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Démystifier l'apprentissage automatique pour mieux gérer les risques de catastrophe

Giuseppe Molinario's picture
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L’« intelligence artificielle » peut apparaître à certains comme un terme mystérieux évoquant essentiellement des robots et des supercalculateurs. Pourtant les algorithmes d’apprentissage automatique et leurs applications, même s’ils peuvent être complexes sur le plan mathématique, sont relativement simples à comprendre. D'ailleurs, les spécialistes de la gestion des risques de catastrophe et de la résilience les utilisent de plus en plus pour collecter des données plus fiables sur les risques et la vulnérabilité, prendre des décisions mieux éclairées et, en définitive, sauver des vies.

Bien que l’on utilise souvent indifféremment les deux termes, les implications de l’intelligence artificielle vont bien plus loin que celles de l’apprentissage automatique. L’intelligence artificielle évoque des images de futurs sombres, comme dans Terminator, mais en réalité, ce dont nous disposons aujourd'hui et pour longtemps encore, ce sont simplement d’ordinateurs qui apprennent à partir de données, de manière autonome ou semi-autonome — d’où le terme d’apprentissage automatique ou machine learning en anglais.

Une note d'orientation (a) publiée par la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophe et le relèvement (GFDRR) (a) clarifie et démystifie les concepts d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle. Plusieurs études de cas spécifiques illustrant les applications de l’apprentissage automatique pour la gestion des risques de catastrophe y sont détaillées. Cette note d’orientation est précieuse pour de nombreux acteurs, qu’il s’agisse des professionnels de la gestion des risques de catastrophe sur le terrain, des spécialistes des données sur les risques ou de toute autre personne intéressée par ce domaine de l’informatique.

L'apprentissage automatique sur le terrain 

Dans l’une de ces études de cas, des images prises par des drones et des photos à l’échelle de la rue ont été intégrées aux algorithmes pour détecter automatiquement les bâtiments dont la structure est fragile ou les plus susceptibles de s’effondrer lors d’un séisme. Il s’agit d’un projet mis en œuvre à Guatemala City par l’équipe d’appui aux activités de géolocalisation de la Banque mondiale (GOST), et c’est l’une des très nombreuses situations pour lesquelles de grandes quantités de données, traitées par apprentissage automatique, peuvent avoir des répercussions très concrètes et considérables sur les vies et les biens en cas de catastrophe.

Les avancées vers l’égalité entre les sexes : un nouvel indice passe au crible les réformes juridiques qui favorisent l’inclusion économique des femmes

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Trouvez-vous que le monde a fait des progrès en matière d’égalité des droits des femmes au travail ? Le dernier rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019 : une décennie de réformes (a) apporte un éclairage déterminant sur cette question, en se focalisant sur la loi. Car si la parité femmes-hommes exige, pour se concrétiser, le déploiement dans le temps d’un large éventail de mesures, les aspects juridiques et réglementaires constituent une première étape fondamentale pour favoriser la participation des femmes à l’activité économique.

Ce que mesure le nouvel indice

Le rapport présente un nouvel indice, construit autour de huit indicateurs qui couvrent tous les jalons de la vie professionnelle d’une femme et constituent des facteurs déterminants pour sa situation économique : déplacements, accès à l’emploi, rémunération, mariage, maternité, gestion d’entreprise, gestion d’actifs et prestations de retraite.

Les huit indicateurs mesurant l’influence des lois tout au long de la vie professionnelle des femmes

Source : Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019 : une décennie de réforme

Si par exemple une femme ne peut pas quitter son domicile sans autorisation, peut-elle véritablement chercher un emploi ou se présenter à un entretien d’embauche ? En cas d’embauche, devra-t-elle quitter son travail si elle se marie ou si elle a des enfants ? Si tel n’est pas le cas, devra-t-elle accepter un emploi moins bien rémunéré pour concilier travail et famille ?

Cinq pays concentrent à eux seuls plus de la moitié des pauvres dans le monde

Roy Katayama's picture
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En 2015, sur les 736 millions de personnes qui vivaient dans l’extrême pauvreté, 368 millions, soit la moitié, se concentraient dans seulement cinq pays du monde. Ces pays sont, par ordre décroissant, l’Inde, le Nigéria, la République démocratique du Congo (RDC), l’Éthiopie et le Bangladesh. Ce sont aussi les pays les plus peuplés d’Asie du Sud et d’Afrique subsaharienne, deux régions qui concentrent 85 % des pauvres (629 millions) de la planète. Par conséquent, il est impératif d’obtenir des avancées massives dans ces cinq pays pour parvenir à enregistrer des progrès significatifs dans la réduction du taux mondial d’extrême pauvreté (dont le seuil est fixé à moins de 1,90 dollar par jour) et le faire passer sous la barre des 3 % à l’horizon 2030.
 

La pauvreté n’est pas qu’une question d’argent : elle revêt de multiples formes dont il faut tenir compte

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Supposons que deux ménages ont le même niveau de consommation (ou de revenu), mais pas les mêmes conditions de vie. Dans le premier ménage, tous les enfants sont scolarisés, le foyer est raccordé à l’eau potable courante et éclairé à l’électricité la nuit. Dans le deuxième ménage, les enfants travaillent pour subvenir aux besoins de la famille, il faut aller chercher l’eau dans un ruisseau proche, et la maison est plongée dans le noir dès la tombée du jour. Même un profane peut dire lequel de ces deux ménages est le mieux nanti. Or, selon la mesure traditionnelle du bien-être, qui repose sur des critères monétaires (revenu ou consommation), ces deux ménages se trouvent dans une situation identique.

Un nouveau guide en ligne pour mieux comprendre les Indicateurs du développement dans le monde

World Bank Data Team's picture
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Les Indicateurs du développement dans le monde (WDI) sont le jeu de données internationales sur le développement dans le monde le plus utilisé. S’appuyant sur des sources officielles et des estimations nationales, régionales et mondiales, les WDI donnent accès à quelque 1 600 indicateurs pour 217 économies et proposent des séries chronologiques couvrant parfois plus de 50 ans. Cette base de données aide ses utilisateurs — analystes, décideurs, universitaires et touts personne intéressée par l’état du monde — à comprendre le développement sous tous ses aspects, hier comme aujourd’hui.

Depuis l’an dernier, le rapport annuel des Indicateurs du développement dans le monde est disponible en édition papier ou au format PDF. Cette année, les utilisateurs pourront naviguer sur le site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde : à travers cette nouvelle plateforme de présentation des données de la Banque mondiale, ils pourront découvrir ce qui se cache derrière les chiffres, les critères de couverture, les modalités de conservation ou encore les méthodologies employées. L’objectif est de proposer un guide pratique et accessible de consultation de la base de données et de permettre aux utilisateurs de découvrir les différents types d’indicateurs disponibles, de comprendre comment les données sont collectées et comment les visualiser en appui à l’analyse des tendances du développement.

Le nouveau site Internet dédié aux Indicateurs du développement dans le monde offre un certain nombre d’options, présentées ci-après.

1. L’exploration thématique des indicateurs

Les indicateurs utilisés dans les WDI sont organisés en six domaines thématiques : Pauvreté et inégalités ; Population ; Environnement ; Économie ; États et marchés ; et Liens internationaux. Chaque page thématique présente le type de données disponibles, une liste des indicateurs accessibles et des informations sur les méthodologies couramment employées ainsi que les écueils rencontrés.

Dans trois pays sur quatre, les plus pauvres sont un peu moins pauvres

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Dans la plus grande partie du monde, le revenu des personnes pauvres progresse. C’est ce que la Banque mondiale appelle la prospérité partagée, qui correspond à l’augmentation moyenne annuelle du revenu ou de la consommation des 40 % les plus pauvres de la population de chaque pays. Donc, si la prospérité partagée d’un pays est positive, les pauvres s’enrichissent. 

Par ailleurs, la prime de prospérité partagée se définit par la différence entre la croissance annuelle du revenu des 40 % les plus pauvres et la croissance annuelle du revenu médian de chaque pays. Une prime positive indique qu’une plus grosse part de l’ensemble du revenu national bénéficie aux 40 % des plus pauvres de la population. 

L’Atlas 2018 des Objectifs de développement durable : un tout nouveau guide visuel pour mieux comprendre les données

World Bank Data Team's picture
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« La Banque mondiale est l’un des principaux producteurs mondiaux de données et de connaissances sur le développement. Mais notre mission ne se limite pas à la publication de ces biens publics mondiaux ; nous devons aussi les rendre compréhensibles pour le grand public. L’enjeu est de faire en sorte que les responsables politiques et l’opinion publique puissent partager une vision du monde fondée sur des données factuelles. C’est une condition indispensable pour faire véritablement progresser le développement social et économique, et atteindre notamment les Objectifs de développement durable. » - Shanta Devarajan 

Nous avons le plaisir de présenter l’Atlas 2018 des Objectifs de développement durable (ODD). Riche de plus de 180 cartes et graphiques, cette nouvelle publication montre les progrès réalisés par les différents pays en direction des 17 ODD. 

Vous y trouverez de nombreuses illustrations dynamiques annotées, qui peuvent être reproduites à partir des données et du code source. Vous pouvez consulter l’Atlas des ODD en ligne, télécharger la publication et accéder aux données et au code source sur lesquels reposent les illustrations. 

Données sur l’emploi du temps : des informations essentielles pour l’égalité des sexes, mais difficiles à collecter

Eliana Rubiano-Matulevich's picture
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Photo: © Stephan Gladieu / Banque mondiale

Les données sur l’emploi du temps sont de plus utiles aux politiques de développement. Elles reflètent le nombre d’heures consacrées par les personnes à diverses activités telles que le travail, mais aussi à des tâches non rémunérées comme les travaux domestiques, les soins aux enfants, les loisirs et les soins personnels. Il est désormais admis que le bien-être individuel ne dépend pas seulement des revenus ou de la consommation, mais aussi de la manière dont le temps est utilisé. Par conséquent, ce type de données peut nous permettre de mieux comprendre comment les individus font des choix de gestion du temps, et donc d’améliorer nos connaissances sur le bien-être.

Les données sur l’emploi du temps révèlent ainsi que les hommes et les femmes passent leur temps différemment, en partie à cause des normes sociales et des rôles assignés à chaque sexe. Le temps de travail rémunéré et non rémunéré est inégalement réparti, les femmes assurant généralement une part disproportionnée du travail non rémunéré et consacrant proportionnellement moins de temps que les hommes à des activités rémunérées.

Comment les femmes et les hommes occupent-elles/ils leur temps ?

Dans un article à paraître rédigé avec Mariana Viollaz (Universidad Nacional de La Plata, Argentine), nous examinons les différences entre les sexes en matière d’emploi du temps dans 19 pays de sept régions du monde, toutes catégories de revenu confondues. Notre analyse confirme les conclusions du Rapport 2012 sur le développement dans le monde (a) relatives aux disparités entre les femmes et les hommes en ce qui concerne les activités rémunérées et non rémunérées.

5 bonnes raisons de découvrir le nouveau catalogue de données de la Banque mondiale

Malarvizhi Veerappan's picture
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Les données sont à la base d’une prise de décision éclairée. Aujourd’hui, les techniques de l’intelligence artificielle ont des applications qui bouleversent la manière dont nous exploitons les données au service du développement. Mais la réussite de ces nouvelles approches, à l’instar de celles plus traditionnelles, repose sur de bonnes données. Il est donc indispensable de disposer de données de qualité, correctement gérées et stockées, et de veiller à ce que l’accès, le partage et la réutilisation de ces informations soient convenablement assurés.

Le nouveau catalogue de données de la Banque mondiale transforme notre gestion des données. Il permet d’accéder à plus de 3 000 jeux de données et 14 000 indicateurs, et comprend des micro-données, des séries statistiques chronologiques et des données géolocalisées.

Le libre accès aux données est au cœur de notre stratégie

La Banque mondiale assure depuis 2010 un accès libre et gratuit à ses données sur le développement. Nous nous attachons en permanence à actualiser nos outils de diffusion et de visualisation, et nous apportons notre soutien aux initiatives nationales pour le libre accès aux données.

Nous sommes des ardents défenseurs de l’open data, tout en sachant que certaines données, en raison de leur origine ou des sujets dont elles traitent, peuvent faire l’objet de restrictions quant à leur usage. Ces données n’étaient jusqu’ici pas publiées. Elles le sont à présent dans notre nouveau catalogue, et s’accompagnent d’une indication sur leurs modalités d’utilisation. Ce nouveau portail prolonge notre catalogue de données ouvertes et repose en grande partie sur notre bibliothèque de micro-données.

Graphique : Pourquoi impose-t-on des restrictions au travail des femmes ?

Tariq Khokhar's picture
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Lorsque les femmes travaillent, c'est l'ensemble de la société qui profite des retombées. Mais de nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation qui est faite des biens matrimoniaux, explique le rapport, qui paraît tous les deux ans et qui couvre désormais 189 économies. Par exemple, dans 104 économies, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit ou d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles. Le rapport cite des recherches montrant que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15 %, en moyenne, dans les économies de l’OCDE, et que 40 % de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement. En savoir plus

 

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