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La rentrée scolaire, risques ou opportunités pour la Tunisie ?

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 Lyubov Timofeyeva | Shutterstock.com - Grandfather and granddaughter walking back from school in Sousse, Tunisia

Nous y voilà de nouveau. La rentrée des classes a eu lieu, et depuis peu, plus de deux millions d’élèves, collégiens et lycéens tunisiens ont repris le chemin de l’école, tout comme plusieurs centaines de millions d’enfants vivant dans l’hémisphère nord.

Avons-nous progressé sur la voie de la mobilité durable ?

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Hélas, pas vraiment. La mobilité durable est restée à quai. Pour répondre à la demande de transport de personnes et de marchandises dans le monde, nous hypothéquons de plus en plus l’avenir des prochaines générations.
 
Tel est le verdict du rapport sur la mobilité dans le monde qui vient de paraître, première étude du genre à évaluer le secteur du transport et les progrès effectués pour parvenir à une mobilité durable à l’échelle planétaire.
 
Ce rapport est la première réalisation d’envergure de l’initiative en faveur de la « mobilité durable pour tous »  — ou « Sum4All » selon son acronyme en anglais —, un partenariat mondial multipartite proposé l’an dernier au Climate Action Summit des Nations Unies qui se donne pour objectif de bâtir un avenir où la mobilité sera durable. La publication de cette étude apporte un éclairage bienvenu sur un secteur souvent négligé par la communauté internationale, mais essentiel à l’inclusion sociale, la santé, le changement climatique et l’intégration mondiale.

Régions pauvres. Régions riches. La géographie explique-t-elle tout ?

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« Dites-moi où vous vivez, et je vous dirai quelles sont vos chances de succès dans la vie. »
 
Le niveau de bien-être varie-t-il fortement d’une région à l’autre ?
 
Je ne suis pas devin, mais je sais que le lieu de résidence est le meilleur indicateur pour mesurer le bien-être futur d’un individu. Un enfant qui voit le jour au Togo aujourd’hui vivra probablement 20 ans de moins qu’un enfant né aux États-Unis. En outre, le Togolais gagnera nettement moins d’argent que l’Américain, le premier touchant moins de 3 % du revenu du second.

Selon les dernières estimations, 15 000 enfants sont morts chaque jour en 2016

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Ce billet reprend les dernières estimations publiées aujourd’hui par le Groupe interorganisations des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité juvénile (IGME).

Les progrès obtenus pour réduire la mortalité infanto-juvénile (enfants de moins de cinq ans) depuis plusieurs décennies sont indéniables : entre 1990 et 2016, ce taux a diminué de 56 %, passant de 93 à 41 décès pour 1 000 naissances vivantes. Les avancées de ces 16 dernières années ont été plus rapides qu’entre 1990 et 2000. Environ 50 millions de vies ont été sauvées depuis 2000, des enfants qui n’auraient pas survécu jusqu’à leur 5e anniversaire si ce taux était resté inchangé.

Mais l’on déplore toujours 15 000 décès d’enfants par jour en 2016 (soit 5,6 millions de vies perdues par an). Par rapport aux 35 000 décès quotidiens en 1990 (12,6 millions par an), les progrès sont réels mais il reste encore beaucoup à faire pour atteindre la cible 3.2 des Objectifs de développement durable (ODD), qui prévoit que tous les pays ramènent la mortalité des enfants de moins de cinq ans sous la barre des 25 pour 1 000 naissances vivantes.

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d’affaires africaines discutent de la question de l’égalité hommes-femmes dans le secteur privé

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Lisa Barutel (au centre) et son équipe. Crédit : La Fabrique.

Comme nous l'avons vu dans notre deuxième billet de blog, l'entrepreneuriat joue un rôle essentiel dans la promotion d'une croissance durable. Pourtant, dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest, les préjugés de longue date à l'encontre du secteur privé demeurent des obstacles majeurs pour les femmes et les jeunes qui aspirent à devenir entrepreneurs.

« Le soutien familial, en particulier, demeure essentiel pour les choix de carrière des femmes, et le secteur privé ne jouit pas toujours d'une bonne réputation auprès des parents. Il est très difficile pour eux [les parents] de comprendre pourquoi nous voulons faire cela au lieu d'obtenir un emploi stable au sein du gouvernement », explique Binta Ndiaye, PDG de MakeSense Afrique. « Ma mère est entrepreneure, mais elle a fait ça à côté de son travail principal et de ses obligations familiales en France, donc pour elle ce n'est pas une carrière en tant que telle. »

Des tables rondes régionales sur la gouvernance de l’infrastructure pour créer les conditions du changement

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Photo: Pressmaster / Shutterstock.com


Au lendemain de la crise financière mondiale de 2008, la principale préoccupation des responsables des politiques publiques fut d’améliorer l’accès aux financements des projets d’infrastructure. Mais l’on a depuis compris que le problème le plus épineux n’est pas le manque de fonds disponibles mais plutôt la gouvernance du secteur.

Les données interactives sur l’éducation sont maintenant au bout des doigts !

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Les données interactives sur l’éducation sont maintenant au bout des doigts ! (Photo : Arne Hoel / World Bank)

Les statistiques, on peut les aimer ou les détester, mais il nous les faut pour mesurer et comparer des données et pour ensuite prendre les décisions qui s’imposent. À la Banque mondiale, nous sommes souvent contactés par des chercheurs, étudiants et journalistes qui cherchent des données sur l’éducation. « Le Brésil a-t-il connu une augmentation des effectifs universitaires en 2017 ? À combien s’élèvent les dépenses publiques pour l’éducation dans les pays de la Asie du Sud-Est ? Où peut-on trouver une base de données relative aux projets de la Banque mondiale dans le secteur de l’éducation ? »
 
Notre équipe fait de son mieux pour répondre à ces questions, mais vous pouvez accéder plus facilement et plus rapidement à ces informations en visitant EdStats.  Ce site web, récemment relooké, est le portail de la Banque mondiale pour les données concernant le secteur de l’éducation, et est parmi les sites les plus fréquentés par les experts en éducation de la Banque mondiale et de ses organismes partenaires. Le retour des utilisateurs est particulièrement positif : l’interface rénovée est plus claire, et parfaitement adaptée aux tablettes et mobiles.

L’Afrique doit profiter de ses atouts naturels pour développer un tourisme durable

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Photo: Magda Lovei/Banque mondiale

Faune emblématique et espèces d’oiseaux rares, sommets enneigés, chutes d’eau et forêts majestueuses, mais aussi plages immaculées et récifs coralliens : les ressources naturelles de l’Afrique sont sublimes et d’une valeur inestimable. Le Kilimandjaro, le mont Kenya, les chutes Victoria, les plages de sable blanc de Zanzibar comme la grande migration des gnous à travers le parc Massaï Mara et le Seregenti sont autant de miracles de la nature qui font partie des attractions touristiques les plus célèbres au monde.

Appel aux dirigeants africains : aidons nos agriculteurs pour transformer notre économie

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Photo: Jonathan Torgovnik/Reportage by Getty Images

À première vue, cela peut surprendre que la dernière édition du rapport phare d’ACET, lancée cette semaine lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale qui se tiennent en ce moment à Washington, soit consacrée au thème de l’agriculture. Mais c’est précisément notre objectif – il ne s’agit pas de parler exclusivement de l’agriculture, mais surtout de faire comprendre que c’est un secteur clé pour transformer l’économie du continent dans son ensemble.

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d'affaires africaines discutent incubation, développement et mentalité entrepreneuriale

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Comme nous l'avons vu dans notre premier billet de blog, nos six PDG sont très optimistes sur les incubateurs et leur soutien potentiel au développement économique de leur pays. On ne va pas loin dans le secteur privé sans être réaliste, cependant, et elles ont mis en garde contre le fait de voir l'entrepreneuriat comme un remède universel aux problèmes de chômage et de déficit de compétences des jeunes en Afrique de l'Ouest.

Binta Ndiaye, responsable de MakeSense Afrique.
Crédit : MakeSense Afrique.

« Nous devons examiner notre propre contexte et développer notre propre modèle d'entreprenariat », déclare Binta Ndiaye, PDG de MakeSense Afrique. « Je vois nos universités enseigner des modèles d'affaires obsolètes d’inspiration européenne et ce n'est tout simplement pas convenable, apprendre et reproduire la même chose ne fait rien pour l'innovation. Je dis : ‘Donnez aux jeunes les outils dont ils ont besoin pour entreprendre leur propre projet et voyez où ça les mène !’ »

Fatoumata Guirassy, PDG du premier incubateur d'entreprises guinéen Saboutech, est également optimiste quant à l'incubation d'entreprises et au rôle clé qu'elle peut jouer : « La Guinée se réveille de la crise d'Ebola et 60% de nos jeunes sont encore au chômage. Le secteur privé a beaucoup de potentiel pour combler ce manque et construire une classe moyenne viable ; je pense vraiment que ce sera un élément central du développement de la Guinée. »

Cependant, Lisa Barutel, fondatrice et PDG de La Fabrique, met en garde contre le risque de trop attendre de l'entreprenariat : elle souligne que l'entreprenariat n'est pas la panacée qui résoudra tous les défis du développement de l'Afrique de l'Ouest. Comme le dit Fatoumata : « L'entrepreneuriat n'est pas la solution, c'est une solution qui doit faire partie d'une stratégie plus large. »

La durabilité a été citée par presque toutes. Fatoumata précise que les incubateurs ne sont pas un cas à part et ne sont pas automatiquement viables : « Cela dépend de la façon dont nous nous positionnons ; nous devons être capables de connecter les différents organismes d'appui et de travailler ensemble sur le terrain pour construire un écosystème viable qui soutiendra les entrepreneurs. » Mariem Kane, fondatrice et présidente de l'incubateur Hadina RIMTIC en Mauritanie, souligne que l'assistance technique et le renforcement de l'appui financier aux incubateurs doivent être des éléments essentiels de l’équation : « Nous devons établir un réseau plus solide de partenaires et de mécènes parmi les investisseurs et les hommes d'affaires si nous voulons accroître notre impact. »


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