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La blockchain bouleversera-t-elle la lutte contre les inégalités entre les sexes ?

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Une commerçante au Pakistan. Banque mondiale


On parle beaucoup de la technologie blockchain ces temps-ci, en raison principalement de la montée en puissance (et des chutes récurrentes…) des monnaies numériques. Et si la technologie qui sous-tend les cryptomonnaies pouvait être exploitée au profit de l’égalité entre les sexes ? Cette interrogation suscite un intérêt certain chez les experts en développement et les innovateurs.

Le fonctionnement d’une « chaîne de blocs » est notoirement difficile à saisir. De nombreux experts en expliquent le principe en prenant pour exemple le service Google Docs : des utilisateurs divers peuvent accéder à un même document et de manière simultanée, et chacun d’entre eux peut suivre les modifications effectuées. Cette fonctionnalité offre des perspectives prometteuses pour la validation de documents et la réalisation de transactions financières en l’absence d’institutions solides.

Du 29 janvier au 1er février dernier, l’agence ONU Femmes et Innovation Norway ont invité sept entreprises à présenter leurs solutions technologiques dans le cadre d’une simulation en direct. L’enjeu ? Offrir aux réfugiés des services d’identification et des services financiers plus avancés.

Cryptomonnaies et technologie blockchain : de nouvelles armes contre la corruption

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© Pixbaby/Creative Commons
© Pixbaby/Creative Commons


La technologie des chaînes de blocs (ou blockchain) et les cryptomonnaies de type bitcoin pourraient révolutionner les méthodes de paiement et les rapports commerciaux. Elles offrent également des perspectives très prometteuses pour lutter contre la corruption.

Les avancées technologiques ont le potentiel d’accroître considérablement la responsabilité et la transparence des dépenses publiques et d’endiguer ainsi la corruption. Quand un gouvernement décide par exemple de construire une route, il est désormais en mesure de suivre le moindre dollar dépensé, d’identifier ceux qui utilisent les fonds et de veiller à ce que seules les personnes autorisées à dépenser cet argent le font dans les délais convenus et en fonction des objectifs initialement prévus. Les enquêtes pour fraude et corruption, qui durent aujourd’hui en moyenne 15 mois (a), pourraient être bouclées par la simple activation d’une touche sur un clavier et à un coût très inférieur. Surtout, ce type de suivi dissuaderait toute velléité de corrompre un fonctionnaire, sachant que les pots-de-vin représentent aujourd’hui entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars par an, soit environ 2 % du PIB mondial (a). Autant de gains qui amélioreraient les effets des actions de développement. Il suffirait, pour cela, d’adopter une cryptomonnaie et de faire appel à un logiciel de blockchain.

L’avenir de l’agriculture en Afrique : les nouvelles technologies au cœur d’une disruption positive

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© Dasan Bobo/World Bank
© Dasan Bobo/Banque mondiale

L’agriculture revêt une importance capitale pour plusieurs grands objectifs de développement en Afrique. Ce secteur est d’abord un moteur de la création d’emplois : alors que l’exploitation de la terre et l’élevage contribuent déjà à eux seuls à environ 60 % des emplois en Afrique subsaharienne, la part des emplois dans l’ensemble du système agroalimentaire pourrait être bien plus élevée. En Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie, le système alimentaire devrait être le secteur le plus pourvoyeur de nouveaux emplois entre 2010 et 2025. De plus, l’agriculture est un vecteur de croissance durable et solidaire, ainsi que le socle d’un système essentiel pour assurer une alimentation nutritive, sûre et accessible à tous.