Qu'est-ce qui peut vous pousser à agir pour mettre fin à l’extrême pauvreté d'ici 2030 ?

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There may be more beautiful times, but this one is ours.  – Jean-Paul Sartre
Mon tatouage est la traduction d'une citation de Jean-Paul Sartre :
Nous ne voulons rien manquer de notre temps : peut-être en est-il de plus beaux, mais c'est le nôtre. 

Lorsque je me suis fait tatouer sur le bras cette citation empruntée au philosophe français, j’étais loin de penser à la pauvreté dans le monde. Je ne pensais pas à l’environnement, ni à la paix ou à la guerre ni à la famine ou à la justice sociale. Pour tout dire, à part les affres du choix de la bonne poubelle pour mes gobelets à café, je ne me souciais pas de grand-chose en dehors de mon petit monde. Comme tant d’autres, j’avais déjà bien assez de problèmes comme ça pour en plus me préoccuper de la pauvreté dans le monde. On se laisse facilement enfermer dans le piège du quotidien : arriver à l’heure au travail, payer ses factures, tous ces petits soucis absorbent des années entières de notre vie. Mais si chacun ne s’intéresse qu’à son petit monde, rien ne changera jamais. 

Quand j’ai commencé à travailler pour le Groupe de la Banque mondiale, je n’ai pas tout de suite compris la véritable portée de sa mission. Tandis que tout le monde au sein de cette institution s’emploie à mettre fin à l’extrême pauvreté, j’étais pour ma part plutôt pessimiste. L’extrême pauvreté a toujours existé, c’est un phénomène qui appartient à notre histoire collective : comment pouvoir envisager une seule seconde d’y mettre fin ? Puis j’ai appris que la proportion de personnes dans le monde vivant avec moins de 1,25 dollar par jour avait chuté de 36 à 16 % entre 1990 et 2010, et je me suis dit que peut-être, oui, finalement, on pouvait parvenir à mettre fin à l’extrême pauvreté.
 
Alors mon tatouage a pris pour moi un tout autre sens. Face à toutes ces choses effroyables qui se passent dans le monde, on peut facilement se sentir dépassé et penser que d’autres sont là pour s’en occuper. Or nous sommes des citoyens du monde : un enfant qui vit dans l’extrême pauvreté en Asie du Sud n’est pas moins proche de vous que celui assis dans votre bus ou votre classe ou que tous ces passants que vous croisez dans la rue. Nous devons tous nous y mettre, car l’avenir nous appartient à tous. Mettre fin à la pauvreté dans le monde, c’est donc ma mission autant que celle de la Banque mondiale. Et c’est aussi la vôtre.
 
Depuis quelques années, nous utilisons tous les moyens qui sont à notre disposition — médias sociaux, vidéos, événements en ligne, etc. — pour fédérer un grand mouvement mondial autour de cet enjeu : mettre fin à la pauvreté. Aujourd’hui, c’est à votre tour de vous engager. 

Quelle est votre motivation pour passer à l’action et contribuer à mettre fin à l’extrême pauvreté ? Dites-nous quelles sont vos sources d’inspiration dans les commentaires ci-dessous. 

Infographie : Mettre fin à la pauvreté est à notre portéeOu encore mieux : exprimez-vous sur les réseaux sociaux et expliquez à vos amis et aux amis de vos amis, aux militants comme aux gouvernants, comment vous agissez pour contribuer à mettre fin à la pauvreté. Par exemple :

1. Commencez par tweeter sur un sujet qui vous tient à cœur.

2. Publiez une photo sur Instagram pour illustrer un problème qui concerne plus particulièrement votre pays, votre ville ou votre village.

3. Partager un article et une photo sur Facebook pour présenter ce qui motive votre action.


Pensez à ajouter le hashtag #TakeOn ("agir") à toutes vos publications afin que nous puissions utiliser vos témoignages pour mobiliser encore plus de monde.
 
Les défis ne manquent pas, faites votre choix : sécurité alimentaire, accès aux soins de santé, mortalité infantile, inégalités sociales, changement climatique... L’action collective a des vertus uniques : elle peut permettre de sensibiliser l’opinion, d’être entendu par les gouvernants et d’amener ces derniers à adopter des politiques qui viennent en aide à ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté. À vous d’agir maintenant !

Auteurs

Korina Lopez

Consultante chargée des campagnes pour les Réseaux sociaux

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