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Monde

Les frais de santé ont poussé 100 millions de personnes sous le seuil d'extrême pauvreté en 2010

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La couverture santé universelle (CSU) signifie que toutes les personnes doivent pouvoir bénéficier des services de santé dont elles ont besoin sans subir des retombées financières majeures. Un nouveau rapport publié conjointement par la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé, constate que les dépenses de santé poussent environ 100 millions de personnes par an sous le seuil de « l'extrême pauvreté » ( ce qui veut dire qu'elles disposent de moins de 1,90 $ par jour pour vivre) et environ 180 millions par an sous le seuil de pauvreté (3,10 $ par jour).

Vous pouvez accéder au rapport, aux données, aux visualisations interactives et aux documents disponibles en télechargement sur : http://data.worldbank.org/universal-health-coverage/ (a)

Depuis 2001, la planète a connu 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées

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L’année 2016 a battu tous les records de chaleur, sachant que, depuis 2001, la planète a connu 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. Alors que le changement climatique risque de faire plonger plus de 100 millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030, il est possible de contrer cette menace en promouvant un processus de développement rapide, inclusif et soucieux du climat. En savoir plus  

Les émissions de CO2 sont sans précédent

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Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), l’un des principaux gaz à effet de serre (GES) à l’origine du changement climatique, ont bondi de 22,4 milliards de tonnes en 1990 à 35,8 milliards en 2013, soit une hausse de 60 %. Cet accroissement des émissions de CO2 et des autres GES a contribué à une augmentation de la température mondiale moyenne de 0,8 degrés Celsius par rapport à l’ère préindustrielle.
 

Édition 2018 des statistiques sur la dette internationale : les prêts bilatéraux des BRIC aux pays à faible revenu ont doublé en 2016, pour atteindre 84 milliards de dollars

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L’édition 2018 des statistiques sur la dette internationale (IDS) (a) vient d’être publiée. Elle fournit des statistiques et des analyses sur la dette extérieure et les flux financiers de toutes les économies du monde en 2016. Cette publication comprend plus de 200 indicateurs couvrant la période 1970-2016 pour la plupart des pays qui participent au système de notification de la dette de la Banque mondiale. Pour accéder au rapport et aux produits qui l’accompagnent : Cette nouvelle édition des IDS paraît moins de 10 mois seulement après la fin de la période de collecte des données pour l’année 2016 : c’est donc en un temps record que l’équipe du rapport a mis à la disposition du public des statistiques actualisées et exhaustives sur la dette. Outre les données disponibles en ligne sous des formats multiples, le rapport IDS comprend une analyse synthétique de la situation de la dette dans le monde, qui sera développée dans une série de bulletins dans l’année qui vient.

Pourquoi surveiller et analyser la dette ?

Le rapport IDS a pour objectif fondamental de mesurer les stocks (encours) et les flux de la dette des pays à revenu faible et intermédiaire, c’est-à-dire les capitaux empruntés auprès de créanciers étrangers. Sommairement, les stocks de dette correspondent aux paiements dus à des créanciers étrangers (capital et/ou intérêts) ; les flux correspondent quant à eux aux emprunts nouveaux et aux remboursements.

Ces données, qui sont produites par la Banque mondiale dans le cadre plus général de ses activités de suivi de la solvabilité de ses pays clients, sont largement utilisées en dehors de l’institution à des fins analytiques et opérationnelles. De fait, l’existence de crises de la dette à répétition, dont notamment la crise financière mondiale de 2008, vient souligner la nécessité de ces travaux de mesure et de suivi des dettes extérieures, ainsi que l’importance d’une gestion durable de l’endettement.

Nous retiendrons trois faits saillants de l’édition 2018 du rapport IDS :

Les pays à revenu faible et intermédiaire ont globalement connu une hausse des entrées nettes de capitaux, à l’exception des pays IDA

En 2016, les flux nets de capitaux vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont grimpé à 773 milliards de dollars, ce qui correspond à un montant trois fois supérieur à celui de 2015, mais qui reste inférieur aux niveaux enregistrés entre 2012 et 2014.​

Cette tendance ne s’applique pas toutefois aux pays les plus pauvres du monde : au sein des pays qui peuvent bénéficier de l’aide de l’IDA, ces flux ont chuté de 34 %, à 17,6 milliards de dollars (soit leur plus bas niveau depuis 2011), sous l’effet de la baisse des flux de capitaux provenant des créanciers bilatéraux et privés.

Selon les dernières estimations, 15 000 enfants sont morts chaque jour en 2016

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Ce billet reprend les dernières estimations publiées aujourd’hui par le Groupe interorganisations des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité juvénile (IGME).

Les progrès obtenus pour réduire la mortalité infanto-juvénile (enfants de moins de cinq ans) depuis plusieurs décennies sont indéniables : entre 1990 et 2016, ce taux a diminué de 56 %, passant de 93 à 41 décès pour 1 000 naissances vivantes. Les avancées de ces 16 dernières années ont été plus rapides qu’entre 1990 et 2000. Environ 50 millions de vies ont été sauvées depuis 2000, des enfants qui n’auraient pas survécu jusqu’à leur 5e anniversaire si ce taux était resté inchangé.

Mais l’on déplore toujours 15 000 décès d’enfants par jour en 2016 (soit 5,6 millions de vies perdues par an). Par rapport aux 35 000 décès quotidiens en 1990 (12,6 millions par an), les progrès sont réels mais il reste encore beaucoup à faire pour atteindre la cible 3.2 des Objectifs de développement durable (ODD), qui prévoit que tous les pays ramènent la mortalité des enfants de moins de cinq ans sous la barre des 25 pour 1 000 naissances vivantes.

L’apprentissage en crise : 9 graphiques extraits du Rapport sur le développement dans le monde 2018

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L’apprentissage traverse une crise. À l’intérieur des pays comme d’un pays à l’autre, l’éducation varie grandement en qualité et en quantité. Partout dans le monde, des centaines de millions d’enfants grandissent sans avoir acquis ne seraient-ce que les compétences nécessaires à la vie.
 
Le Rapport sur le développement dans le monde 2018 puise dans une diversité de disciplines allant de l’économie aux neurosciences pour étudier cette question et proposer des pistes d’amélioration aux pays. Vous pouvez consulter le rapport intégral ici. Entretemps, pour vous donner un aperçu de ce qu’il contient, vous trouverez ci-dessous quelques idées et graphiques qui m’ont paru les plus marquants à la lecture du rapport.

Chaque année de scolarité supplémentaire augmente le revenu de 8 à 10 %

Le rapport fournit plusieurs arguments pour établir la valeur de l’éducation. Lequel est le plus clair pour moi ? L’éducation est un moyen puissant d’accroître les revenus. Chaque année de scolarité supplémentaire augmente de 8 à 10 % le revenu des individus, particulièrement des femmes. Ce n’est pas seulement parce que des individus plus compétents et mieux connectés reçoivent plus d’éducation : des « essais réalisés en milieu naturel » dans une diversité de pays – notamment le Honduras, l’Indonésie, les Philippines, les États-Unis et le Royaume-Uni – attestent que la scolarisation favorise effectivement l’accroissement des revenus. Une éducation plus poussée est également liée à une existence plus longue et en meilleure santé, et a des effets positifs durables sur les individus et la société dans son ensemble.

Où pleut-il le plus dans le monde ?

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L’Afrique possède le réseau d’observation météorologique, hydrologique et climatologique le moins sophistiqué du monde : la moitié de ses stations terrestres d’observation en surface fournissent des données inexactes. Dans le monde, les risques hydrométéorologiques sont à l’origine de 90 % des pertes causées par les catastrophes naturelles. Grâce à une plus grande compréhension des phénomènes naturels et de meilleures capacités de prévision et d’alerte en cas de catastrophe, les pouvoirs publics sont plus à même de réduire les risques économiques associés aux aléas climatiques et météorologiques et de sauver des vies.

La Banque mondiale estime qu’en investissant dans des services hydrométéorologiques, les pays pourraient économiser chaque année 13 milliards de dollars de pertes d’actifs. Cette semaine, la tenue du premier forum ministériel « Hydromet » en Afrique vient établir officiellement l’importance des services hydrométéorologiques pour le développement

Soutenir la production de données pour aider le développement : un nouveau fonds attend vos propositions

Haishan Fu's picture
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Crédits photo. : The Crowd and The Cloud


Conformément à ce qui avait été annoncé le mois dernier lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (a), j’ai le plaisir de donner le coup d’envoi du deuxième cycle d’appel à projets pour bénéficier de l’aide d’un nouveau fonds d’innovation pour les données.
 
Ce fonds investira jusqu’à 2,5 millions de dollars dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable », c’est-à-dire dans des idées permettant d’améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données dans les pays pauvres. Cette année, le fonds a choisi de se concentrer sur deux thèmes : « ne laisser personne derrière » et l’environnement.

Toutes les informations relatives aux conditions de participation et à la procédure de dépôt d’une demande de financement sont disponibles sur : bit.ly/wb-gpsdd-innovationfund-2017 (a).
 
Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale, et financée principalement par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.

Santé, nutrition et population : un nouveau regard sur les données

Haruna Kashiwase's picture
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Les données de la Banque mondiale sur la démographie et le bien-être dans le monde font partie des informations les plus consultées sur le site dédié.

La nouvelle version du portail consacré à la santé, la nutrition et la population (HNP), que nous présentons aujourd’hui, permet de consulter plus de 250 indicateurs couvrant des thèmes aussi variés que le financement de la santé et le personnel de santé ; la vaccination et l’incidence du VIH et du sida, du paludisme et de la tuberculose, des maladies non transmissibles et les facteurs de mortalité ; la nutrition, la salubrité de l’eau, l’assainissement et la santé reproductive ; et des estimations et projections démographiques.

N’hésitez pas à explorer ces ressources… En attendant, voici un avant-goût de ce que vous pourrez y trouver.

1) Dans les pays à faible revenu, la moitié seulement des accouchements bénéficient de l’assistance d’un personnel de santé qualifié.

L’aide à l’accouchement par des médecins, des infirmiers et des sages-femmes formées peut sauver la vie de la mère et de l’enfant. À l’échelle mondiale, plus de 70 % des naissances se font en présence de personnel qualifié mais cette moyenne chute à 51 % dans les pays à faible revenu. Les femmes les plus pauvres sont les moins susceptibles d’accoucher avec l’aide d’un personnel de santé qualifié.

Œuvrer à la réalisation des ODD en enrichissant les données sur l’eau potable recueillies pour les OMD

Libbet Loughnan's picture
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Une série de billets accompagne le lancement de l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD). Comme vous êtes nombreux à vous interroger sur la méthode de suivi de la cible 1 de l’ODD 6, nous allons approfondir ici la synthèse présentée dans l’Atlas.
 
La cible 6.1 vise à assurer, d’ici à 2030, l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable. Le nouvel indicateur utilisé pour suivre l’évolution des progrès dans ce domaine consiste à mesurer « la part de la population mondiale utilisant des services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité ». Il reprend en l’approfondissant celui utilisé pour les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et correspond à l’accès à une source d’eau potable améliorée :

  • À domicile
  • Disponible à tout moment
  • Conforme aux normes relatives à la contamination par les matières fécales (aucune trace de germes E.coli dans un échantillon de 100 ml d’eau) et par certains contaminants chimiques prioritaires

Tant que les enquêtes auprès des ménages n’intègreront pas ces indicateurs supplémentaires, les données disponibles ne permettront pas d’avoir une vision globale de l’impact du cadre des ODD dans les différents pays. Comme le soulignait un récent billet (a), une initiative lancée par les pôles mondiaux d’expertise en Eau et en Pauvreté de la Banque mondiale soutient la collecte d’informations pour ces nouveaux indicateurs. Les diagnostics ont permis de révéler les lacunes mais également d’établir de fructueux partenariats pour le recueil d’éléments d’information essentiels en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en Équateur, en Éthiopie, au Nigéria, en RDC et au Tadjikistan.

L’exercice a aussi permis de faire le lien entre les données historiques des différents pays et le nouveau cadre analytique. Au même titre que pour la production de données, tous ces éléments sont partagés avec le Programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement (JMP), afin de faciliter la prise en compte de ces résultats dans le suivi officiel des ODD.

Le nouvel indicateur du « service géré en toute sécurité » des ODD intègre plusieurs éléments factuels recueillis avec les OMD, comme les sources d’eau « améliorées » ou le fait d’avoir l’« eau courante à domicile ».

De nombreux pays disposent déjà d’éléments sur la distance à laquelle se trouve la source d’eau potable, à moins de 30 minutes l’aller-retour ou plus loin. Bien que cela ne fasse pas partie de l’indicateur ODD binaire, cette information pourra servir à distinguer un service « de base » d’un service limité voire inexistant. Pensez seulement à ce que serait votre vie si vous deviez mettre plus d’une demi-heure pour chercher de l’eau !

Deux indicateurs font leur apparition : le fait que l’eau soit « disponible à tout moment » et le fait qu’elle soit « conforme aux normes en matière de contamination par les matières fécales et certains contaminants chimiques prioritaires ».

Les données partielles de suivi des ODD — et le simple bon sens — nous conduisent assez logiquement à comprendre pourquoi le nombre (et le pourcentage) de personnes ayant effectivement accès à ce nouveau type de sources d’eau est en chute libre. Mais les multiples facteurs entrant en ligne de compte pour étendre la couverture des différentes populations sont moins facilement prévisibles sans données factuelles. Le graphique ci-dessous développe le graphique 6c de l’Atlas.

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