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Accélérer la transformation économique de l’Afrique

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© World Bank

Les ministres des finances du G20 se sont réunis en Allemagne la semaine dernière pour trouver ensemble des solutions aux principaux défis auxquels l’économie mondiale est confrontée. Ils ont en particulier évoqué le changement climatique, les flux migratoires et les situations d’urgence humanitaire, notamment la famine qui frappe ou menace des pays d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient.

Je suis sorti de cette réunion conforté par la volonté commune de s’attaquer à des problèmes cruciaux. J’ai pour ma part indiqué les efforts menés par le Groupe de la Banque mondiale pour mobiliser une enveloppe d’au moins 1,6 milliard de dollars au profit des pays touchés par la famine, avec l’objectif d’orienter les fonds vers les populations les plus vulnérables. 

Sahel : une nouvelle génération d'entrepreneurs favorise un développement plus durable et inclusif

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Disponible également en : English

Pour la première fois au Sahel, les entrepreneurs, du Sénégal au Tchad, se sont retrouvés à Niamey au Niger pour le forum SahelInnov, afin de présenter leurs entreprises et d’échanger leurs idées. Du bétail aux drones, tous les secteurs étaient représentés, alors qu’une nouvelle génération d'entrepreneurs et de start-ups émergent avec des solutions audacieuses et innovantes pour relever les défis auxquels sont confrontés leurs pays et leurs communautés. De plus en plus, le soutien aux PME et entrepreneurs apparait comme une voie stratégique pour favoriser la croissance économique, et a un impact majeur sur le développement suscitant un intérêt croissant des gouvernements du Sahel. 
 CIPMEN
Michaëlle Jean, secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie, Son Excellence Mahamadou Issoufou, président de la République du Niger, et Almoktar Allahoury, directeur général du CIPMEN. Crédit : CIPMEN

(R)évolutions médiatiques : panorama des usages des médias au Moyen-Orient

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 Arne Hoel /Banque mondiale
Crédit photo : Arne Hoel /Banque mondiale
L’environnement médiatique de demain sera très diffèrent de celui d’aujourd’hui et peu semblable à celui d’hier : le blog People, Spaces, Deliberation vous propose de découvrir les faits et les tendances d’un paysage médiatique mondial en mutation.
On assiste dans les pays du Moyen-Orient à une réduction de la fracture numérique entre les générations et entre les classes sociales. Tel est le constat d’un rapport publié par la Northwestern University du Qatar en collaboration avec le Doha Film Institute. Cette enquête, qui couvre six pays (Arabie saoudite, Égypte, Émirats arabes unis, Liban, Qatar et Tunisie), fournit un panorama détaillé des

Les femmes sont-elles moins sensibles que les hommes à la rémunération basée sur la performance?

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Oriana Bandiera, Greg Fischer, Andrea Prat et Erina Ytsma répondent à cette question dans une nouvelle étude (a) très intéressante. Mais avant de donner la réponse (et puisque c’est aujourd’hui la Journée internationale des femmes), il convient de s’interroger sur la raison même de cette question.

Bandiera et al. motivent leur questionnement en soulignant l’existence d’un certain nombre d’aspects psychologiques suggérant que les femmes réagissent différemment des hommes aux incitations. Le premier est l’aversion au risque. De nombreuses études ont conclu que celle-ci est plus prononcée chez les femmes que chez les hommes, en particulier quand elles étaient menées dans un cadre expérimental (voir par exemple l'article [a] publié en 2012 par Charness et Gneezy sur l’aversion au risque financier). Donc les personnes les plus prudentes ne seront peut-être pas aussi intéressées par les primes de performance, qui risqueraient d’accroître la variabilité de leur revenu.

Déficit d’infrastructures: Comment constituer un vivier de projets solide

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Pour que l’infrastructure reçoive des investissements, il faut des projets bien conçus et solides, qui pourront être appuyés en toute confiance par les pouvoirs publics et les investisseurs privés. Mais les projets de ce type étant rares dans le monde, les investissements d’infrastructure restent largement inférieurs à la demande : le déficit infrastructurel qui en résulte se chiffrerait à 1 000 milliards de dollars par an. Dans les pays en développement les plus pauvres, la situation est pire : depuis 2012, l’investissement privé dans l’infrastructure ne cesse de diminuer et des milliards de personnes se retrouvent privées de services essentiels, comme l’électricité, l’eau potable ou l’assainissement. 

Comment les pays en développement peuvent-ils exploiter pleinement la révolution numérique?

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© Jonathan Ernst/Banque mondiale
© Jonathan Ernst/Banque mondiale

Les technologies numériques transforment l’économie mondiale. Cependant, beaucoup de pays en développement sont encore privés des bienfaits que leur apporterait le numérique, à savoir notamment une croissance économique sans exclus et durable, une meilleure gouvernance et une fourniture plus efficace des services. Compte tenu de l’important avantage concurrentiel procuré par ces innovations, une transition tardive ou incomplète serait éminemment préjudiciable aux industries, aux pouvoirs publics, aux particuliers et aux pays. Sur la base de ce constat, comment les responsables publics peuvent-ils exploiter la révolution numérique au profit du développement ? Cette question est au cœur de ma nouvelle publication intitulée Mastering Digital Transformation (a) (Emerald, 2016). 

Fort d’une longue expérience dans l’aide au développement, j’ai pu constater que l’absence d’informations, dans ses formes les plus diverses, conduit à une planification et à une gestion empiriques des politiques publiques, à des entreprises déconnectées, des marchés inopérants, des prestations de services insatisfaisantes, voire à la déresponsabilisation, à la corruption, etc.

Paris Léona, une communauté au cœur du développement

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© Dasan Bobo / Banque mondiale

Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution.

Pour préparer du Kabato, il fallait beaucoup souffrir », explique Salimata Koné, habitante du village de Paris Léona situé à environ 500 km au nord-ouest d’Abidjan. Habituellement, les femmes du village devaient s’époumoner avec des pilons et des mortiers pour obtenir cette semoule de maïs qui nourrissait l’ensemble de la famille. Ces efforts laborieux ont cessé le jour où Salimata Koné et d’autres femmes du village ont été associées aux discussions budgétaires menées par le chef du village. Elles ont ainsi pu placer l’acquisition d’un moulin en tête des priorités de leur communauté. Depuis, la vie est beaucoup plus facile.

Célébrer (et s’inspirer de) ces leaders qui font la différence

Donna Barne's picture
Emeline Siale Ilolahia, Paula Gaviria Betancur, Jan Walliser, Nacianceno Mejos Pacalioga, Muhammad Musa et Sofiane Ben Mohammed Sahraoui
Emeline Siale Ilolahia, Paula Gaviria Betancur, Jan Walliser, Nacianceno Mejos Pacalioga, Muhammad Musa et Sofiane Ben Mohammed Sahraoui.


Qu’est-ce qui définit un leader ? Comment ceux-ci parviennent-ils à rassembler autour d’une cause commune, même dans un contexte marqué par des profonds désaccords voire un véritable conflit ?

Cette question était au cœur de l’édition 2017 du Forum mondial sur le leadership, consacré à la nécessité croissante de pratiquer un « leadership collaboratif » dans des sociétés toujours plus clivées.

L’événement, organisé le 6 mars dernier à la Banque mondiale avec le Partenariat mondial pour un leadership collaboratif au service du développement (GPCL4D), cherchait à faire émerger des solutions pour ne laisser personne au bord du chemin, malgré des fractures sociales souvent profondes. Festus G. Magae (a), ancien président du Botswana et négociateur pour la paix au Soudan du Sud, ainsi que Frank Pearl Gonzalez, négociateur en chef pour les pourparlers de paix en Colombie, faisaient partie des invités d’honneur. 

L’égalité entre les sexes est une bataille de tous les jours

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La première « journée des femmes » s’est déroulée en 1909, quand les ouvrières de la confection textile ont manifesté contre leurs conditions de travail à New York. Elle s’est mondialisée depuis lors et, désormais, nous célébrons tous les 8 mars la Journée internationale des femmes afin de promouvoir la cause féminine et l’égalité entre les sexes.

Car ce qui était vrai il y a plus d’un siècle l’est encore aujourd’hui: aucun pays, aucune organisation, aucune économie ne peut réaliser son potentiel sans la participation pleine et égale des femmes et des hommes. Quand on fait tomber les barrières de la discrimination à l’encontre des femmes, on favorise la croissance économique, mais c’est aussi les hommes et les garçons, les familles, les entreprises et des communautés entières qui en tirent bénéfice.

Promouvoir le potentiel des jeunes entreprises au Maroc

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Véritable moteurs de création d’emplois, les entreprises représentent la clé de voûte pour la création de richesses et ainsi l’amélioration de l’inclusion économique de la population. Le rapport de la Banque mondiale Jobs or Privileges paru en 2014 a démontré que les start-ups (jeunes entreprises) dynamiques à forte croissance sont responsables de l’ensemble de la création nette d’emplois dans le secteur manufacturier du Maroc. Comparativement aux petites et moyennes entreprises (PME), les start-ups font cependant face à des obstacles à l’accès aux financements beaucoup plus importants au Maroc.

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