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L’évolution des décaissements à l’Afrique subsaharienne en 5 points

Peter Bourke's picture
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La base de données sur les statistiques 2015 de la dette internationale (a) renferme de nombreux indicateurs pour mieux comprendre la situation de l’endettement des pays à revenu faible et intermédiaire. Ici, nous nous intéressons à l’un d’entre eux — les décaissements — dans le contexte des pays d’Afrique subsaharienne.
 
De quoi s’agit-il ? Le terme « décaissements » désigne la somme d’argent effectivement versée sur le compte de l’emprunteur pour une année donnée au titre de son engagement de prêt (le montant total des nouveaux prêts consentis de manière contractuelle à l’emprunteur). Pourquoi s’intéresser aux décaissements ? Parce que cet indicateur donne une bonne idée des évolutions pendant une année donnée, contrairement par exemple au stock de la dette extérieure (les sommes qu’un pays doit à ses créanciers, c’est-à-dire les entités qui lui prêtent de l’argent), qui est une mesure plus agrégée puisqu’elle intègre les performances des années précédentes.
 
L’analyse que je vous propose passe en revue 45 pays d’Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud. Pourquoi exclure l’Afrique du Sud ? Parce que le volume de sa dette extérieure risquerait de masquer les tendances du reste de la région. Il faut savoir que le Nigéria, première économie du continent africain (en termes de PIB en 2013) avait un stock de dette extérieure de 14 milliards de dollars en 2013 tandis que l’Afrique du Sud (sa première dauphine, toujours en termes de PIB de 2013) affichait la même année un endettement dix fois supérieur, à 140 milliards de dollars.
 
Malgré l’exclusion de l’Afrique du Sud, je pense qu’il faut souligner la taille de l’échantillon étudié. Les 45 pays sélectionnés représentent pratiquement tout le continent africain, à l’exception d’une poignée de pays situés dans sa partie septentrionale. D’où ma suggestion de prendre ces tendances pour ce qu’elles sont : une indication globale de la situation qui peut occulter des différences nationales.

L’importance capitale de l’eau pour le développement durable en cinq points

Tariq Khokhar's picture
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La Journée mondiale de l’eau (a) se tient le 22 mars. Dans un billet précédent, nous vous avions déjà présenté « sept faits méconnus sur les enjeux mondiaux de l’eau ». Voici aujourd’hui cinq nouveaux points pour vous éclairer sur les liens qu’entretiennent l’eau, la santé, l’énergie, le climat, l’agriculture et l’urbanisation. Mais d’abord :

Gros plan sur les rivières et voies navigables des États-Unis

Wide-660x357.jpg

Image via Wired

Nelson Minar (a) a réalisé cette carte formidable (a) en s’appuyant sur les données hydrographiques mises à disposition par l’US Geological Survey (a). Cette cartographie prend en compte des cours d’eau qui demeurent asséchés une grande partie de l’année, mais dont le lit laisse une empreinte. Comme les veines du corps humain, cette carte montre combien l’eau est indispensable à l’écosystème du pays.

Mesurer une décennie d’expansion urbaine en Asie de l’Est

Chandan Deuskar's picture
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Aucune mesure statistique n’est possible sans une définition claire de ce qu’il s’agit de mesurer. Comment alors comparer des statistiques sur l’« urbanisation » quand chaque pays a sa propre définition de ce phénomène ? Et que faire lorsque les villes ne recensent pas la population qui déborde au-delà de leurs frontières administratives ?

 

 

Peut-on visualiser simultanément la structure de l'économie et de la population à l'échelle mondiale ?

Morgan Brannon's picture
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À la suite de la publication du rapport final 2011 (a) du Programme de comparaison internationale (PCI) en octobre dernier, les graphiques utilisés pour présenter les résultats ont suscité un intérêt particulier. Nous avons réalisé la vidéo suivante pour expliquer en détails l'un des graphiques qui ont rencontré le plus de succès (a) :
 
Real GDP Per Capita and Shares of Global Population, ICP 2011
Source:  ICP, http://icp.worldbank.org/

Des cartes interactives pour visualiser l'ensemble des projets du Groupe Banque mondiale

Philippa Sigl-Gloeckner's picture
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« Nous faisons la promesse d’enrichir nos cartes de renseignements détaillés afin que tout le monde puisse aller sur le web, cliquer sur ces cartes, et voir immédiatement où nous travaillons et ce que nous faisons. » (Jim Yong Kim, Assemblées annuelles 2013)

L’objectif fixé par le président du Groupe Banque mondiale lors des Assemblées annuelles 2013 est aujourd’hui atteint : tous les projets du Groupe, y compris ceux de l'IFC et de la MIGA, sont désormais visualisables sous la forme d’une carte interactive (maps.worldbank.org). Cette réussite est le fruit d'une longue collaboration entre les différentes équipes du Groupe, qui aura permis de surmonter les multiples difficultés rencontrées en poursuivant la voie ouverte en 2011 par le projet de « cartographie pour les résultats ».

Open India : une nouvelle application interactive qui fournit des données sectorielles sur l’Inde à l’échelon des États

Vilas Mandlekar's picture
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Que fait le Groupe de la Banque mondiale pour aider l'Inde à résoudre ses problèmes de développement ? Et où en sont ses programmes mis en œuvre dans les États indiens les plus pauvres ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond Open India (openindia.worldbankgroup.org [a]), une nouvelle application Web qui présente la stratégie de partenariat (a) du Groupe de la Banque mondiale avec l’Inde ainsi que ses projets opérationnels et ses travaux de recherche dans ce pays.
 
En quoi le site Open India est-il unique ?
La nouveauté de cette application réside dans le développement d’une plateforme transparente, interactive et simple à utiliser pour présenter la stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec l’Inde et ses projets en cours dans le pays. Elle offre des fonctionnalités de visualisation des données qui relient les trois principaux domaines d’intervention stratégique (intégration économique, transformation spatiale et inclusion sociale) aux problématiques sur lesquelles portent les opérations et les travaux de recherche du Groupe en Inde. Open India repose notamment sur la visualisation de données statistiques sectorielles qui quantifient les problèmes de développement auxquels l'Inde est confrontée. Par exemple, la représentation graphique présentée ci-dessous illustre l'ensemble des lacunes du pays en matière d'infrastructures et de transports.
 

Source: Open India (a)
 

Pour tout savoir sur les taux de pauvreté relative et absolue

Juan Feng's picture
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Dans le monde, la plupart des pays mesurent leur niveau de pauvreté en utilisant un seuil absolu, c'est-à-dire une valeur normalisée fixe définissant ce sur quoi les ménages doivent pouvoir compter pour satisfaire leurs besoins élémentaires. Toutefois, quelques pays ont choisi d'utiliser un seuil relatif, c'est-à-dire une limite calculée en fonction de la distribution globale des revenus ou de la consommation du pays.

Chart 1

Le graphique ci-dessus illustre les différences qui existent entre les taux de pauvreté relative et absolue dans des pays qui ont mesuré les deux. Vous pouvez sélectionner d'autres pays à l'aide du menu déroulant, mais si on prend l'exemple de la Roumanie, on voit que le pays a cessé de mesurer la pauvreté en termes absolus depuis 2006 pour se mettre à utiliser des termes relatifs. Les taux de pauvreté absolue ont chuté de façon constante, de 35,9 % en 2000 à 13,8 % en 2006. Cependant, en termes relatifs, le pays enregistrait un taux de pauvreté nationale de 24,8 % en 2006. Cela ne signifie pas que la pauvreté a explosé cette année-là, du fait que ces deux chiffres ne sont tout simplement pas comparables. Mais que signifient-ils vraiment ?

Le chômage des jeunes, région par région

Leila Rafei's picture
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La célébration de la Journée internationale de la jeunesse, dans quelques jours, me plonge dans un certain nombre de réflexions, liées notamment aux difficultés que rencontrent les jeunes dans le monde. S’il est un problème quasi universel, c’est bien celui du chômage des jeunes – qui reste plus de deux fois supérieur à celui de la population générale.
 
Or, chacun sait que la pression démographique, en particulier dans les pays en développement, rajeunit la pyramide des âges. Comment cela se traduit-il, concrètement, pour les millions de jeunes qui accèdent chaque année au marché du travail ?

Quand on parle du « chômage des jeunes », on vise les individus âgés de 15 à 24 ans qui n’exercent aucune activité alors qu’ils sont disponibles et qui ont été en recherche d’emploi dans un passé récent. Je m’appuie, plus bas, sur des données tirées des Indicateurs du développement dans le monde. Ces chiffres sont produits à l’origine par l’Organisation internationale du travail (OIT), qui établit ses propres estimations et effectue un travail d’harmonisation pour débusquer les incohérences au niveau des sources de données, des définitions et des méthodologies. Ils peuvent donc différer des publications officielles des bureaux nationaux de la statistique.
 
L’Asie, championne du monde de l’emploi des jeunes

En 20 ans, le taux régional de chômage des jeunes n’a guère évolué. L’Asie du Sud comme l’Asie de l’Est et le Pacifique affichent les meilleures performances, avec un taux proche des 10 % sur toute la période. L’inverse prévaut dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), qui détiennent le record du chômage des jeunes depuis les années 1990 : en 2012, la région affichait un taux de 27 %. Mais c’est en Europe et en Asie centrale que la progression du chômage des jeunes a été la plus forte, après des années de recul, puisqu’il a franchi la barre des 20 % depuis la crise financière de 2008.

Chart 1

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