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Paris Léona, une communauté au cœur du développement

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© Dasan Bobo / Banque mondiale

Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution.

Pour préparer du Kabato, il fallait beaucoup souffrir », explique Salimata Koné, habitante du village de Paris Léona situé à environ 500 km au nord-ouest d’Abidjan. Habituellement, les femmes du village devaient s’époumoner avec des pilons et des mortiers pour obtenir cette semoule de maïs qui nourrissait l’ensemble de la famille. Ces efforts laborieux ont cessé le jour où Salimata Koné et d’autres femmes du village ont été associées aux discussions budgétaires menées par le chef du village. Elles ont ainsi pu placer l’acquisition d’un moulin en tête des priorités de leur communauté. Depuis, la vie est beaucoup plus facile.

Libérons le potentiel de l’entrepreneuriat féminin en Afrique

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Lorsqu’on on se promène dans une grande ville d’Afrique subsaharienne, un premier constat saute aux yeux : la prédominance des femmes dans le commerce de produits et services en tous genres. Les femmes participent de manière très visible à l’économie du continent, seule région du monde où elles représentent la majorité de ceux qui travaillent à leur compte. Des données montrent même qu’à certains égards elles constituent un moteur économique plus puissant dans les pays africains que dans le reste du monde.  

En Côte d’ivoire, chaque histoire compte : les écoles passerelles, contre vents et marées

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Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution. 

Vêtu de son uniforme scolaire kaki, le jeune Soulama Siaka est sagement assis près de son oncle Kone Birama, au fond de la cour familiale. Celui-ci évoque le dénuement dans lequel la crise politique avait plongé sa famille. « Je n’avais même plus les moyens d’envoyer mes enfants à l’école » confesse-t-il.  Presque partout en Côte d’Ivoire, de nombreux enfants abandonnent l’école car leurs familles n’ont pas assez d’argent pour payer les frais de scolarité.

Madagascar 25 ans après : les investissements dans le développement humain portent leurs fruits !

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25 ans après son premier séjour à Madagascar, Lynne Sherburne-Benz, spécialiste de la protection sociale et de l’emploi, analyse les effets des programmes en faveur du développement humain.

Je me suis rendue à Madagascar pour la première fois en 1985, pendant mes études. Je faisais alors des recherches au Centre national de la recherche appliquée au développement rural (FOFIFA), le centre de recherche agricole de Madagascar. J’ai eu la chance de pouvoir revenir dans le pays au début des années 90 en tant que chef d’équipe d’un projet financé par la Banque mondiale, à une époque où la Banque restructurait ses projets pour lutter contre les effets de la sécheresse qui sévissait dans le sud de l’île. Vingt ans plus tard, je suis de retour dans le sud de ce beau pays, qui malheureusement souffre à nouveau de la sécheresse et figure toujours parmi les pays les plus pauvres au monde.

En Côte d’ivoire, chaque histoire compte : un pont pour désenclaver les zones rurales

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Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution. 

Mauvais résultats scolaires en Côte d’Ivoire : à qui la faute ?

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Aujourd’hui, un jeune Ivoirien ne passe en moyenne que 8 ans sur les bancs de l’école alors que les élèves des pays émergents en passent près de 14. Fait encore plus préoccupant, cet écart s’est creusé au fil du temps et la qualité de l’enseignement s’est dégradée. À la fin du cycle primaire, moins de la moitié des élèves ivoiriens possèdent les compétences requises en lecture ou en mathématiques (voir graphique). Ces quelques statistiques illustrent l’ampleur de l’effort à fournir pour rattraper le temps perdu, un défi qu’entendent bien relever les autorités ivoiriennes alors que le pays s’engage sur la voie de l’émergence.

La raison semble évidente. Car les pays, comme la Corée du Sud et la Malaisie, qui ont réussi leur transition vers l’émergence sont aussi ceux qui ont développé des systèmes scolaires et d’apprentissage parmi les meilleurs au monde. Pour le prix Nobel d’économie, Robert Lucas Jr. et l’économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer, le développement économique dépend avant tout de la capacité d’un pays à valoriser son capital humain. Cela lui permet non seulement d’accroître sa valeur ajoutée actuelle mais aussi de créer les innovations technologiques de demain
 diagnostic sur l’emploi, 2016.
Graphique : comparaison régionale de la qualité de l’éducation à la fin du cycle primaire
(Source : Banque mondiale, Côte d’Ivoire : diagnostic sur l’emploi, 2016.)

En Côte d’Ivoire, chaque histoire compte

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 Taleb Ould Sid'ahmed/Banque mondiale Côte d'Ivoire

J’ai rencontré Prince Brokou, il y a quatre ans, en 2013, lorsque sa candidature avait été retenue pour faire partie d’une brigade d’entretien des routes, dans le cadre du Projet  de création d’emplois jeunes et de développement des compétences (PEJEDEC), financé par la Banque mondiale. A l’époque, il vivait encore chez ses parents à Yopougon, une des grandes banlieues abidjanaises.

Prince a été employé sur plusieurs chantiers de travaux publics. Son travail consistait notamment à éliminer les détritus qui obstruaient les caniveaux et provoquaient des inondations pendant la saison des pluies. Cet emploi temporaire de 6 mois lui a permis d’économiser une bonne partie de son salaire de 60 000 francs CFA par mois (environ 124 dollars). Prince a également suivi des cours sur le civisme et la citoyenneté, le sida, l’environnement et l’hygiène publique et a reçu une courte formation en gestion et création d’entreprise, prévus par le PEJEDEC. La tête pleine de projets, il décide de se mettre à son propre compte.

Il y a quelques semaines, j’ai essayé de reprendre contact avec Prince pour savoir ce qu’il était devenu. J’ai trouvé un entrepreneur heureux qui m’a expliqué avoir tenu quelques temps un kiosque téléphonique avant de retourner dans sa ville natale de Gagnoa pour y ouvrir une blanchisserie.  « Aujourd’hui on peut dire que je suis chef d’entreprise dans la mesure où moi-même j’emploie deux de mes petits frères qui étaient sans emploi. Le projet m’a apporté beaucoup de choses et permis d’économiser de l’argent pour créer cette activité et ne plus tendre la main pour demander de l’aide », confie-t-il.

Pour autant, Prince n’a pas renié ses origines et espère que sa petite entreprise contribue un peu au développement de sa communauté en lui fournissant des services.
Au lendemain des violences post-électorales d’octobre 2010, la Banque mondiale et le gouvernement ivoirien avaient cherché à mettre en place un programme de création d’emplois afin d’offrir une première opportunité professionnelle à des milliers de jeunes sans qualifications, premières victimes des troubles politiques qui avaient secoué le pays pendant plus de 10 ans. Objectif ? Permettre à une jeunesse en quête d’emplois et de reconnaissance d’aspirer à un meilleur avenir.  
Le projet de création d’emplois jeunes et de développement des compétences (PEJEDEC) est né de cette réflexion en 2012, avec un premier don de 50 millions de dollars. Près de 27 500 jeunes ont bénéficié de la phase 1 du projet, arrivée à terme  en juin 2015.

Des champs à l’école et au-delà : aider les ménages ruraux du Togo à sortir de la pauvreté

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Au Togo, les étudiants originaires de zones rurales sont nombreux à ne pas trouver d'emploi à l'issue de leurs études.
Erick Kaglan/Banque mondiale


La semaine dernière, j’ai relaté une visite de terrain effectuée au mois d’octobre dans le cadre du Projet de soutien au secteur agricole togolais financé par l’Association internationale de développement (IDA) et le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP). Au cours de nos échanges avec un riziculteur et sa famille nous avons pu constater l’efficacité rapide du soutien apporté par la Banque mondiale, mais nous avons également réalisé qu’il restait un grand nombre de défis à relever pour aider les petits exploitants à s’extraire durablement de la pauvreté et renforcer la productivité et la compétitivité de l’agriculture togolaise.

Donner la parole aux collectivités locales : comment le Sénégal et la Tunisie s’inspirent mutuellement pour réformer la gouvernance

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Photo: Mo Ibrahim Foundation / Flickr Creative Commons

Il y a près de sept ans, une révolution éclatait en Tunisie, déclenchée par un jeune chômeur tunisien d’une ville secondaire qui cherchait désespérément à se faire entendre. Cette révolution a entraîné une refonte du programme de développement du pays et enclenché un processus de décentralisation visant à donner plus de poids aux collectivités locales dans l’élaboration des politiques publiques. Depuis, l’action de la Banque mondiale en matière de gouvernance locale en Tunisie a été étendue, et couvre l’équipement des municipalités en services publics de base et le règlement des nombreux défis posés par la décentralisation : réforme institutionnelle, processus participatif, transparence et responsabilité, renforcement des capacités et évaluation de la performance.

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