Syndicate content

capital humain

Sortir du piège du travail informel grâce à la technologie

Kristalina Georgieva's picture
Women stitch handicrafts at Everest Fashion Fair Craft in Lalitpur, Nepal. © Peter Kapuscinski/World Bank
Des femmes réalisent des travaux de couture à la main lors de l’Everest Fashion Fair Craft à Patan, au Népal. © Peter Kapuscinski/Banque mondiale

Tout le monde parle de la technologie et des changements qu’elle va entraîner dans notre façon de travailler. En réalité, nul ne sait ce qu’il adviendra. La seule certitude est… l’incertitude. Comment, alors, se préparer aux emplois qui n’existent pas encore ?
 
Commençons par ce que nous savons. Le problème le plus critique pour l’avenir du travail, et qui se pose depuis plusieurs décennies, est le grand nombre de personnes vivant au jour le jour d’un emploi occasionnel, sans savoir d’une semaine sur l’autre si elles travailleront. Ces travailleurs ne peuvent pas faire des projets pour l’avenir à un horizon de plusieurs mois — encore moins de plusieurs années — pour assurer une vie meilleure à leurs enfants. C’est ce que l’on appelle l’économie informelle. Mais comme souvent avec ces termes pseudo-techniques qui érigent des barrières, il est difficile d’imaginer toute la misère à laquelle sont condamnés des millions de travailleurs et les membres de leur famille, dans le monde entier.

Quel avenir pour le travail ?

Jim Yong Kim's picture


Vous vous demandez probablement si vos enfants et petits-enfants auront la chance de mener, comme vous, une vie professionnelle placée sous le signe des opportunités. Alors que l’économie mondiale affiche une forte croissance, il peut paraître paradoxal de voir l’avenir du travail susciter une crise existentielle. Mais c’est un fait : le rythme de l’innovation est en pleine accélération, et les emplois de demain (dans quelques mois ou quelques années) exigeront des compétences spécifiques et complexes. La ressource que constitue le capital humain se révèlera alors plus précieuse que jamais.  
 
Les pays vont devoir s’adapter aux nouvelles mutations du travail et préparer leur population aux emplois de demain. Ce défi fait partie des plus grands enjeux d’aujourd’hui. C’est pourquoi il est au cœur de la nouvelle édition de notre Rapport sur le développement dans le monde (a), actuellement en cours d’élaboration.
 
Parce que l’avenir du travail nous concerne tous, nous avons décidé cette année de jouer la carte de la transparence : pour la première fois depuis les débuts de ce rapport phare de la Banque mondiale en 1978, nous rendons publiques ses versions provisoires. Tous les vendredis après-midi, nous téléchargeons sur le site web de la Banque mondiale une version actualisée (a) du rapport, pour permettre à tous les internautes d’en prendre connaissance et de communiquer avec les auteurs. Je vous encourage vivement à consulter régulièrement notre site pour ne pas rater les avancées de nos travaux.
 
Pour ceux qui n’ont pas encore lu le rapport, voici un aperçu de ses grandes lignes directrices.

Réunions de printemps 2018 : soyez au cœur de l'événement

Bassam Sebti's picture


Les Réunions de printemps 2018 approchent : il est temps de découvrir le programme ! ​

Comme chaque année, nous vous proposons de suivre les événements et de participer aux débats en direct sur les réseaux sociaux. Que vous soyez sur place ou en ligne, saisissez cette occasion pour partager votre expérience, poser des questions et échanger avec des citoyens du monde entier, experts du développement, représentants de gouvernements et spécialistes de tous horizons qui se réunissent pour développer les solutions aux défis mondiaux.

Si vous souhaitez participer à ce rendez-vous incontournable au sein de la communauté du développement, alors n'attendez plus et inscrivez-vous pour être, vous aussi, au cœur de l’événement.

Vers une économie interconnectée et inclusive

Jim Yong Kim's picture


L'automatisation ou robotisation éveille notre imagination, mais simultanément notre inquiétude grandit quant au très grand nombre d’emplois qui seraient menacés de disparition rapide.

Les technologies disruptives peuvent aussi générer de nouvelles formes d’emplois, comme en témoigne la version provisoire de l’édition 2019 du Rapport sur le développement dans le monde. La publication en préparation, intitulée The Changing Nature of Work, souligne que la robotisation a entraîné plus de créations que de suppressions d’emplois au XXe siècle. Cette capacité de la technologie à radicalement bouleverser nos modes de vie, de travail et d’organisation est au cœur des questionnements du Groupe de la Banque mondiale : comment faire évoluer les compétences et les savoirs d’aujourd’hui pour créer les emplois de demain ?

Investissons dans les femmes et les filles pour construire un avenir meilleur

Jim Yong Kim's picture
Arne Hoel


Ce que l’on appelle le « capital humain », à savoir les compétences, les connaissances et les savoir-faire de la population, représente désormais une part prépondérante de la richesse mondiale, bien supérieure à celle du capital produit et du capital naturel.

Comment les pays en développement peuvent-ils accroître leur capital humain et se préparer aux exigences technologiques de demain ?

En investissant dans la nutrition, la santé, l’éducation, la protection sociale et l’emploi. Ce sont les fondements du capital humain, et ces investissements seront d’autant plus rentables qu’ils ciblent les femmes et les filles en particulier, car elles sont aujourd’hui lésées sur de nombreux fronts.

L’enjeu économique est de taille : en favorisant la participation des femmes à la vie active, en améliorant leur productivité et en promouvant l’entrepreneuriat féminin, l’économie mondiale s’enrichirait de plusieurs milliards de dollars.
 

 

Le big data et l’internet des objets au service de la lutte contre la pauvreté

Jim Yong Kim's picture


Un monde où nous n’aurons plus besoin de route, où les machines combleront tous nos besoins, où un médecin pourra remplacer un cœur humain avec une greffe imprimée en 3D… Cet avenir fantastique et fantasmé se rapproche de plus en plus vite.  

Alors que les smartphones se généralisent même dans les pays les plus pauvres, nous sommes aujourd’hui au seuil d’une nouvelle époque, d’une nouvelle ère où la technologie apportera des solutions à certains des plus grands défis du monde. 

La pauvreté en fera-t-elle partie ?  

Un appel lancé depuis le Sénégal : il faut investir dans le capital humain et la protection de la planète

Jim Yong Kim's picture



Au début du mois de février, le Sénégal a été au premier plan de deux combats essentiels pour la communauté internationale : la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de la qualité de l’éducation dans un monde en pleine mutation.

Le président de la République française Emmanuel Macron et son homologue sénégalais Macky Sall ont coprésidé la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), qui s’est tenue à Dakar le 2 février. Le GPE est une plateforme de financement qui a pour mission d’aider les pays à faible revenu à non seulement accroître le nombre d’enfants scolarisés mais aussi à faire en sorte qu’ils maîtrisent les apprentissages requis.

Cette conférence a permis aux dirigeants africains et à leurs partenaires de faire connaître leur détermination à fournir une éducation qui prépare les enfants à l’économie de demain et favorise les progrès socioéconomiques.

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Graphique : Développement économique et composition de la richesse

Tariq Khokhar's picture

La composition de la richesse d’un pays évolue en fonction de son développement économique. Le capital naturel (énergie, minerais, terres, forêts…) constitue la principale composante de la richesse dans les pays à faible revenu. Plus une économie grandit, plus la valeur du capital naturel s’accroît, tandis que sa part dans la richesse totale diminue. En revanche, la part du capital humain, défini comme la valeur actuelle des revenus futurs de la main-d’œuvre, augmente avec le développement économique. Le capital humain représente globalement les deux tiers de la richesse mondiale. Pour en savoir plus, consultez le rapport The Changing Wealth of Nations.

Ces questions qui me taraudent

Jim Yong Kim's picture
Des villageois visitent l’école Anando à Kashadaha (Bangladesh). © Dominic Chavez/Banque mondiale


Pour la première fois depuis la crise financière, l’économie mondiale a de bonnes chances de tourner à plein régime ou presque en 2018, comme nous l’avons indiqué dans notre dernière édition des Perspectives économiques mondiales

Le retour de la croissance mondiale est une bonne nouvelle pour le combat que nous menons contre la pauvreté et en faveur d’une prospérité partagée dans le monde entier. Reste que je nourris des inquiétudes lancinantes face à un certain nombre de processus à l’œuvre.

En premier lieu, on assiste à travers le monde à une montée des aspirations individuelles. Il faut se réjouir de cet essor des aspirations. Conjuguées aux opportunités, elles peuvent insuffler du dynamisme et donner lieu à une croissance économique durable et solidaire. Mais je crains, comme semblent l’indiquer les travaux de recherche, que les attentes frustrées de leurs populations n’entraînent les pays sur la voie de la fragilité, des conflits, de l’extrémisme et de la migration.


Pages