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Près d’une personne sur deux dans le monde vit avec moins de 5,50 dollars par jour

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Aujourd’hui, moins de 10 % de la population mondiale vit dans l’extrême pauvreté. S'appuyant sur les données collectées dans 15 pays à faible revenu sur les besoins élémentaires des habitants, la Banque mondiale considère que l’extrême pauvreté touche ceux qui subsistent avec moins de 1,90 dollar par jour. Néanmoins, étant donné que les pays à revenu intermédiaire comptent davantage de pauvres que les pays à faible revenu, de nouveaux seuils de pauvreté, plus élevés, ont été adoptés. Ils s’établissent à 3,20 dollars et 5,50 dollars par jour, des montants plus représentatifs de la situation dans les pays à revenu intermédiaire. 

L’analyse de ces seuils plus élevés montre que, si une grande part de la population des pays à revenu intermédiaire vit au-dessus du seuil de 1,90 dollar, beaucoup disposent de moins de 5,50 dollars par jour. Par exemple, en Indonésie et au Pakistan, deux pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, 7 % et 5 % seulement des habitants subsistent avec moins de 1,90 dollar par jour. Cependant, 26 et 33 % de la population respective de ces pays vit avec moins de 3,20 dollars par jour et, respectivement là encore, plus des deux tiers et des trois quarts des habitants sont en dessous du seuil de 5,50 dollars par jour. Même au Mexique et en Chine, deux pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, plus de 25 % de la population vit avec moins de 5,50 dollars par jour

Un nouveau guide en ligne pour mieux comprendre les Indicateurs du développement dans le monde

World Bank Data Team's picture
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Les Indicateurs du développement dans le monde (WDI) sont le jeu de données internationales sur le développement dans le monde le plus utilisé. S’appuyant sur des sources officielles et des estimations nationales, régionales et mondiales, les WDI donnent accès à quelque 1 600 indicateurs pour 217 économies et proposent des séries chronologiques couvrant parfois plus de 50 ans. Cette base de données aide ses utilisateurs — analystes, décideurs, universitaires et touts personne intéressée par l’état du monde — à comprendre le développement sous tous ses aspects, hier comme aujourd’hui.

Depuis l’an dernier, le rapport annuel des Indicateurs du développement dans le monde est disponible en édition papier ou au format PDF. Cette année, les utilisateurs pourront naviguer sur le site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde : à travers cette nouvelle plateforme de présentation des données de la Banque mondiale, ils pourront découvrir ce qui se cache derrière les chiffres, les critères de couverture, les modalités de conservation ou encore les méthodologies employées. L’objectif est de proposer un guide pratique et accessible de consultation de la base de données et de permettre aux utilisateurs de découvrir les différents types d’indicateurs disponibles, de comprendre comment les données sont collectées et comment les visualiser en appui à l’analyse des tendances du développement.

Le nouveau site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde offre un certain nombre d’options, présentées ci-après.

1. L’exploration thématique des indicateurs

Les indicateurs utilisés dans les WDI sont organisés en six domaines thématiques : Pauvreté et inégalités ; Population ; Environnement ; Économie ; États et marchés ; et Liens internationaux. Chaque page thématique présente le type de données disponibles, une liste des indicateurs accessibles et des informations sur les méthodologies couramment employées ainsi que les écueils rencontrés.

Dans trois pays sur quatre, les plus pauvres sont un peu moins pauvres

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Dans la plus grande partie du monde, le revenu des personnes pauvres progresse. C’est ce que la Banque mondiale appelle la prospérité partagée, qui correspond à l’augmentation moyenne annuelle du revenu ou de la consommation des 40 % les plus pauvres de la population de chaque pays. Donc, si la prospérité partagée d’un pays est positive, les pauvres s’enrichissent. 

Par ailleurs, la prime de prospérité partagée se définit par la différence entre la croissance annuelle du revenu des 40 % les plus pauvres et la croissance annuelle du revenu médian de chaque pays. Une prime positive indique qu’une plus grosse part de l’ensemble du revenu national bénéficie aux 40 % des plus pauvres de la population. 

Comment mesurer la taille d’une personne à partir d’une photo ? En misant sur la collaboration de nos experts en enquêtes et analystes des données

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À gauche : Un sujet tenant l’image étalon. À droite : Silhouette tirée de la photo, après segmentation sémantique de l’image par Tensorflow/DeepLab.


Pour évaluer les tendances de l’état de santé de populations diverses, on a notamment recours à l’anthropométrie, une technique qui consiste à mesurer les caractéristiques dimensionnelles d’un individu. Dans le cadre d’un travail d’entretiens sur le terrain, nous recherchions une méthode simple pour mesurer avec fiabilité la taille des personnes interrogées. L’idée était de les photographier avec un objet étalon en main. Le processus de résolution de notre problème nous a permis de tirer deux enseignements remarquables :

  • Grâce à un processus d’affinement itératif, nous avons su mesurer la taille d’une personne, avec une marge d’erreur de 1 %, à partir d’une image du sujet tenant une impression papier calibrée. Nous prévoyons d’intégrer cette fonctionnalité à la plateforme Survey Solutions de la Banque mondiale (a), qui propose des outils gratuits pour des entretiens face-à-face assistés par ordinateur.
  • Nous nous sommes rendu compte que, pour résoudre notre problème, la meilleure solution était de mettre sur pied une équipe interne de spécialistes des enquêtes et d’analystes des données. C’est en mariant notre expertise, notre connaissance du terrain et nos compétences d’analyse des données, le tout accompagné d’une dose bienvenue de créativité, que nous sommes parvenus à mettre au point un prototype fonctionnel. 

Indicateurs du développement dans le monde : découvrez la dernière mise à jour trimestrielle

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La mise à jour trimestrielle des 1 600 Indicateurs du développement dans le monde (WDI) est désormais disponible (premier trimestre 2018). Cette version actualisée intègre de nouveaux indicateurs et fournit des données mises à jour pour les indicateurs existants. 
 
Les actualisations portent sur les domaines suivants : comptes nationaux, balance des paiements, démographie, santé, marché du travail, pauvreté et prospérité partagée, envois de fonds et tourisme. La base de données présente de nouvelles estimations pour des indicateurs portant sur l’accès à l’électricité (source des données : Global Tracking Framework [a]), sur l’épargne nette ajustée, sur les lois et réglementations relatives à l’égalité des sexes (source des données : Les femmes, l’entreprise et le droit), sur la possession d’un compte bancaire (source des données : Global Findex, sur l’accès à la téléphonie mobile et à l’internet, et sur l’éducation.
 
Les nouveaux indicateurs disponibles sont les suivants : dépenses de santé, valeur ajoutée par travailleur et par secteur d’activité, données ventilées par sexe sur l’enregistrement des naissances, indice de valeur unitaire des exportations/importations, pourcentage de la population exposée à la pollution aux particules fines PM2.5 et apports nets d’aide publique au développement. Pour la liste la plus récente des ajouts, suppressions et modifications apportés aux codes, descriptions et définitions, reportez-vous ici (a).
 
Une nouvelle édition en ligne des WDI sera disponible en mai 2018 qui proposera, outre les données, une série d’articles, de documents connexes et d’outils de repérage.
Vous pouvez accéder aux données de diverses manières :
- via le site web des données en libre accès de la Banque mondiale, disponible en plusieurs langues et optimisé pour une utilisation mobile : https://donnees.banquemondiale.org/ 
- via l’outil de requête DataBank (http://databank.banquemondiale.org/data/home.aspx), qui permet d’accéder également aux archives des WDI (a).
en téléchargeant des jeux de données aux formats XLS et CSV (a) et directement à partir de l’API (a).
 

Données sur l’emploi du temps : des informations essentielles pour l’égalité des sexes, mais difficiles à collecter

Eliana Rubiano-Matulevich's picture
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Photo: © Stephan Gladieu / Banque mondiale

Les données sur l’emploi du temps sont de plus utiles aux politiques de développement. Elles reflètent le nombre d’heures consacrées par les personnes à diverses activités telles que le travail, mais aussi à des tâches non rémunérées comme les travaux domestiques, les soins aux enfants, les loisirs et les soins personnels. Il est désormais admis que le bien-être individuel ne dépend pas seulement des revenus ou de la consommation, mais aussi de la manière dont le temps est utilisé. Par conséquent, ce type de données peut nous permettre de mieux comprendre comment les individus font des choix de gestion du temps, et donc d’améliorer nos connaissances sur le bien-être.

Les données sur l’emploi du temps révèlent ainsi que les hommes et les femmes passent leur temps différemment, en partie à cause des normes sociales et des rôles assignés à chaque sexe. Le temps de travail rémunéré et non rémunéré est inégalement réparti, les femmes assurant généralement une part disproportionnée du travail non rémunéré et consacrant proportionnellement moins de temps que les hommes à des activités rémunérées.

Comment les femmes et les hommes occupent-elles/ils leur temps ?

Dans un article à paraître rédigé avec Mariana Viollaz (Universidad Nacional de La Plata, Argentine), nous examinons les différences entre les sexes en matière d’emploi du temps dans 19 pays de sept régions du monde, toutes catégories de revenu confondues. Notre analyse confirme les conclusions du Rapport 2012 sur le développement dans le monde (a) relatives aux disparités entre les femmes et les hommes en ce qui concerne les activités rémunérées et non rémunérées.

La technologie peut-elle faciliter l’analyse des variations géographiques et temporelles des prix ?

Marko Rissanen's picture
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L’équipe de la Banque mondiale chargée du Programme de comparaison internationale (PCI) a commandé une étude pilote consacrée à la collecte de données assistée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée entre décembre 2015 et août 2016, cette étude couvre 15 pays : Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Colombie, Ghana, Indonésie, Kenya, Malawi, Nigéria, Pérou, Philippines, Venezuela et Viet Nam.

Il s’agissait principalement d’examiner la faisabilité de l’application d’une approche participative pour la collecte de données sur les prix. Cette méthode paraissait intéressante à plusieurs égards, en raison de plusieurs caractéristiques : des données et des métadonnées ouvertes, présentant une bonne granularité et rapidement disponibles. Autant de caractéristiques peu fréquentes avec les jeux de données dont disposent généralement les pouvoirs publics et les chercheurs.

Les données ont été collectées sur le terrain via un réseau privé composé d’agents rémunérés, les « contributeurs », qui disposaient d’un smartphone et d’une application dédiée. Cette application présentait les consignes et indiquait les prix à relever, et à quel endroit. Après avoir relevé les prix, les contributeurs les communiquaient, avec les métadonnées, au moyen de cette application. Ils étaient rémunérés en fonction du lieu et du degré de difficulté.

Les données recueillies portent sur 162 articles précis correspondant à diverses catégories de biens et consommés par les ménages : produits alimentaires et boissons non alcoolisées ; boissons alcoolisées et tabac ; vêtements et chaussures ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ; meubles, équipement ménager et dépenses d’entretien courant ; services de santé ; transports ; communications ; loisirs et culture ; éducation ; hôtels et restaurants ; autres biens et services. Les spécifications communes des articles garantissent la qualité des données, ainsi que leur comparabilité sur le plan national et international.

En tout, l’étude pilote a permis de relever 1 262 458 prix, dont 96 188 au Brésil, le pays le plus documenté, à 14 102 au Cambodge. La figure ci-dessous présente le nombre total de prix relevés et de points de vente concernés, par pays et par mois (passez votre souris sur le graphique pour accéder aux données).
 
Image 1 : Nombre cumulé de prix relevés
 

5 bonnes raisons de découvrir le nouveau catalogue de données de la Banque mondiale

Malarvizhi Veerappan's picture
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Les données sont à la base d’une prise de décision éclairée. Aujourd’hui, les techniques de l’intelligence artificielle ont des applications qui bouleversent la manière dont nous exploitons les données au service du développement. Mais la réussite de ces nouvelles approches, à l’instar de celles plus traditionnelles, repose sur de bonnes données. Il est donc indispensable de disposer de données de qualité, correctement gérées et stockées, et de veiller à ce que l’accès, le partage et la réutilisation de ces informations soient convenablement assurés.

Le nouveau catalogue de données de la Banque mondiale transforme notre gestion des données. Il permet d’accéder à plus de 3 000 jeux de données et 14 000 indicateurs, et comprend des micro-données, des séries statistiques chronologiques et des données géolocalisées.

Le libre accès aux données est au cœur de notre stratégie

La Banque mondiale assure depuis 2010 un accès libre et gratuit à ses données sur le développement. Nous nous attachons en permanence à actualiser nos outils de diffusion et de visualisation, et nous apportons notre soutien aux initiatives nationales pour le libre accès aux données.

Nous sommes des ardents défenseurs de l’open data, tout en sachant que certaines données, en raison de leur origine ou des sujets dont elles traitent, peuvent faire l’objet de restrictions quant à leur usage. Ces données n’étaient jusqu’ici pas publiées. Elles le sont à présent dans notre nouveau catalogue, et s’accompagnent d’une indication sur leurs modalités d’utilisation. Ce nouveau portail prolonge notre catalogue de données ouvertes et repose en grande partie sur notre bibliothèque de micro-données.

Graphique : Pourquoi impose-t-on des restrictions au travail des femmes ?

Tariq Khokhar's picture
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Lorsque les femmes travaillent, c'est l'ensemble de la société qui profite des retombées. Mais de nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation qui est faite des biens matrimoniaux, explique le rapport, qui paraît tous les deux ans et qui couvre désormais 189 économies. Par exemple, dans 104 économies, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit ou d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles. Le rapport cite des recherches montrant que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15 %, en moyenne, dans les économies de l’OCDE, et que 40 % de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement. En savoir plus

 

Combien d’entreprises ont une femme à leur tête ? Et pourquoi est-il important qu’il y en ait plus ?

Masako Hiraga's picture
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Bonne Journée internationale des femmes ! Cette année se prête plus que jamais aux célébrations : de l’actualité politique à la cérémonie des Oscars le week-end dernier, l’égalité des sexes et l’inclusion des femmes se sont imposées sur le devant de la scène.

Mais, au-delà des fictions cinématographiques et des affaires publiques, les enjeux de l’égalité entre hommes et femmes sont au cœur de notre vie quotidienne et de notre vie active. Quel est par exemple le pourcentage d’entreprises dirigées par une femme ? Les enquêtes de la Banque mondiale menées auprès des entreprises permettent de répondre à cette question. Et la réponse en dit long sur la situation.

Au niveau mondial, une entreprise sur cinq seulement est dirigée par une femme, sachant que ces dirigeantes sont en général à la tête de petites entreprises. Si les pourcentages varient d’un État à l’autre, la Thaïlande et le Cambodge sont les deux seuls pays du monde où les femmes sont plus nombreuses que les hommes à diriger une entreprise.

Il est important que les femmes soient plus présentes à la tête des entreprises. Pourquoi ? D’abord parce que cela garantit une plus grande diversité d’opinions et d’idées. Et ensuite parce que cela favorise le recrutement de femmes dans les effectifs permanents​.

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