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L’apprentissage en crise : 9 graphiques extraits du Rapport sur le développement dans le monde 2018

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L’apprentissage traverse une crise. À l’intérieur des pays comme d’un pays à l’autre, l’éducation varie grandement en qualité et en quantité. Partout dans le monde, des centaines de millions d’enfants grandissent sans avoir acquis ne seraient-ce que les compétences nécessaires à la vie.
 
Le Rapport sur le développement dans le monde 2018 puise dans une diversité de disciplines allant de l’économie aux neurosciences pour étudier cette question et proposer des pistes d’amélioration aux pays. Vous pouvez consulter le rapport intégral ici. Entretemps, pour vous donner un aperçu de ce qu’il contient, vous trouverez ci-dessous quelques idées et graphiques qui m’ont paru les plus marquants à la lecture du rapport.

Chaque année de scolarité supplémentaire augmente le revenu de 8 à 10 %

Le rapport fournit plusieurs arguments pour établir la valeur de l’éducation. Lequel est le plus clair pour moi ? L’éducation est un moyen puissant d’accroître les revenus. Chaque année de scolarité supplémentaire augmente de 8 à 10 % le revenu des individus, particulièrement des femmes. Ce n’est pas seulement parce que des individus plus compétents et mieux connectés reçoivent plus d’éducation : des « essais réalisés en milieu naturel » dans une diversité de pays – notamment le Honduras, l’Indonésie, les Philippines, les États-Unis et le Royaume-Uni – attestent que la scolarisation favorise effectivement l’accroissement des revenus. Une éducation plus poussée est également liée à une existence plus longue et en meilleure santé, et a des effets positifs durables sur les individus et la société dans son ensemble.

Où pleut-il le plus dans le monde ?

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L’Afrique possède le réseau d’observation météorologique, hydrologique et climatologique le moins sophistiqué du monde : la moitié de ses stations terrestres d’observation en surface fournissent des données inexactes. Dans le monde, les risques hydrométéorologiques sont à l’origine de 90 % des pertes causées par les catastrophes naturelles. Grâce à une plus grande compréhension des phénomènes naturels et de meilleures capacités de prévision et d’alerte en cas de catastrophe, les pouvoirs publics sont plus à même de réduire les risques économiques associés aux aléas climatiques et météorologiques et de sauver des vies.

La Banque mondiale estime qu’en investissant dans des services hydrométéorologiques, les pays pourraient économiser chaque année 13 milliards de dollars de pertes d’actifs. Cette semaine, la tenue du premier forum ministériel « Hydromet » en Afrique vient établir officiellement l’importance des services hydrométéorologiques pour le développement

Soutenir la production de données pour aider le développement : un nouveau fonds attend vos propositions

Haishan Fu's picture
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Crédits photo. : The Crowd and The Cloud


Conformément à ce qui avait été annoncé le mois dernier lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (a), j’ai le plaisir de donner le coup d’envoi du deuxième cycle d’appel à projets pour bénéficier de l’aide d’un nouveau fonds d’innovation pour les données.
 
Ce fonds investira jusqu’à 2,5 millions de dollars dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable », c’est-à-dire dans des idées permettant d’améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données dans les pays pauvres. Cette année, le fonds a choisi de se concentrer sur deux thèmes : « ne laisser personne derrière » et l’environnement.

Toutes les informations relatives aux conditions de participation et à la procédure de dépôt d’une demande de financement sont disponibles sur : bit.ly/wb-gpsdd-innovationfund-2017 (a).
 
Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale, et financée principalement par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.

Nouvelle classification des pays en fonction de leur revenu : actualisation 2016

World Bank Data Team's picture
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Tous les 1er juillet, la Banque mondiale revoit sa classification des économies du monde. Cette actualisation repose sur les estimations du revenu national brut (RNB) par habitant pour l’année précédente (calculé avec la méthode dite de « l’Atlas » [a]). Au 1er juillet 2016, les critères sont les suivants : un RNB par habitant inférieur ou égal à 1 025 dollars définit les pays à faible revenu ; un RNB par habitant compris entre 1 026 et 4 035 dollars définit les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure tandis qu’un RNB par habitant compris entre 4 036 à 12 475 dollars définit les pays à revenu intermédiaires de la tranche supérieure ; et un RNB par habitant supérieur ou égal à 12 476 dollars définit les pays à revenu élevé. Ces estimations actualisées sont prises en compte dans les lignes directrices opérationnelles de la Banque mondiale pour déterminer l’éligibilité aux financements de l’institution.

Ce qui a changé

Sur la page de classification des pays, (a), on trouve la liste complète des économies, classées par revenu, par région et par statut (admissibilité à emprunter à la Banque mondiale). Ces tableaux couvrent tous les États membres de la Banque mondiale ainsi que les économies de plus de 30 000 habitants. La classification par région ne fait pas de distinction de revenu. Les termes « pays » et « économie », employés indifféremment, n’impliquent pas nécessairement une indépendance politique mais renvoient à un territoire pour lequel les autorités publient des statistiques économiques ou sociales distinctes. Cliquez ici (a) pour en savoir plus sur les méthodes de classification utilisées par la Banque mondiale. Les versions actualisées de la base de données des Indicateurs du développement dans le monde (a), des données sur le RNB par habitant et sur les regroupements par revenu seront disponibles sur le site donnees.banquemondiale.org à compter du mardi 5 juillet 2016.

Faire plus avec moins : évaluer notre consommation et notre production

Edie Purdie's picture
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Un tiers de l’énergie produite dans le monde sert à la fabrication d'aliments, dont un tiers se perdra ou sera gaspillé. Or, un quart de ces denrées suffirait à nourrir 870 millions d’êtres humains. « Faire plus et mieux avec moins » impose de satisfaire les besoins essentiels et de favoriser une meilleure qualité de vie tout en réduisant la pollution et les gaspillages nocifs. Il faut aussi mieux utiliser les ressources naturelles. L’Objectif de développement durable (ODD) n° 12 vise des modes de consommation et de production durables.

Données en accès libre : les cas de l’Inde et de l’Ukraine

Dawn Duhaney's picture
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Ce billet a été rédigé par Dawn Duhaney, de l’Open Data Institute (ODI). 

Lorsqu’on parle d’ouverture et de transparence des institutions, on imagine aisément l’Inde et l’Ukraine aux antipodes. La première est souvent décrite comme la plus grande démocratie du monde (a), avec un régime fédéral qui accorde des droits législatifs et financiers aux régions, tandis que la deuxième, ancienne république de l’Union soviétique, se caractérise par un pouvoir historiquement centralisé.
Tezza Nur Rasika(Indonésie), Marija Kujacic (Serbie), Marco Bani (Italie), Alka Mishra (Inde), Fernando Campagnucci (Brésil), Malick Tapsoba (Burkina Faso), Alexsey Vyskub (Ukraine), Jose Ma Subero (Espagne), Pauline Riordan (Irlande)
Troisième rencontre des chefs de file de l’open data au siège de l’ODI à Londres

De gauche à droite : Tezza Nur Rasika(Indonésie), Marija Kujacic (Serbie), Marco Bani (Italie), Alka Mishra (Inde), Fernando Campagnucci (Brésil), Malick Tapsoba (Burkina Faso), Alexsey Vyskub (Ukraine), Jose Ma Subero (Espagne), Pauline Riordan (Irlande).

Nouvelles données sur les Fonds d’investissement climatiques et leurs résultats

Martin Craig Hall's picture
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Les lecteurs de ce blog savent en quoi consiste l’open data : des données légalement et techniquement accessibles qu’on peut utiliser, réutiliser et redistribuer librement. En revanche, ils ne savent peut-être pas que les Fonds d’investissement climatiques (CIF) (a), et leur enveloppe de 8,3 milliards de dollars, déploient, par l’intermédiaire des banques multilatérales de développement, des financements à grande échelle dans 72 pays du monde afin de leur permettre d’introduire des changements porteurs de transformations et de s’engager sur une trajectoire de développement sobre en carbone et résiliente au changement climatique. Ce mois-ci, pour la première fois, les CIF publient des données en libre accès sur les résultats du Fonds pour les technologies propres (CTF) (a) et du Programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (SREP) (a). 
 
© Banque mondiale

5 chiffres clés pour la Journée internationale des forêts

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Pour célébrer la Journée internationale des forêts — un écosystème vital pour le climat, l’eau, la santé et les moyens de subsistance — nous nous sommes penchés sur les indicateurs du développement dans le monde 2016, qui seront bientôt dévoilés, en quête d’éléments sur l’évolution du couvert forestier depuis 25 ans.

Dix pays concentrent les deux tiers des forêts de la planète.

Graphique : combien de jours sont nécessaires pour enregistrer un transfert de propriété ?

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L’indicateur de qualité de l’administration foncière est constitué de quatre indices : la fiabilité des infrastructures, la transparence de l’information, la couverture géographique et la résolution des litiges fonciers. Cet indicateur fournit des informations fiables sur les transferts de propriétés. Les données du rapport Doing Business montrent que les économies où le processus de transfert de propriété est le plus simple, le plus rapide et le moins coûteux sont aussi ceux qui possèdent d'une administration foncière de qualité.

Graphique : en moyenne, les destinataires des envois de fonds dans les pays fragiles reçoivent davantage d'argent que ceux des pays non-fragiles

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Le montant des envois de fonds – argent que les émigrés envoient à destination de leur pays d'origine – représente un flux financier plus important que celui de l'aide au développement. Depuis 2000, le montant des envois de fonds par habitant est plus élevé vers les pays fragiles que vers d'autres pays en développement.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter le rapport de l'OCDE États de fragilité 2015 disponible en ligne, ainsi que notre page thématique dédiée aux migrations et envois de fonds, nos données sur la population et les envois de fonds extraites des Indicateurs sur le développement dans le monde (a). Note : les données utilisées dans le graphique ci-dessus ont été publiées par l'OCDE et peuvent être téléchargées via le lien suivant : http://dx.doi.org/10.1787/888933185242

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