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Climat : des mécanismes d’assurance pour atténuer les risques

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A family whose home floods every year, creating hazardous living conditions in Colombia. © Scott Wallace/World Bank


Les conséquences des catastrophes naturelles, même quand elles sont relativement modérées, peuvent ruiner des années de développement et d’investissements.  

Le défi à relever est d’une ampleur sans précédent. Aujourd’hui, plus de 90 % des habitants les plus pauvres de la planète vivent dans des pays exposés à des catastrophes naturelles ou déjà politiquement fragiles, ce qui amplifie l’impact des chocs.

Selon une récente étude de la Banque mondiale, les catastrophes naturelles font basculer plus de 25 millions de personnes dans la pauvreté chaque année. Les pertes économiques qu’elles entraînent avoisinent 100 milliards de dollars par an, soit l’équivalent de plus des deux tiers des flux nets d’aide au développement (142,6 milliards de dollars en 2016), et, le plus souvent, ces dommages ne sont pas assurés. Par conséquent, même si plus d’un milliard d’individus sont sortis de l’extrême pauvreté depuis 1990, il est crucial de mieux protéger les plus vulnérables contre les catastrophes naturelles et les chocs climatiques.

#Journeedelapaix : les rêves des réfugiés syriens

Flavius Mihaies's picture


De décembre 2014 à janvier 2015, j’ai pris un congé exceptionnel pour travailler comme bénévole dans un camp de réfugiés du HCR en Iraq.

Quelques mois auparavant, en octobre, j’avais assisté à une TEDx de Reza Deghati à la Banque mondiale. Dans cette conférence intitulée « Mettre fin à la guerre pour mettre fin à la pauvreté », le célèbre photographe franco-iranien évoquait son action humanitaire, en décrivant comment il apprenait la photographie à des enfants victimes des conflits. Reza venait de monter une école sous une tente à Kawergosk, un camp de réfugiés syriens dans le nord de l’Iraq. Dès les premières minutes de son intervention, j’ai su que je marcherais sur ses pas.

La Colombie et le « prisme de la paix »

Marcelo Jorge Fabre's picture
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La Journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre. Après plus d’un demi-siècle de guerre civile, nous avons, nous aussi, en Colombie une journée nationale de la paix à célébrer.

Le 24 novembre 2016, la Colombie est arrivée à un tournant de son histoire : Juan Manuel Santos, le président colombien, et Rodrigo Londoño Echeverri, le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), ont signé un accord de paix historique au théâtre Colón de Bogotá.

Il ne s’agit pas d’un traité de paix ordinaire : c’est l’un des accords les plus complets que la Colombie, ou même le monde, ait connu depuis bien des années. Et pour cause.

La Colombie a été le théâtre de l’une des guerres civiles les plus longues de l’histoire contemporaine, qui a fait plus de 8 millions de victimes et un nombre de déplacés sans équivalent dans le monde. Ce pays abrite aussi l’un des plus anciens mouvements rebelles en activité dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Afin que toutes et tous apprennent, nos systèmes éducatifs doivent accueillir les apprenants handicapés

Charlotte McClain-Nhlapo's picture
Il faut promouvoir des opportunités d’apprentissage pour tout enfant et tout jeune vivant en situation de handicap. (Photo: Masaru Goto / World Bank)

À l’heure où les éducateurs poursuivent des approches inclusives dans leurs établissements scolaires un peu partout dans le monde, on se doit de reconnaître que ces même éducateurs peuvent par inadvertance exclure les personne sourdes et malentendantes de leurs programmes d’enseignement général.
 
Selon la Fédération mondiale des sourds, sur les 70 millions de personnes sourdes dans le monde, 56 millions n’ont strictement aucun accès au système éducatif. Cette exclusion est ressentie de manière plus aiguë par les femmes et filles sourdes et par les personnes sourdes habitant un pays en développement.
 
Et l’exclusion sociale, de façon générale, fait partie intégrante de la crise d’apprentissage qui préoccupe fortement la Banque mondiale.

Où pleut-il le plus dans le monde ?

Tariq Khokhar's picture

L’Afrique possède le réseau d’observation météorologique, hydrologique et climatologique le moins sophistiqué du monde : la moitié de ses stations terrestres d’observation en surface fournissent des données inexactes. Dans le monde, les risques hydrométéorologiques sont à l’origine de 90 % des pertes causées par les catastrophes naturelles. Grâce à une plus grande compréhension des phénomènes naturels et de meilleures capacités de prévision et d’alerte en cas de catastrophe, les pouvoirs publics sont plus à même de réduire les risques économiques associés aux aléas climatiques et météorologiques et de sauver des vies.

La Banque mondiale estime qu’en investissant dans des services hydrométéorologiques, les pays pourraient économiser chaque année 13 milliards de dollars de pertes d’actifs. Cette semaine, la tenue du premier forum ministériel « Hydromet » en Afrique vient établir officiellement l’importance des services hydrométéorologiques pour le développement

Quel impact un programme d’éducation préscolaire de type communautaire peut-il avoir sur le développement de l’enfant ?

Amer Hasan's picture
Un centre d’éducation préscolaire en Indonésie. (Photo: Angela Kinnell / Banque Mondiale)

Quelque 250 millions d’enfants de moins de cinq ans habitant un pays en développement n’ont pas la chance de réaliser leur plein potentiel. Face à ce défi, gouvernements et bailleurs recourent un peu partout dans le monde aux services d’éducation et de développement de la petite enfance. Ces services offrent la possibilité de remédier, à moindre coût, aux déficits accumulés au cours d’une première enfance passée en milieu défavorisé. La prestation des services peuvent prendre diverses formes – école maternelle, garderie communautaire, ou autre.

L’enseignement supérieur en Amérique latine et aux Caraïbes est à la croisée des chemins

María Marta Ferreyra's picture
Un étudiant universitaire au Pérou. (Photo: Dominic Chavez / Banque Mondiale)

Les jeunes de l’Amérique latine et des Caraïbes ont plus accès aujourd’hui à l’enseignement supérieur qu’à tout autre moment de l’histoire de la région. Tant il est vrai que l’accessibilité élargie est un résultat positif en soi, elle n’est pourtant pas garante de la qualité nécessaire pour que les pays puissent réellement en bénéficier. Les pays doivent aider les étudiants à maximiser leur potentiel, en créant des programmes diversifiés de bonne qualité qui préparent les jeunes à réussir leur insertion professionnelle. Pouvoir tracer le chemin qui mène à la croissance et à la prospérité – et assurer, par là, l’avenir économique de la région – en dépend.
 
Un « bon système » d’enseignement supérieur ne consiste pas en un modèle unique applicable à toutes les situations. On doit prendre en compte les intérêts des uns et des autres, leurs aptitudes innées et leur préparation scolaire. Le système doit être juste, de bonne qualité et suffisamment diversifié pour reconnaître que les différentes filières professionnelles nécessite des programmes de formation de durée variable. Un programme « cycle court » de deux années pourrait suffire pour former un auxiliaire administratif, tandis qu’à d’autres professions, comme celle d’ingénieur ou d’architecte, correspond un programme de niveau licence-master, qui, dans la région, court normalement entre cinq ou six années d’études.

En fait, notre économie mondialisée fait appel à des compétences de plus en plus diversifiées. Le rapport intitulé « At a Crossroads: Higher Education in Latin America and the Caribbean », publié récemment par la Banque mondiale, paraît donc à un moment opportun. Le rapport présente des renseignements détaillés sur la qualité, la diversité et l’équité de l’enseignement supérieur dans la région. Il ne fait aucun doute qu’il faut encore plus d’efforts pour assurer une formation de qualité qui permette aux étudiants, quelle que soit leur situation financière, d’acquérir les compétences nécessaires et, ce faisant, de réaliser leur plein potentiel. J’espère que ce rapport, comme ce blog, sera utile aux experts et décideurs, en leur proposant des recommandations concernant les stratégies innovantes qui aident à améliorer, et mieux, à transformer l’enseignement supérieur dans la région.

Partenariats public-privé : comment créer un environnement plus inclusif pour les PME ?

Jenny Chao's picture
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Photo: Lufa Farms | Flickr Creative Commons
 

Vous est-il déjà arrivé de parcourir les rayons d’un supermarché, perplexe devant l’immensité du choix, et de rentrer chez vous sans avoir acheté le produit que vous cherchiez au départ ? Ou, à l’inverse, de trouver tout ce qu’il vous faut dans un petit commerce ?

Beaucoup de raisons nous incitent à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), notamment parce qu’elles connaissent parfaitement les produits qu’elles vendent, parce qu’elles proposent un service personnalisé et parce que l’on a la satisfaction de contribuer directement à l’économie locale.

De véritables écosystèmes : Comment les réseaux peuvent stimuler les incubateurs africains

Alexandre Laure's picture
Des entrepreneurs dynamiques soutenus par l’incubateur Nord-Sud Bond’Innov. Crédit : Bond’Innov

À travers l'Afrique francophone, des incubateurs émergent rapidement pour accompagner une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs. Malgré leur énorme potentiel, les incubateurs ne sont que l'un des nombreux acteurs d'un vrai écosystème entrepreneurial. C'est pourquoi il est de plus en plus important que les incubateurs - en plus d'allouer les ressources, les services et le financement nécessaires à des start-ups prometteuses - fournissent aux incubés une plateforme pour partager et transférer des connaissances à travers l'écosystème, non seulement avec leurs pairs, mais aussi avec les investisseurs, les centres de recherche, les experts de l'industrie, sur lesquels leurs entreprises finiront par dépendre.

Au Pérou, grâce à l'obtention d'une carte d’identité, la petite Pierina a pu sortir du monde du silence

Ana Coyne Alonso's picture
© Daniel Silva Yoshisato


Miluska Perez a compris que sa fille Pierina avait des problèmes d’audition quand l’enfant était encore bébé : « J’ai commencé à me demander si elle pouvait m’entendre », raconte-t-elle.
 
Après plusieurs batteries de tests, les médecins lui annoncent que sa fille présente une « surdité profonde » et qu’un simple appareil auditif ne suffira pas. La seule solution passe par la pose d’un implant cochléaire. Pour Miluska, qui travaille comme gardienne de nuit dans un restaurant haut de gamme de Lima, la capitale du Pérou, la nouvelle fait l’effet d’une bombe : « C’est comme si on m’avait vidé un seau d’eau glacée sur le corps », se souvient-elle. « J’étais paralysée, incapable de la moindre réaction. »


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