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Les femmes et la finance : libérer de nouvelles sources de croissance économique

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De l’accès aux services financiers de base aux salles de conseil, le renforcement du rôle des femmes dans la finance fait partie des leviers pour stimuler la croissance économique.

Partout dans le monde, les femmes et les hommes ont besoin de services financiers pour investir dans leur famille et leurs entreprises. Actuellement pourtant, 42 % des femmes, soit environ 1,1 milliard d’individus, sont exclues du système financier formel, puisqu’elles ne possèdent pas de compte en banque ou d’outils de base pour gérer leur argent.
 
Cet accès limité aux ressources financières pénalise les femmes qui veulent aller de l’avant mais freine aussi le développement de nombreux pays. Car les femmes tendent à investir davantage dans l’éducation, la santé et le bien-être de leurs enfants — des priorités qui rendent leurs familles plus solides mais consolident aussi durablement une société.

5 secteurs essentiels pour innover et accroître les investissements climato-intelligents

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Les investisseurs le savent bien : si elles veulent être performantes, les entreprises des pays émergents ne peuvent plus faire fi des risques liés au changement climatique. Augmentation de la fréquence et de la gravité des événements climatiques, nouveaux cadres de réglementation, évolution des préférences des consommateurs : le changement climatique modifie en profondeur (a) l’activité économique. Les entreprises et les investisseurs sont de plus en plus à la recherche d’opportunités pour se constituer des portefeuilles climato-résilients.

Nous participons à la révolution alimentaire. Venez nous rejoindre !

Nataliey Bitature's picture
Musana Carts, un fabricant de chariots fonctionnant à l’énergie solaire, cherche à améliorer les conditions de vie des vendeurs ambulants dans les pays en développement.


En Afrique, les villes sont en plein essor : le taux de croissance urbaine est de 3,5 % par an depuis une vingtaine d’années, et cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2050. Avec une telle expansion, la restauration de rue, ou plus communément la street food, va devenir l’un des éléments incontournables de l’alimentation en Afrique. Et le secteur formel ne pourra tout simplement pas à répondre à lui seul à la demande.
 
Même si les vendeurs de nourriture ambulants opèrent en toute illégalité et sont régulièrement chassés des marchés, la vente de rue est loin d’être un phénomène nouveau. Les ménages pauvres consacrent jusqu’à 40 % de leurs revenus à l’achat de ce type de nourriture.

Commerce illégal des espèces sauvages : faire appliquer la loi pour y mettre fin

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Partout dans le monde, les animaux sauvages vivent sous la menace d’être abattus ou capturés vivants. Les « marchandises » faunistiques — qu’il s’agisse d’une défense d’éléphant, d’une corne de rhinocéros ou d’oiseaux et de reptiles vivants — sont acheminées illégalement par des réseaux internationaux bien organisés qui les écoulent partout où des consommateurs sont prêts à débourser des sommes élevées pour les acquérir.

Au fil des ans, les experts ont chiffré ce commerce illicite, devenu une véritable industrie, à plusieurs milliards de dollars (PNUE INTERPOL 2016). Face à des perspectives de gains colossaux pour un risque de sanctions relativement faible, les groupes criminels organisés se sont engouffrés dans les brèches de la législation et profitent de la faiblesse des systèmes judiciaires et des capacités de répression. S’appuyant sur des stratagèmes sophistiqués, ils parviennent à s’adapter rapidement à l’évolution du contexte pour préserver leurs chaînes d’approvisionnement — et grâce à un réseau complexe de braconniers, d’exploitants forestiers illégaux, d’intermédiaires, de trafiquants, de transporteurs et de négociants, ils conservent une longueur d’avance sur les agents chargés de faire appliquer la loi. Mais ce trafic illicite ne se limite pas aux groupes organisés. Il résulte souvent d’une activité à petite échelle pour satisfaire des demandes locales ou des besoins personnels.

Ces activités criminelles entraînent des dommages irréparables pour les écosystèmes et menacent certaines espèces sauvages d’extinction.

Comment renforcer l’application de la loi sur le terrain face à ce commerce illégal des espèces sauvages ?​
 
Source : Secrétariat de la CITES

Améliorer les transports malgré le manque de données sur les risques climatiques et les risques de catastrophes

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                      Photo: Beccacantpark/Flickr

Les acteurs du développement déplorent souvent l’absence de données de bonne qualité dans les régions exposées à des catastrophes naturelles, ce qui rend difficiles l’élaboration de modèles quantitatifs et les analyses détaillées permettant d’évaluer la faisabilité d’un projet.
 
Mais la situation est en train de changer : aujourd’hui, grâce au progrès technologique, les pouvoirs publics et les organisations de développement disposent de nouveaux moyens pour remédier à la pénurie de données. Au Belize, par exemple, la Banque mondiale et les autorités nationales ont conçu ensemble une approche innovante qui, en combinant créativité, expérience pratique et collecte de données stratégiques, permet d’investir dans une infrastructure routière climato-résiliente.
 
Au Belize, le sous-développement de l’infrastructure, surtout dans le secteur des transports, est l’un des principaux obstacles à l’atténuation des risques de catastrophes et à la croissance économique. Le réseau routier est particulièrement vulnérable car il est exposé à des aléas naturels (principalement à des risques d’inondation) et il n’existe pas de voies de circulation alternatives : si des routes sont coupées à la suite d’intempéries, la population ne peut plus se déplacer et toute l’économie du pays est gravement perturbée.

La téléphonie mobile peut favoriser la croissance des entreprises des pays en développement

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Depuis une dizaine d’années, je tente, dans la plupart de mes travaux de recherche, de répondre à la question suivante : pourquoi les petites entreprises des pays en développement, qui sont très nombreuses, ne parviennent pas à accroître leur activité et à embaucher ? Elles ont bénéficié d’aides, de prêts, de formations, d’incitations pour rejoindre le secteur formel et de subventions sur les salaires, mais ces interventions, qui peuvent faire progresser leur chiffre d’affaires et leurs bénéfices, n’ont généralement pas permis leur expansion.

Le plus souvent, ces interventions partent du principe qu’il existe une demande suffisante et que, si les entreprises produisent davantage, ou mieux, elles pourront vendre. Ce raisonnement est probablement pertinent dans nombre de zones urbaines, mais pas dans les régions plus isolées, où le principal obstacle au développement des entreprises est sans doute l’étroitesse du marché. C’est l’explication avancée par Rob Jensen et Nolan Miller dans une nouvelle étude (a) très intéressante du secteur de la construction navale dans l’État du Kerala, en Inde. Ces deux auteurs montrent que l’introduction du téléphone portable a permis aux clients, les pêcheurs, d’obtenir davantage d’informations sur les constructeurs non locaux. Seules les entreprises produisant de la qualité ont pu développer leur activité et accroître leur part de marché. Les autres n’ont pas survécu.

Les femmes, face cachée de l’émergence en Côte d’Ivoire

Jacques Morisset's picture



Politiciens et économistes s’acharnent souvent à décortiquer des centaines de données pour trouver des solutions compliquées jusqu'à en oublier l'évidence qui saute aux yeux ! Alors que la Côte d'Ivoire développe des stratégies complexes pour réussir à devenir une économie à revenu intermédiaire, elle a tendance à négliger le rôle des femmes qui souffrent généralement de profondes inégalités et difficiles à ignorer. Elles sont pourtant le moyen le plus simple et le plus rapide pour atteindre l’émergence économique.

En matière de logement pour tous, faisons preuve d’ouverture d’esprit : #Housing4All

Luis Triveno's picture
Mexico City. Photo by VV Ninci via Flickr CC

Alors que les dirigeants de ce monde s’opposent sur la manière de gérer des problèmes aussi graves que le terrorisme, les migrations, le libre échange et le changement climatique, tous ont conscience de la nécessité de s’atteler d’urgence à ce qui est probablement la maîtresse des batailles : assurer un logement sûr, bien desservi et abordable aux milliards d’individus qui en ont besoin.

Ils sont même d’accord sur les étapes fondamentales à suivre pour ce faire : améliorer la gestion des terres et adopter des mesures plus neutres en termes de régime foncier.

République démocratique du Congo : un développement respectueux des forêts et du climat

Daniela Goehler's picture
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Les efforts déployés par la République démocratique du Congo pour passer à une utilisation durable des terres produisent leurs premiers résultats dans la province de Mai Ndombe. C’est là un modèle encourageant pour d’autres pays cherchant à limiter le déboisement et la dégradation des forêts.

Alors que je regarde par le hublot du petit avion à hélices qui nous conduit à Inongo, la capitale de la province de Mai Ndombe en République démocratique du Congo (RDC), je suis frappée par le contraste des paysages. La région qui entoure Kinshasa, capitale tentaculaire de plus de 10 millions d’habitants, se caractérise par de grandes étendues de terres dégradées, sans aucun arbre. Tandis que nous nous dirigeons vers le nord et l’est, nous survolons des taches vertes disséminées dans la savane, mais, une fois arrivés au niveau du bassin du Congo, elles cèdent soudain place à des forêts à perte de vue. Mai Ndombe, ma destination finale, est une province de plus de 12 millions d’hectares, essentiellement couverte de forêts. Elle fait partie de l’un des écosystèmes tropicaux les plus importants qui subsistent encore sur notre planète.


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