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Guinée

Croire en l’avenir : un voyage édifiant dans les villages guinéens

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Lancinet Keita. Photo : Mamadou Bah

J’ai récemment eu la possibilité de me rendre dans le Fouta-Djalon, une région du Nord de la Guinée, aux côtés de l’équipe chargée de mettre en œuvre un projet axé sur le développement de filets sociaux productifs visant à autonomiser économiquement les personnes vulnérables. Il s’agissait de lancer les activités de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO) prévues dans le cadre du projet. C’était ma première visite de terrain depuis mes débuts à la Banque mondiale. Ce voyage à travers le pays m’a permis de voir de mes propres yeux l’extrême pauvreté. On en entend parler et on lit beaucoup de choses dessus, mais, là, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui y sont confrontées tous les jours. Je parle de chance, car cette expérience a été pour moi une leçon d’humilité, elle a renforcé ma détermination et rendu d’autant plus nécessaire le récit du quotidien de ces populations, de leurs luttes permanentes et de leurs accomplissements.

En 2012, la pauvreté touchait plus de la moitié (55 %) des habitants de la Guinée, mais ce pourcentage a probablement augmenté sous l’effet de la crise Ebola et de la stagnation de l’économie en 2014 et 2015. Cette pauvreté se concentre fortement dans les zones rurales, où son incidence reste bien plus élevée (65 % en 2012) que dans les centres urbains (35 %). Le manque d’infrastructures, de perspectives économiques et d’accès à l’éducation fait largement obstacle au développement de ces zones.

Pourquoi faut-il à tout prix comprendre les conséquences du changement climatique sur la pêche en Afrique et agir rapidement ?

Magda Lovei's picture
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L’impact du changement climatique sur l’hydrologie, les ressources naturelles et les différents secteurs de l’économie -  allant de l’agriculture au transport, en passant par l’énergie – est depuis longtemps un sujet de recherche et de débat. Mais ses effets sur la pêche, un des principaux secteurs d’activité en Afrique et qui fait vivre de nombreux Africains, sont souvent moins bien compris.

Que sait-on des conséquences du changement climatique sur la pêche ?

L’augmentation de la température de l’océan causée par le changement climatique, oblige les poissons à migrer des zones équatoriales vers des zones plus froides, et entraîne aussi une diminution de leur taille. Ce phénomène de réchauffement agit également sur la quantité des réserves halieutiques, leur flux migratoire et leur taux de mortalité.

Arrêtez de voler le poisson de l’Afrique, il appartient aux Africains

Caroline Kende-Robb's picture

Il y a vingt-cinq ans, je vivais à Tanji, un village de pêcheurs situé sur la côte gambienne. Le village s’animait avant le lever du soleil, et en se levant tôt, on pouvait voir partir en mer les pirogues aux couleurs vives, ces fragiles embarcations en bois avec à leur bord six ou sept jeunes hommes courageux. Ce n’était pas une mince affaire. L’Atlantique était impitoyable, parfois traître.

La menace Ebola : une « nouvelle norme » ?

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Il y a quelques mois, alors que j’étais en poste au Ghana, des collègues et des amis m’ont demandé comment éviter d’être contaminé par le virus Ebola. Leurs inquiétudes se nourrissaient des reportages dans les médias sur l’augmentation du nombre de cas confirmés et de décès dans les pays voisins.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal montre l’exemple d’une gestion concertée d’un bassin de fleuve transfrontalier

Kabine Komara's picture

Le fleuve Sénégal est le troisième fleuve le plus long d’Afrique. Il prend sa naissance en Guinée et se jette dans l’océan Atlantique à Saint-Louis au Sénégal, après un parcours de près de 1 800 kilomètres à travers la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
 

Consolider la paix et le développement, faire ses adieux à un grand homme

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 À l’heure où nous songeons à ce que l’année nouvelle réserve à l’Afrique, le lien indissociable entre paix et développement me semble plus que jamais évident.
 
Début décembre, j’ai assisté au sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique qui réunissait 53 dirigeants de pays africains,  les représentants des Nations-Unies, de l’Union africaine et l’Union européenne. Nous avons évoqué avec franchise les moyens de maintenir et favoriser la paix sur le continent.
 

Aider l’Afrique à mieux négocier ses ressources minérales

Makhtar Diop's picture
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Helping Africa win better deals for its minerals © jbdodane
Pétrole au Niger et en Ouganda, gaz naturel au Mozambique et en Tanzanie, minerai de fer en Guinée et Sierra Leone : les découvertes d’abondants gisements miniers et d’hydrocarbures se multiplient en Afrique et attirent la convoitise des entreprises internationales désireuses de profiter de l’aubaine que représentent les richesses souterraines du continent.

Notre engagement en faveur des États fragiles

Makhtar Diop's picture
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La semaine prochaine, j’accompagnerai Jim Yong Kim, le président du groupe de la Banque mondiale, et Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations unies, lors d’une visite historique dans la région des Grands Lacs. L’objectif de ce voyage est de réfléchir avec les leaders africains à des solutions durables afin d’aider les populations de la région à prospérer. Cette visite est importante pour deux raisons : tout d’abord, elle signale une nouvelle ère pour les institutions internationales de développement qui s’engagent à promouvoir ensemble la stabilité ; enfin, elle signale aux citoyens des  pays en situation de fragilité ou de conflit notre volonté de faire en sorte que ces pays ne restent pas à la traîne.