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La population mondiale de demain, en quatre graphiques

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La semaine dernière, les Nations Unies ont publié une révision de leurs prévisions et statistiques démographiques (a). J’ai eu l’occasion de parcourir ces chiffres et de consulter le très intéressant document de synthèse des principales conclusions (a) (PDF, 1MB) qui les accompagne.
 
Mais avant de nous y plonger, posons-nous la question de l’exactitude de ces prévisions : de quelles pistes disposent les démographes de l’ONU ? La réponse la plus complète que j’ai pu trouver est donnée par Nico Keilman, dans un document de 2001 (a) auquel Hans Rosling se réfère dans cette vidéo (a). Il indique qu’en 1958, les Nations Unies avaient tablé sur une population mondiale d’environ 6 milliards d’habitants en 2000 (se projetant ainsi 42 ans dans l’avenir), soit une marge d’erreur de moins de 5 %... On peut donc considérer qu’en effet, ces prévisions sont plutôt fiables.
 
Revenons aux données de 2015 et aux grandes tendances qui s’en dégagent, selon moi (pour mémoire, j’utilise les groupements régionaux des Nations Unies plutôt que ceux de la Banque mondiale (a).

1) La population mondiale devrait atteindre 11,2 milliards d’habitants en 2100

 

La population mondiale actuelle est de 7,3 milliards d’êtres humains. Elle continue d’augmenter mais à un rythme moins soutenu que par le passé. Elle devrait croître de 1 milliard d’ici 15 ans et de 1 milliard supplémentaire d’ici 25 ans, pour atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050.

Amérique latine : tout savoir sur les blocs commerciaux et le poids respectif des deux plus grands

Saulo Teodoro Ferreira's picture
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Les blocs commerciaux sont des accords intergouvernementaux censés procurer des gains économiques à leurs membres à travers l’abaissement des barrières aux échanges. Certains, comme l’Union européenne, l’ALENA et l’Union africaine, sont très connus.

Parce qu’ils encouragent les investissements directs étrangers, renforcent la concurrence et dopent les exportations, ces blocs peuvent se révéler très bénéfiques pour les pays qui en font partie.

En Amérique latine, le Mercosur et l’Alliance du Pacifique, de constitution plus récente, représentent ensemble 93 % environ du PIB de la région (prix du marché de 2014). Quels sont les pays membres de ces blocs et leurs avantages comparés ?

Taille, pays membres et performance du Mercosur et de lAlliance du Pacifique

Amérique latine : tout savoir sur les blocs commerciaux et le poids respectif des deux plus grands


​​L’Alliance du Pacifique a été constituée en 2011 par le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou. Ensemble, ces quatre pays affichent une population de quelque 221,3 millions d’habitants et un PIB de 2 100 milliards de dollars. Le Marché commun du Sud (Mercosur), créé en 1991, réunit l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. À eux cinq, ces pays ont une population de 285,0 millions d’habitants et un PIB de 3 500 milliards de dollars.
 
Le commerce intra-bloc, normalement dopé par ce type d’accords, représente environ 4 % du total des échanges de l’Alliance du Pacifique, contre 14 % environ pour le Mercosur.

OMD 5 : Malgré les progrès accomplis, améliorer la santé maternelle reste un défi

Haruna Kashiwase's picture
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Ce billet, qui s'appuie sur les données de l'édition 2015 des Indicateurs du développement dans le monde, est le cinquième d'une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
 
L'objectif du Millénaire pour le développement n° 5 est d'améliorer la santé maternelle. La mesure et cible de cet objectif consiste à « réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle » et à « rendre l'accès à la médecine procréative universel d'ici à 2015 ».
 
En 2013, 99 % des 289 000 décès maternels dans le monde se sont produits dans les pays en développement

La probabilité de mourir en couches est largement plus élevée en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne

Selon l'OMS, chaque jour, environ 800 femmes perdent la vie avant, pendant ou après leur accouchement. En 2013, plus de la moitié du total des décès maternels se sont produits en Afrique subsaharienne, et environ un quart en Asie du Sud.

Les pays de ces deux régions ont néanmoins fait d’importants progrès en matière de réduction du taux de mortalité maternelle. En Asie du Sud, celui-ci a chuté de 550 pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 190 en 2013, soit une réduction de 65 %. En Afrique subsaharienne, où ces taux sont plus de deux fois supérieurs à ceux enregistrés en Asie du Sud, ils ont également chuté de près de 50 % sur la même période.

Si ces réussites sont impressionnantes, le recul des taux de mortalité maternelle est plus lent que la cible fixée par les OMD, à savoir une réduction de 75 % sur la période 1990-2015. En dehors d'une poignée de pays, aucune région en développement ne devrait, en moyenne, atteindre ce résultat. Toutefois, le taux de réduction annuel moyen s'est accéléré, passant de 1,1 % sur la période 1990-1995 à 3,1 % entre 2005 et 2013.

OMD 4 : La mortalité infantile a connu une chute spectaculaire au cours des 20 dernières années

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Ce billet, qui s'appuie sur les données de l'édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le quatrième d'une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

L'objectif du Millénaire pour le développement n° 4 est de « réduire la mortalité infantile ». La mesure et cible unique de cet objectif consiste à « réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ». Les indicateurs permettant de mesurer les progrès portent aussi sur le taux de mortalité chez les enfants de moins de 1 an et sur la proportion d'enfants âgés de 12 à 23 mois qui sont vaccinés contre la rougeole.

Par rapport à 1990, il y a 17 000 enfants de moins qui meurent chaque jour 

Taux de mortalité des moins de 5 ans  (décès pour 1 000 naissances vivantes)

En 1990, 13 millions d'enfants mouraient avant leur cinquième anniversaire. En 1999, ce chiffre était tombé à 10 millions, pour s'établir juste en dessous de 6 millions en 2013. Cela signifie qu'il y a, par rapport à 1990, 17 000 enfants de moins qui meurent chaque jour.

En 1990, le taux de mortalité moyen des moins de 5 ans pour l'ensemble des pays en développement était de 99 décès pour 1 000 naissances vivantes. En 2013, ce chiffre était tombé à 50, soit environ la moitié du taux de 1990. Malgré ces progrès considérables et compte tenu de la tendance actuelle, les pays en développement dans leur ensemble risquent de ne pas atteindre la cible des OMD. En dépit d’améliorations rapides depuis 2000, les taux de mortalité infantile en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud restent en effet très nettement supérieurs à ceux enregistrés dans le reste du monde.

 

OMD 1 : Des progrès inégaux dans la réduction de l’extrême pauvreté, de la faim et de la malnutrition

Juan Feng's picture
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Ce billet, qui s’appuie sur les données de l’édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le premier d’une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
 

L’objectif du Millénaire pour le développement n° 1 est d’« éliminer l’extrême pauvreté et la faim ». Trois cibles ont été définies : a) diminuer de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour ; b) assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun de trouver un travail décent et productif ; et c) réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim. 

Selon les dernières estimations, la proportion de la population disposant de moins de 1,25 dollar par jour est passée de 43,6 % en 1990 à 17 % en 2011. Les prévisions basées sur les taux de croissance des dix dernières années des pays concernés indiquent que le taux d’extrême pauvreté diminuera pour atteindre 13,4 % en 2015, une diminution de plus de deux tiers par rapport au taux de 1990. 

Par rapport aux niveaux de 1990, le nombre de personnes dans le monde vivant avec moins de 1,25 dollar par jour devrait également être divisé par deux en 2015. Entre 1990 et 2011, le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté est passé de 1,9 à 1 milliard. Selon les prévisions, ce sont 175 millions de personnes supplémentaires qui seront sorties de l’extrême pauvreté d’ici la fin de l’année 2015. 

Ce qui signifie que près de la moitié des pays en développement avaient déjà atteint, avec cinq ans d’avance sur l’échéance de 2015, la première cible de l’OMD 1 : réduire de moitié la proportion de la population en situation d’extrême pauvreté.
 

OMD 3 : De grandes disparités dans le domaine de l’égalité des sexes entre les pays et à l’intérieur des pays

Masako Hiraga's picture
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Ce billet, qui s’appuie sur les données de l’édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le troisième d’une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

L’objectif du Millénaire pour le développement n° 3 est de « promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ». La cible unique de cet objectif consiste à « éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire, d’ici à 2005, si possible, et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard ». Cet objectif comprend aussi des indicateurs visant à mesurer la proportion de sièges occupés par les femmes dans les parlements nationaux ainsi que la proportion de femmes salariées dans le secteur non agricole.

Depuis 1990, le nombre de femmes dans les parlements a été multiplié par 4 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Chart 1

La proportion de sièges parlementaires occupés par des femmes montre que ces dernières participent aujourd’hui davantage à la vie publique et aux prises de décisions au plus haut niveau qu’en 1990. L’Amérique latine/Caraïbes est à la pointe des pays en développement avec un taux de 29 % en 2014. Elle est suivie de près par l’Afrique subsaharienne, avec un taux de 22 %. C’est au Moyen-Orient et en Afrique du Nord que l’évolution a été la plus notable, où la proportion de sièges parlementaires occupés par des femmes a plus que quadruplé entre 1990 et 2014. Au niveau des pays, c’est le Rwanda qui se détache avec un taux de 64 % en 2014, soit une proportion supérieure à la moyenne des pays à revenu élevé (26 %).  






OMD 2 : La nécessité d’accélérer les progrès vers l’éducation primaire pour tous

Hiroko Maeda's picture
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Ce billet, qui s’appuie sur les données de l’édition 2015 des Indicateurs de développement dans le monde, est le deuxième d’une série consacrée aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

L’objectif du Millénaire pour le développement n° 2 est d’« assurer l’éducation primaire pour tous ». La mesure et cible unique de cet objectif consiste à « donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires » d’ici à 2015.  

 
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Après de modestes avancées dans les pays les plus pauvres, les progrès se sont considérablement accélérés depuis l’an 2000. Il y a quelques années, l’objectif OMD 2 semblait sur le point d’être réalisé. Cependant, depuis 2009, le taux d’achèvement du cycle primaire stagne à 91 % dans les pays en développement.

Seules deux régions, celles de l’Asie de l’Est/Pacifique et de l’Europe/Asie centrale, ont atteint ou sont sur le point d’atteindre l’objectif d’éducation primaire pour tous. La région du Moyen-Orient/Afrique du Nord a régulièrement progressé jusqu’à un taux de 95 % en 2012, qui est également celui de l’Amérique latine et des Caraïbes. L’Asie du Sud a atteint un taux de 91 % en 2009, mais les progrès se sont ralentis depuis. C’est en Afrique subsaharienne que les difficultés sont les plus importantes avec un taux d’achèvement du cycle primaire bien plus faible à seulement 70 % en 2012.

Déchets d’équipements électriques et électroniques : un nouveau champ de données à explorer

Kees Baldé's picture
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Nous sommes tous conscients de la place grandissante qu'occupent les équipements électriques et électroniques, tant à la maison qu'au bureau. Et leur durée de vie réduite se traduit par une accumulation de multiples appareils (ordinateurs, smartphones, routeurs, moniteurs, etc.) à peine utilisés, endommagés ou tout simplement obsolètes.

Très demandés et payés à prix d'or au moment de leur sortie, ces produits termineront leur vie dans des camions de déchets.

Dans une étude récente (a), l'Université des Nations unies (UNU) a calculé qu'environ 46 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE ou e-déchets) ont été générées à l'échelle mondiale en 2014. Alors que ces appareils font partie intégrante de notre quotidien moderne, les déchets qu'ils génèrent risquent d’avoir un impact sociétal extrêmement grave s'ils ne sont pas gérés selon des normes appropriées.

Par exemple, si les e-déchets ne sont pas traités avec les précautions requises, les personnes qui s'en occupent en bout de chaîne (et dans les pays en développement, il s'agit de femmes et d'enfants pauvres) seront exposées à des substances toxiques.

L‘édition 2015 des Indicateurs du développement dans le monde montre qu'il reste beaucoup à faire malgré les progrès accomplis en 25 ans

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Nous avons le plaisir d'annoncer la publication de l'édition 2015 des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a). Cet ensemble d’indicateurs, qui fournit des statistiques comparables d'un pays à l'autre sur le développement et les conditions de vie dans le monde entier, est le jeu de données le plus utilisé de notre catalogue de données en libre accès (a). Comme d'habitude, vous pouvez télécharger ou interroger la base de données, consulter la publication (a) et accéder aux tableaux de données en ligne (a).
 
Comme le savent déjà les utilisateurs expérimentés des WDI, la base de données est mise à jour chaque trimestre et les anciennes versions restent disponibles (a). Mais pour les novices, il est utile de préciser que la publication annuelle de chaque nouvelle édition est l'occasion d'analyser les tendances mondiales en matière de développement et de mettre en lumière les progrès accomplis.

L’évolution des décaissements à l’Afrique subsaharienne en 5 points

Peter Bourke's picture
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La base de données sur les statistiques 2015 de la dette internationale (a) renferme de nombreux indicateurs pour mieux comprendre la situation de l’endettement des pays à revenu faible et intermédiaire. Ici, nous nous intéressons à l’un d’entre eux — les décaissements — dans le contexte des pays d’Afrique subsaharienne.
 
De quoi s’agit-il ? Le terme « décaissements » désigne la somme d’argent effectivement versée sur le compte de l’emprunteur pour une année donnée au titre de son engagement de prêt (le montant total des nouveaux prêts consentis de manière contractuelle à l’emprunteur). Pourquoi s’intéresser aux décaissements ? Parce que cet indicateur donne une bonne idée des évolutions pendant une année donnée, contrairement par exemple au stock de la dette extérieure (les sommes qu’un pays doit à ses créanciers, c’est-à-dire les entités qui lui prêtent de l’argent), qui est une mesure plus agrégée puisqu’elle intègre les performances des années précédentes.
 
L’analyse que je vous propose passe en revue 45 pays d’Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud. Pourquoi exclure l’Afrique du Sud ? Parce que le volume de sa dette extérieure risquerait de masquer les tendances du reste de la région. Il faut savoir que le Nigéria, première économie du continent africain (en termes de PIB en 2013) avait un stock de dette extérieure de 14 milliards de dollars en 2013 tandis que l’Afrique du Sud (sa première dauphine, toujours en termes de PIB de 2013) affichait la même année un endettement dix fois supérieur, à 140 milliards de dollars.
 
Malgré l’exclusion de l’Afrique du Sud, je pense qu’il faut souligner la taille de l’échantillon étudié. Les 45 pays sélectionnés représentent pratiquement tout le continent africain, à l’exception d’une poignée de pays situés dans sa partie septentrionale. D’où ma suggestion de prendre ces tendances pour ce qu’elles sont : une indication globale de la situation qui peut occulter des différences nationales.

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