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Réduire le lourd impact de la pollution sur la santé

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Une rue passante de Bombay. © Simone D. McCourtie/Banque mondiale

La semaine dernière, un brouillard épais a contraint New Delhi à intervenir d’urgence pour lutter contre la pollution (a). Alors que la qualité de l’air atteignait des seuils dangereux et que le port de masques se répandait, la capitale indienne a pris une série de mesures de crise, comme l’interdiction aux véhicules utilitaires de circuler en centre-ville et la fermeture de tous les établissements scolaires. Beaucoup se sont plaints de maux de tête, d’accès de toux et d’autres affections. Par ailleurs, la mauvaise visibilité a provoqué de graves accidents de la circulation.

Le rôle des infrastructures vertes dans la lutte contre le changement climatique

Michael Wilkins's picture
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Image: chombosan / Shutterstock

Depuis 2001, la Terre a connu selon la NASA (a) 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. La lutte contre le changement climatique est une priorité mondiale : presque tous les pays ont signé l’accord de Paris de 2015, dont l’objectif premier est d’éviter que la température du globe n’augmente de plus de 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Cependant, les effets les plus graves du réchauffement climatique se font déjà sentir, et la résilience doit être renforcée.
 
Comment atteindre à la fois les objectifs d’atténuation et d’adaptation ? En développant, notamment, des infrastructures « vertes ».

Comment les sciences du comportement m’ont aidée dans les projets de développement et les relations avec mes enfants

Anna Fruttero's picture
 
Children in kindergarten in rural Uzbekistan. © Matluba Mukhamedova/World Bank
Dans une crèche de l’Ouzbékistan rural © Matluba Mukhamedova/Banque mondiale

Invitée à m’exprimer devant une classe d’étudiants, je leur avais notamment raconté à quel point mon travail pour préparer l’édition 2015 du Rapport sur le développement dans le monde : Pensée, société et comportement et, par la suite, pour intégrer cette approche dans les projets de la Banque mondiale (a), m’avait aidée dans mes relations avec mes enfants. C’est cette remarque qui a fait l’objet de la première question qui m’a été posée à la suite de mon intervention. La salle était curieuse d’en savoir plus et j’ai été frappée que ce soit cet aspect-là qui ait retenu l’attention après une bonne heure passée à relater mon expérience sur les sciences du comportement.

Quand la peinture crée de l’espoir

Jacques Morisset's picture
Apprendre un métier porteur


« Le projet est bon, il me permet d’être une femme indépendante », confie Edwige Domi à propos de la formation de peintre en bâtiment qu’elle vient de suivre. Cette habitante de la commune de Koumassi, à Abidjan en Côte d’Ivoire, applique avec soin des couches de peinture sur un bâtiment privé de la cité 80 logements. À ses côtés, Jean-Claude N’dri confirme, « c’est un métier plein de débouchés ».

La Banque mondiale inaugure son Centre d’accueil des visiteurs et numérise les archives de son premier prêt à la France en 1947

Elisa Liberatori Prati's picture
Steel mill at Montataire. © World Bank
Usine sidérurgique à Montataire. © Banque mondiale

Le 15 novembre 2017, le Groupe de la Banque mondiale a ouvert les portes de son nouveau Centre d’accueil des visiteurs à Washington. Cet espace propose un vaste tour d’horizon de l’histoire de l’institution, mais aussi une expérience didactique interactive sur ses activités et sa mission.

Il y a tout juste 70 ans, la Banque mondiale accordait le premier prêt de son histoire à la France pour financer ses besoins de reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pour marquer cet anniversaire, et à l’occasion de l’ouverture du Centre d’accueil des visiteurs, le service des Archives du Groupe de la Banque mondiale a numérisé et publié les documents accompagnant ce premier financement . Les correspondances et les notes sur les négociations, la gestion et le remboursement du « prêt 0001 » sont désormais disponibles sur le site Projets & opérations de la Banque, aux côtés de toutes les autres ressources et informations pertinentes.

Un rapport bienvenu sur la mobilisation de la finance islamique pour les PPP

Clive Harris's picture
 Artit Wongpradu / Shutterstock.com


Selon l’Islamic Financial Services Board, le marché de la finance islamique se chiffre aujourd’hui à 1 900 milliards de dollars. Son essor rapide s’est accompagné de l’élargissement de ses champs d’application, du commerce à l’industrie en passant par l’immobilier et les activités bancaires.
 
Si la finance islamique s’est également développée dans le domaine des infrastructures, son potentiel pour le financement de partenariats public-privé (PPP) est encore relativement inexploité. D’où l’intérêt, pour les pouvoirs publics et les professionnels du secteur en particulier, d’une nouvelle publication intitulée Mobilizing Islamic Finance for Infrastructure Public-Private Partnerships (a).  
 
Fruit de la collaboration du Groupe de la Banque mondiale et du Groupe de la Banque islamique de développement, qui ont bénéficié du concours financier du PPIAF, ce rapport constitue la première tentative systématisée de recensement et de diffusion des savoirs sur l’usage de la finance islamique pour des projets de PPP dans l’infrastructure. Ces travaux, qui viennent combler une lacune répandue parmi les professionnels du développement des infrastructures, pourront aider les pays en développement à étudier les possibilités d’utilisation de la finance islamique et à exploiter ce qui pourrait constituer une ressource supplémentaire précieuse au regard de besoins d’infrastructure croissants.

L’Internet des objets :  du mythe à la réalité

Prasanna Lal Das's picture
Discours de John Magufuli, le président de la Tanzanie, lors de la cérémonie marquant la pose de la première pierre du viaduc d’Ubungo à Dar-es-Salaam. © Banque mondiale

Des capteurs dans des ascenseurs qui avertissent les organismes publics des risques pour la sécurité du public, des cartables qui émettent des données pour protéger les enfants, des camions-poubelle intelligents qui font économiser de l’argent à la municipalité… L’Internet des Objets (IdO) va tout changer (a). Du moins, c’est ce qu’on pense. Nous avons cherché des preuves de ce changement au sein de l’administration publique. À quelle vitesse les choses évoluent-elles ? Le changement est-il réel ? Nos constats sont mitigés, à la fois décevants et encourageants.

Côté positif, on note, chez les organismes publics, un désir d’utiliser l’IdO pour améliorer leur environnement ou pour alléger le fardeau qui pèse sur les entreprises tout en renforçant le respect de la réglementation. Côté négatif, rares sont les projets d’IdO à avoir dépassé la phase pilote, les modèles économiques destinés à soutenir l’infrastructure IdO sont sous-développés et le cadre de politique est totalement inadapté. Le potentiel existant est significatif, mais il doit être appuyé par des travaux systématiques et bien documentés émanant des pouvoirs publics, du secteur privé et de la société civile.

Voir le rapport complet ici (en anglais)

Pourquoi ce rapport
Depuis quelque temps, entreprises et décideurs politiques s’intéressent de près à l’Internet des Objets. Des rapports vantent l’existence d’innombrables dispositifs interconnectés et le pouvoir qu’ils ont de transformer toutes les activités économiques. Les pouvoirs publics comme les entreprises privées sont prêts soit à saisir cette opportunité soit à préserver l’avantage dont ils jouissent déjà.
Le secteur privé a fait des progrès, mais les conversations que nous avons pu avoir avec des représentants de l’État révèlent quelques lacunes, y compris dans les pays avancés :

Croire en l’avenir : un voyage édifiant dans les villages guinéens

Mamadou Bah's picture
Lancinet Keita. Photo : Mamadou Bah

J’ai récemment eu la possibilité de me rendre dans le Fouta-Djalon, une région du Nord de la Guinée, aux côtés de l’équipe chargée de mettre en œuvre un projet axé sur le développement de filets sociaux productifs visant à autonomiser économiquement les personnes vulnérables. Il s’agissait de lancer les activités de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO) prévues dans le cadre du projet. C’était ma première visite de terrain depuis mes débuts à la Banque mondiale. Ce voyage à travers le pays m’a permis de voir de mes propres yeux l’extrême pauvreté. On en entend parler et on lit beaucoup de choses dessus, mais, là, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui y sont confrontées tous les jours. Je parle de chance, car cette expérience a été pour moi une leçon d’humilité, elle a renforcé ma détermination et rendu d’autant plus nécessaire le récit du quotidien de ces populations, de leurs luttes permanentes et de leurs accomplissements.

En 2012, la pauvreté touchait plus de la moitié (55 %) des habitants de la Guinée, mais ce pourcentage a probablement augmenté sous l’effet de la crise Ebola et de la stagnation de l’économie en 2014 et 2015. Cette pauvreté se concentre fortement dans les zones rurales, où son incidence reste bien plus élevée (65 % en 2012) que dans les centres urbains (35 %). Le manque d’infrastructures, de perspectives économiques et d’accès à l’éducation fait largement obstacle au développement de ces zones.

Avalés par les flots : les infrastructures et les emplois sous la menace du changement climatique le long des littoraux

Karin Erika Kemper's picture
Pour les habitants du littoral ouest-africain, les bouleversements sont rapides. À certains endroits, l’érosion côtière atteint 10 mètres par an. Des tempêtes de plus en plus fortes et l’élévation du niveau de la mer emportent des habitations, des routes et des bâtiments qui avaient connu plusieurs générations.

Il y a peu, je suis allée en Afrique de l’Ouest afin d’y observer les effets de l’érosion côtière. Pour comprendre le problème, nous nous sommes rendus dans trois pays : partis de Cotonou, la capitale du Bénin, nous avons suivi la côte vers la capitale du Togo, Lomé, puis nous nous sommes arrêtés à Keta, au Ghana, avant de terminer notre périple par Accra, la capitale de ce dernier pays. Ces trois États, parmi les plus touchés, offrent un aperçu de l’érosion de tout le littoral, de la Mauritanie au Nigéria, en passant par le Sénégal.

À plusieurs reprises, nous avons discuté avec des habitants de la région qui nous ont dit « Vous voyez ces bateaux, là-bas ? C’est là qu’était ma maison. » Sans logement ni possibilité de subsistance par la pêche, beaucoup d’entre eux n’ont pas d’autre choix que de partir afin de gagner leur vie ailleurs. Avec pour conséquence des communautés divisées et un tissu social bouleversé. À l’avenir, des millions de personnes pourraient être concernées.

Si l’on met de côté la dimension humaine, pourquoi accorder autant d’importance à l’érosion côtière ? D’abord, parce que ce phénomène a un impact néfaste non négligeable sur le développement social et économique de nos pays clients. Ensuite parce que, même si le changement climatique aggrave l’érosion du littoral, il s’agit d’un processus causé en partie par l’activité humaine. Par conséquent, il est possible de le ralentir et de le gérer plus efficacement, en particulier en adoptant une approche régionale.

Pourquoi faut-il à tout prix comprendre les conséquences du changement climatique sur la pêche en Afrique et agir rapidement ?

Magda Lovei's picture



L’impact du changement climatique sur l’hydrologie, les ressources naturelles et les différents secteurs de l’économie -  allant de l’agriculture au transport, en passant par l’énergie – est depuis longtemps un sujet de recherche et de débat. Mais ses effets sur la pêche, un des principaux secteurs d’activité en Afrique et qui fait vivre de nombreux Africains, sont souvent moins bien compris.

Que sait-on des conséquences du changement climatique sur la pêche ?

L’augmentation de la température de l’océan causée par le changement climatique, oblige les poissons à migrer des zones équatoriales vers des zones plus froides, et entraîne aussi une diminution de leur taille. Ce phénomène de réchauffement agit également sur la quantité des réserves halieutiques, leur flux migratoire et leur taux de mortalité.


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