Développer l’usage et les compétences du numérique pour préparer les jeunes Botswanais à l’économie digitale

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D’après les Nations unies, la jeunesse d’Afrique – c’est-à-dire l’ensemble des citoyens âgés de 15 à 24 ans – représente actuellement 200 millions de personnes, faisant du continent celui à la population la plus jeune du monde. Il est essentiel de doter cette jeune population des capacités dont elle a besoin pour être compétente dans une économie qui s’informatise à toute vitesse.

Bien que le taux de pénétration (la part de la population qui utilise Internet) soit plus faible en Afrique que dans les pays développés d’Europe et d’Amérique du Nord, les statistiques montrent que le taux de connectivité et d’utilisation d’Internet est en pleine croissance sur le continent. Accroître le taux de pénétration est donc une mesure essentielle si l'on veut réduire la fracture numérique et ainsi aider la jeunesse africaine à prendre part à l’économie digitale mondiale.

La clé, c’est de mettre les services Internet à la disposition des jeunes Africains. Cela nous donnera les compétences nécessaires pour nous placer au même niveau de connaissance et d’expertise que nos pairs des pays développés. Ainsi, nous pourrons prendre part à l’économie numérique de façon active et compétitive. Sans la disponibilité de ces services, il sera très difficile pour la jeunesse d’Afrique de devenir partie prenante de cette économie.

En attendant, il faudra absolument inculquer aux jeunes gens des connaissances sur l’importance des technologies de l’information et de la communication (TIC) afin de susciter leur intérêt. Sans cela, même si les infrastructures étaient mises à disposition, elles ne seraient que des « éléphants blancs » dont personne ne verrait l’utilité. Par conséquent, il faut transmettre aux jeunes les compétences des TIC pour qu’ils puissent apprécier leur pertinence à l’ère contemporaine.

En plus d’« alphabétisation » numérique, on peut aussi offrir des abonnements Internet à tarif subventionné afin que davantage de personnes aient accès aux services en ligne. Comme le mouvement #DataMustFall a pu le montrer, la plupart des jeunes Africains ne sont pas en mesure de profiter des services Internet en raison des tarifs élevés. Or, si la jeunesse manque à l’appel parce que les services Internet sont inabordables pour elle, les pays africains continueront à être à la traîne du monde développé en matière d’économie numérique.

Une autre mesure pourrait être prise afin d’augmenter le taux de pénétration : investir davantage pour bâtir les infrastructures qui permettront de mettre en œuvre des projets de services Internet aussi bien en ville qu’à la campagne. Il s’agit notamment de mettre en place des satellites, des réseaux de fibre optique ou d’autres infrastructures favorisant la connectivité. Ce que l’on observe actuellement dans la plupart des pays d’Afrique en voie de développement, c’est que les infrastructures des TIC sont concentrées dans les zones urbaines, alors qu’elles sont très peu nombreuses, voire inexistantes, dans les zones rurales. Pour les jeunes vivant à la campagne, cela signifie que la seule façon d’accéder à ces technologies est de migrer vers les zones urbaines, ce qui les désavantage par rapport à leurs pairs des pays développés.

Une population jeune, combinée à des taux accrus d’utilisation d’Internet et de connectivité, peut se révéler un avantage important pour l’Afrique dans son ambition de se montrer compétitive dans l’économie numérique. Si elle prend les mesures appropriées pour augmenter le taux de pénétration et ainsi réduire la fracture numérique, l’Afrique pourrait se retrouver, dans les années à venir, engagée dans une compétition active au sein de l’économie digitale.

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