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Monde

Graphique : Pourquoi impose-t-on des restrictions au travail des femmes ?

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Lorsque les femmes travaillent, c'est l'ensemble de la société qui profite des retombées. Mais de nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation qui est faite des biens matrimoniaux, explique le rapport, qui paraît tous les deux ans et qui couvre désormais 189 économies. Par exemple, dans 104 économies, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit ou d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles. Le rapport cite des recherches montrant que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15 %, en moyenne, dans les économies de l’OCDE, et que 40 % de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement. En savoir plus

 

La chirurgie, grande oubliée de l’aide aux systèmes de santé

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Cinq milliards de personnes, soit les deux-tiers de la population mondiale, n’ont pas accès à des soins de chirurgie, d’anesthésie et d’obstétrique abordables, alors qu’un tiers de la morbidité mondiale nécessite un traitement chirurgical et/ou anesthésique. En dépit d’une charge de morbidité immense, on néglige bien souvent les efforts qui rendraient les soins de chirurgie, d’anesthésie et d’obstétrique sûrs et abordables (a).
 
Pourquoi ? Peut-être parce que la chirurgie et l’anesthésie ne sont pas des maladies (a). Ce sont des formes de traitement qui couvrent tout le spectre des affections qui touchent l’être humain : infections, maladies non transmissibles, blessures et maladies de la mère, de l’enfant, de la personne âgée ou liées à un traumatisme. Or, les organismes de développement internationaux se concentrent à ce jour sur des programmes verticaux axés sur les pathologies.
 
Avant 2015, il n’existait quasiment pas de données mondiales sur la chirurgie, l’anesthésie et l’obstétrique. Convaincue qu’on ne peut pas gérer ce qu’on ne mesure pas, la Commission du Lancet sur la chirurgie dans le monde (a) a élaboré six indicateurs pour la chirurgie, l’anesthésie et l’obstétrique (voir ici) et collecté des données y afférentes. L’analyse de ces données fait apparaître de profonds écarts entre les pays selon leur catégorie de revenus.

Dans les pays à revenu élevé, le personnel chirurgical est 70 fois plus nombreux que dans les pays à faible revenu.

Le personnel chirurgical est très peu nombreux dans les pays à faible revenu (1 médecin spécialisé pour 100 000 habitants) et dans les pays à revenu intermédiaires de la tranche inférieure (10 médecins spécialisés en chirurgie, anesthésie et obstétrique pour 100 000 habitants). Par comparaison, on en recense 69 pour 100 000 habitants dans les pays à revenu élevé. L’écart entre les pays à revenu élevé et les autres est encore plus grand pour la densité de personnel chirurgical que pour celle de médecins.
 

Depuis 25 ans, les plus grandes villes du monde ne cessent de croître

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D’ici 2030, deux tiers de la population mondiale vivront en ville. Les douze plus grandes agglomérations urbaines du monde comptent plus de 15 millions d’habitants sachant que, depuis 25 ans, la taille de villes comme Delhi, Shanghai et Beijing a triplé.

La richesse mondiale a augmenté de 66 % entre 1995 et 2014

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La richesse mondiale a progressé de 66 % (passant de 690 000 milliards de dollars à 1 143 000 milliards de dollars en dollars constants de 2014 aux prix du marché). La part de la richesse mondiale détenue par les pays à revenu intermédiaire augmente : elle est passée de 19% à 28% entre 1995 et 2014, tandis que la part des pays à revenu élevé de l'OCDE est tombée de 75% à 65%. Lire la suite »

 

La Banque mondiale investit dans 12 projets centrés sur l’innovation et les données collaboratives au service du développement

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Nous avons le plaisir de dévoiler les 12 projets retenus pour soutenir l’amélioration de la production, la gestion et l’utilisation des données sur le développement. Portés par des équipes internationales aux profils variés, ces projets ont été conçus pour aider des pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure en Afrique subsaharienne, en Asie de l’Est, en Amérique latine et en Asie du Sud.

Après le succès du premier cycle d’appel à projets lancé en 2016 (a), nous avons annoncé en août 2017 la création d’un nouveau fonds, doté de 2,5 millions de dollars, pour investir dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable ». Avec le Partenariat mondial pour des données sur le développement durable (GPSDD), le Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale a sollicité des propositions pour améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données, en se concentrant sur deux thèmes : « ne laisser personne sur le côté » et l’environnement. Pour s’assurer que les investissements soutiennent bien des solutions concrètes aux problèmes des populations et adaptées au contexte et aux attentes des bénéficiaires, chaque équipe devait intégrer un représentant des usagers (issu en général d’un organisme public). La sélection des projets reposait aussi sur leur capacité à produire des enseignements et des connaissances pouvant être partagés, adaptés et réutilisés.
 
De la prévision des mouvements des personnes déplacées en Somalie à une évaluation plus rapide des dégâts consécutifs aux catastrophes au Népal en passant par la lutte contre une espèce de chenille invasive au Malawi ou encore l’optimisation des services publics pour les aînés au Kenya et en Inde grâce à la cartographie, les 12 projets sélectionnés ont tous un point commun : ils illustrent la manière dont des partenariats, des méthodes et des sources d’information d’un genre nouveau peuvent être intégrés afin d’exploiter pleinement les données au service du développement.

Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale et financée par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.
 

Palmarès 2018 du Fonds pour l’innovation

Plus de 1,25 million de personnes meurent sur les routes chaque année

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La route tue plus de 1,25 million de personnes dans le monde chaque année, auxquelles viennent s'ajouter les 20 à 50 millions de blessés graves. Si les taux de mortalité par accident de la circulation ont diminué dans la plupart des régions du monde, l'Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient/Afrique du Nord enregistrent encore plus de 20 décès sur les routes pour 100 000 habitants. 

Un nouveau rapport élaboré par la Banque mondiale avec le concours financier de l'organisation Bloomberg Philantrophies évalue les retombées économiques et sociales de la réduction des accidents de la route dans les pays à revenu faible ou intermédiaire​.​

Les frais de santé ont poussé 100 millions de personnes sous le seuil d'extrême pauvreté en 2010

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La couverture santé universelle (CSU) signifie que toutes les personnes doivent pouvoir bénéficier des services de santé dont elles ont besoin sans subir des retombées financières majeures. Un nouveau rapport publié conjointement par la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé, constate que les dépenses de santé poussent environ 100 millions de personnes par an sous le seuil de « l'extrême pauvreté » ( ce qui veut dire qu'elles disposent de moins de 1,90 $ par jour pour vivre) et environ 180 millions par an sous le seuil de pauvreté (3,10 $ par jour).

Vous pouvez accéder au rapport, aux données, aux visualisations interactives et aux documents disponibles en télechargement sur : http://data.worldbank.org/universal-health-coverage/ (a)

Depuis 2001, la planète a connu 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées

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L’année 2016 a battu tous les records de chaleur, sachant que, depuis 2001, la planète a connu 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. Alors que le changement climatique risque de faire plonger plus de 100 millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030, il est possible de contrer cette menace en promouvant un processus de développement rapide, inclusif et soucieux du climat. En savoir plus  

Les émissions de CO2 sont sans précédent

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Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), l’un des principaux gaz à effet de serre (GES) à l’origine du changement climatique, ont bondi de 22,4 milliards de tonnes en 1990 à 35,8 milliards en 2013, soit une hausse de 60 %. Cet accroissement des émissions de CO2 et des autres GES a contribué à une augmentation de la température mondiale moyenne de 0,8 degrés Celsius par rapport à l’ère préindustrielle.
 

Édition 2018 des statistiques sur la dette internationale : les prêts bilatéraux des BRIC aux pays à faible revenu ont doublé en 2016, pour atteindre 84 milliards de dollars

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L’édition 2018 des statistiques sur la dette internationale (IDS) (a) vient d’être publiée. Elle fournit des statistiques et des analyses sur la dette extérieure et les flux financiers de toutes les économies du monde en 2016. Cette publication comprend plus de 200 indicateurs couvrant la période 1970-2016 pour la plupart des pays qui participent au système de notification de la dette de la Banque mondiale. Pour accéder au rapport et aux produits qui l’accompagnent : Cette nouvelle édition des IDS paraît moins de 10 mois seulement après la fin de la période de collecte des données pour l’année 2016 : c’est donc en un temps record que l’équipe du rapport a mis à la disposition du public des statistiques actualisées et exhaustives sur la dette. Outre les données disponibles en ligne sous des formats multiples, le rapport IDS comprend une analyse synthétique de la situation de la dette dans le monde, qui sera développée dans une série de bulletins dans l’année qui vient.

Pourquoi surveiller et analyser la dette ?

Le rapport IDS a pour objectif fondamental de mesurer les stocks (encours) et les flux de la dette des pays à revenu faible et intermédiaire, c’est-à-dire les capitaux empruntés auprès de créanciers étrangers. Sommairement, les stocks de dette correspondent aux paiements dus à des créanciers étrangers (capital et/ou intérêts) ; les flux correspondent quant à eux aux emprunts nouveaux et aux remboursements.

Ces données, qui sont produites par la Banque mondiale dans le cadre plus général de ses activités de suivi de la solvabilité de ses pays clients, sont largement utilisées en dehors de l’institution à des fins analytiques et opérationnelles. De fait, l’existence de crises de la dette à répétition, dont notamment la crise financière mondiale de 2008, vient souligner la nécessité de ces travaux de mesure et de suivi des dettes extérieures, ainsi que l’importance d’une gestion durable de l’endettement.

Nous retiendrons trois faits saillants de l’édition 2018 du rapport IDS :

Les pays à revenu faible et intermédiaire ont globalement connu une hausse des entrées nettes de capitaux, à l’exception des pays IDA

En 2016, les flux nets de capitaux vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont grimpé à 773 milliards de dollars, ce qui correspond à un montant trois fois supérieur à celui de 2015, mais qui reste inférieur aux niveaux enregistrés entre 2012 et 2014.​

Cette tendance ne s’applique pas toutefois aux pays les plus pauvres du monde : au sein des pays qui peuvent bénéficier de l’aide de l’IDA, ces flux ont chuté de 34 %, à 17,6 milliards de dollars (soit leur plus bas niveau depuis 2011), sous l’effet de la baisse des flux de capitaux provenant des créanciers bilatéraux et privés.

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