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Afrique

En Côte d’ivoire, chaque histoire compte : un pont pour désenclaver les zones rurales

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Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution. 

Mauvais résultats scolaires en Côte d’Ivoire : à qui la faute ?

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Aujourd’hui, un jeune Ivoirien ne passe en moyenne que 8 ans sur les bancs de l’école alors que les élèves des pays émergents en passent près de 14. Fait encore plus préoccupant, cet écart s’est creusé au fil du temps et la qualité de l’enseignement s’est dégradée. À la fin du cycle primaire, moins de la moitié des élèves ivoiriens possèdent les compétences requises en lecture ou en mathématiques (voir graphique). Ces quelques statistiques illustrent l’ampleur de l’effort à fournir pour rattraper le temps perdu, un défi qu’entendent bien relever les autorités ivoiriennes alors que le pays s’engage sur la voie de l’émergence.

La raison semble évidente. Car les pays, comme la Corée du Sud et la Malaisie, qui ont réussi leur transition vers l’émergence sont aussi ceux qui ont développé des systèmes scolaires et d’apprentissage parmi les meilleurs au monde. Pour le prix Nobel d’économie, Robert Lucas Jr. et l’économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer, le développement économique dépend avant tout de la capacité d’un pays à valoriser son capital humain. Cela lui permet non seulement d’accroître sa valeur ajoutée actuelle mais aussi de créer les innovations technologiques de demain
 diagnostic sur l’emploi, 2016.
Graphique : comparaison régionale de la qualité de l’éducation à la fin du cycle primaire
(Source : Banque mondiale, Côte d’Ivoire : diagnostic sur l’emploi, 2016.)

En Côte d’Ivoire, chaque histoire compte

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 Taleb Ould Sid'ahmed/Banque mondiale Côte d'Ivoire

J’ai rencontré Prince Brokou, il y a quatre ans, en 2013, lorsque sa candidature avait été retenue pour faire partie d’une brigade d’entretien des routes, dans le cadre du Projet  de création d’emplois jeunes et de développement des compétences (PEJEDEC), financé par la Banque mondiale. A l’époque, il vivait encore chez ses parents à Yopougon, une des grandes banlieues abidjanaises.

Prince a été employé sur plusieurs chantiers de travaux publics. Son travail consistait notamment à éliminer les détritus qui obstruaient les caniveaux et provoquaient des inondations pendant la saison des pluies. Cet emploi temporaire de 6 mois lui a permis d’économiser une bonne partie de son salaire de 60 000 francs CFA par mois (environ 124 dollars). Prince a également suivi des cours sur le civisme et la citoyenneté, le sida, l’environnement et l’hygiène publique et a reçu une courte formation en gestion et création d’entreprise, prévus par le PEJEDEC. La tête pleine de projets, il décide de se mettre à son propre compte.

Il y a quelques semaines, j’ai essayé de reprendre contact avec Prince pour savoir ce qu’il était devenu. J’ai trouvé un entrepreneur heureux qui m’a expliqué avoir tenu quelques temps un kiosque téléphonique avant de retourner dans sa ville natale de Gagnoa pour y ouvrir une blanchisserie.  « Aujourd’hui on peut dire que je suis chef d’entreprise dans la mesure où moi-même j’emploie deux de mes petits frères qui étaient sans emploi. Le projet m’a apporté beaucoup de choses et permis d’économiser de l’argent pour créer cette activité et ne plus tendre la main pour demander de l’aide », confie-t-il.

Pour autant, Prince n’a pas renié ses origines et espère que sa petite entreprise contribue un peu au développement de sa communauté en lui fournissant des services.
Au lendemain des violences post-électorales d’octobre 2010, la Banque mondiale et le gouvernement ivoirien avaient cherché à mettre en place un programme de création d’emplois afin d’offrir une première opportunité professionnelle à des milliers de jeunes sans qualifications, premières victimes des troubles politiques qui avaient secoué le pays pendant plus de 10 ans. Objectif ? Permettre à une jeunesse en quête d’emplois et de reconnaissance d’aspirer à un meilleur avenir.  
Le projet de création d’emplois jeunes et de développement des compétences (PEJEDEC) est né de cette réflexion en 2012, avec un premier don de 50 millions de dollars. Près de 27 500 jeunes ont bénéficié de la phase 1 du projet, arrivée à terme  en juin 2015.

Des champs à l’école et au-delà : aider les ménages ruraux du Togo à sortir de la pauvreté

Joelle Businger's picture
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Au Togo, les étudiants originaires de zones rurales sont nombreux à ne pas trouver d'emploi à l'issue de leurs études.
Erick Kaglan/Banque mondiale


La semaine dernière, j’ai relaté une visite de terrain effectuée au mois d’octobre dans le cadre du Projet de soutien au secteur agricole togolais financé par l’Association internationale de développement (IDA) et le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP). Au cours de nos échanges avec un riziculteur et sa famille nous avons pu constater l’efficacité rapide du soutien apporté par la Banque mondiale, mais nous avons également réalisé qu’il restait un grand nombre de défis à relever pour aider les petits exploitants à s’extraire durablement de la pauvreté et renforcer la productivité et la compétitivité de l’agriculture togolaise.

Donner la parole aux collectivités locales : comment le Sénégal et la Tunisie s’inspirent mutuellement pour réformer la gouvernance

Salim Rouhana's picture
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Photo: Mo Ibrahim Foundation / Flickr Creative Commons

Il y a près de sept ans, une révolution éclatait en Tunisie, déclenchée par un jeune chômeur tunisien d’une ville secondaire qui cherchait désespérément à se faire entendre. Cette révolution a entraîné une refonte du programme de développement du pays et enclenché un processus de décentralisation visant à donner plus de poids aux collectivités locales dans l’élaboration des politiques publiques. Depuis, l’action de la Banque mondiale en matière de gouvernance locale en Tunisie a été étendue, et couvre l’équipement des municipalités en services publics de base et le règlement des nombreux défis posés par la décentralisation : réforme institutionnelle, processus participatif, transparence et responsabilité, renforcement des capacités et évaluation de la performance.

Améliorer les chances d'être financièrement inclus au Sénégal

Siegfried Zottel's picture
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Dans les pays développés, la plupart des adultes ont un compte auprès d’une banque ou d’une autre institution financière. La réalité est bien différente dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, et notamment au Sénégal. Selon une enquête effectuée par le Groupe de la Banque mondiale, moins d'un adulte sénégalais sur cinq (17 %) indique posséder un compte dans une institution financière formelle, qui incluent les banques, les institutions de microfinance, et les porte-monnaie électroniques.

De la formation à l’emploi au Sénégal : permettre aux jeunes d’être le moteur de la croissance

Mouhamadou Moustapha Lo's picture
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Comme beaucoup de pays africains, le Sénégal est marqué par une population jeune à la recherche d’emplois et de salaires décents. Le rapport sur le dernier recensement national de la population sénégalaise publié tous les dix ans par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), révèle que la moyenne d’âge de la population est de 22 ans et qu’un Sénégalais sur deux a moins de 18 ans. Les moins de 15 ans représentent plus de 42 % de la population, dénotant clairement la prédominance des jeunes dans la population. Il s’agit néanmoins de la couche de la population la plus touchée par le chômage et le sous-emploi. Et les jeunes représentent 60 % des demandeurs d’emploi.

Les producteurs ivoiriens de cacao adoptent des services financiers numériques

Corinne Riquet's picture
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En Côte d’Ivoire, la chaîne de valeur du cacao est bien structurée. Cependant, les petits producteurs agricoles n’ont pas accès aux services des banques, établissements de microfinance et autres institutions financières formelles. Le défi est donc d’offrir à ces clients des services financiers qui soient à la fois abordables et adaptés à leurs besoins.

Quand sport et développement vont de pair

Makhtar Diop's picture
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Jeunes jouant au football en Namibie. Photo: © John Hogg/World Bank


Les gens me demandent souvent comment je suis devenu la personne que je suis. La plupart du temps, ma réponse les surprend. Je dois en partie ma carrière à mon amour du sport. Le sport faisait partie de mon quotidien lorsque j’étais enfant au Sénégal. Beaucoup ne jurent que par le football. Je pratiquais différents sports mais l’athlétisme et le karaté étaient mes deux passions. Les arts martiaux m’ont appris l’importance de la persévérance ; courir m’a donné la faculté de me concentrer. Mes entraîneurs étaient des éducateurs hors pair. En athlétisme, notre entraîneur Mansour Dia, trois fois finalistes aux Jeux olympiques, nous obligeait à avoir de bonnes notes pour faire partie de son équipe.  Mes coéquipiers ont tous réussi leur vie professionnelle : certains ont fait fortune sur Wall Street, d’autres ont fait carrière dans la politique, l’ingénierie ou la médecine. Quant à notre prof de karaté, sensei Fernand Nunes, il nous a inculqué le principe suivant : gagnez avec respect, perdez avec dignité.

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