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L’Atlas 2018 des Objectifs de développement durable : un tout nouveau guide visuel pour mieux comprendre les données

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« La Banque mondiale est l’un des principaux producteurs mondiaux de données et de connaissances sur le développement. Mais notre mission ne se limite pas à la publication de ces biens publics mondiaux ; nous devons aussi les rendre compréhensibles pour le grand public. L’enjeu est de faire en sorte que les responsables politiques et l’opinion publique puissent partager une vision du monde fondée sur des données factuelles. C’est une condition indispensable pour faire véritablement progresser le développement social et économique, et atteindre notamment les Objectifs de développement durable. » - Shanta Devarajan 

Nous avons le plaisir de présenter l’Atlas 2018 des Objectifs de développement durable (ODD). Riche de plus de 180 cartes et graphiques, cette nouvelle publication montre les progrès réalisés par les différents pays en direction des 17 ODD. 

Vous y trouverez de nombreuses illustrations dynamiques annotées, qui peuvent être reproduites à partir des données et du code source. Vous pouvez consulter l’Atlas des ODD en ligne, télécharger la publication et accéder aux données et au code source sur lesquels reposent les illustrations. 

Comment mesurer la taille d’une personne à partir d’une photo ? En misant sur la collaboration de nos experts en enquêtes et analystes des données

Michael M. Lokshin's picture
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À gauche : Un sujet tenant l’image étalon. À droite : Silhouette tirée de la photo, après segmentation sémantique de l’image par Tensorflow/DeepLab.


Pour évaluer les tendances de l’état de santé de populations diverses, on a notamment recours à l’anthropométrie, une technique qui consiste à mesurer les caractéristiques dimensionnelles d’un individu. Dans le cadre d’un travail d’entretiens sur le terrain, nous recherchions une méthode simple pour mesurer avec fiabilité la taille des personnes interrogées. L’idée était de les photographier avec un objet étalon en main. Le processus de résolution de notre problème nous a permis de tirer deux enseignements remarquables :

  • Grâce à un processus d’affinement itératif, nous avons su mesurer la taille d’une personne, avec une marge d’erreur de 1 %, à partir d’une image du sujet tenant une impression papier calibrée. Nous prévoyons d’intégrer cette fonctionnalité à la plateforme Survey Solutions de la Banque mondiale (a), qui propose des outils gratuits pour des entretiens face-à-face assistés par ordinateur.
  • Nous nous sommes rendu compte que, pour résoudre notre problème, la meilleure solution était de mettre sur pied une équipe interne de spécialistes des enquêtes et d’analystes des données. C’est en mariant notre expertise, notre connaissance du terrain et nos compétences d’analyse des données, le tout accompagné d’une dose bienvenue de créativité, que nous sommes parvenus à mettre au point un prototype fonctionnel. 

Données sur l’emploi du temps : des informations essentielles pour l’égalité des sexes, mais difficiles à collecter

Eliana Rubiano-Matulevich's picture
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Photo: © Stephan Gladieu / Banque mondiale

Les données sur l’emploi du temps sont de plus utiles aux politiques de développement. Elles reflètent le nombre d’heures consacrées par les personnes à diverses activités telles que le travail, mais aussi à des tâches non rémunérées comme les travaux domestiques, les soins aux enfants, les loisirs et les soins personnels. Il est désormais admis que le bien-être individuel ne dépend pas seulement des revenus ou de la consommation, mais aussi de la manière dont le temps est utilisé. Par conséquent, ce type de données peut nous permettre de mieux comprendre comment les individus font des choix de gestion du temps, et donc d’améliorer nos connaissances sur le bien-être.

Les données sur l’emploi du temps révèlent ainsi que les hommes et les femmes passent leur temps différemment, en partie à cause des normes sociales et des rôles assignés à chaque sexe. Le temps de travail rémunéré et non rémunéré est inégalement réparti, les femmes assurant généralement une part disproportionnée du travail non rémunéré et consacrant proportionnellement moins de temps que les hommes à des activités rémunérées.

Comment les femmes et les hommes occupent-elles/ils leur temps ?

Dans un article à paraître rédigé avec Mariana Viollaz (Universidad Nacional de La Plata, Argentine), nous examinons les différences entre les sexes en matière d’emploi du temps dans 19 pays de sept régions du monde, toutes catégories de revenu confondues. Notre analyse confirme les conclusions du Rapport 2012 sur le développement dans le monde (a) relatives aux disparités entre les femmes et les hommes en ce qui concerne les activités rémunérées et non rémunérées.

La technologie peut-elle faciliter l’analyse des variations géographiques et temporelles des prix ?

Marko Rissanen's picture
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L’équipe de la Banque mondiale chargée du Programme de comparaison internationale (PCI) a commandé une étude pilote consacrée à la collecte de données assistée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée entre décembre 2015 et août 2016, cette étude couvre 15 pays : Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Colombie, Ghana, Indonésie, Kenya, Malawi, Nigéria, Pérou, Philippines, Venezuela et Viet Nam.

Il s’agissait principalement d’examiner la faisabilité de l’application d’une approche participative pour la collecte de données sur les prix. Cette méthode paraissait intéressante à plusieurs égards, en raison de plusieurs caractéristiques : des données et des métadonnées ouvertes, présentant une bonne granularité et rapidement disponibles. Autant de caractéristiques peu fréquentes avec les jeux de données dont disposent généralement les pouvoirs publics et les chercheurs.

Les données ont été collectées sur le terrain via un réseau privé composé d’agents rémunérés, les « contributeurs », qui disposaient d’un smartphone et d’une application dédiée. Cette application présentait les consignes et indiquait les prix à relever, et à quel endroit. Après avoir relevé les prix, les contributeurs les communiquaient, avec les métadonnées, au moyen de cette application. Ils étaient rémunérés en fonction du lieu et du degré de difficulté.

Les données recueillies portent sur 162 articles précis correspondant à diverses catégories de biens et consommés par les ménages : produits alimentaires et boissons non alcoolisées ; boissons alcoolisées et tabac ; vêtements et chaussures ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ; meubles, équipement ménager et dépenses d’entretien courant ; services de santé ; transports ; communications ; loisirs et culture ; éducation ; hôtels et restaurants ; autres biens et services. Les spécifications communes des articles garantissent la qualité des données, ainsi que leur comparabilité sur le plan national et international.

En tout, l’étude pilote a permis de relever 1 262 458 prix, dont 96 188 au Brésil, le pays le plus documenté, à 14 102 au Cambodge. La figure ci-dessous présente le nombre total de prix relevés et de points de vente concernés, par pays et par mois (passez votre souris sur le graphique pour accéder aux données).
 
Image 1 : Nombre cumulé de prix relevés
 

Graphique : Pourquoi impose-t-on des restrictions au travail des femmes ?

Tariq Khokhar's picture
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Lorsque les femmes travaillent, c'est l'ensemble de la société qui profite des retombées. Mais de nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation qui est faite des biens matrimoniaux, explique le rapport, qui paraît tous les deux ans et qui couvre désormais 189 économies. Par exemple, dans 104 économies, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit ou d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles. Le rapport cite des recherches montrant que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15 %, en moyenne, dans les économies de l’OCDE, et que 40 % de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement. En savoir plus

 

Quelles données utilisent vraiment les décideurs, et pourquoi ?

Sharon Felzer's picture
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La révolution des données a été moins sanglante que, par exemple, les révolutions des xviiie et xixe siècles. Mais a-t-elle entraîné des changements de même ampleur ? Les historiens en jugeront.

En 2017, AidData, un laboratoire de recherche et d’innovation du College of William & Mary, aux États-Unis, a entrepris de se pencher sur les données utilisées par les décideurs des pays à revenu faible ou intermédiaire : quelles sont ces données, quelle est leur provenance, pour quelles raisons sont-elles utilisées et lesquelles d’entre elles sont-elles considérées comme les plus utiles ?

Quant à nous, nous nous sommes demandés quels enseignements la Banque mondiale pourrait tirer de l’étude d’AidData, et si les constats de cette étude rejoignent ceux de notre propre programme de sondages d’opinion (a).

Une enquête auprès de 3 500 décideurs, dans 126 pays à revenu faible ou intermédiaire, pour comprendre comment les données sont utilisées

En 2017, quelque 3 500 décideurs ont répondu à l’enquête Listening To Leaders Survey (LTL) d’AidData qui visait à comprendre comment, quand, et pourquoi ils utilisent des informations issues de sources très diverses.
Ce vaste ensemble de données, présentées dans le rapport Decoding Data Use: How do Leaders Source data and Use It To Accelerate Development (a), peut servir aux différentes organisations à cibler des acteurs importants. Par exemple, quelles données sont le plus souvent utilisées par les organisations de la société civile (OSC) et les organisations non gouvernementales (ONG), et à quelles fins ? Par les responsables publics ? Par les partenaires de développement ? Par le secteur privé ? Existe-t-il des différences entre les régions ?
 
Voici quelques-uns des principaux constats : 

  • Les décideurs politiques utilisent davantage les informations de la Banque mondiale que celles d’autres organisations étrangères/internationales.
  • Pour que, dans les pays clients, les décideurs les plus influents aient connaissance des données et des connaissances produites par la Banque mondiale, il faut mettre en avant ces informations, car il est peu probable qu’ils tombent dessus au détour d’une recherche sur Internet.
  • Les décideurs les plus influents sont davantage susceptibles de juger utiles des informations qui les aident à mieux comprendre des questions complexes et, donc, à élaborer des stratégies pour y répondre.
  • Il faut veiller à ce que les informations produites tiennent compte du contexte local.
  • Il est essentiel de produire des informations axées sur des recommandations pour en garantir la valeur ajoutée.

Comparons maintenant les résultats d’AidData à ceux du programme de sondages d’opinion (a) de la Banque mondiale.

L’accès aux données, la première des priorités

Les résultats de l’enquête d’AidData montrent que, dans le monde entier, les décideurs consultent les données de la Banque mondiale.

La chirurgie, grande oubliée de l’aide aux systèmes de santé

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Cinq milliards de personnes, soit les deux-tiers de la population mondiale, n’ont pas accès à des soins de chirurgie, d’anesthésie et d’obstétrique abordables, alors qu’un tiers de la morbidité mondiale nécessite un traitement chirurgical et/ou anesthésique. En dépit d’une charge de morbidité immense, on néglige bien souvent les efforts qui rendraient les soins de chirurgie, d’anesthésie et d’obstétrique sûrs et abordables (a).
 
Pourquoi ? Peut-être parce que la chirurgie et l’anesthésie ne sont pas des maladies (a). Ce sont des formes de traitement qui couvrent tout le spectre des affections qui touchent l’être humain : infections, maladies non transmissibles, blessures et maladies de la mère, de l’enfant, de la personne âgée ou liées à un traumatisme. Or, les organismes de développement internationaux se concentrent à ce jour sur des programmes verticaux axés sur les pathologies.
 
Avant 2015, il n’existait quasiment pas de données mondiales sur la chirurgie, l’anesthésie et l’obstétrique. Convaincue qu’on ne peut pas gérer ce qu’on ne mesure pas, la Commission du Lancet sur la chirurgie dans le monde (a) a élaboré six indicateurs pour la chirurgie, l’anesthésie et l’obstétrique (voir ici) et collecté des données y afférentes. L’analyse de ces données fait apparaître de profonds écarts entre les pays selon leur catégorie de revenus.

Dans les pays à revenu élevé, le personnel chirurgical est 70 fois plus nombreux que dans les pays à faible revenu.

Le personnel chirurgical est très peu nombreux dans les pays à faible revenu (1 médecin spécialisé pour 100 000 habitants) et dans les pays à revenu intermédiaires de la tranche inférieure (10 médecins spécialisés en chirurgie, anesthésie et obstétrique pour 100 000 habitants). Par comparaison, on en recense 69 pour 100 000 habitants dans les pays à revenu élevé. L’écart entre les pays à revenu élevé et les autres est encore plus grand pour la densité de personnel chirurgical que pour celle de médecins.
 

Depuis 25 ans, les plus grandes villes du monde ne cessent de croître

Tariq Khokhar's picture
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D’ici 2030, deux tiers de la population mondiale vivront en ville. Les douze plus grandes agglomérations urbaines du monde comptent plus de 15 millions d’habitants sachant que, depuis 25 ans, la taille de villes comme Delhi, Shanghai et Beijing a triplé.

La richesse mondiale a augmenté de 66 % entre 1995 et 2014

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La richesse mondiale a progressé de 66 % (passant de 690 000 milliards de dollars à 1 143 000 milliards de dollars en dollars constants de 2014 aux prix du marché). La part de la richesse mondiale détenue par les pays à revenu intermédiaire augmente : elle est passée de 19% à 28% entre 1995 et 2014, tandis que la part des pays à revenu élevé de l'OCDE est tombée de 75% à 65%. Lire la suite »

 

La Banque mondiale investit dans 12 projets centrés sur l’innovation et les données collaboratives au service du développement

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Nous avons le plaisir de dévoiler les 12 projets retenus pour soutenir l’amélioration de la production, la gestion et l’utilisation des données sur le développement. Portés par des équipes internationales aux profils variés, ces projets ont été conçus pour aider des pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure en Afrique subsaharienne, en Asie de l’Est, en Amérique latine et en Asie du Sud.

Après le succès du premier cycle d’appel à projets lancé en 2016 (a), nous avons annoncé en août 2017 la création d’un nouveau fonds, doté de 2,5 millions de dollars, pour investir dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable ». Avec le Partenariat mondial pour des données sur le développement durable (GPSDD), le Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale a sollicité des propositions pour améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données, en se concentrant sur deux thèmes : « ne laisser personne sur le côté » et l’environnement. Pour s’assurer que les investissements soutiennent bien des solutions concrètes aux problèmes des populations et adaptées au contexte et aux attentes des bénéficiaires, chaque équipe devait intégrer un représentant des usagers (issu en général d’un organisme public). La sélection des projets reposait aussi sur leur capacité à produire des enseignements et des connaissances pouvant être partagés, adaptés et réutilisés.
 
De la prévision des mouvements des personnes déplacées en Somalie à une évaluation plus rapide des dégâts consécutifs aux catastrophes au Népal en passant par la lutte contre une espèce de chenille invasive au Malawi ou encore l’optimisation des services publics pour les aînés au Kenya et en Inde grâce à la cartographie, les 12 projets sélectionnés ont tous un point commun : ils illustrent la manière dont des partenariats, des méthodes et des sources d’information d’un genre nouveau peuvent être intégrés afin d’exploiter pleinement les données au service du développement.

Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale et financée par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.
 

Palmarès 2018 du Fonds pour l’innovation

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