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La réussite au féminin : un prix parrainé par l’Initiative We-Fi récompense des reportages consacrés aux femmes entrepreneurs

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Amanda Burrell, Documentary Filmmaker. © World Bank
Amanda Burrell, documentariste, recevant le prix. © 2018 One World Media Awards

En Jordanie, l’initiative Water Wise Women place les femmes au cœur de la lutte contre les problèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement. Comment ? En formant plus de 300 Jordaniennes à la plomberie. Ce programme piloté par l’Allemagne a permis de créer une coopérative féminine qui répond désormais à des appels d’offres pour des contrats dans des écoles, des mosquées et des organismes publics.

Al Jazeera a consacré un reportage (a) à ces femmes qui parviennent non seulement à briser les stéréotypes en réussissant dans un secteur dominé par les hommes, mais aussi à diffuser diverses techniques de gestion de l’eau au sein de leur communauté.

Le programme Water Wise Women dispense des formations axées à la fois sur la lutte contre les fuites d’eau et l’amélioration des conditions d’hygiène. Les femmes qui ont suivi cette formation reçoivent des outils et des fonds pour transmettre leurs connaissances et sensibiliser au moins 20 à 25 femmes supplémentaires.

Le reportage d’Al Jazeera vient d’être récompensé par le « Women Entrepreneurs Journalism Award », un prix décerné dans le cadre de l’édition 2018 des One World Media Awards et parrainé par l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi). C’est la première fois que les One World Media Awards récompensent spécifiquement des travaux de journalisme consacrés aux femmes entrepreneurs dans les pays en développement. Cette catégorie regroupe tous les types de reportage (télévision, radio, en ligne ou papier) qui ont vocation à illustrer les succès féminins dans l’entrepreneuriat, les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes qui souhaitent créer ou développer leur entreprise, et/ou le rôle essentiel que jouent les entrepreneuses dans le développement économique en contribuant à la croissance et à la création d’emplois. 

Une compétition de plans d’affaires encourage la diaspora malienne à entreprendre dans son pays d’origine

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La diaspora malienne représente entre quatre et six millions de ressortissants. Beaucoup d'entre eux ont bénéficié d’une éducation et d’expériences riches, des atouts qui pourraient leur permettre de développer des entreprises à fort potentiel.

Cependant, entreprendre au Mali n’est pas chose aisée. C’est pourquoi Pape Wane, un producteur de télé-réalité malien, a décidé de s’associer aux incubateurs d’entreprises locaux pour lancer la compétition d’entrepreneuriat « Diaspora Entrepreneurship », afin d’identifier, promouvoir et accompagner celles et ceux, parmi les ressortissants de la diaspora, qui sont capables de saisir les opportunités entrepreneuriales offertes par le Mali, mais aussi de relever les défis uniques imposés par son contexte.

S'inspirant des codes de la télé-réalité, l’importante communication déployée tout au long de la compétition participe à la sensibilisation et la promotion auprès des jeunes maliens de l’entrepreneuriat comme une possibilité d’insertion socio-économique.

Pape Wane, fondateur de la compétition Diaspora Entrepreneurship. Crédit : Diaspora Sud Vision

Le rôle crucial du paiement numérique pour la réussite des entrepreneurs

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Les acteurs publics et privés ont un rôle essentiel à jouer pour promouvoir l’utilisation des paiements numériques et améliorer l’accès au système financier formel. (Photo : Dominic Chavez / Banque mondiale)
 

Dans les pays à revenu élevé, les paiements électroniques sont courants : les entrepreneurs acceptent ce mode de règlement de la part de leurs clients, et l’utilisent eux-mêmes vis-à-vis de leurs fournisseurs ainsi que du fisc, entre autres. En revanche, dans les pays en développement, où plus d’un tiers des adultes indiquent être des travailleurs indépendants, il s’agit d’un outil encore peu répandu, mais susceptible d’avoir d’importants effets bénéfiques à la fois sur les entreprises et sur l’ensemble de la société en rendant le système financier formel plus accessible. L’expansion rapide des téléphones portables devrait faciliter les paiements numériques dans le monde en développement, ce qui offre des avantages potentiels considérables aux entrepreneurs, sur l’ensemble du globe. Un nouveau rapport montre comment.​

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d’affaires africaines discutent de la question de l’égalité hommes-femmes dans le secteur privé

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Lisa Barutel (au centre) et son équipe. Crédit : La Fabrique.

Comme nous l'avons vu dans notre deuxième billet de blog, l'entrepreneuriat joue un rôle essentiel dans la promotion d'une croissance durable. Pourtant, dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest, les préjugés de longue date à l'encontre du secteur privé demeurent des obstacles majeurs pour les femmes et les jeunes qui aspirent à devenir entrepreneurs.

« Le soutien familial, en particulier, demeure essentiel pour les choix de carrière des femmes, et le secteur privé ne jouit pas toujours d'une bonne réputation auprès des parents. Il est très difficile pour eux [les parents] de comprendre pourquoi nous voulons faire cela au lieu d'obtenir un emploi stable au sein du gouvernement », explique Binta Ndiaye, PDG de MakeSense Afrique. « Ma mère est entrepreneure, mais elle a fait ça à côté de son travail principal et de ses obligations familiales en France, donc pour elle ce n'est pas une carrière en tant que telle. »

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d'affaires africaines discutent incubation, développement et mentalité entrepreneuriale

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Comme nous l'avons vu dans notre premier billet de blog, nos six PDG sont très optimistes sur les incubateurs et leur soutien potentiel au développement économique de leur pays. On ne va pas loin dans le secteur privé sans être réaliste, cependant, et elles ont mis en garde contre le fait de voir l'entrepreneuriat comme un remède universel aux problèmes de chômage et de déficit de compétences des jeunes en Afrique de l'Ouest.

Binta Ndiaye, responsable de MakeSense Afrique.
Crédit : MakeSense Afrique.

« Nous devons examiner notre propre contexte et développer notre propre modèle d'entreprenariat », déclare Binta Ndiaye, PDG de MakeSense Afrique. « Je vois nos universités enseigner des modèles d'affaires obsolètes d’inspiration européenne et ce n'est tout simplement pas convenable, apprendre et reproduire la même chose ne fait rien pour l'innovation. Je dis : ‘Donnez aux jeunes les outils dont ils ont besoin pour entreprendre leur propre projet et voyez où ça les mène !’ »

Fatoumata Guirassy, PDG du premier incubateur d'entreprises guinéen Saboutech, est également optimiste quant à l'incubation d'entreprises et au rôle clé qu'elle peut jouer : « La Guinée se réveille de la crise d'Ebola et 60% de nos jeunes sont encore au chômage. Le secteur privé a beaucoup de potentiel pour combler ce manque et construire une classe moyenne viable ; je pense vraiment que ce sera un élément central du développement de la Guinée. »

Cependant, Lisa Barutel, fondatrice et PDG de La Fabrique, met en garde contre le risque de trop attendre de l'entreprenariat : elle souligne que l'entreprenariat n'est pas la panacée qui résoudra tous les défis du développement de l'Afrique de l'Ouest. Comme le dit Fatoumata : « L'entrepreneuriat n'est pas la solution, c'est une solution qui doit faire partie d'une stratégie plus large. »

La durabilité a été citée par presque toutes. Fatoumata précise que les incubateurs ne sont pas un cas à part et ne sont pas automatiquement viables : « Cela dépend de la façon dont nous nous positionnons ; nous devons être capables de connecter les différents organismes d'appui et de travailler ensemble sur le terrain pour construire un écosystème viable qui soutiendra les entrepreneurs. » Mariem Kane, fondatrice et présidente de l'incubateur Hadina RIMTIC en Mauritanie, souligne que l'assistance technique et le renforcement de l'appui financier aux incubateurs doivent être des éléments essentiels de l’équation : « Nous devons établir un réseau plus solide de partenaires et de mécènes parmi les investisseurs et les hommes d'affaires si nous voulons accroître notre impact. »

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d’affaires discutent du monde de l'entreprenariat et des start-ups en Afrique de l'Ouest

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Dans toute l'Afrique de l'Ouest, il est très difficile de trouver un lieu de travail aussi innovant et diversifié que les incubateurs d'entreprises. Reconnues pour leur personnel jeune, énergique et souvent paritaire, ces organisations sont une indication encourageante de ce que réservent les décennies à venir, alors que la région présente au monde une main-d'œuvre plus jeune, plus ouverte et de plus en plus féminine.

En Afrique de l'Ouest francophone – où il n'y avait encore aucun incubateur début 2011, six jeunes femmes dirigent actuellement d'importants incubateurs, dont certains bénéficient du soutien du Groupe de la Banque mondiale.  

Ayant des formations en informatique, en ingénierie, en finance, en logistique, en gestion de projets et en entrepreneuriat social, ces femmes ont des profils tout aussi variés et impressionnants que les start-ups qu'elles accompagnent. Compte tenu de l'engagement du Groupe de la Banque mondiale à promouvoir l'égalité des sexes, tel qu'énoncé dans la Stratégie Genre, notre équipe leur a parlé pour en apprendre davantage sur leur travail et leur expérience de leadership.
 
Regina Mbodj, PDG du CTIC Dakar. Crédit : CTIC Dakar

De véritables écosystèmes : Comment les réseaux peuvent stimuler les incubateurs africains

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Des entrepreneurs dynamiques soutenus par l’incubateur Nord-Sud Bond’Innov. Crédit : Bond’Innov

À travers l'Afrique francophone, des incubateurs émergent rapidement pour accompagner une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs. Malgré leur énorme potentiel, les incubateurs ne sont que l'un des nombreux acteurs d'un vrai écosystème entrepreneurial. C'est pourquoi il est de plus en plus important que les incubateurs - en plus d'allouer les ressources, les services et le financement nécessaires à des start-ups prometteuses - fournissent aux incubés une plateforme pour partager et transférer des connaissances à travers l'écosystème, non seulement avec leurs pairs, mais aussi avec les investisseurs, les centres de recherche, les experts de l'industrie, sur lesquels leurs entreprises finiront par dépendre.

Entrepreneuriat vert : une cartographie du paysage marocain

Rosa Lin's picture
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup en moins de 3 minutes.
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup
(cliquer pour voir la vidéo)


Une équipe du groupe de la Banque mondiale a entrepris d’identifier les caractéristiques de l’entrepreneuriat vert au Maroc. Le diagnostic entrepris nous révèle aujourd’hui qui sont ces entrepreneurs et dans quel environnement ils interviennent.

Les entrepreneurs verts marocains se heurtent cependant à un certain nombre d’obstacles. Ils déplorent ainsi l’absence de soutien aux entreprises qui ont atteint un stade plus avancé, tout comme celle d’un vivier de mentors expérimentés susceptibles de les guider dans leur projet. Si le nombre de start-up qui se consacrent aux technologies propres est en essor, l'écosystème s’avère cloisonné et souffre d’un manque de communication entre les acteurs clés. Ajoutons que l’entrepreneuriat vert pâtit aussi de l’extrême prudence des investisseurs, de l’absence de liens financiers entre entreprises ainsi que d’idées erronées sur la politique d’aide au secteur.

Un nouveau rôle pour les banques de développement ?

Ceyla Pazarbasioglu's picture



Une réunion organisée par la Banque mondiale et la Banque de développement du Brésil (BNDES), début mai, a été l’occasion pour les banques de développement du monde entier de faire le bilan de leur action et de se demander où leurs efforts auraient le plus d’impact.

Les banques de développement peuvent contribuer à trouver les fonds qui permettront d’atteindre les Objectifs de développement durable que le monde peine à mobiliser. Elles peuvent inciter le secteur privé à participer et nouer des partenariats public-privé, en particulier pour le financement d’infrastructures.

Cependant, si les banques de développement sont utilisées à mauvais escient, cela peut entraîner des risques budgétaires et fausser le marché du crédit. C’est pourquoi ces institutions doivent avoir un mandat bien défini, être à l’abri des influences politiques, s’attacher à pallier les graves défaillances du marché, se concentrer sur les domaines où le secteur privé est absent, suivre et évaluer leurs interventions et s’adapter de sorte que leur action porte ses fruits et, enfin, avoir des pratiques transparentes et rendre des comptes.

Une année dans la vie d'un incubateur

Alexandre Laure's picture
© Cesar Gbedema/Impact Hub Bamako

Le mois dernier, Impact Hub Bamako a célébré son premier anniversaire. Premier du genre au Mali, Impact Hub Bamako fait partie d'un réseau mondial de plus de 15 000 membres implantés dans plus de 80 villes dans le monde, de Bogota à Phnom Penh. Combinant les services d’un laboratoire d'innovation avec des programmes d'incubation et d'accélération et un centre d'entrepreneuriat social, Impact Hub Bamako fournit un écosystème unique de ressources, d'inspiration et de possibilités de collaboration pour les jeunes maliens créatifs travaillant à la réalisation d’un objectif commun.


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