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De nouvelles pistes pour créer davantage d’emplois pour les pauvres

Maria Laura Sanchez Puerta's picture
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Champ d'oignons au nord de la Côte d’Ivoire - Photo : Raphaela Karlen/Banque mondiale


En 2013, une personne sur dix dans le monde — soit environ 766 millions d’individus — vivait encore sous le seuil de pauvreté extrême. Pour la plupart (80 %), il s’agit de personnes vivant en milieu rurale avec un travail très peu productif (a). L’amélioration des perspectives d’emploi et de revenus pour ces travailleurs pauvres et vulnérables est au cœur du programme d’action du Groupe de la Banque mondiale et passera nécessairement par des initiatives globales d’insertion économique pour leur permettre d’accéder à des moyens de subsistance durables.

Le FEM, nouveau chef de file de la promotion de la ville durable

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Le FEM est prêt à donner une impulsion majeure à ces partenariats dans le monde entier. Photo : Shutterstock.com

Cet automne, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiera son rapport spécial sur les enjeux d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C. Cette publication tant attendue fournira pour la première fois au monde entier un état des lieux scientifique sur le rythme et l’ampleur de la réduction des émissions nécessaires pour empêcher un emballement du changement climatique. Le rapport du GIEC exposera les transformations systémiques qui sont indispensables pour éviter les conséquences de notre incapacité à limiter la pollution atmosphérique : élévation du niveau des mers, phénomènes météorologiques extrêmes, chocs sur les ressources alimentaires et en eau, recul des niveaux de vie...

Les villes font partie des systèmes qui doivent être transformés.

Les zones urbaines produisent actuellement 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) qui sont à l’origine des dérèglements climatiques, mais leur potentiel de réduction des émissions est immense. En outre, nombre des mesures susceptibles d’être déployées dans les villes pourraient générer des effets positifs considérables, allant de la création d’emplois à l’amélioration de la qualité de l’air.

Comment aider l’Afrique de l’Est à attirer des investissements dans des secteurs prioritaires

Axel van Trotsenburg's picture
© Sarah Farahat/Banque mondiale


Comment attirer davantage de financements privés dans l’agro-industrie, le logement et le tourisme en Afrique de l’Est ? C’est le thème choisi pour l’édition annuelle du Forum sur le financement du développement, qui réunit ce mois-ci à Kigali un large éventail de hauts responsables des secteurs public et privé. Aux yeux des dirigeants est-africains, ces trois secteurs sont essentiels au soutien de la croissance, à la création d’emplois et à la transformation économique durable de leurs pays, et sont donc appelés à jouer un rôle clé dans le développement de la région.

Le Groupe de la Banque mondiale parraine le Forum sur le financement du développement afin de mettre en contact les principales parties prenantes qui, en s’unissant, peuvent améliorer la situation de l’investissement dans les pays les moins avancés. Notre objectif est de déterminer les contributions que chaque acteur peut apporter et d’approfondir les idées, initiatives et collaborations prometteuses, afin de leur donner l’élan supplémentaire qui favorisera leur réussite. Pour les partenaires d’investissement, le moment est on ne peut plus propice pour miser sur une région aux économies extrêmement dynamiques et où nombre d’innovations sont mises en œuvre.

Il est temps de se concentrer sur la gestion de l'eau dans le monde arabe en tant que source de croissance et de stabilité

Anders Jagerskog's picture


À Gaza, l'eau potable a le goût de l'eau de mer. Des années de négligence et de mauvaise gestion, dues en grande partie à des conflits répétitifs, ont conduit à l'épuisement constant de l'aquifère naturel de Gaza. L'aquifère vide a été envahi par l'eau de mer et - alarmant pour la santé publique - les eaux usées non traitées.
Une série de sécheresses qui ont frappé la Syrie depuis 2006 ont détruit les moyens de subsistance de millions de syriens qui dépendaient sur l'agriculture. Les Nations Unies (ONU) ont estimé qu'entre 2008 et 2011, la sécheresse a affecté 1,3 million de personnes, dont 800000 "gravement touchées". Les populations ont été chassées de leurs terres, le niveau de pauvreté a augmenté et une partie de la population a été plongée dans une profonde insécurité alimentaire.

Après une catastrophe, comment rebâtir vite et mieux

Sameh Wahba's picture

Stéphane Hallegatte, économiste pour le Groupe changement climatique à la Banque mondiale, est un des auteurs principaux du rapport Building Back Better. Il répond ici aux questions de Sameh Wahba, directeur du pôle Développement social, rural et urbain et Résilience de la Banque mondiale.

Les conséquences d’une catastrophe naturelle affectent les plus pauvres de façon disproportionnée. C’est ce que révélait le rapport Indestructible, publié en 2017, une année où la saison des ouragans a été particulièrement tragique dans les Caraïbes, avec deux ouragans de catégorie 5 qui ont ravagé les îles de la Barbade, la Dominique et Saint-Martin.

Les pertes se comptent en vies humaines, bien sûr, mais aussi, inévitablement, en coût matériel, social, et économique. Comment les populations pauvres peuvent-elles se remettre d’un tel choc ? Pourquoi cela prend-il si longtemps pour reconstruire, rouvrir les écoles et les hôpitaux, recréer des emplois ? Pourquoi est-il si complexe de débloqués les fonds nécessaires à la reconstruction ?

Chaque catastrophe doit nous permettre de tirer des leçons et de mieux nous préparer à la prochaine. C’est pourquoi nous devons constamment nous interroger et nous améliorer, pour continuer d’accroître l’efficacité du combat que nous menons contre la pauvreté.

Tripoli : les jeunes libanais relancent les emplois liés au tourisme

Chadi Nachabe's picture


Alaa Jundi est libanais. Il a 27 ans et vit à Tebbaneh, dans la banlieue de Tripoli. Il n’a pas eu la chance de poursuivre ses études. Passionné d’art, il avait une ambition : devenir comédien. Ses espoirs déçus faute d’opportunités, il entreprend de suivre des cours artistiques dans le cadre d’un projet de la Banque mondiale. Il n’a pas d’autre objectif alors que d’enrichir ses compétences : « C’était comme un rêve au début, une façon d’occuper mon temps et de pratiquer mon hobby ». En réalité, ce que Alaa a appris lui permettra de monter, avec mon collègue, une entreprise spécialisée dans l’organisation d’événements et d’anniversaires pour les enfants.

Comprendre les risques d'inondation à Niamey grâce à la cartographie open source, aux drones et à la modélisation

Vivien Deparday's picture



Pendant des millénaires, le fleuve Niger a été le poumon socioéconomique du Niger, mais aussi des pays voisins du bassin du Niger. Pourtant, même si cette imposante voie navigable permet à de nombreux Nigériens de se nourrir, s’approvisionner en eau, et gagner leur vie, elle présente également un grave risque d'inondation en Afrique de l'Ouest pendant la saison des pluies. Au troisième trimestre 2017, les inondations massives dues aux fortes pluies ont coûté la vie à plus de 50 personnes et ont entraîné le déplacement de près de 200 000 personnes.

La tête dans le « nuage », ou comment donner à la jeunesse des pays MENA la clé de son avenir

Safaa El-Kogali's picture
Tech and Youth in MENA - Ahed Izhiman

Quand j’étais jeune, « consulter son courrier » signifiait aller à pied à la poste récupérer ses lettres, « tweet » désignait le gazouillis d’un oiseau et « nuage » était synonyme de pluie ! Rien à voir avec notre monde actuel…
 
 La technologie modifie non seulement les demandes de la main-d’œuvre de demain mais également la manière dont nous préparons les étudiants à cet avenir. Elle influe donc sur les moyens comme sur la finalité de l’éducation. S’il est impossible de dire aujourd’hui comment la technologie sera utilisée dans le travail du futur, son rôle ne fait en revanche aucun doute. 

Réfugiés : pourquoi la baisse de la durée moyenne de l’exil est une fausse bonne nouvelle

Xavier Devictor's picture

La durée moyenne de l’exil continue de baisser, pour passer de 14 à 10 ans entre 2012 et 2017. La durée médiane s’est également réduite de 6 à 4 ans sur la même période, ce qui signifie que la moitié des personnes qui sont actuellement des réfugiés le sont depuis moins de 4 ans.

Personne ne souhaite connaître la situation de réfugié, et encore moins sur une période prolongée. Aussi est-il tentant de penser que la baisse de la durée moyenne d’exil constitue une évolution positive. Or, en étudiant les chiffres de plus près, on voit que la réalité est tout autre.

Quand la faiblesse du capital humain freine les gains de productivité : l’exemple de la Turquie et du Pérou

Ximena Del Carpio's picture



Si l’on compare souvent des pays de même niveau de revenu, il est plus rare d’étudier deux pays distants l’un de l’autre géographiquement et que rien ne réunit, du moins en apparence. Pourtant, la Turquie et le Pérou ont beaucoup en commun : ces deux pays à revenu intermédiaire sont les locomotives économiques de leurs régions respectives depuis plusieurs années ; ils aspirent l’un et l’autre à accéder au statut d’économies à revenu élevé dans les dix ans à venir ; et ils dépendent l’un comme l’autre du commerce. Ils ont aussi beaucoup à perdre s’ils ne parviennent pas à introduire les changements structurels — dans l’éducation et la formation et, plus généralement, dans l’économie — indispensables pour faire en sorte que la croissance économique soit tirée par des gains de productivité. Lima et Ankara reconnaissent leur retard important par rapport aux leaders de la productivité dans le monde, et ont conscience que leur population, en plein essor, n’est pas suffisamment bien équipée pour répondre aux attentes du marché du travail. Face à de tels enjeux (identiques), les deux pays ont pour principal objectif de développement de rehausser leur niveau de productivité pour garantir une croissance continue et durable.


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