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Afrique

Déchets d’équipements électriques et électroniques : un nouveau champ de données à explorer

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Nous sommes tous conscients de la place grandissante qu'occupent les équipements électriques et électroniques, tant à la maison qu'au bureau. Et leur durée de vie réduite se traduit par une accumulation de multiples appareils (ordinateurs, smartphones, routeurs, moniteurs, etc.) à peine utilisés, endommagés ou tout simplement obsolètes.

Très demandés et payés à prix d'or au moment de leur sortie, ces produits termineront leur vie dans des camions de déchets.

Dans une étude récente (a), l'Université des Nations unies (UNU) a calculé qu'environ 46 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE ou e-déchets) ont été générées à l'échelle mondiale en 2014. Alors que ces appareils font partie intégrante de notre quotidien moderne, les déchets qu'ils génèrent risquent d’avoir un impact sociétal extrêmement grave s'ils ne sont pas gérés selon des normes appropriées.

Par exemple, si les e-déchets ne sont pas traités avec les précautions requises, les personnes qui s'en occupent en bout de chaîne (et dans les pays en développement, il s'agit de femmes et d'enfants pauvres) seront exposées à des substances toxiques.

L’évolution des décaissements à l’Afrique subsaharienne en 5 points

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La base de données sur les statistiques 2015 de la dette internationale (a) renferme de nombreux indicateurs pour mieux comprendre la situation de l’endettement des pays à revenu faible et intermédiaire. Ici, nous nous intéressons à l’un d’entre eux — les décaissements — dans le contexte des pays d’Afrique subsaharienne.
 
De quoi s’agit-il ? Le terme « décaissements » désigne la somme d’argent effectivement versée sur le compte de l’emprunteur pour une année donnée au titre de son engagement de prêt (le montant total des nouveaux prêts consentis de manière contractuelle à l’emprunteur). Pourquoi s’intéresser aux décaissements ? Parce que cet indicateur donne une bonne idée des évolutions pendant une année donnée, contrairement par exemple au stock de la dette extérieure (les sommes qu’un pays doit à ses créanciers, c’est-à-dire les entités qui lui prêtent de l’argent), qui est une mesure plus agrégée puisqu’elle intègre les performances des années précédentes.
 
L’analyse que je vous propose passe en revue 45 pays d’Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud. Pourquoi exclure l’Afrique du Sud ? Parce que le volume de sa dette extérieure risquerait de masquer les tendances du reste de la région. Il faut savoir que le Nigéria, première économie du continent africain (en termes de PIB en 2013) avait un stock de dette extérieure de 14 milliards de dollars en 2013 tandis que l’Afrique du Sud (sa première dauphine, toujours en termes de PIB de 2013) affichait la même année un endettement dix fois supérieur, à 140 milliards de dollars.
 
Malgré l’exclusion de l’Afrique du Sud, je pense qu’il faut souligner la taille de l’échantillon étudié. Les 45 pays sélectionnés représentent pratiquement tout le continent africain, à l’exception d’une poignée de pays situés dans sa partie septentrionale. D’où ma suggestion de prendre ces tendances pour ce qu’elles sont : une indication globale de la situation qui peut occulter des différences nationales.

L’importance capitale de l’eau pour le développement durable en cinq points

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La Journée mondiale de l’eau (a) se tient le 22 mars. Dans un billet précédent, nous vous avions déjà présenté « sept faits méconnus sur les enjeux mondiaux de l’eau ». Voici aujourd’hui cinq nouveaux points pour vous éclairer sur les liens qu’entretiennent l’eau, la santé, l’énergie, le climat, l’agriculture et l’urbanisation. Mais d’abord :

Gros plan sur les rivières et voies navigables des États-Unis

Wide-660x357.jpg

Image via Wired

Nelson Minar (a) a réalisé cette carte formidable (a) en s’appuyant sur les données hydrographiques mises à disposition par l’US Geological Survey (a). Cette cartographie prend en compte des cours d’eau qui demeurent asséchés une grande partie de l’année, mais dont le lit laisse une empreinte. Comme les veines du corps humain, cette carte montre combien l’eau est indispensable à l’écosystème du pays.

La situation des femmes dans le monde en 7 graphiques

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Ce dimanche, la Journée internationale de la femme (a) célèbre la réussite des femmes sans occulter les progrès à faire pour parvenir à l’égalité entre les sexes dans le monde. Afin de préparer le lancement de plusieurs campagnes et initiatives de haut niveau dans les 15 jours à venir, j’ai souhaité rappeler certains faits et évolutions parfois méconnus.

Remarque: Comme ces données proviennent de différentes sources, certains membres de groupements régionaux peuvent différer entre les graphiques, référez-vous, s’il vous plaît, aux sources originales pour plus d'informations.
 

1) 91 % des filles achèvent le cycle d’enseignement primaire

Gráfico 1

Données de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) et Indicateurs du développement dans le monde

L’année 2012 détient le record pour le nombre de filles allées au terme de l’enseignement primaire. Depuis 2000, les progrès sont manifestes un peu partout, même si de profonds écarts subsistent d’une région et d’un pays à l’autre. En Afrique subsaharienne, 66 % seulement des filles avaient achevé leurs études primaires en 2012 sachant que, dans 3 pays, le taux était inférieur à 35 %. L’éducation des filles est l’un des meilleurs investissements possibles (a) et, à l’horizon 2015, les pays en développement dans leur ensemble devrait atteindre la parité entre les sexes (égalité des effectifs de filles et de garçons) pour la scolarisation en primaire et dans le secondaire.

Croissance de la population africaine en milieu urbain : tendances et projections

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Perché sur une lagune, le bidonville de Makoko se trouve à la périphérie de la ville nigériane de Lagos. Ici, les habitations de fortune sont construites sur pilotis, avec du bois récupéré et des bâches, et les habitants se déplacent principalement en pirogue. Cet ancien village de pêcheurs attire aujourd’hui en masse des migrants en provenance des pays voisins, à la recherche d’emplois peu qualifiés et mal rémunérés.

Sous la loupe, Makoko illustre particulièrement bien le phénomène d’urbanisation qui touche l’Afrique subsaharienne, une région où le taux de croissance démographique en milieu urbain est le plus élevé au monde :

Sur les dix pays où le taux d’urbanisation est le plus élevé dans le monde, six se trouvent en Afrique subsaharienne ;
  • avec une population urbaine estimée en 2013 à plus de 80 millions d’habitants, le Nigéria se classe en tête des pays africains les plus densément peuplés en milieu urbain et au 9e rang mondial ;
  • la population urbaine mondiale était estimée à 3,8 milliards d’habitants en 2013, un chiffre qui devrait monter en flèche pour s’établir à près de 6,3 milliards en 2050 ;
  • depuis 2008, la population mondiale vit majoritairement en zones urbaines.

Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990

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À l’échelle mondiale, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990. C’est ce qui ressort des nouvelles estimations publiées aujourd’hui et du communiqué de presse s’y rapportant. Ces informations sont synthétisées dans le rapport 2014 sur les niveaux et les tendances de la mortalité des enfants (a), élaboré par le Groupe inter-agences des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile (IGME). En 2013, on a ainsi dénombré chaque jour environ 17 000 décès de moins parmi les enfants de moins de cinq ans qu’en 1990.
 
Cette baisse est la plus rapide jamais enregistrée depuis deux décennies : – 1,2 % entre 1990 et 1995, et – 4 % entre 2005 et 2013. 

Davantage d’enfants atteignent l’âge de cinq ans
La nette augmentation des taux de survie constatée depuis 1990 chez les enfants de moins de cinq ans s’explique par l’amélioration de l’accès à des soins de santé de qualité et d’un coût abordable, ainsi que par l’extension des programmes sanitaires, qui couvrent aujourd’hui les nouveau-nés et les enfants les plus vulnérables.
 
Le recul de 49 % (46 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2013, contre 90 en 1990) signifie qu’un nouveau-né a aujourd’hui une probabilité de survie au-delà de l’âge de cinq ans bien plus grande qu’un bébé né en 1990.   

Il faut redoubler d’efforts pour atteindre l’OMD nº 4
Quatre régions du monde sur six (selon la classification du Groupe de la Banque mondiale) sont en bonne voie pour réaliser le quatrième objectif du Millénaire pour le développement : réduire des deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans d’ici 2015. L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les deux régions où la baisse du taux de mortalité reste insuffisante pour permettre d’atteindre cet objectif. En 2013, c’est en Afrique subsaharienne que ce taux était le plus élevé, avec 92 décès pour 1 000 naissances vivantes. Dans cette région, 1 enfant sur 11 meurt avant l’âge de cinq ans.

Chart 1

Examiner de plus près les données relatives aux jeunes pour identifier les tendances et les disparités régionales

Hiroko Maeda's picture
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Alors que l’on célébrait le 12 août dernier la 15e édition de la Journée internationale de la jeunesse, une question m’est venue à l’esprit : de quels types de données disposons-nous sur les jeunes ?
 
Tout d’abord, selon la définition des Nations Unies (a), les jeunes représentent la population âgée de 15 à 24 ans. Ils se situent dans une période de transition entre l'enfance et l'âge adulte. 

« Le champ des possibles que recèle un enfant est le plus passionnant et le plus stimulant qui soit. »
– Ray Wilbur, expert américain (1875-1949)​



​Du fait que cette période (15-24 ans) est plus proche de l'âge adulte que ne l’est l'enfance et qu’elle l’affecte donc plus directement, les données relatives aux jeunes jouent un rôle essentiel : elles peuvent nous aider à mieux anticiper les opportunités et les difficultés qu’ils rencontreront plus tard.

​Où trouve-t-on les plus grandes proportions de jeunes dans le monde ? 
En 2013, les personnes nées entre 1989 et 1998 représentaient 17 % de la population mondiale, c'est-à-dire 1,2 milliard d'individus. Tandis que la population mondiale continue d'augmenter, le nombre de jeunes a quant à lui commencé à diminuer graduellement après avoir atteint un pic en 2010. Dans les pays à revenu élevé, la population jeune a diminué de 6 millions entre 2010 et 2013, ce qui reflète la tendance au vieillissement de la population dans cette catégorie de pays.

Pas de données publiques ? Pas de problème ! Voici 5 solutions employées par les entrepreneurs dans les pays en développement

Sandra Moscoso's picture
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Nouvelles méthodes pour collecter des données (en anglais)

Les données en libre accès (open data) créent des opportunités à de multiples niveaux : améliorer l'efficacité et l'efficience de l'action gouvernementale, renforcer la participation des citoyens à la vie de l'État et leur permettre de jouer un plus grand rôle au sein des collectivités locales, fournir aux activistes des données probantes pour appuyer leurs revendications, aider les entrepreneurs à commercialiser de nouveaux produits et services, et nous permettre à tous de prendre de meilleures décisions au quotidien

Sur le plan de l'entrepreneuriat, l'équipe responsable du libre accès aux données financières de la Banque mondiale a étudié la valeur commerciale de l'open data et cherché des manières d'aider les entrepreneurs à en tirer parti. Ces objectifs sont réalisables grâce à l'action des États qui ont suscité l'innovation autour des données publiques en prenant l'initiative de mettre celles-ci en libre accès. Mais que se passe-t-il lorsque les États n'ont pas encore ouvert l'accès aux données publiques ? Les entrepreneurs peuvent-ils tirer parti des données ouvertes là où elles n'existent pas ?

Quel est le parlement le plus féminisé du monde ?

Leila Rafei's picture
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Selon les dernières données de l’Union interparlementaire (UIP), le Rwanda arrive en tête du classement, avec pratiquement 64 % de sièges détenus par des femmes en 2013. À l’échelon mondial, celles-ci représentent en moyenne 20 % des députés, contre 15 % en 2003.
 
Le profil des dix premiers pays est assez hétérogène, que ce soit par leur niveau de revenu que par l’existence, ou non, de quotas pour favoriser la députation de femmes. Le Rwanda, devance l’Andorre avec ses 50 % de députés femmes et Cuba (49 %). Mais c’est la Suède (44 %) qui détient le record de femmes siégeant dans un parlement national sans recourir à une politique de quotas.

Proportion de sièges occupés par des femmes au parlement national (%)
Proportion of seats held by women in national parliaments (%)

Données sur la malnutrition au niveau infranational

Vanessa Moreira da Silva's picture
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On constate de manière croissante que les disparités géographiques des indicateurs de développement au sein de chaque pays deviennent de plus en plus prononcées. Des données infranationales sont nécessaires pour informer les décideurs dans le domaine du développement. Cependant, les données au niveau infranational sont moins répandues (organisées dans un ensemble global), du fait que les zones administratives infranationales changent fréquemment.

Aujourd'hui, pour la première fois, une base de données globale fournit un accès ouvert et facile aux données des indicateurs de malnutrition infantile au niveau infranational. Ces informations proviennent de la base de données mondiale de l'OMS sur la croissance et la malnutrition infantiles (WHO Global Database on Child Growth and Malnutrition).

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