Rétrospective 2014 : s’atteler aux défis les plus difficiles

|

Cette page en:

Parviendrons-nous à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 ? Pourrons-nous éviter les pires conséquences du changement climatique ou stopper l’épidémie d’Ebola ? Tels sont quelques-uns des défis les plus difficiles auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. En 2014, le Groupe de la Banque mondiale a mobilisé ses connaissances, ses moyens financiers et son influence pour s’atteler aux problèmes de la planète.
 
1) Agir pour la croissance économique
 
Après la crise financière internationale, les pays en développement sont devenus les moteurs de l’économie mondiale. Mais l’année 2014 a apporté son lot de nouvelles menaces : essoufflement de la croissance, baisse des financements et recul du prix des matières premières. À deux reprises, en janvier et en juin, la Banque mondiale a exhorté les pays en développement à assainir leur situation. Les pays ont besoin de projets pour maintenir une croissance capable de faire reculer de pratiquement de moitié la pauvreté extrême dans le monde en l’espace de quelques décennies. Selon le rapport semestriel Perspectives économiques mondiales, avec l’atténuation des effets de la crise financière, le moment est venu pour les pays en développement de renforcer leurs économies afin de poursuivre le combat contre la pauvreté.


2) Agir contre les inégalités

 

La « prospérité partagée » est un objectif que soutiennent les 188 pays membres de la Banque mondiale, convaincus qu’une société doit être jugée sur la manière dont les plus pauvres de ses membres s’en sortent. Face à l’aggravation des inégalités dans le monde, le Groupe de la Banque mondiale aide les pays en développement à installer les conditions d’une hausse des revenus et des niveaux de vie des 40 % les plus démunis de la population. Pour surveiller les progrès réalisés, la Banque mondiale suit les données de revenu ainsi que d’autres indicateurs.


3) Agir face aux situations fragiles

 

Plus de 3 millions de réfugiés ont fui une Syrie déchirée par la guerre et cherché refuge dans les pays voisins — mettant ainsi à mal leurs infrastructures et leurs budgets. La Banque mondiale a aidé la Jordanie et le Liban, notamment à travers un prêt de 250 millions de dollars à la Jordanie, en mars dernier, pour alléger ses difficultés budgétaires. Lors d’un déplacement dans la région en juin, le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim a remercié la Jordanie et le Liban d’accueillir les réfugiés et appelé à un regain d’appui international en leur faveur. Il a également exhorté la région à planifier la paix, œuvrer à la reconstruction et poser les jalons d’un « avenir plus juste et plus prospère ».

 

4) Agir en faveur des infrastructures

À l’heure actuelle, 1,2 milliard d’êtres humains environ sont privés d’électricité et 2,5 milliards n’ont pas de toilettes, sans oublier les quelque 748 millions de personnes sans accès à l’eau potable. Pour combler ces énormes retards, les pays en développement ont besoin chaque année de quelque 1 000 milliards de dollars. En octobre, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé la création d’un Mécanisme mondial de financement des infrastructures chargé de préparer des projets d’infrastructures viables, durables et financièrement attrayants. Ce mécanisme intéresse d’ores et déjà certains des fonds de placement privés, sociétés de gestion, fonds de pension, caisses d’assurance et banques commerciales les plus importants au monde et des pays donateurs.

5) Agir pour assurer le relèvement après une catastrophe naturelle

Typhons, sécheresses et autres catastrophes naturelles peuvent anéantir des vies et des économies entières. Depuis quelques décennies, les pertes ne cessent d’augmenter à l’échelle mondiale, désormais chiffrées à environ 200 milliards de dollars par an. Le Groupe de la Banque mondiale aide les pays, les villes et les régions à se reconstruire et à renforcer leurs capacités à résister aux futures crises. « Les plus démunis sont touchés de manière disproportionnée par ces catastrophes et n’ont pas les moyens d’y faire face », a souligné le président Jim Yong Kim lors d’un déplacement aux Philippines, frappée l’an dernier par le typhon Haiyan. « Si nous ne renforçons pas la résilience au changement climatique et aux catastrophes naturelles, nous ne parviendrons pas à mettre fin à la pauvreté ».


6) Agir pour l’autonomisation des femmes

 

Soucieux d’agir en faveur des femmes, dont le potentiel économique reste inexploité dans de nombreuses régions du monde, le Groupe de la Banque mondiale a créé de nouveaux partenariats pour contribuer à leur émancipation et améliorer leur santé et leurs performances dans d’autres domaines. Le Mécanisme de financement mondial appuyant l’initiative Chaque femme, chaque enfant permettra de développer et maintenir des services essentiels de santé destinés aux femmes, aux enfants et aux adolescents. Lancée dans le cadre plus vaste de mesures d’autonomisation des femmes et des filles et de lutte contre l’extrême pauvreté, l’initiative Data2X permettra de combler les immenses lacunes de données. Grâce à ce surcroît d’informations, démonstration sera faite de la rentabilité de l’aide prodiguée aux filles et aux femmes, pour elles-mêmes comme pour les hommes, les communautés et les pays tout entiers. « Les chiffres sont éloquents : les discriminations freinent la croissance », a déclaré Jim Yong Kim.

 

7) Agir contre le changement climatique

Figure 1. Marche pour le climat à New York
Alors que le monde entier se réunissait à New York en septembre, pour l’Assemblée générale des Nations Unies, Jim Yong Kim a annoncé que 74 pays — dont la Chine et la Russie — et plus de 1 000 entreprises avaient exprimé en faveur de la tarification du carbone. En décembre, après la parution d’un rapport indiquant que le réchauffement climatique était plus rapide qu’attendu, Jim Yong Kim a appelé de ses vœux un accord climatique ambitieux et exhorté les pays à donner un prix au carbone, supprimer les subventions aux combustibles fossiles, favoriser les énergies renouvelables et investir dans la résilience.

 
8) Agir contre Ebola

Face à l’épidémie d’Ébola, qui prend les proportions d’une crise majeure, le Groupe de la Banque mondiale a débloqué plus de 500 millions de dollars de dons d’urgence en faveur de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone et s’est engagé à fournir 450 millions de dollars d’aide supplémentaires. Un rapport de la Banque mondiale met en garde contre les pertes économiques catastrophiques en cas de propagation du virus à d’autres pays. En octobre, lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI, le président Jim Yong Kim a réuni les dirigeants de ces trois pays, des ministres et plusieurs responsables d’organisations pour concevoir d’urgence un plan d’action. Début décembre, il s’est rendu dans les trois pays les plus touchés : « Nous devons donner des moyens aux dirigeants de la région qui font preuve d’une volonté farouche pour éradiquer le virus où qu’il se trouve », a-t-il déclaré.

Auteurs

Prenez part au débat