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Seychelles : innover pour favoriser l’essor de l’économie bleue

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© The Ocean Agency


À 1 600 kilomètres des côtes de l’Afrique de l’Est, en plein océan Indien occidental, les Seychelles sont un archipel de 115 îles qui dépend quasi exclusivement de ses ressources océaniques et qui constitue l’un des principaux points chauds de la biodiversité mondiale. Aujourd’hui, l’« économie bleue » du pays repose essentiellement sur la pêche et le tourisme — une réalité qui, conjuguée à la faible altitude de son territoire, expose particulièrement les populations et l’économie locales aux menaces liées au changement climatique. D’où l’importance de ce plan d’aménagement de l’espace marin.
 
Le changement climatique réchauffe les eaux de surface et la hausse des températures entraîne l’élévation du niveau de la mer. Si nul ne peut prédire les conséquences pour les écosystèmes marins, nous avons déjà constaté une modification des modes de répartition des espèces et l’épuisement de certaines ressources qui, comme les coraux, ne se sont toujours pas remis des effets de phénomènes météorologiques extrêmes survenus il y a une vingtaine d’années.
 
Le parcours des Seychelles, qui ont refusé de se satisfaire du statu quo pour protéger leur patrimoine naturel, est exemplaire. En 2016, l'archipel a conclu un accord inédit avec l’ONG The Nature Conservancy pour convertir une partie de sa dette en actions en faveur de la nature. L’accord prévoit le rachat de 21 millions de dollars de dette publique et un refinancement à des conditions plus favorables afin d’affecter directement une partie des remboursements à des projets d’adaptation au changement climatique, de développement de la pêche durable et de conservation marine, mais aussi de constituer un fonds de dotation pour les futures générations de Seychellois.

Pour les milliards de personnes privées de droits fonciers, la révolution technologique est porteuse d’espoir

Klaus Deininger's picture
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Urbanisation galopante, changement climatique, résilience aux catastrophes naturelles, inclusion sociale… L’équation du développement se complexifie toujours plus et nombre de ses enjeux sont étroitement liés au foncier et à son utilisation. Les solutions qui nous permettront de relever ces défis et de faire en sorte que les individus et les communautés soient en mesure de jouir pleinement de leurs terres passent par un préalable : l’identification cohérente, fiable et accessible des droits fonciers.

En dépit des progrès réalisés ces dernières décennies, les registres fonciers demeurent compartimentés et lacunaires dans de nombreux pays en développement. Moins de la moitié des pays dans le monde (et à peine 13 % des pays d’Afrique) ont enregistré ou cadastré les biens fonciers privés de leur capitale ; au-delà de cet espace, la proportion est encore moindre. Par ailleurs, la terre publique ne donne souvent lieu à aucun enregistrement. Moins d’un tiers des pays — et deux pays africains seulement (le Rwanda et l’Afrique du Sud) — ont des registres numériques qui sont la clé d’une gestion territoriale plus efficace et indispensable pour faire face à un rythme d’urbanisation sans précédent et aux enjeux environnementaux. L’absence généralisée de formalisation est tout particulièrement susceptible d’exposer les femmes et d’autres populations vulnérables à l’insécurité et à la privation de leurs droits.

Joignons nos forces pour éviter les conflits et protéger les populations les plus vulnérables

Franck Bousquet's picture
Des participants de 90 pays et de 400 organisations se sont joints au Forum sur la fragilité 2018 afin d'explorer les approches de développement, d'aide humanitaire et de sécurité afin de promouvoir la paix et la stabilité dans le monde. © Banque mondiale


En Syrie, au Myanmar, au Yémen ou encore au Soudan du Sud, des centaines de milliers de personnes perdent leur vie, leur dignité ou leurs moyens de subsistance. La lutte contre la pauvreté passera obligatoirement par la promotion de la stabilité, de la prospérité et de la paix dans ces régions dévastées par les crises et les conflits. Et ce, d’autant plus que d’ici 2030, plus de la moitié des pauvres vivront, selon les prévisions, dans des pays en situation de fragilité.

La semaine dernière, les représentants de plusieurs États et organisations internationales se sont réunis pour l’édition 2018 du Forum sur la fragilité, organisé par la Banque mondiale : un grand pas en avant pour la communauté internationale. En effet, grâce aux témoignages directs des principaux concernés, nous avons affiné notre compréhension des enjeux de la fragilité et réfléchi, ensemble, à ce qu’il est impératif de mettre en place pour y faire face.

Nous avons compris, au travers de l’éclairage apporté par les intervenants du Forum que, pour désamorcer des situations de crises, nous devions intensifier nos interventions en faveur des économies de ces pays avant qu’ils ne basculent dans le conflit. Quatre axes d’action urgente ont notamment été identifiés.

Droit devant : mettre les apprentissages au centre des efforts de scolarisation en Afrique

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Il y a de quoi être abattu par les évaluations du niveau des élèves dans nombre de pays d’Afrique et par l’ampleur des défis à relever. Pourtant, plusieurs pays africains sont parvenus à améliorer les apprentissages scolaires. Pourquoi ne pas tirer les leçons de ces expériences positives ? C’est précisément l’objet d’un nouvel ouvrage publié par la Banque mondiale et intitulé Perspectives : L’école au service de l’apprentissage en Afrique. Avec Sajitha Bashir, Marlaine Lockheed, Jee-Peng Tan et un grand nombre de contributeurs, nous nous sommes penchés sur le niveau des acquis scolaires dans l’enseignement de base en Afrique subsaharienne (soit les six premières années correspondant au cycle primaire et les trois années du premier cycle du secondaire). 

Investissons dans les femmes et les filles pour construire un avenir meilleur

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Arne Hoel


Ce que l’on appelle le « capital humain », à savoir les compétences, les connaissances et les savoir-faire de la population, représente désormais une part prépondérante de la richesse mondiale, bien supérieure à celle du capital produit et du capital naturel.

Comment les pays en développement peuvent-ils accroître leur capital humain et se préparer aux exigences technologiques de demain ?

En investissant dans la nutrition, la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi. Ce sont les fondements du capital humain, et ces investissements seront d’autant plus rentables qu’ils ciblent les femmes et les filles en particulier, car elles sont aujourd’hui lésées sur de nombreux fronts.

L’enjeu économique est de taille : en favorisant la participation des femmes à la vie active, en améliorant leur productivité et en promouvant l’entrepreneuriat féminin, l’économie mondiale s’enrichirait de plusieurs milliards de dollars.
 

 

Des espaces de coworking qui donnent aux femmes le pouvoir d’agir

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© Estelle Claire Ebitty-Doro/Banque mondiale

Il ne devrait pas être question pour une femme de devoir choisir entre enfant et vie professionnelle.
 
Pourtant, nombre de femmes diplômées, occupant des postes à responsabilité et par ailleurs mères d’un ou plusieurs enfants, décident un jour ou l’autre de quitter le monde du travail. Pourquoi ? Au-delà du manque de structures de garde, je m’interroge sur le rôle que pourrait jouer l’absence, au sein des entreprises, d’espaces de travail propices au bien-être des femmes.
 
Mais il semblerait qu’une nouvelle tendance puisse modifier la façon dont celles-ci envisagent d’exploiter leur potentiel et de réaliser leurs rêves…

La blockchain bouleversera-t-elle la lutte contre les inégalités entre les sexes ?

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Une commerçante au Pakistan. Banque mondiale


On parle beaucoup de la technologie blockchain ces temps-ci, en raison principalement de la montée en puissance (et des chutes récurrentes…) des monnaies numériques. Et si la technologie qui sous-tend les cryptomonnaies pouvait être exploitée au profit de l’égalité entre les sexes ? Cette interrogation suscite un intérêt certain chez les experts en développement et les innovateurs.

Le fonctionnement d’une « chaîne de blocs » est notoirement difficile à saisir. De nombreux experts en expliquent le principe en prenant pour exemple le service Google Docs : des utilisateurs divers peuvent accéder à un même document et de manière simultanée, et chacun d’entre eux peut suivre les modifications effectuées. Cette fonctionnalité offre des perspectives prometteuses pour la validation de documents et la réalisation de transactions financières en l’absence d’institutions solides.

Du 29 janvier au 1er février dernier, l’agence ONU Femmes et Innovation Norway ont invité sept entreprises à présenter leurs solutions technologiques dans le cadre d’une simulation en direct. L’enjeu ? Offrir aux réfugiés des services d’identification et des services financiers plus avancés.

Quelles données utilisent vraiment les décideurs, et pourquoi ?

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La révolution des données a été moins sanglante que, par exemple, les révolutions des xviiie et xixe siècles. Mais a-t-elle entraîné des changements de même ampleur ? Les historiens en jugeront.

En 2017, AidData, un laboratoire de recherche et d’innovation du College of William & Mary, aux États-Unis, a entrepris de se pencher sur les données utilisées par les décideurs des pays à revenu faible ou intermédiaire : quelles sont ces données, quelle est leur provenance, pour quelles raisons sont-elles utilisées et lesquelles d’entre elles sont-elles considérées comme les plus utiles ?

Quant à nous, nous nous sommes demandés quels enseignements la Banque mondiale pourrait tirer de l’étude d’AidData, et si les constats de cette étude rejoignent ceux de notre propre programme de sondages d’opinion (a).

Une enquête auprès de 3 500 décideurs, dans 126 pays à revenu faible ou intermédiaire, pour comprendre comment les données sont utilisées

En 2017, quelque 3 500 décideurs ont répondu à l’enquête Listening To Leaders Survey (LTL) d’AidData qui visait à comprendre comment, quand, et pourquoi ils utilisent des informations issues de sources très diverses.
Ce vaste ensemble de données, présentées dans le rapport Decoding Data Use: How do Leaders Source data and Use It To Accelerate Development (a), peut servir aux différentes organisations à cibler des acteurs importants. Par exemple, quelles données sont le plus souvent utilisées par les organisations de la société civile (OSC) et les organisations non gouvernementales (ONG), et à quelles fins ? Par les responsables publics ? Par les partenaires de développement ? Par le secteur privé ? Existe-t-il des différences entre les régions ?
 
Voici quelques-uns des principaux constats : 

  • Les décideurs politiques utilisent davantage les informations de la Banque mondiale que celles d’autres organisations étrangères/internationales.
  • Pour que, dans les pays clients, les décideurs les plus influents aient connaissance des données et des connaissances produites par la Banque mondiale, il faut mettre en avant ces informations, car il est peu probable qu’ils tombent dessus au détour d’une recherche sur Internet.
  • Les décideurs les plus influents sont davantage susceptibles de juger utiles des informations qui les aident à mieux comprendre des questions complexes et, donc, à élaborer des stratégies pour y répondre.
  • Il faut veiller à ce que les informations produites tiennent compte du contexte local.
  • Il est essentiel de produire des informations axées sur des recommandations pour en garantir la valeur ajoutée.

Comparons maintenant les résultats d’AidData à ceux du programme de sondages d’opinion (a) de la Banque mondiale.

L’accès aux données, la première des priorités

Les résultats de l’enquête d’AidData montrent que, dans le monde entier, les décideurs consultent les données de la Banque mondiale.

Le big data et l’internet des objets au service de la lutte contre la pauvreté

Jim Yong Kim's picture


Un monde où nous n’aurons plus besoin de route, où les machines combleront tous nos besoins, où un médecin pourra remplacer un cœur humain avec une greffe imprimée en 3D… Cet avenir fantastique et fantasmé se rapproche de plus en plus vite.  

Alors que les smartphones se généralisent même dans les pays les plus pauvres, nous sommes aujourd’hui au seuil d’une nouvelle époque, d’une nouvelle ère où la technologie apportera des solutions à certains des plus grands défis du monde. 

La pauvreté en fera-t-elle partie ?  


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