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Vos questions et commentaires (soumis à modération)

Je ne suis pas totalement familière avec le contexte du Niger mais d’après les informations récemment récoltées par le CGAP il y a plusieurs raisons qui pourraient expliquer ce taux si faible. Tout d’abord, les connections uniques GSM et la pénétration du marché en termes de cartes SIM sont faibles par rapport à d’autres pays de la zone laissant penser que les téléphones portables ne sont pas encore omniprésents dans le pays. La couverture nationale des réseaux GSM reste faible et très vraisemblablement concentrée dans les zones urbaines alors que le Niger est un pays rural. Cependant, les opérateurs de téléphonie mobile sont en train d’étendre leur couverture aux zones plus reculées. La qualité du réseau téléphonique mobile est également un problème, ce qui pourrait décourager les populations à adopter les services financiers numériques, la fiabilité des services étant un facteur essentiel à l’adoption. Concernant l’offre de services de mobile money, nous sommes encore à un stade embryonnaire avec des services de base qui pourraient n’apporter qu’une réponse limitée aux besoins des populations et ils sont perçus comme chers. Le réseau d’agents de mobile money qui assure la distribution des services est aussi limité en termes d’étendue. Certains aspects règlementaires pourraient aussi constituer un frein au développement. Par exemple, les populations pauvres et vivantes dans les zones reculées n’ont pas forcément une pièce d’identité officielle en leur possession. Hors, la réglementation télécoms requiert que les numéros de téléphone soient identifiés. Je suis sûre que d’autres raisons peuvent s’ajouter à celles-ci pour expliquer le faible taux de pénétration du mobile money au Niger. Je serais intéressée d’avoir l’avis d’autres lecteurs.