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Éducation

La jeune fille qui a construit sa propre maison : « Je n'ai pas à demander à quelqu'un d’autre de le faire pour moi »

Kamilah Morain's picture
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En Haïti, le recrutement de jeunes femmes pour les former à ce qui a toujours été perçu comme des métiers majoritairement masculins est une tâche difficile. Notre équipe a découvert que, si de nombreuses familles voulaient profiter de l'occasion qu’offrait la formation pour éduquer leurs filles, elles étaient hésitantes parce que la formation offerte était dans des rôles non traditionnels.

En effet, ces étudiantes allaient apprendre des professions attribuées à des ouvriers/artisans tels que la maçonnerie, la menuiserie, la manœuvre d’engins lourds, la plomberie et le câblage électrique. Les pères et surtout les mères se sont farouchement opposés à ce que leurs filles exercent ce type de métier, mais pour des raisons différentes.

Chez les pères c’était souvent la même question qui revenait : «Pourquoi vous ne leur apprenez pas à faire quelque chose de plus respectable, plus adapté pour une fille, à être secrétaire, ou travailler dans un hôpital ?". Quant aux mères, la principale raison du refus était la crainte pour la sécurité de leurs filles, de peur qu’elles puissent devenir des cibles faciles pour des hommes sans scrupules, au sein de professions à domination clairement masculines.
 

Haïti: cinq voeux pour 2013

Hasan Tuluy's picture

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Trois ans après le tremblement de terre, Haïti a progressé dans des domaines de développement clés, y compris l'éducation, l'économie et la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles. Dans ce video blog, le vice-président régional Hasan Tuluy partage ses cinq voeux principaux pour Haïti en 2013. 
 

Système de santé en Haïti : mettre le patient au premier plan

Maryanne Sharp's picture

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Un arbre lui procure un peu d’ombre mais ne la protège guère de la chaleur. Chantal vient de faire la lessive familiale à la rivière. Elle est enceinte de quatre mois.

Nous sommes à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Le hameau où vit Chantal compte à peine vingt maisons, n’est relié que par un seul chemin de terre et ne dispose d’aucune structure médicale.