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Santé, nutrition et population

La menace Ebola : une « nouvelle norme » ?

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Il y a quelques mois, alors que j’étais en poste au Ghana, des collègues et des amis m’ont demandé comment éviter d’être contaminé par le virus Ebola. Leurs inquiétudes se nourrissaient des reportages dans les médias sur l’augmentation du nombre de cas confirmés et de décès dans les pays voisins.

Améliorer la surveillance épidémiologique dans la région des Grands Lacs et propager la paix

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À l’ombre d’un imposant volcan, sur la rive nord du lac Kivu, Gisenyi et Goma se font face, de part et d’autre de la frontière qui sépare le Rwanda de la RDC. Chaque matin, les deux villes s’animent au rythme des marchands qui franchissent, en un flux ininterrompu, le poste frontière, matérialisé par de hauts panneaux. Les uns charrient d’énormes régimes de bananes vertes, les autres des piles de chaises en plastique, car tout se vend. Certains traversent aussi la frontière pour aller travailler de l’autre côté. Toutes ces allées-venues accroissent le risque de propagation des maladies.

« La violence sexuelle est une arme de destruction massive »

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Certains militent pour interdire les armes chimiques ou nucléaires. Le docteur Denis Mukwege, gynécologue congolais, nominé cette année pour le prix Nobel de la paix, remue ciel et terre pour que la communauté internationale érige le viol au rang des armes de destruction massive. Chaque année, l’hôpital Panzi, institution qu’il a fondée en 2008 à Kivu (province de l’Est de la RDC ravagée par les conflits), soigne 3000 survivantes de violences sexuelles. Mais à travers la fondation Panzi (fondée en 2010), le docteur Mukwege œuvre également à réintégrer ces femmes dans la société. De passage à la Banque mondiale,  à l’occasion d’un séminaire sur la violence sexuelle dont sont victimes les femmes dans la province du Kivu, « L’homme qui répare les femmes » (selon le titre d’une biographie que lui a consacré la journaliste Colette Braekman) nous parle de son combat.

Une femme et des chiffres : 7 questions à Rose Mungai

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En tant qu’économiste et statisticienne à la Banque mondiale, je suis chargée de compiler des données émanant de diverses sources afin de produire les Indicateurs du développement en Afrique (ADI), un rapport annuel qui présente la série la plus détaillée de données sur le développement dans cette région du monde.
 
Dès que je parle chiffres, données et autres tableaux,  les gens ont tendance à ne manifester que peu d’intérêt… Or, les données peuvent révéler beaucoup de choses, surtout aux autorités des pays d’Afrique qui élaborent les politiques publiques destinées à soutenir le développement et la croissance économique. En l’absence de données, comment ces dirigeants pourraient-ils planifier et concevoir des politiques ? Comment pourraient-ils agir sans savoir d’où ils partent et dans quelle direction ils vont ?

J'ai donc compilé la liste de questions suivantes afin de mieux faire connaître la base de données ADI et de faire comprendre la manière dont elle aide les dirigeants à prendre des décisions, tout en permettant à la population de s’informer et de demander des comptes à l’État.