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Comment les pays en développement peuvent-ils exploiter pleinement la révolution numérique?

Nagy K. Hanna's picture
© Jonathan Ernst/Banque mondiale
© Jonathan Ernst/Banque mondiale

Les technologies numériques transforment l’économie mondiale. Cependant, beaucoup de pays en développement sont encore privés des bienfaits que leur apporterait le numérique, à savoir notamment une croissance économique sans exclus et durable, une meilleure gouvernance et une fourniture plus efficace des services. Compte tenu de l’important avantage concurrentiel procuré par ces innovations, une transition tardive ou incomplète serait éminemment préjudiciable aux industries, aux pouvoirs publics, aux particuliers et aux pays. Sur la base de ce constat, comment les responsables publics peuvent-ils exploiter la révolution numérique au profit du développement ? Cette question est au cœur de ma nouvelle publication intitulée Mastering Digital Transformation (a) (Emerald, 2016). 

Fort d’une longue expérience dans l’aide au développement, j’ai pu constater que l’absence d’informations, dans ses formes les plus diverses, conduit à une planification et à une gestion empiriques des politiques publiques, à des entreprises déconnectées, des marchés inopérants, des prestations de services insatisfaisantes, voire à la déresponsabilisation, à la corruption, etc.

Paris Léona, une communauté au cœur du développement

Jacques Morisset's picture
© Dasan Bobo / Banque mondiale

Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution.

Pour préparer du Kabato, il fallait beaucoup souffrir », explique Salimata Koné, habitante du village de Paris Léona situé à environ 500 km au nord-ouest d’Abidjan. Habituellement, les femmes du village devaient s’époumoner avec des pilons et des mortiers pour obtenir cette semoule de maïs qui nourrissait l’ensemble de la famille. Ces efforts laborieux ont cessé le jour où Salimata Koné et d’autres femmes du village ont été associées aux discussions budgétaires menées par le chef du village. Elles ont ainsi pu placer l’acquisition d’un moulin en tête des priorités de leur communauté. Depuis, la vie est beaucoup plus facile.

Célébrer (et s’inspirer de) ces leaders qui font la différence

Donna Barne's picture
Emeline Siale Ilolahia, Paula Gaviria Betancur, Jan Walliser, Nacianceno Mejos Pacalioga, Muhammad Musa et Sofiane Ben Mohammed Sahraoui
Emeline Siale Ilolahia, Paula Gaviria Betancur, Jan Walliser, Nacianceno Mejos Pacalioga, Muhammad Musa et Sofiane Ben Mohammed Sahraoui.


Qu’est-ce qui définit un leader ? Comment ceux-ci parviennent-ils à rassembler autour d’une cause commune, même dans un contexte marqué par des profonds désaccords voire un véritable conflit ?

Cette question était au cœur de l’édition 2017 du Forum mondial sur le leadership, consacré à la nécessité croissante de pratiquer un « leadership collaboratif » dans des sociétés toujours plus clivées.

L’événement, organisé le 6 mars dernier à la Banque mondiale avec le Partenariat mondial pour un leadership collaboratif au service du développement (GPCL4D), cherchait à faire émerger des solutions pour ne laisser personne au bord du chemin, malgré des fractures sociales souvent profondes. Festus G. Magae (a), ancien président du Botswana et négociateur pour la paix au Soudan du Sud, ainsi que Frank Pearl Gonzalez, négociateur en chef pour les pourparlers de paix en Colombie, faisaient partie des invités d’honneur. 

L’égalité entre les sexes est une bataille de tous les jours

Jim Yong Kim's picture



La première « journée des femmes » s’est déroulée en 1909, quand les ouvrières de la confection textile ont manifesté contre leurs conditions de travail à New York. Elle s’est mondialisée depuis lors et, désormais, nous célébrons tous les 8 mars la Journée internationale des femmes afin de promouvoir la cause féminine et l’égalité entre les sexes.

Car ce qui était vrai il y a plus d’un siècle l’est encore aujourd’hui: aucun pays, aucune organisation, aucune économie ne peut réaliser son potentiel sans la participation pleine et égale des femmes et des hommes. Quand on fait tomber les barrières de la discrimination à l’encontre des femmes, on favorise la croissance économique, mais c’est aussi les hommes et les garçons, les familles, les entreprises et des communautés entières qui en tirent bénéfice.

Promouvoir le potentiel des jeunes entreprises au Maroc

Randa Akeel's picture


Véritable moteurs de création d’emplois, les entreprises représentent la clé de voûte pour la création de richesses et ainsi l’amélioration de l’inclusion économique de la population. Le rapport de la Banque mondiale Jobs or Privileges paru en 2014 a démontré que les start-ups (jeunes entreprises) dynamiques à forte croissance sont responsables de l’ensemble de la création nette d’emplois dans le secteur manufacturier du Maroc. Comparativement aux petites et moyennes entreprises (PME), les start-ups font cependant face à des obstacles à l’accès aux financements beaucoup plus importants au Maroc.

Le Liban et la crise des réfugiés syriens : faire des jeunes des agents du changement

Rene Leon Solano's picture


On aurait pu entendre une mouche voler dans l’assistance et personne ne semblait prêt à prendre la parole. J’ai reposé ma question : « Quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles vous êtes confrontés au quotidien ? » Finalement, c’est une jeune femme d’une vingtaine d’années, qui a levé la main. Suba vit à Tripoli, l’une des régions les plus pauvres du Liban et qui compte aussi l’une des plus fortes concentrations de réfugiés syriens : « Nous n’avons pas de travail et aucun accès aux services de base. Même si la situation des réfugiés syriens nous touche, il faut reconnaître qu’ils nous prennent nos emplois.

Stockage de l’énergie: vers des solutions propres dans les pays émergents?

Alzbeta Klein's picture
 IFC 
Le stockage est essentiel pour l’intégration
des énergies renouvelables dans les réseaux
électriques. Photo: IFC 

Depuis plus d’un siècle, on construit des réseaux électriques en pensant que l’électricité doit être produite, transportée, distribuée et utilisée en temps réel, parce que son stockage n’est pas économiquement rentable. Mais tout cela est en train de changer.

Le stockage à grande échelle dans des accumulateurs est en passe de devenir commercialement viable. C’est une bonne nouvelle d’abord pour le milliard de personnes dans le monde qui n’a toujours pas accès à l’électricité, mais aussi pour les énergies propres, car le stockage de l’énergie peut contribuer significativement à leur expansion.
 
Alors que la production d’énergie propre se généralise dans le monde, la variabilité et la fluctuation de cet approvisionnement intermittent commencent à avoir une incidence sur les systèmes électriques pour lesquels le stockage est un élément critique. Le stockage peut lisser les pics et les creux qui caractérisent le solaire ou l’éolien, et décaler la distribution d’électricité entre le moment de la production et celui du pic de consommation. Il n’existe pas de niveau d’approvisionnement en énergie renouvelable clairement défini pour éviter la discontinuité de la fourniture, mais, généralement, les exploitants de réseaux se mettent à investir dans des dispositifs de stockage lorsque 10 % de leur production provient du solaire ou de l’éolien.

Âge légal du mariage et autres écarts juridiques : 3 graphiques pour illustrer la Journée internationale des femmes

Tariq Khokhar's picture

En ce 8 mars, Journée internationale des femmes, je me suis penché sur l’importance du droit. Il arrive souvent que la loi traite les hommes et les femmes différemment, alors qu’au contraire elle peut être un moyen efficace d’assurer une plus grande égalité entre les sexes, de protéger les femmes contre les mariages précoces et les violences domestiques, et de leur offrir plus de perspectives économiques.

Dans de nombreux pays, une jeune fille peut se marier avant 18 ans avec le consentement des parents

L’équipe en charge du rapport sur Les femmes, l’entreprise et le droit vient de consacrer un article (a) aux législations qui protègent les femmes contre les violences. Le premier point abordé est celui des mariages forcés d’enfants mineurs : 15 millions de jeunes filles sont mariées chaque année dans le monde avant l’âge de 18 ans. Même si l’âge légal du mariage est de 18 ans, de nombreux pays autorisent les filles à se marier plus jeunes avec le consentement de leurs parents.


Le rapport recense 17 pays où l’âge minimum fixé par la loi pour se marier n’est pas le même pour les hommes et pour les femmes (a), la loi prévoyant que celles-ci peuvent se marier plus jeunes.
 

L’égalité hommes-femmes passe par la mobilisation du secteur privé

Anabel Gonzalez's picture

Alors que nous célébrons la Journée internationale des femmes, rappelons que l’égalité entre les sexes n’est pas un concept auquel on penserait une fois par an mais bien un enjeu qui doit nous préoccuper 24 heures sur 24 et 365 jours par an.

On ne répétera jamais assez pourquoi : une économie ne peut atteindre tout son potentiel si la participation de la moitié de la population continue d’être systématiquement bloquée. Ce principe guide les efforts redoublés du Groupe de la Banque mondiale pour lutter contre les inégalités hommes-femmes.

Formations accélérées : une voie prometteuse pour les filles passionnées par les maths, les sciences et la technologie

Juliana Guaqueta Ospina's picture

Disponible également en : English, Español

 Laboratoria)
Laboratoria, un organisme à but non lucratif qui propose des cours sur six mois, s’adresse aux filles issues de familles pauvres qui ont beaucoup de mal à accéder à l’enseignement supérieur. (Photo : Laboratoria)

Les programmes de formation intensifs, ou bootcamps, grâce auxquels les étudiants peuvent développer leurs compétences en codage et en informatique et trouver directement un emploi, ont le vent en poupe. Aux États-Unis, on en compte déjà plus de 90 (a). Ces formations se multiplient également en Amérique latine, où elles permettent de combler le déficit de compétences et les disparités entre filles et garçons.


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