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octobre 2018

Près d’une personne sur deux dans le monde vit avec moins de 5,50 dollars par jour

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Aujourd’hui, moins de 10 % de la population mondiale vit dans l’extrême pauvreté. S'appuyant sur les données collectées dans 15 pays à faible revenu sur les besoins élémentaires des habitants, la Banque mondiale considère que l’extrême pauvreté touche ceux qui subsistent avec moins de 1,90 dollar par jour. Néanmoins, étant donné que les pays à revenu intermédiaire comptent davantage de pauvres que les pays à faible revenu, de nouveaux seuils de pauvreté, plus élevés, ont été adoptés. Ils s’établissent à 3,20 dollars et 5,50 dollars par jour, des montants plus représentatifs de la situation dans les pays à revenu intermédiaire. 

L’analyse de ces seuils plus élevés montre que, si une grande part de la population des pays à revenu intermédiaire vit au-dessus du seuil de 1,90 dollar, beaucoup disposent de moins de 5,50 dollars par jour. Par exemple, en Indonésie et au Pakistan, deux pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, 7 % et 5 % seulement des habitants subsistent avec moins de 1,90 dollar par jour. Cependant, 26 et 33 % de la population respective de ces pays vit avec moins de 3,20 dollars par jour et, respectivement là encore, plus des deux tiers et des trois quarts des habitants sont en dessous du seuil de 5,50 dollars par jour. Même au Mexique et en Chine, deux pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, plus de 25 % de la population vit avec moins de 5,50 dollars par jour

Un nouveau guide en ligne pour mieux comprendre les Indicateurs du développement dans le monde

World Bank Data Team's picture
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Les Indicateurs du développement dans le monde (WDI) sont le jeu de données internationales sur le développement dans le monde le plus utilisé. S’appuyant sur des sources officielles et des estimations nationales, régionales et mondiales, les WDI donnent accès à quelque 1 600 indicateurs pour 217 économies et proposent des séries chronologiques couvrant parfois plus de 50 ans. Cette base de données aide ses utilisateurs — analystes, décideurs, universitaires et touts personne intéressée par l’état du monde — à comprendre le développement sous tous ses aspects, hier comme aujourd’hui.

Depuis l’an dernier, le rapport annuel des Indicateurs du développement dans le monde est disponible en édition papier ou au format PDF. Cette année, les utilisateurs pourront naviguer sur le site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde : à travers cette nouvelle plateforme de présentation des données de la Banque mondiale, ils pourront découvrir ce qui se cache derrière les chiffres, les critères de couverture, les modalités de conservation ou encore les méthodologies employées. L’objectif est de proposer un guide pratique et accessible de consultation de la base de données et de permettre aux utilisateurs de découvrir les différents types d’indicateurs disponibles, de comprendre comment les données sont collectées et comment les visualiser en appui à l’analyse des tendances du développement.

Le nouveau site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde offre un certain nombre d’options, présentées ci-après.

1. L’exploration thématique des indicateurs

Les indicateurs utilisés dans les WDI sont organisés en six domaines thématiques : Pauvreté et inégalités ; Population ; Environnement ; Économie ; États et marchés ; et Liens internationaux. Chaque page thématique présente le type de données disponibles, une liste des indicateurs accessibles et des informations sur les méthodologies couramment employées ainsi que les écueils rencontrés.

Dans trois pays sur quatre, les plus pauvres sont un peu moins pauvres

Maria Ana Lugo's picture



Dans la plus grande partie du monde, le revenu des personnes pauvres progresse. C’est ce que la Banque mondiale appelle la prospérité partagée, qui correspond à l’augmentation moyenne annuelle du revenu ou de la consommation des 40 % les plus pauvres de la population de chaque pays. Donc, si la prospérité partagée d’un pays est positive, les pauvres s’enrichissent. 

Par ailleurs, la prime de prospérité partagée se définit par la différence entre la croissance annuelle du revenu des 40 % les plus pauvres et la croissance annuelle du revenu médian de chaque pays. Une prime positive indique qu’une plus grosse part de l’ensemble du revenu national bénéficie aux 40 % des plus pauvres de la population.