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#IWD2018

La blockchain bouleversera-t-elle la lutte contre les inégalités entre les sexes ?

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Une commerçante au Pakistan. Banque mondiale


On parle beaucoup de la technologie blockchain ces temps-ci, en raison principalement de la montée en puissance (et des chutes récurrentes…) des monnaies numériques. Et si la technologie qui sous-tend les cryptomonnaies pouvait être exploitée au profit de l’égalité entre les sexes ? Cette interrogation suscite un intérêt certain chez les experts en développement et les innovateurs.

Le fonctionnement d’une « chaîne de blocs » est notoirement difficile à saisir. De nombreux experts en expliquent le principe en prenant pour exemple le service Google Docs : des utilisateurs divers peuvent accéder à un même document et de manière simultanée, et chacun d’entre eux peut suivre les modifications effectuées. Cette fonctionnalité offre des perspectives prometteuses pour la validation de documents et la réalisation de transactions financières en l’absence d’institutions solides.

Du 29 janvier au 1er février dernier, l’agence ONU Femmes et Innovation Norway ont invité sept entreprises à présenter leurs solutions technologiques dans le cadre d’une simulation en direct. L’enjeu ? Offrir aux réfugiés des services d’identification et des services financiers plus avancés.

Droits fonciers : mieux mesurer les inégalités hommes-femmes pour les combattre

M. Mercedes Stickler's picture
Une femme présente son titre foncier en Zambie. © Jeremy Green


La sécurisation des titres de propriété est, de l’avis général, un moyen de lutter contre la pauvreté et, quand il s’agit des droits des femmes, de réduire les inégalités entre les sexes. Mais nous manquons d’éléments pour mieux cerner la situation et les interactions en jeu : dans quelle mesure les droits fonciers des femmes sont-ils protégés ou au contraire inexistants, et quel est l’impact précis de cette sécurité ou insécurité sur leur autonomisation ?

Ce constat vaut même pour l’Afrique, qui a pourtant fait l’objet de la plupart des études sur la question, faute de recherches suffisamment solides et nombreuses.

Je me heurte souvent à ce problème dans mes travaux de recherche mais aussi dans mon travail sur le terrain : en l’absence de données factuelles, il est difficile d’aider les populations locales à concevoir des programmes d’enregistrement des terres qui intègrent les femmes. Mon objectif ici est de dresser un état rapide de nos connaissances — et de nos lacunes — sur la situation foncière des femmes en Afrique, en espérant que cela incitera d’autres professionnels du développement à remédier à cette insuffisance de données.