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3 piliers indispensables aux États pour créer des conditions favorables aux PPP

Lincoln Flor's picture

Un partenariat public-privé (PPP) solide se distingue par plusieurs caractéristiques essentielles : une concurrence forte, un attrait financier, un risque de renégociations limité, une rentabilité assurée et des gains d’efficacité.
 
Comment les États peuvent-ils développer des PPP répondant à ces critères ? Pourquoi certains pays comme l’Inde, la Colombie, la Turquie et l’Égypte ont-ils réussi à mettre en place des programmes de PPP solides et prospères, tandis que d’autres n’ont pas été en mesure de mettre en œuvre le moindre projet dans le cadre d’une législation ad hoc ? 
 
L’expérience internationale que nous avons engrangée au fil des PPP réalisés dans le secteur des infrastructures fait ressortir trois piliers institutionnels fondamentaux qui favorisent les chances de réussite d’un PPP.

Renforcer les droits fonciers pour encourager le développement

Mahmoud Mohieldin's picture
Vue aérienne du parc national Halimun Salak et des ses environs, Java occidental, Indonésie. © Kate Evans / CIFOR

Aujourd'hui, seul 30 % de la population mondiale détient un titre de propriété foncière officiel. Les pauvres et les personnes politiquement marginalisées sont souvent les plus affectés par les risques liés à un régime foncier peu sûr.

Des titres de propriété garantis, dans le cadre d’un régime foncier, sont un luxe le plus souvent hors de portée pour la majorité des personnes pauvres et vulnérables dans le monde. À défaut de remédier à cette situation, il sera impossible d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Un régime foncier détermine qui peut utiliser quelles ressources, pendant combien de temps et dans quelles conditions. Les systèmes fonciers peuvent être basés sur des politiques, des règles et des lois écrites comme sur des pratiques et traditions non écrites. Lorsque ces systèmes sont bien établis, les utilisateurs des terres sont non seulement incités à mettre en œuvre les meilleures pratiques d’exploitation (par exemple en tenant compte des impacts environnementaux), mais également à investir davantage.

Félicitations aux premiers diplômés du « Certificat en journalisme du développement »

Haleh Bridi's picture

Lorsque que je travaillais en Afrique, j’ai souvent remarqué que beaucoup de journalistes n’avaient pas reçu de formation spécifique en matière de développement. Cela pouvait parfois les empêcher de bien appréhender les problématiques liées au développement, et par extension, d’informer le public sur les choix et les activités de développement mis en œuvre dans les différents pays. Mon équipe et moi avons donc eu l’idée d’aider les journalistes à mieux se former sur les enjeux du développement de leur continent, pour leur permettre de « changer l’approche narrative de l’Afrique ».

C’est pour contribuer à ce changement que la Région Afrique de la Banque mondiale a mis en place avec succès une approche innovante : un cours en ligne et gratuit pour 100 journalistes d’Afrique francophone sélectionnés sur dossier.

 

Accès à l’eau pour tous : mettons fin à l’exclusion

Soma Ghosh Moulik's picture
Dans de nombreux pays, les femmes doivent marcher plus de six kilomètres pour s’approvisionner en eau. Les statistiques relevées sur la période 2006-2012 montrent qu’au Niger les femmes qui ont la charge d'aller chercher de l'eau doivent marcher pendant une heure en moyenne. À l’échelle mondiale, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et 4,5 milliards ne bénéficient pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité.
 
Si impressionnants soient-ils, ces chiffres ne rendent pas pleinement compte de la réalité vécue par les communautés marginalisés ou à faible revenu : selon une étude récente de la Banque mondiale, seulement ]33 % des populations autochtones du Guatemala ont accès à des équipements sanitaires, contre un taux de 77 % dans le reste de la population.
 
Quelles conclusions en tirer pour le secteur de l’eau ? 

Un nouveau centre consacré aux données pour améliorer la réponse mondiale aux déplacements forcés

Ewen Macleod's picture
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Vue aérienne d’un camp de réfugiés à Goma. © Vincent Tremeau / Banque mondiale


Alors que les efforts se poursuivent pour renforcer la réponse de la communauté internationale à la crise des déplacements forcés, le Groupe de la Banque mondiale et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’emploient à mettre en place un centre de données commun. Avec cette nouvelle initiative, il s’agit d’améliorer le soutien apporté aux populations déplacées (réfugiés, personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, apatrides, rapatriés et demandeurs d’asile), ainsi qu’aux communautés locales. Les deux organisations ont récemment convenu d’établir la nouvelle structure à Copenhague, conformément aux recommandations d’un comité de sélection indépendant, et grâce à une contribution généreuse du Danemark (a).

Mais pourquoi créer un nouveau centre de ce type alors que les données disponibles sont déjà nombreuses et que d’autres organisations sont déjà actives dans ce domaine ? De quelles informations parle-t-on exactement et à qui sont-elles destinées ?

L’identification des personnes, clé de voûte du développement : l'expérience du Pérou

Samia Melhem's picture
© Banque mondiale

C’est en 1995 que les autorités péruviennes ont lancé une campagne d’identification nationale, au lendemain d’une insurrection armée qui avait déchiré le pays et causé la perte ou la destruction des registres d’état civil. Le pays comptait alors un grand nombre de personnes déplacées, et plus de 3 millions d’habitants étaient privés de tout document d’identité. À la suite de ce conflit, le Pérou s’est donc engagé à placer l’identification au rang des priorités nationales. Symbole majeur de réintégration et de réconciliation, le fait de garantir à chaque ressortissant et résident du pays une identification civile revêtait un caractère particulièrement important pour ceux qui en étaient alors dépourvus. Un engagement qui a porté ses fruits, puisque la quasi-totalité de la population péruvienne dispose désormais d’une pièce d’identité. Mais aussi une expérience remarquable dont souhaitent à présent s’inspirer d’autres pays, comme en témoigne notre visite au Pérou le mois dernier, au côté de représentants ivoiriens et guinéens.

Organisée dans le cadre d’un programme d’échanges Sud-Sud mené sous l’égide de l’initiative ID4D du Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre était particulièrement de circonstance pour la Côte d’Ivoire et la Guinée : ces deux pays vont en effet inaugurer le Programme ouest-africain d’identité unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI), dont l’objectif est de doter tous les habitants d’une pièce d’identité officielle et de faciliter ainsi leur accès aux services (assurance santé, services bancaires, etc.).  

Le système éducatif finlandais : l’histoire d’une réussite

Pablo Peña's picture

Comment la Finlande, pays dont le niveau d'éducation était encore moyen dans les années 70, est-elle parvenue à l’excellence ? 

Lorsque les jeunes Finlandais se sont hissés en 2001 aux premiers rangs du test PISA, l’enquête de référence sur les acquis des élèves conduite par l’OCDE, ce résultat a beaucoup intrigué le monde de l’éducation. Comment ce petit pays qui n’avait jusque-là pas spécialement brillé dans les comparaisons internationales était-il parvenu à atteindre un tel niveau ? Cette réussite avait surpris jusqu’aux Finlandais eux-mêmes. Puis, la tendance s’est confirmée et les élèves finlandais ont continué d’obtenir, année après année, des notes supérieures aux attentes. Dans le monde entier, spécialistes de l’éducation et dirigeants ont alors commencé à se pencher sur le cas de la Finlande, modèle de système éducatif performant. Dans ce pays, les élèves affichent invariablement d’excellents résultats, mais pas seulement : les inégalités entre élèves et d’une région à l’autre sont parmi les plus faibles du monde. 

Quand qualité rime avec équité. 

Conflit et répercussions en cascade : les violences persistent même après la déclaration de paix

Jocelyn Kelly's picture


La première fois que je suis allée en République démocratique du Congo, en 2007, en tant que chercheur sur les questions de santé publique, j’avais pour objectif de démêler les causes complexes sous-tendant l’enrôlement de jeunes hommes par des groupes rebelles dans cette région d’Afrique centrale ravagée par la guerre. Mon constat a été aussi surprenant que désolant : un individu confronté dans son enfance à la violence guerrière risque plus qu’un autre d’être partie prenante à un conflit une fois adulte. Les jeunes hommes exposés à des violences extrêmes expliquent souvent ainsi leur décision de prendre les armes. Pire encore, ces mêmes jeunes gens auront du mal à réintégrer sans heurts leurs communautés une fois les hostilités terminées. Les violences vécues pendant les conflits se perpétuent au sein de leurs foyers et de leurs environnements familiers, même après la déclaration de paix.

#EmpowerHer : exploiter le levier de la technologie pour aider les femmes et les jeunes en Tunisie

Afef Haddad's picture


C’est pour moi une grande fierté de continuer à soutenir la mission du Groupe de la Banque mondiale : éliminer la pauvreté dans le monde et émanciper les populations défavorisées pour libérer un potentiel illimité de progrès.
 
La pertinence de cette mission s’est encore manifestée brillamment en juin dernier, en voyant monter sur scène des jeunes issus des régions de l’intérieur de la Tunisie et promouvoir leurs solutions en faveur de la lutte contre l’exclusion économique qui frappe les femmes et les jeunes du pays.
 
La plaie de l’exclusion économique, c’est être jeune, instruit, compétent et au chômage. C’est être une femme qui vit dans une zone rurale défavorisée, sans accès aux services de santé ni aux marchés pour vendre sa production.

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture

Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.


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