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République centrafricaine : il est urgent d’aider durablement les agriculteurs

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Imaginez la scène : un jeune ex-combattant qui a déposé les armes il y a quelques mois, lève la main pour nous dire qu’il s’est lancé dans l’agriculture pour mieux gagner sa vie, et ses compagnons font de même.

Vaut-il mieux saupoudrer les allocations familiales ou les verser en bloc ? Conclusions d’une étude menée au Nigéria

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Imaginez qu’un jour, en consultant vos e-mails, vous trouviez un message vous annonçant un trop-perçu d’impôt d’un montant de 1 200 dollars ! Passée la première réaction de joie, vous poursuivez la lecture. Et là, vous découvrez que vous devez choisir entre deux options de remboursement : soit vous toucherez 100 dollars tous les mois, soit vous toucherez 300 dollars tous les trois mois, le tout sur une période d’un an.

Améliorer les infrastructures scolaires afin que les élèves apprennent mieux

Janssen Teixeira's picture
Une salle de classe à Godineşti, département de Gorj, Roumanie. (Photo: Chiara Amato / World Bank)


Les infrastructures – bâtiments, salles de classe, laboratoires et équipements – constituent des éléments essentiels à l’apprentissage dans nos établissements scolaires et universitaires. Il existe de fortes preuves qu’une infrastructure de haute qualité facilite un meilleur enseignement, renforce les acquis scolaires et réduit l’abandon… entre autres.
 
Une étude récente, menée au Royaume-Uni, montre que des éléments environnementaux et architecturaux des infrastructures scolaires expliquent 16 pour cent de la variation de la réussite scolaire des élèves de l’enseignement primaire. Cette analyse montre par ailleurs que la façon dont une infrastructure scolaire est conçue a un effet sur les processus d’apprentissage en fonction de trois caractéristiques : elle doit être naturelle (ex. luminosité et qualité de l’air), stimulante (ex. couleurs et complexité), et individualisée (ex. flexibilité des espaces d’apprentissage).
 
Quoique les décideurs du secteur éducatif se concentrent de plus en plus sur la qualité de l’éducation et donc sur l’environnement scolaire, beaucoup de pays emploient encore une approche fragmentée dans les décisions concernant l’infrastructure scolaire. En Roumanie, par exemple, ces décisions ont été prises de façon décentralisée et non coordonnée, dans un contexte de besoins ponctuels et de ressources limitées… en l’absence totale de stratégie globale.

Pour le Canada et la Banque mondiale, l’autonomisation des femmes est essentielle en vue de bâtir un monde meilleur pour tous

Marie-Claude Bibeau's picture
Une femme s’occupe des plantes dans une pépinière du Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale
Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale

Changement climatique, catastrophes naturelles, pauvreté, raréfaction de l’eau, insécurité alimentaire, déplacements de populations, conflits et violences, jamais le monde n’aura été confronté à des défis d’une telle ampleur. Ces problèmes ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : ensemble, ils constituent en effet un terreau propice à leur renforcement. C’est pour y faire face que la communauté internationale a adopté les Objectifs de développement durable (ODD), qui ouvrent la voie vers un monde plus inclusif, pacifique et prospère — en bref, un avenir meilleur.
 
Mais tant que nous laisserons de côté la moitié de la population mondiale, ces objectifs resteront illusoires.

Les gestionnaires de la dette peuvent-ils sauver le monde ?

M. Coskun Cangoz's picture
© Thinkstock
© Thinkstock

C’était il y a dix ans, juste avant la crise mondiale. Lehman Brothers ne s’était pas encore effondré, Fannie Mae et Freddie Mac n’avaient pas encore été mises sous tutelle. Les gestionnaires de la dette estimaient que les marchés étaient moins instables et que l’avenir était moins incertain. En Turquie, nous mettions en œuvre le programme de réforme d’après-crise.

Un jour, le professeur de mon fils de 13 ans m’a invité à parler de mon travail à ses élèves à l’occasion de la « journée des carrières professionnelles », qui vise à familiariser les enfants avec différents métiers. J’ai accepté l’invitation de l’enseignant, puis l’inquiétude a commencé à me gagner : le gestionnaire de la dette publique que je suis exerce effectivement un emploi « différent », mais pas nécessairement « passionnant ».  

Productivité de la main-d’œuvre et soft skills

Markus Goldstein's picture

On parle beaucoup des soft skills et de la façon dont ces compétences humaines et savoirs comportementaux pourraient faire augmenter la productivité et les revenus. C’est le sujet qu’ont choisi Achyuta Adhvaryu, Namrata Kala et Anant Nyshadham pour leur nouvelle étude consacrée au retour sur investissement de la formation aux soft skills pour des ouvrières d’usine en Inde. Ces auteurs présentent des arguments convaincants pour expliquer que les entreprises ont tout intérêt à proposer ce type de formations.
 
Plantons le décor : nous partons pour le sud de l’Inde, où les auteurs de l’étude se sont intéressés à la plus grande entreprise exportatrice de prêt-à-porter du pays. Les ouvrières, car ce sont exclusivement des femmes, travaillent sur des lignes de production qui comptent environ 70-100 personnes. Chaque ouvrière effectue une tâche bien définie, qui entre dans la fabrication d’un seul type de vêtement — l’article fournit une description précise de ce processus de production, qui pourrait bien changer le regard que vous portez sur votre garde-robe... En concertation avec l’entreprise, les auteurs ont choisi au hasard des lignes de production, puis des ouvrières, pour leur faire bénéficier d’une formation.
 
Les soft skills revêtent de nombreuses formes. De quoi s’agit-il ici ? Le programme, axé sur l’épanouissement personnel et professionnel, couvre divers sujets : gestion du temps, efficacité de la communication, résolution de problèmes et connaissances financières de base. Il se compose de 80 heures de cours, réparties sur 11 mois, prises à part égales sur le temps libre et sur le temps de travail de l’employée. 

L’apprentissage en crise : 9 graphiques extraits du Rapport sur le développement dans le monde 2018

Tariq Khokhar's picture

L’apprentissage traverse une crise. À l’intérieur des pays comme d’un pays à l’autre, l’éducation varie grandement en qualité et en quantité. Partout dans le monde, des centaines de millions d’enfants grandissent sans avoir acquis ne seraient-ce que les compétences nécessaires à la vie.
 
Le Rapport sur le développement dans le monde 2018 puise dans une diversité de disciplines allant de l’économie aux neurosciences pour étudier cette question et proposer des pistes d’amélioration aux pays. Vous pouvez consulter le rapport intégral ici. Entretemps, pour vous donner un aperçu de ce qu’il contient, vous trouverez ci-dessous quelques idées et graphiques qui m’ont paru les plus marquants à la lecture du rapport.

Chaque année de scolarité supplémentaire augmente le revenu de 8 à 10 %

Le rapport fournit plusieurs arguments pour établir la valeur de l’éducation. Lequel est le plus clair pour moi ? L’éducation est un moyen puissant d’accroître les revenus. Chaque année de scolarité supplémentaire augmente de 8 à 10 % le revenu des individus, particulièrement des femmes. Ce n’est pas seulement parce que des individus plus compétents et mieux connectés reçoivent plus d’éducation : des « essais réalisés en milieu naturel » dans une diversité de pays – notamment le Honduras, l’Indonésie, les Philippines, les États-Unis et le Royaume-Uni – attestent que la scolarisation favorise effectivement l’accroissement des revenus. Une éducation plus poussée est également liée à une existence plus longue et en meilleure santé, et a des effets positifs durables sur les individus et la société dans son ensemble.

Aux Pays-Bas, un système de stockage local permet de réduire la consommation énergétique et les émissions de dioxyde de carbone

Qiyang Xu's picture
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Les voitures électriques sont si répandues aux Pays-Bas qu’il n’y aurait rien d’étonnant à voir un taxi Tesla à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol. Les bornes de recharge sont encore peu nombreuses, certes, mais il n’est pas très difficile d’en trouver dans les quartiers, sur les aires de stationnement, et même dans les rues.

Aux Pays-Bas comme ailleurs en Europe, les autorités nationales et locales ont recours à différentes méthodes pour réduire les émissions de carbone. Les voitures électriques, les systèmes solaires domestiques ainsi que les solutions écoénergétiques pour les bâtiments sont en plein essor, et des villes comme Amsterdam sont au cœur de cette évolution. Les Pays-Bas ont un objectif ambitieux : réduire d’ici à 2050 leurs émissions de CO2 de 80-95 % par rapport à 1990. C’est pourquoi ce pays constituait un candidat idéal pour une tournée des « villes intelligentes ». Organisée au début de l’année 2017, cette tournée a permis à 26 intervenants (représentants des pouvoirs publics, des municipalités et des équipes de projet de la Banque mondiale) de tirer des enseignements des solutions trouvées par les Pays-Bas pour transformer le secteur énergétique.
 

Site du système de stockage d’énergie local à Rijsenhout (Pays-Bas). Photo : Alliander

La Taa Marbouta, le secret des Égyptiennes

Nahla Zeitoun's picture


L’année 2017 a été déclarée « année des femmes » en Égypte par le président de la République. À la suite de cette proclamation, le Conseil national des femmes a lancé une campagne de sensibilisation baptisée Taa Marbouta, afin de promouvoir l’émancipation sociale, politique et économique des femmes égyptiennes.

Optimiser la formation des petits entrepreneurs, ou comment la psychologie peut développer le sens de l’initiative

David McKenzie's picture



Gouvernements, institutions de microfinance, ONG ont dépensé des milliards de dollars pour former les petits entrepreneurs. Les programmes de formation classiques visent en général à améliorer les pratiques professionnelles des chefs d’entreprise, en privilégiant la tenue des registres, le contrôle des stocks ou la commercialisation des produits. Mais si le recours plus systématique à ces outils semble améliorer la performance des entreprises (a), la plupart des tentatives de formation des entrepreneurs n’induisent qu’une évolution marginale des pratiques (a), ce qui empêche d’apprécier leur impact véritable sur les résultats commerciaux. Lorsque nous avons été sollicités, fin 2012, pour mettre au point une évaluation de l’impact d’un programme de formation déployé au Togo dans le cadre d’un prêt de la Banque mondiale, nous avons donc suggéré de comparer l’efficacité du programme envisagé (le Business Edge (a) de la Société financière internationale [IFC]) à une approche alternative.


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