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Environnement

De Londres à Abidjan et Accra: votre chocolat, sans déforestation

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Photo: World Cocoa Foundation.


Depuis cinq ans, la communauté internationale observe la Journée internationale des forêts le 21 mars. Cette journée est l'occasion de rendre hommage aux forêts et aux arbres en se rappelant les nombreux bénéfices économiques et sociaux qu’ils apportent à l'humanité. Depuis que je suis devenu président de la Fondation mondiale du cacao en juillet 2016, j'ai accordé beaucoup d'attention aux forêts d'Afrique de l'Ouest, première région de production mondiale de cacao. Ces forêts tropicales, et d'autres dans le monde entier, jouent un rôle indispensable dans la lutte contre le changement climatique en stockant du carbone. Elles répondent également à des besoins vitaux au niveau local, en régulant les températures, en aidant à générer des précipitations et en purifiant l'air et l'eau. Des forêts saines aident les communautés rurales à prospérer. Le paradoxe est que, au cours des dix dernières années, ces forêts indispensables ont été abattues à un rythme alarmant en Côte d'Ivoire et au Ghana. Les producteurs de cacao, confrontés à des défis tels que la baisse des prix, le changement climatique et la faible productivité, veulent augmenter la superficie des terres sur lesquelles ils cultivent le cacao. La cacaoculture, essentielle pour produire une de nos gourmandises favorites, le chocolat, est maintenant considérée comme un facteur majeur de déforestation dans ces pays.

Antananarivo : une ville pour qui ?

Salim Rouhana's picture
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Photo: Michel Matera/Banque mondiale


L’aménagement urbain est un enjeu majeur, aussi bien pour des villes anciennes comme Rome, Le Caire ou Athènes, que modernes comme New York ou Singapour. Il permet de gérer la vie collective et occupe une place essentielle dans le « contrat » qui définit comment et pourquoi des habitants souhaitent habiter le même espace.
 
Madagascar connaît une urbanisation galopante. Sur une population totale de 24,8 millions d’habitants (2016), le pays compte aujourd’hui près de 7 millions de citadins, contre 2,8 millions en 1993. Ses villes génèrent environ les trois quarts du produit intérieur brut (PIB) national, et la capitale, Antananarivo, plus de 50 %.

Pourquoi faut-il à tout prix comprendre les conséquences du changement climatique sur la pêche en Afrique et agir rapidement ?

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L’impact du changement climatique sur l’hydrologie, les ressources naturelles et les différents secteurs de l’économie -  allant de l’agriculture au transport, en passant par l’énergie – est depuis longtemps un sujet de recherche et de débat. Mais ses effets sur la pêche, un des principaux secteurs d’activité en Afrique et qui fait vivre de nombreux Africains, sont souvent moins bien compris.

Que sait-on des conséquences du changement climatique sur la pêche ?

L’augmentation de la température de l’océan causée par le changement climatique, oblige les poissons à migrer des zones équatoriales vers des zones plus froides, et entraîne aussi une diminution de leur taille. Ce phénomène de réchauffement agit également sur la quantité des réserves halieutiques, leur flux migratoire et leur taux de mortalité.

L’Afrique doit profiter de ses atouts naturels pour développer un tourisme durable

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Photo: Magda Lovei/Banque mondiale

Faune emblématique et espèces d’oiseaux rares, sommets enneigés, chutes d’eau et forêts majestueuses, mais aussi plages immaculées et récifs coralliens : les ressources naturelles de l’Afrique sont sublimes et d’une valeur inestimable. Le Kilimandjaro, le mont Kenya, les chutes Victoria, les plages de sable blanc de Zanzibar comme la grande migration des gnous à travers le parc Massaï Mara et le Seregenti sont autant de miracles de la nature qui font partie des attractions touristiques les plus célèbres au monde.

Sauver le littoral béninois grâce à des investissements dans la résilience climatique ?

James Close's picture
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Photo: Jonathan Marks/FlickR


J’ai grandi dans une petite ville du nom de Hornsea, sur la côte Est de l’Angleterre. C’est une région magnifique et touristique, mais qui connaît la plus forte érosion de toute l’Europe (a).

République démocratique du Congo : un développement respectueux des forêts et du climat

Daniela Goehler's picture
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Les efforts déployés par la République démocratique du Congo pour passer à une utilisation durable des terres produisent leurs premiers résultats dans la province de Mai Ndombe. C’est là un modèle encourageant pour d’autres pays cherchant à limiter le déboisement et la dégradation des forêts.

Alors que je regarde par le hublot du petit avion à hélices qui nous conduit à Inongo, la capitale de la province de Mai Ndombe en République démocratique du Congo (RDC), je suis frappée par le contraste des paysages. La région qui entoure Kinshasa, capitale tentaculaire de plus de 10 millions d’habitants, se caractérise par de grandes étendues de terres dégradées, sans aucun arbre. Tandis que nous nous dirigeons vers le nord et l’est, nous survolons des taches vertes disséminées dans la savane, mais, une fois arrivés au niveau du bassin du Congo, elles cèdent soudain place à des forêts à perte de vue. Mai Ndombe, ma destination finale, est une province de plus de 12 millions d’hectares, essentiellement couverte de forêts. Elle fait partie de l’un des écosystèmes tropicaux les plus importants qui subsistent encore sur notre planète.

La désertification n’est pas une fatalité

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Près de 300 millions d’Africains de l’Est et de l’Ouest vivent en zone aride et dépendent d’activités liées au milieu naturel pour survivre. Un chiffre qui pourrait atteindre 540 millions en 2030 sachant que, sous l’effet du changement climatique, les zones arides pourraient augmenter de 20 % en Afrique.

Tenir l’océan à distance : combattre l’érosion côtière avec la Rivière de sable d’Afrique de l’Ouest

Miguel Antonio Toquica Onzaga's picture
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Miguel Antonio Toquica Onzaga/ World Bank


Alors qu’un tiers de la population d’Afrique de l’Ouest vit sur le littoral, confrontée à la montée des eaux et à l’érosion côtière qui détruit entre 23 et 30 mètres de terre par an, une étude propose des solutions.

Un équilibre délicat : comment la République du Congo peut-elle mettre durablement ses ressources forestières au service de son développement ?

Benoît Bosquet's picture
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Ce billet est le deuxième d’une série (a) consacrée aux forêts et aux moyens de subsistance qui en dépendent en Afrique.

En passant par la Sangha et la Likouala, dans le nord de la République du Congo, on ne peut qu’être émerveillé par l’immensité de la forêt tropicale. Cette région, dont la taille est presque celle de la Grèce, fait partie du bassin du Congo, l’une des plus importantes étendues de nature vierge qui subsistent encore.

Où mettrons-nous les pieds quand tout le sable aura disparu ? L’érosion du littoral menace l’avenir du Sénégal

Matthias Cinyabuguma's picture
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Where will the footprints be when there is no more sand?  Coastal erosion and the future of Senegal
Des bandes rocheuses d’à peine quelques mètres de large à marée haute. Voilà tout ce qui reste de certaines des plages les plus courues de la station balnéaire de Saly, au Sénégal. Au fil des ans, l’océan Atlantique grignote un peu plus la côte, au grand désarroi des gens du cru et des touristes. Actuellement, un quart du littoral sénégalais présente un risque élevé d’érosion — un chiffre qui pourrait atteindre 75 % d’ici 2080 si la hausse du niveau de la mer se poursuit. Victime du changement climatique, le tourisme sénégalais a été mis à mal alors qu’il fait partie des axes prioritaires d’action du Plan Sénégal émergent, la stratégie de croissance et de développement à long terme du pays.

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