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Agriculture et développement rural

Le microcrédit, une aide qui ne bénéficie pas uniquement à l’emprunteur

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Les prix des produits agricoles sur les marchés africains ont tendance à fluctuer fortement : dans un nouveau travail de recherche de Burke, Bergquist et Miguel (a), on peut lire que « les prix des céréales sur les principaux marchés » grimpent « régulièrement de 25 à 40 % entre la période post-récolte et la période de soudure, la hausse pouvant atteindre plus de 50 % sur les marchés plus isolés ». Un économiste ne peut que regretter ces occasions manquées : les agriculteurs auraient tout avantage à retarder la vente pour écouler leur récolte au prix fort pendant la saison creuse.

De Londres à Abidjan et Accra: votre chocolat, sans déforestation

Richard Scobey's picture
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Photo: World Cocoa Foundation.


Depuis cinq ans, la communauté internationale observe la Journée internationale des forêts le 21 mars. Cette journée est l'occasion de rendre hommage aux forêts et aux arbres en se rappelant les nombreux bénéfices économiques et sociaux qu’ils apportent à l'humanité. Depuis que je suis devenu président de la Fondation mondiale du cacao en juillet 2016, j'ai accordé beaucoup d'attention aux forêts d'Afrique de l'Ouest, première région de production mondiale de cacao. Ces forêts tropicales, et d'autres dans le monde entier, jouent un rôle indispensable dans la lutte contre le changement climatique en stockant du carbone. Elles répondent également à des besoins vitaux au niveau local, en régulant les températures, en aidant à générer des précipitations et en purifiant l'air et l'eau. Des forêts saines aident les communautés rurales à prospérer. Le paradoxe est que, au cours des dix dernières années, ces forêts indispensables ont été abattues à un rythme alarmant en Côte d'Ivoire et au Ghana. Les producteurs de cacao, confrontés à des défis tels que la baisse des prix, le changement climatique et la faible productivité, veulent augmenter la superficie des terres sur lesquelles ils cultivent le cacao. La cacaoculture, essentielle pour produire une de nos gourmandises favorites, le chocolat, est maintenant considérée comme un facteur majeur de déforestation dans ces pays.

Dans les zones rurales de Guinée, l’engagement citoyen permet d’obtenir des changements concrets

Kaori Oshima's picture
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Un membre du Conseil communal de  Molota partage son experience sur un projet pilote de budget participatif​. Photo : PACV3


En visite dans la commune rurale de Molota, à environ 115 kilomètres au nord-est de Conakry, la capitale guinéenne, nous avons rencontré les membres du conseil communal qui nous ont fait part de leur heureuse surprise : en moins d’une semaine, grâce à un exercice de budgétisation participative, ils ont pu réunir près de 1,6 million de francs guinéens en sollicitant les habitants. Ce succès, encore modeste (la somme représentant 160 dollars), est le signe d’un changement tangible extrêmement positif quand l’on sait que, l’an dernier, la commune n’avait pas collecté le moindre centime auprès de la population.

Agriculture climato-intelligente : ce que l’Afrique enseigne au reste du monde

Ademola Braimoh's picture
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Le climat de notre planète évolue — une tendance qui devrait se maintenir dans un avenir prévisible. L’agriculture sera particulièrement touchée, la hausse des températures, la modification des régimes de précipitations et la recrudescence des maladies et des attaques de ravageurs constituant autant de risques nouveaux qui fragiliseront un peu plus le système alimentaire mondial. En bref, le changement climatique compliquera encore plus la lutte pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté.

République centrafricaine : il est urgent d’aider durablement les agriculteurs

Diego Arias's picture
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Imaginez la scène : un jeune ex-combattant qui a déposé les armes il y a quelques mois, lève la main pour nous dire qu’il s’est lancé dans l’agriculture pour mieux gagner sa vie, et ses compagnons font de même.

La désertification n’est pas une fatalité

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Près de 300 millions d’Africains de l’Est et de l’Ouest vivent en zone aride et dépendent d’activités liées au milieu naturel pour survivre. Un chiffre qui pourrait atteindre 540 millions en 2030 sachant que, sous l’effet du changement climatique, les zones arides pourraient augmenter de 20 % en Afrique.

Vous aimez manger ? Alors vous aimerez aussi l’agriculture

Willfred Iyamuremye's picture
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If Eating is “Cool” then Farming must be “Cool” too


L’agriculture, pour la plupart des jeunes, c’est un paysan pauvre, terreux et épuisé, une binette rouillée pesant sur ses épaules abîmées et avachies. Dans son champ à la lisière de la modernité, il ne risque pas d’être actif sur Snapchat, Twitter ou Instagram...

Les Amazones du manioc

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Les Amazones du manioc


Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution.

Au marché central de Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire, vous ne pouvez pas rater les Amazones du manioc. Elles occupent un espace facilement repérable à l’aide d’une pancarte sur laquelle est inscrit le nom de leur coopérative : Coopérative des femmes du vivrier de Gbêkê (COFEMVIB). À leur tête, Viviane Assoi Kouadio Tano, qui préside aussi aux destinées de la Plateforme d’innovation de manioc du Gbêkê.

Sénégal : quand sécurité alimentaire rime avec autonomisation de la femme

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© Dominic Chavez/Banque mondiale

Au Sénégal, la politique de nutrition est à la croisée des chemins – soit on double nos efforts et on s’attaque aux problèmes fondamentaux ; soit on finira par s’enliser à cause de notre inertie.  Ayant opté pour la première option, le gouvernement doit maintenant beaucoup mieux intégrer le rôle indispensable de la femme dans la nutrition.  

En Côte d’ivoire, chaque histoire compte : les écoles passerelles, contre vents et marées

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Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution. 

Vêtu de son uniforme scolaire kaki, le jeune Soulama Siaka est sagement assis près de son oncle Kone Birama, au fond de la cour familiale. Celui-ci évoque le dénuement dans lequel la crise politique avait plongé sa famille. « Je n’avais même plus les moyens d’envoyer mes enfants à l’école » confesse-t-il.  Presque partout en Côte d’Ivoire, de nombreux enfants abandonnent l’école car leurs familles n’ont pas assez d’argent pour payer les frais de scolarité.

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