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décembre 2016

Enrayer la propagation du VIH malgré des moyens limités

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Comment les résultats d’une analyse de l’allocation optimale des ressources ont conduit à une refonte des budgets dédiés à la riposte contre le VIH au Bélarus

Confronté à la montée de l’épidémie de VIH mais limité dans ses moyens, le Bélarus doit assurer le traitement d’un nombre record de personnes séropositives et, dans le même temps, continuer de développer ses programmes de prévention. Pour n’importe quel planificateur, cela relève du casse-tête. Les toutes dernières estimations sur l’épidémie au Bélarus illustrent bien l’ampleur du défi, qui ne cesse de s’aggraver : selon l’ONUSIDA (a), le nombre de personnes vivant avec le VIH est passé de 5 600 en 2000 à 35 000 en 2015. Les nouvelles infections ont augmenté, de 1 700 par an en 2000 à 2 600 en 2010, pour à nouveau plus que doubler en 2015, à 5 300.
 
Les autorités se sont attelées au problème complexe de l’allocation des moyens dédiés à la lutte contre le VIH, avec le concours de la Banque mondiale, de l’ONUSIDA, du PNUD et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. En collaboration avec le Burnet Institute de Melbourne (Australie), notre équipe de recherche a eu recours au logiciel Optima, un modèle mathématique d’analyse de l’évolution de l’épidémie, des programmes et des coûts. Nos travaux ont débuté dès le début de l’année 2015 : un timing capital puisque le pays élaborait son nouveau programme national de prévention du VIH/sida 2016-20 et, parallèlement, sa note de cadrage destinée au Fonds mondial.

3 graphiques pour savoir ce que les leaders d’opinion du monde entier pensent du changement climatique 

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Début novembre, près de 200 pays se sont réunis à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique (la COP22), à Marrakech, pour réaffirmer leur engagement à mettre en œuvre l’accord de Paris. Alors que l’enjeu de la COP21 était la signature de cet accord, celui de la COP22 concerne la prochaine étape cruciale qui permettra de passer des déclarations d’intention à l’action.

Le Groupe de la Banque mondiale a mis en place un programme annuel de sondages (a) auprès d’environ 10 000 acteurs influents au sein du gouvernement, du parlement, du secteur privé, de la société civile, des médias et des milieux universitaires d’une quarantaine de pays en développement. Ces enquêtes permettent notamment de suivre l’évolution de l’opinion en matière de changement climatique, avant et après l’accord historique signé à Paris. Grâce aux informations recueillies, on peut mieux appréhender le contexte dans lequel s’inscriront vraisemblablement les efforts destinés à appliquer l’accord.
 
Les graphiques ci-après donnent un aperçu de l’état d’esprit des leaders d’opinion (dans le monde en développement). Il en ressort globalement que les préoccupations à l’égard du changement climatique se sont nettement accentuées au cours des quatre dernières années. Même si, dans nombre de pays, un pourcentage relativement plus élevé des leaders d’opinion considère l’éducation, la gouvernance ou la sécurité alimentaire comme une priorité pour le développement, la lutte contre le changement climatique est manifestement une préoccupation grandissante depuis 2015.