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changement des comportements

Vous voulez que les filles poursuivent leurs études ? Apprenez-leur à négocier.

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Dans les pays à faible revenu, moins d’une fille sur trois est inscrite dans un établissement d’enseignement secondaire. Les interventions visant à améliorer l’accès des filles à l’éducation portent généralement sur des programmes de transferts monétaires, comme au Malawi ou au Népal. Et si l'on essayait plutôt de faire en sorte que les filles défendent elles-mêmes leurs intérêts en leur apprenant les rouages de la négociation ? Nava Ashraf, Natalie Bau, Corinne Low et Kathleen McGinn ont tenté d’explorer cette piste avec une expérience menée récemment en Zambie. L’article intitulé Negotiating a Better Future: How Interpersonal Skills Facilitate Inter-Generational Investment présente les résultats de cette étude. L’expérience a consisté en une formation destinée à des élèves de huitième année (premier cycle du secondaire) et composée de six séances de deux heures chacune, organisées en dehors des heures de cours. La formation, assurée par des femmes du pays diplômées, visait à inculquer à ces jeunes filles quatre grands principes de la négociation, grâce à des discussions, des jeux de rôle, des activités de communication narrative et des jeux.

La jeune Afghane qui rappe contre les mariages forcés

Bassam Sebti's picture
Sonita Alizadeh - Music4dev - Banque mondiale

La jeune rappeuse afghane, Sonita Alizadeh, dénonce les mariages forcés que les parents imposent à leurs filles dès le plus jeune âge. Elle est bien placée pour en parler : elle avait 10 ans quand sa mère a voulu la vendre en mariage pour la première fois. L’argent devait servir à payer le mariage de son frère. Il y aura une deuxième tentative, six ans plus tard, mais Sonita Alizadeh se battra bec et ongles pour échapper à un mariage forcé

Contrairement à beaucoup de jeunes filles dans son pays, elle a osé défier sa mère et une tradition qui perdure depuis des générations.  « Mes parents ont compris que j’avais le pouvoir d’agir et ils ont cessé de penser que je devais me marier », a confié Sonita. « À présent, ils me soutiennent et m’encouragent dans mes choix. »

Genre et égalité des sexes dans les écoles thaïlandaises : sommes-nous ce que l’on nous a appris ?

Pamornrat Tansanguanwong's picture
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Alors que j’attendais un enseignant avec lequel j’avais rendez-vous pour une interview dans une école du fin fond de la Thaïlande, le spectacle des élèves en train de déjeuner m’a rappelé mes années d’écolière. Je me suis mise à discuter avec les enfants et je leur ai demandé ce qu’ils voulaient faire plus tard. « Docteur », a répondu un garçon. « Moi, quand je serai grande, je veux être infirmière », a dit une fille. Leurs réponses m’ont amenée à me demander à quel âge nos systèmes de valeurs masculin/féminin prenaient forme.
 
La famille et l’école sont les institutions clés au sein desquelles les jeunes enfants assimilent les normes sociales. L’école, en particulier, est le cadre dans lequel les enfants socialisent et découvrent les valeurs et relations sociales, et notamment celles qui sont associées aux sexes.
 
Si l’on croit savoir que l’école joue un rôle capital dans la formation de ces valeurs, il n’y a guère eu d’études empiriques consacrées à ce sujet en Thaïlande.

Lumières... Caméra… Action ! Quand les programmes de divertissement deviennent éducatifs

Anushka Thewarapperuma's picture
Les campagnes appelant au changement des comportements sont omniprésentes. Elles sont là pour nous rappeler d'aller faire le vaccin contre la grippe, pour nous informer qu’il est interdit de manger et de boire dans les transports en commun et pour nous inciter à éteindre les lumières quand nous quittons une pièce. Elles utilisent un langage et des références qui nous sont familiers et qui nous paraissent acceptables, pour nous orienter, l’air de rien, vers l’adoption d’un meilleur comportement. L’émergence d’un ensemble de nouvelles technologies et de nouveaux moyens d’information de masse offrent une chance de sensibiliser des millions de personnes à des thématiques comme l’hygiène des mains, les pratiques sexuelles sans risque et la violence sexiste, pour n’en citer que quelques-unes. 

Cependant, bon nombre de ces campagnes restent peu convaincantes, ne parlent pas suffisamment au grand public, et sont véhiculées par des médias démodés et  obsolètes comme des panneaux d’affichage et des prospectus. Des études montrent que les interventions via des médias traditionnels échouent souvent à susciter un changement de comportement, en particulier à long terme. 

C’est là qu’entre en scène le concept d’éducation par le divertissement...