la Grande Guerre. Cent ans après qu’un armistice a mis fin officiellement à la première des guerres mondiales et a incité les belligérants à déposer les armes et à rétablir la paix. Nombre d’entre nous — les chanceux — vivons aujourd’hui toujours en paix. Mais combien sont encore otages des tragiques réalités des conflits : la guerre fait toujours rage en Syrie, au Yémen et en Iraq, et la violence ruine la vie de communautés entières à travers le monde.

La même semaine, les dirigeants du monde entier se sont retrouvés en France pour le Forum de Paris sur la paix. En plus de célébrer le centenaire de l’armistice, les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont réunis pour promouvoir le multilatéralisme et œuvrer pour apaiser les tensions internationales qui attisent la discorde. Le Forum a été le théâtre de promotion de multiples initiatives de prévention et d’échanges autour de : la coopération dans la lutte contre le changement climatique, la raréfaction des ressources, la mondialisation et les changements technologiques ; le renforcement des institutions pour mieux canaliser les rivalités entre puissances et administrer les biens publics mondiaux ; ou plus de justice pour atténuer les différends et les frustrations et une meilleure réglementation pour remédier aux inégalités et aux abus de pouvoir. 

La dette extérieure des pays à revenu faible et intermédiaire dépassait 7 000 milliards USD fin 2017

Evis Rucaj's picture
L’édition 2019 des IDS (a) vient d’être publiée.

Le nouveau rapport de statistiques sur la dette internationale (IDS) fournit des statistiques actualisées jusqu’en 2017, ainsi que des analyses sur la dette extérieure et les flux de capitaux pour toutes les économies du monde. Cette publication comprend plus de 200 indicateurs couvrant la période 1970-2017 pour la plupart des pays qui participent au système de notification de la dette de la Banque mondiale. Pour accéder au rapport et aux produits qui l’accompagnent : La nouvelle édition des IDS paraît moins de 10 mois seulement après la fin de la période de collecte des données pour l’année 2017 : c’est donc en un temps record que l’équipe du rapport a mis à la disposition du public des statistiques actualisées et exhaustives sur la dette. La publication permet d’accéder à des données pour chaque pays, mais aussi chaque région du monde et chaque catégorie d’économie. 

Outre les données disponibles en ligne sous des formats multiples, le rapport IDS comprend une analyse synthétique de la situation de la dette dans le monde, qui sera développée dans une série de bulletins dans l’année qui vient.

La révolution de l’intelligence artificielle au service de la résilience des habitations

Sarah Elizabeth Antos's picture
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Les algorithmes d’apprentissage automatique excellent à traiter des questions fermées qui supposent des réponses par oui ou non. Ils pourront par exemple balayer une quantité massive de données et nous dire si l’utilisation d’une carte de crédit semble frauduleuse ou si telle photo contient un chat. Mais ce n’est pas tout : ils peuvent aussi répondre à des questions complexes et subtiles.

Aujourd’hui, les algorithmes d’intelligence artificielle peuvent détecter plus de 100 types (a) de tumeurs cancéreuses avec une fiabilité supérieure à celle d’un œil humain expérimenté (a). De quoi nous donner des idées : et si l’apprentissage automatique pouvait nous aider à mieux localiser les populations et à en savoir plus sur leur habitat ? Dans les villes à l’expansion galopante et exposées aux catastrophes naturelles, pourrions-nous savoir si le mur d’une maison risque de s’effondrer durant un tremblement de terre ou un toit de s’envoler en cas d’ouragan ?

Investir dans la santé des femmes, des enfants et des adolescents pour lutter contre les inégalités entre les sexes

Kristalina Georgieva's picture

Aujourd’hui encore, dans presque tous les pays du monde, les femmes sont moins bien traitées que les hommes : leurs salaires sont plus faibles, elles sont moins présentes dans les entreprises, la politique et les cercles de décision, et leurs perspectives de vie sont nettement moins favorables que celles des hommes. 

Cette inégalité est préjudiciable à tous. Le monde serait 20 % plus prospère si les femmes étaient aussi bien payées que les hommes. Et en reculant ne serait-ce que de quelques années les mariages précoces dans les pays en développement, la production économique mondiale augmenterait de plus de 500 milliards de dollars par an d’ici à 2030. 

Cependant, ces pertes économiques ne sont pas le volet le plus grave du problème, car dans les pays pauvres, c’est la vie même des femmes et des jeunes filles qui est menacée.

Aider les femmes à franchir les portes de l’enseignement supérieur en Afghanistan

Muzhgan Aslami's picture
Etudiantes à la faculté de médecine de Kaboul. Photo : Rumi Consultancy/Banque mondiale

Pour une militante des droits des femmes comme moi qui a consacré les six dernières années de sa vie à l’émancipation féminine, l’accès des filles à l’éducation est essentiel.

Quand j’ai rejoint le ministère en qualité de spécialiste des questions de genre en 2016, mon principal objectif était de faire en sorte que les étudiantes ne rencontrent pas les obstacles que j’avais moi-même rencontrés lorsque j’étudiais à l’université de Kaboul.

Aujourd’hui, avec l’appui du Fonds pour la reconstruction de l’Afghanistan, nombre des difficultés dont j’ai été témoin ont disparu grâce au deuxième Plan stratégique national pour l’enseignement supérieur 2015–2019, conduit sous la houlette du HEDP.

Vers une mutation des banques traditionnelles en Afrique de l’Ouest ?

Laurent Gonnet's picture



Nouvellement affecté à Dakar, c’est tout naturellement que je décide d’entreprendre des démarches pour disposer de l’eau, de l’électricité, de l’internet et d’un compte en banque. Pour ce dernier, je choisis une grande banque de la place, pour sa réputation et son large réseau d’agences et de guichets automatiques. Ce qui va suivre n’est nullement une fiction mais bien une réalité qui me semblait avoir disparu depuis des années. En voici le récit.


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