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Comment mesurer la taille d’une personne à partir d’une photo ? En misant sur la collaboration de nos experts en enquêtes et analystes des données

Michael M. Lokshin's picture
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À gauche : Un sujet tenant l’image étalon. À droite : Silhouette tirée de la photo, après segmentation sémantique de l’image par Tensorflow/DeepLab.


Pour évaluer les tendances de l’état de santé de populations diverses, on a notamment recours à l’anthropométrie, une technique qui consiste à mesurer les caractéristiques dimensionnelles d’un individu. Dans le cadre d’un travail d’entretiens sur le terrain, nous recherchions une méthode simple pour mesurer avec fiabilité la taille des personnes interrogées. L’idée était de les photographier avec un objet étalon en main. Le processus de résolution de notre problème nous a permis de tirer deux enseignements remarquables :

  • Grâce à un processus d’affinement itératif, nous avons su mesurer la taille d’une personne, avec une marge d’erreur de 1 %, à partir d’une image du sujet tenant une impression papier calibrée. Nous prévoyons d’intégrer cette fonctionnalité à la plateforme Survey Solutions de la Banque mondiale (a), qui propose des outils gratuits pour des entretiens face-à-face assistés par ordinateur.
  • Nous nous sommes rendu compte que, pour résoudre notre problème, la meilleure solution était de mettre sur pied une équipe interne de spécialistes des enquêtes et d’analystes des données. C’est en mariant notre expertise, notre connaissance du terrain et nos compétences d’analyse des données, le tout accompagné d’une dose bienvenue de créativité, que nous sommes parvenus à mettre au point un prototype fonctionnel. 

Indicateurs du développement dans le monde : découvrez la dernière mise à jour trimestrielle

World Bank Data Team's picture
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La mise à jour trimestrielle des 1 600 Indicateurs du développement dans le monde (WDI) est désormais disponible (premier trimestre 2018). Cette version actualisée intègre de nouveaux indicateurs et fournit des données mises à jour pour les indicateurs existants. 
 
Les actualisations portent sur les domaines suivants : comptes nationaux, balance des paiements, démographie, santé, marché du travail, pauvreté et prospérité partagée, envois de fonds et tourisme. La base de données présente de nouvelles estimations pour des indicateurs portant sur l’accès à l’électricité (source des données : Global Tracking Framework [a]), sur l’épargne nette ajustée, sur les lois et réglementations relatives à l’égalité des sexes (source des données : Les femmes, l’entreprise et le droit), sur la possession d’un compte bancaire (source des données : Global Findex, sur l’accès à la téléphonie mobile et à l’internet, et sur l’éducation.
 
Les nouveaux indicateurs disponibles sont les suivants : dépenses de santé, valeur ajoutée par travailleur et par secteur d’activité, données ventilées par sexe sur l’enregistrement des naissances, indice de valeur unitaire des exportations/importations, pourcentage de la population exposée à la pollution aux particules fines PM2.5 et apports nets d’aide publique au développement. Pour la liste la plus récente des ajouts, suppressions et modifications apportés aux codes, descriptions et définitions, reportez-vous ici (a).
 
Une nouvelle édition en ligne des WDI sera disponible en mai 2018 qui proposera, outre les données, une série d’articles, de documents connexes et d’outils de repérage.
Vous pouvez accéder aux données de diverses manières :
- via le site web des données en libre accès de la Banque mondiale, disponible en plusieurs langues et optimisé pour une utilisation mobile : https://donnees.banquemondiale.org/ 
- via l’outil de requête DataBank (http://databank.banquemondiale.org/data/home.aspx), qui permet d’accéder également aux archives des WDI (a).
en téléchargeant des jeux de données aux formats XLS et CSV (a) et directement à partir de l’API (a).
 

Données sur l’emploi du temps : des informations essentielles pour l’égalité des sexes, mais difficiles à collecter

Eliana Rubiano-Matulevich's picture
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Photo: © Stephan Gladieu / Banque mondiale

Les données sur l’emploi du temps sont de plus utiles aux politiques de développement. Elles reflètent le nombre d’heures consacrées par les personnes à diverses activités telles que le travail, mais aussi à des tâches non rémunérées comme les travaux domestiques, les soins aux enfants, les loisirs et les soins personnels. Il est désormais admis que le bien-être individuel ne dépend pas seulement des revenus ou de la consommation, mais aussi de la manière dont le temps est utilisé. Par conséquent, ce type de données peut nous permettre de mieux comprendre comment les individus font des choix de gestion du temps, et donc d’améliorer nos connaissances sur le bien-être.

Les données sur l’emploi du temps révèlent ainsi que les hommes et les femmes passent leur temps différemment, en partie à cause des normes sociales et des rôles assignés à chaque sexe. Le temps de travail rémunéré et non rémunéré est inégalement réparti, les femmes assurant généralement une part disproportionnée du travail non rémunéré et consacrant proportionnellement moins de temps que les hommes à des activités rémunérées.

Comment les femmes et les hommes occupent-elles/ils leur temps ?

Dans un article à paraître rédigé avec Mariana Viollaz (Universidad Nacional de La Plata, Argentine), nous examinons les différences entre les sexes en matière d’emploi du temps dans 19 pays de sept régions du monde, toutes catégories de revenu confondues. Notre analyse confirme les conclusions du Rapport 2012 sur le développement dans le monde (a) relatives aux disparités entre les femmes et les hommes en ce qui concerne les activités rémunérées et non rémunérées.

La technologie peut-elle faciliter l’analyse des variations géographiques et temporelles des prix ?

Marko Rissanen's picture
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L’équipe de la Banque mondiale chargée du Programme de comparaison internationale (PCI) a commandé une étude pilote consacrée à la collecte de données assistée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée entre décembre 2015 et août 2016, cette étude couvre 15 pays : Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Colombie, Ghana, Indonésie, Kenya, Malawi, Nigéria, Pérou, Philippines, Venezuela et Viet Nam.

Il s’agissait principalement d’examiner la faisabilité de l’application d’une approche participative pour la collecte de données sur les prix. Cette méthode paraissait intéressante à plusieurs égards, en raison de plusieurs caractéristiques : des données et des métadonnées ouvertes, présentant une bonne granularité et rapidement disponibles. Autant de caractéristiques peu fréquentes avec les jeux de données dont disposent généralement les pouvoirs publics et les chercheurs.

Les données ont été collectées sur le terrain via un réseau privé composé d’agents rémunérés, les « contributeurs », qui disposaient d’un smartphone et d’une application dédiée. Cette application présentait les consignes et indiquait les prix à relever, et à quel endroit. Après avoir relevé les prix, les contributeurs les communiquaient, avec les métadonnées, au moyen de cette application. Ils étaient rémunérés en fonction du lieu et du degré de difficulté.

Les données recueillies portent sur 162 articles précis correspondant à diverses catégories de biens et consommés par les ménages : produits alimentaires et boissons non alcoolisées ; boissons alcoolisées et tabac ; vêtements et chaussures ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ; meubles, équipement ménager et dépenses d’entretien courant ; services de santé ; transports ; communications ; loisirs et culture ; éducation ; hôtels et restaurants ; autres biens et services. Les spécifications communes des articles garantissent la qualité des données, ainsi que leur comparabilité sur le plan national et international.

En tout, l’étude pilote a permis de relever 1 262 458 prix, dont 96 188 au Brésil, le pays le plus documenté, à 14 102 au Cambodge. La figure ci-dessous présente le nombre total de prix relevés et de points de vente concernés, par pays et par mois (passez votre souris sur le graphique pour accéder aux données).
 
Image 1 : Nombre cumulé de prix relevés
 

5 bonnes raisons de découvrir le nouveau catalogue de données de la Banque mondiale

Malarvizhi Veerappan's picture
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Les données sont à la base d’une prise de décision éclairée. Aujourd’hui, les techniques de l’intelligence artificielle ont des applications qui bouleversent la manière dont nous exploitons les données au service du développement. Mais la réussite de ces nouvelles approches, à l’instar de celles plus traditionnelles, repose sur de bonnes données. Il est donc indispensable de disposer de données de qualité, correctement gérées et stockées, et de veiller à ce que l’accès, le partage et la réutilisation de ces informations soient convenablement assurés.

Le nouveau catalogue de données de la Banque mondiale transforme notre gestion des données. Il permet d’accéder à plus de 3 000 jeux de données et 14 000 indicateurs, et comprend des micro-données, des séries statistiques chronologiques et des données géolocalisées.

Le libre accès aux données est au cœur de notre stratégie

La Banque mondiale assure depuis 2010 un accès libre et gratuit à ses données sur le développement. Nous nous attachons en permanence à actualiser nos outils de diffusion et de visualisation, et nous apportons notre soutien aux initiatives nationales pour le libre accès aux données.

Nous sommes des ardents défenseurs de l’open data, tout en sachant que certaines données, en raison de leur origine ou des sujets dont elles traitent, peuvent faire l’objet de restrictions quant à leur usage. Ces données n’étaient jusqu’ici pas publiées. Elles le sont à présent dans notre nouveau catalogue, et s’accompagnent d’une indication sur leurs modalités d’utilisation. Ce nouveau portail prolonge notre catalogue de données ouvertes et repose en grande partie sur notre bibliothèque de micro-données.

Graphique : Pourquoi impose-t-on des restrictions au travail des femmes ?

Tariq Khokhar's picture
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Lorsque les femmes travaillent, c'est l'ensemble de la société qui profite des retombées. Mais de nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation qui est faite des biens matrimoniaux, explique le rapport, qui paraît tous les deux ans et qui couvre désormais 189 économies. Par exemple, dans 104 économies, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit ou d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles. Le rapport cite des recherches montrant que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15 %, en moyenne, dans les économies de l’OCDE, et que 40 % de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement. En savoir plus

 

Combien d’entreprises ont une femme à leur tête ? Et pourquoi est-il important qu’il y en ait plus ?

Masako Hiraga's picture
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Bonne Journée internationale des femmes ! Cette année se prête plus que jamais aux célébrations : de l’actualité politique à la cérémonie des Oscars le week-end dernier, l’égalité des sexes et l’inclusion des femmes se sont imposées sur le devant de la scène.

Mais, au-delà des fictions cinématographiques et des affaires publiques, les enjeux de l’égalité entre hommes et femmes sont au cœur de notre vie quotidienne et de notre vie active. Quel est par exemple le pourcentage d’entreprises dirigées par une femme ? Les enquêtes de la Banque mondiale menées auprès des entreprises permettent de répondre à cette question. Et la réponse en dit long sur la situation.

Au niveau mondial, une entreprise sur cinq seulement est dirigée par une femme, sachant que ces dirigeantes sont en général à la tête de petites entreprises. Si les pourcentages varient d’un État à l’autre, la Thaïlande et le Cambodge sont les deux seuls pays du monde où les femmes sont plus nombreuses que les hommes à diriger une entreprise.

Il est important que les femmes soient plus présentes à la tête des entreprises. Pourquoi ? D’abord parce que cela garantit une plus grande diversité d’opinions et d’idées. Et ensuite parce que cela favorise le recrutement de femmes dans les effectifs permanents​.

Quelles données utilisent vraiment les décideurs, et pourquoi ?

Sharon Felzer's picture
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La révolution des données a été moins sanglante que, par exemple, les révolutions des xviiie et xixe siècles. Mais a-t-elle entraîné des changements de même ampleur ? Les historiens en jugeront.

En 2017, AidData, un laboratoire de recherche et d’innovation du College of William & Mary, aux États-Unis, a entrepris de se pencher sur les données utilisées par les décideurs des pays à revenu faible ou intermédiaire : quelles sont ces données, quelle est leur provenance, pour quelles raisons sont-elles utilisées et lesquelles d’entre elles sont-elles considérées comme les plus utiles ?

Quant à nous, nous nous sommes demandés quels enseignements la Banque mondiale pourrait tirer de l’étude d’AidData, et si les constats de cette étude rejoignent ceux de notre propre programme de sondages d’opinion (a).

Une enquête auprès de 3 500 décideurs, dans 126 pays à revenu faible ou intermédiaire, pour comprendre comment les données sont utilisées

En 2017, quelque 3 500 décideurs ont répondu à l’enquête Listening To Leaders Survey (LTL) d’AidData qui visait à comprendre comment, quand, et pourquoi ils utilisent des informations issues de sources très diverses.
Ce vaste ensemble de données, présentées dans le rapport Decoding Data Use: How do Leaders Source data and Use It To Accelerate Development (a), peut servir aux différentes organisations à cibler des acteurs importants. Par exemple, quelles données sont le plus souvent utilisées par les organisations de la société civile (OSC) et les organisations non gouvernementales (ONG), et à quelles fins ? Par les responsables publics ? Par les partenaires de développement ? Par le secteur privé ? Existe-t-il des différences entre les régions ?
 
Voici quelques-uns des principaux constats : 

  • Les décideurs politiques utilisent davantage les informations de la Banque mondiale que celles d’autres organisations étrangères/internationales.
  • Pour que, dans les pays clients, les décideurs les plus influents aient connaissance des données et des connaissances produites par la Banque mondiale, il faut mettre en avant ces informations, car il est peu probable qu’ils tombent dessus au détour d’une recherche sur Internet.
  • Les décideurs les plus influents sont davantage susceptibles de juger utiles des informations qui les aident à mieux comprendre des questions complexes et, donc, à élaborer des stratégies pour y répondre.
  • Il faut veiller à ce que les informations produites tiennent compte du contexte local.
  • Il est essentiel de produire des informations axées sur des recommandations pour en garantir la valeur ajoutée.

Comparons maintenant les résultats d’AidData à ceux du programme de sondages d’opinion (a) de la Banque mondiale.

L’accès aux données, la première des priorités

Les résultats de l’enquête d’AidData montrent que, dans le monde entier, les décideurs consultent les données de la Banque mondiale.

La chirurgie, grande oubliée de l’aide aux systèmes de santé

Emi Suzuki's picture
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Cinq milliards de personnes, soit les deux-tiers de la population mondiale, n’ont pas accès à des soins de chirurgie, d’anesthésie et d’obstétrique abordables, alors qu’un tiers de la morbidité mondiale nécessite un traitement chirurgical et/ou anesthésique. En dépit d’une charge de morbidité immense, on néglige bien souvent les efforts qui rendraient les soins de chirurgie, d’anesthésie et d’obstétrique sûrs et abordables (a).
 
Pourquoi ? Peut-être parce que la chirurgie et l’anesthésie ne sont pas des maladies (a). Ce sont des formes de traitement qui couvrent tout le spectre des affections qui touchent l’être humain : infections, maladies non transmissibles, blessures et maladies de la mère, de l’enfant, de la personne âgée ou liées à un traumatisme. Or, les organismes de développement internationaux se concentrent à ce jour sur des programmes verticaux axés sur les pathologies.
 
Avant 2015, il n’existait quasiment pas de données mondiales sur la chirurgie, l’anesthésie et l’obstétrique. Convaincue qu’on ne peut pas gérer ce qu’on ne mesure pas, la Commission du Lancet sur la chirurgie dans le monde (a) a élaboré six indicateurs pour la chirurgie, l’anesthésie et l’obstétrique (voir ici) et collecté des données y afférentes. L’analyse de ces données fait apparaître de profonds écarts entre les pays selon leur catégorie de revenus.

Dans les pays à revenu élevé, le personnel chirurgical est 70 fois plus nombreux que dans les pays à faible revenu.

Le personnel chirurgical est très peu nombreux dans les pays à faible revenu (1 médecin spécialisé pour 100 000 habitants) et dans les pays à revenu intermédiaires de la tranche inférieure (10 médecins spécialisés en chirurgie, anesthésie et obstétrique pour 100 000 habitants). Par comparaison, on en recense 69 pour 100 000 habitants dans les pays à revenu élevé. L’écart entre les pays à revenu élevé et les autres est encore plus grand pour la densité de personnel chirurgical que pour celle de médecins.
 

Depuis 25 ans, les plus grandes villes du monde ne cessent de croître

Tariq Khokhar's picture
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D’ici 2030, deux tiers de la population mondiale vivront en ville. Les douze plus grandes agglomérations urbaines du monde comptent plus de 15 millions d’habitants sachant que, depuis 25 ans, la taille de villes comme Delhi, Shanghai et Beijing a triplé.

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