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Communautés durables

Suivre un projet dans des pays fragiles ne coûte pas forcément cher

Andre Marie Taptue's picture



Alors que les bailleurs de fonds intensifient leurs opérations de développement, les conflits et les violences empêchent souvent d’intervenir dans certaines zones. Dans un tel contexte, de nombreux acteurs du développement tendent à faire appel à des tiers extérieurs pour assurer le suivi de leurs projets afin de concilier des objectifs contradictoires : assurer la sécurité du personnel, faire plus (ou investir davantage) et faire mieux (à travers des projets de meilleure qualité). Une stratégie coûteuse qui n’est pas toujours efficace. L’exemple du Mali prouve qu’il existe des solutions alternatives.

Il y a moins d’une décennie, le personnel de la Banque mondiale pouvait se déplacer librement au Mali, même pour se rendre dans les villages les plus isolés du pays. Aujourd’hui, les attaques terroristes et la violence armée empêchent de suivre la plupart des projets sur le terrain.

Face à cette réalité, et dans le sillage de la crise sécuritaire dans le Nord du Mali en 2013/14, nos équipes ont mis au point un système spécifique de suivi, allégé, peu coûteux et adapté aux zones dangereuses tout en restant centré sur les problèmes et la volonté d’améliorer la mise en œuvre du projet.

L’Afrique doit profiter de ses atouts naturels pour développer un tourisme durable

Magda Lovei's picture
Photo: Magda Lovei/Banque mondiale

Faune emblématique et espèces d’oiseaux rares, sommets enneigés, chutes d’eau et forêts majestueuses, mais aussi plages immaculées et récifs coralliens : les ressources naturelles de l’Afrique sont sublimes et d’une valeur inestimable. Le Kilimandjaro, le mont Kenya, les chutes Victoria, les plages de sable blanc de Zanzibar comme la grande migration des gnous à travers le parc Massaï Mara et le Seregenti sont autant de miracles de la nature qui font partie des attractions touristiques les plus célèbres au monde.

République démocratique du Congo : un développement respectueux des forêts et du climat

Daniela Goehler's picture
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Les efforts déployés par la République démocratique du Congo pour passer à une utilisation durable des terres produisent leurs premiers résultats dans la province de Mai Ndombe. C’est là un modèle encourageant pour d’autres pays cherchant à limiter le déboisement et la dégradation des forêts.

Alors que je regarde par le hublot du petit avion à hélices qui nous conduit à Inongo, la capitale de la province de Mai Ndombe en République démocratique du Congo (RDC), je suis frappée par le contraste des paysages. La région qui entoure Kinshasa, capitale tentaculaire de plus de 10 millions d’habitants, se caractérise par de grandes étendues de terres dégradées, sans aucun arbre. Tandis que nous nous dirigeons vers le nord et l’est, nous survolons des taches vertes disséminées dans la savane, mais, une fois arrivés au niveau du bassin du Congo, elles cèdent soudain place à des forêts à perte de vue. Mai Ndombe, ma destination finale, est une province de plus de 12 millions d’hectares, essentiellement couverte de forêts. Elle fait partie de l’un des écosystèmes tropicaux les plus importants qui subsistent encore sur notre planète.

Des corridors de coexistence pour réduire les conflits homme-animal

Claudia Sobrevila's picture
© Assam Haathi Project
© Assam Haathi Project 

Dans des conditions extrêmes, un être humain peut survivre trois minutes sans air, trois jours sans eau et trois semaines sans nourriture. Pour répondre aux besoins des 7,5 milliards d’habitants de la planète, la tension s’accentue sur ces trois ressources naturelles essentielles et conduit à la déforestation, à la dégradation et à la fragmentation des habitats, à la surexploitation et au surpâturage.
 
Afin de survivre et prospérer, l'être humain a déjà converti 38 % de la surface de la planète en terres agricoles. Nous avons aussi déboisé pour exploiter des mines, créer des industries et des infrastructures et, aujourd’hui, moins de 15 % de l’ensemble du territoire mondial sont des zones protégées de préservation de la biodiversité. Face à une très forte pression de l’homme sur ces zones protégées, où les populations d’éléphants, de grands fauves et d’autres espèces sauvages peuvent-elles trouver la nourriture et l’eau qui leur est nécessaire ? Dans ces conditions, un beau champ de maïs, une rizière mal protégée ou une vache bien nourrie seront à l’évidence irrésistibles pour ces animaux. Cette rivalité pour l’accès aux ressources naturelles, en particulier la terre et l’eau, est la cause principale des conflits entre l’homme et l’animal. 

Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

World Bank Data Team's picture

La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Libérons le potentiel de l’entrepreneuriat féminin en Afrique

Makhtar Diop's picture

Lorsqu’on on se promène dans une grande ville d’Afrique subsaharienne, un premier constat saute aux yeux : la prédominance des femmes dans le commerce de produits et services en tous genres. Les femmes participent de manière très visible à l’économie du continent, seule région du monde où elles représentent la majorité de ceux qui travaillent à leur compte. Des données montrent même qu’à certains égards elles constituent un moteur économique plus puissant dans les pays africains que dans le reste du monde.  

Rendre les marchés du travail de demain plus inclusifs et équitables

Siddhartha Raja's picture
 Dominic Chavez/Banque mondiale
Les politiques publiques devraient encadrer la gestion des coûts de la numérisation, pour contrecarrer les inégalités et en atténuer les effets sur les plus pauvres. Photo : Dominic Chavez/Banque mondiale

Sur la voie de la résilience : la réduction des risques climatiques et de catastrophes naturelles en Afrique

Ede Ijjasz-Vasquez's picture
Alors que 60 millions de personnes en Afrique sont dans l’attente d’une aide humanitaire en raison du phénomène climatique El Niño, dont l’incidence cette année atteint un niveau sans précédent depuis plusieurs décennies, la Banque mondiale s’emploie activement à aider 14 pays à mettre en place des programmes de redressement, avec des engagements qui se chiffrent à plus de 500 millions de dollars. (Photo : Flore de Preneuf / Banque mondiale

Sécheresses, inondations, glissements de terrain, tempêtes : ces catastrophes naturelles liées aux conditions météorologiques se produisent régulièrement, mais leur fréquence et leur intensité sont vouées à augmenter sous l’effet du changement climatique. Depuis 1970, l’Afrique a connu plus de 2 000 catastrophes naturelles, dont près de la moitié au cours des dix dernières années seulement. Ces événements ont touché plus de 460 millions de personnes et causé le décès de 880 000 d’entre elles. Les estimations indiquent que 118 millions d’Africains vivant dans l’extrême pauvreté (avec moins de 1,25 dollar par jour) seront exposés d’ici 2030 à des sécheresses, des inondations et des vagues de chaleur extrême. Ces catastrophes à répétition entravent la croissance économique et privent encore davantage les populations démunies de la possibilité d’échapper à la pauvreté.

Violences domestiques et pauvreté en Afrique : quand les coups du mari ont la douceur du miel

Luc Christiaensen's picture

Selon les dernières statistiques, 51 % des Africaines considèrent que leurs maris ont raison de les battre quand elles sortent sans leur autorisation, ne s’occupent pas bien des enfants, argumentent, refusent d’avoir un rapport sexuel ou laissent brûler le repas. Voilà qui donne à réfléchir.

Certes, ce chiffre rend compte des mentalités, pas de l’incidence des violences : un tiers des Africaines environ disent avoir été victimes de violences domestiques (physiques ou sexuelles). Mais les mentalités sont probablement encore plus pernicieuses, car elles façonnent les comportements, traduisent des normes sociales vis-à-vis de la résolution des conflits, au sein mais aussi en dehors du cercle familial, et pourraient avoir des conséquences sur le développement et la réduction de la pauvreté. Les mentalités sont par ailleurs corrélées à l’incidence des violences. Si l’on veut apprécier le niveau de pauvreté et de bien-être des populations, il faut donc aborder de façon beaucoup plus systématique ce problème de l’acceptation et de l’incidence des violences conjugales.

L’autre révolution arabe

Wael Zakout's picture
Man holding Tunisian Flag - jbor / Shutterstock.com

Je rentre tout juste de Tunisie, un pays magnifique où je mettais les pieds pour la première fois. Découvrir ainsi le berceau de la révolution arabe, qui a éclaté fin 2010, a été une expérience émouvante. Malheureusement, la plupart des pays du « Printemps arabe » se retrouvent désormais plongés dans des guerres destructrices et effroyables, aux effets dévastateurs pour leurs habitants, leur économie et leurs infrastructures.