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Research and Publications

Atlas 2017 des Objectifs de développement durable : un nouvel outil pour le suivi des données et des progrès

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La Banque mondiale a le plaisir de présenter l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD) (a). Avec plus de 150 cartes et visualisations de données, cette nouvelle publication (a) montre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des 17 ODD.
 
Cet Atlas fait partie des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) (a), notre recueil de statistiques sur le développement et les conditions de vie dans tous les pays du monde. Vous pouvez :

Les 17 ODD (et les 169 cibles associées) sont ambitieux : ils seront difficiles à mettre en œuvre, mais aussi à évaluer. L’Atlas offre l’éclairage des experts de la Banque mondiale sur chacun des ODD.
 

Graphique : la pêche stagne tandis que l'aquaculture est en plein essor

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Alors que l'aquaculture, ou l'élevage en milieu aquatique, s'est consérablement développé ces dernières années, la pêche marine et fluviale a tendance à stagner depuis le début des années 1990. En 2013, près de 90 % de la pêche maritime surveillée par la FAO se situait à la limite des stocks durables ou en surexploitation. Un nouveau rapport estime que le secteur pourrait générer des gains additionnels nets s'élevant à 83 milliards de dollars à condition d'évoluer vers des pratiques de pêche plus optimales tout en accroissant la quantité, la qualité et la durabilité des récoltes.

En savoir plus : lire les conclusions du rapport.

La gouvernance et la loi : aperçu du Rapport sur le développement dans le monde 2017 en 11 graphiques

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Comment garantir la réussite des politiques publiques au profit des citoyens ? En améliorant la gouvernance, avance la dernière édition du Rapport sur le développement dans le monde (WDR), ce terme désignant les processus d’interaction par lesquels les gouvernants et les citoyens collaborent pour concevoir et appliquer les politiques publiques.

Je ne me risquerais pas à synthétiser ici une publication qui analyse en profondeur un sujet complexe, et je vous invite plutôt à télécharger le rapport intégral en anglais ainsi qu’une version abrégée en français.
 
En revanche, je vous propose une série de graphiques et d’éléments tirés du rapport qui m’ont particulièrement frappé. À vous d’y jeter un œil et de nous dire ce que vous en pensez.
 

Le nombre de Constitutions a explosé depuis la fin du 18e siècle

Une Constitution est un ensemble de principes ou de lois fondamentales qui régissent un pays. Leur nombre a commencé à s’accroître considérablement à partir de la fin du 18e siècle, et plus particulièrement à partir des années 40, avec l’accès à l’indépendance de nombreuses colonies à travers le monde ; une autre vague importante s’est produite plus récemment, avec le démantèlement de l’Union soviétique.
 



… mais la vie des Constitutions est agitée

L’espérance de vie moyenne d’une Constitution est de 19 ans — en Amérique latine et en Europe orientale, elle atteint huit ans seulement. Selon le rapport, l’efficacité des Constitutions, à savoir leur capacité à contrôler les pouvoirs par les règles qu’elles imposent, est mitigée.

Graphique : de plus en plus de pays appliquent des quotas pour lutter contre la discrimination de genre

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Au cours des 25 dernières années, différentes formes de quotas sexospécifiques en faveur d'une meilleure représentation des femmes dans les législatures nationales se sont répandues à l'échelle mondiale. Sur les 74 pays étudiés où des lois sur les quotas de genre ont été adoptées, le Rapport sur le développement dans le monde 2017 constate que 26 pays ont atteint les quotas et qu'en 2016 48 pays n'avaient toujours mis en oeuvre de tels quotas.

Pour en savoir plus, consultez le communiqué de presse et téléchargez le résumé du rapport : banquemondiale.org/wdr2017

L’égalité hommes-femmes en 2016 : ce que révèlent les données

Eliana Rubiano-Matulevich's picture
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Si les écarts entre les hommes et les femmes se sont resserrés depuis 20 ans, de graves lacunes demeurent.

En 20 ans, les avancées obtenues pour réduire les écarts entre les hommes et les femmes sont très nettes, surtout dans l’éducation et la santé. La plupart des pays ont rééquilibré les taux de scolarisation et d’achèvement entre les filles et les garçons dans le primaire et lors du passage vers le secondaire. Et les femmes, comme les hommes, vivent désormais plus longtemps et en meilleure santé. Mais des lacunes importantes demeurent : les femmes se heurtent toujours à des barrières pour accéder aux débouchés économiques et leur aptitude à décider de leur destin et à l’infléchir (a) reste à bien des égards restreinte.

Les obstacles à l’égalité des sexes

Ces obstacles sont liés à des normes et des préjugés sociaux profondément ancrés qui interdisent aux filles et aux femmes de déployer tout leur potentiel. Dans de nombreux pays, les femmes se heurtent à des dispositions législatives qui restreignent leur capacité d’accès aux débouchés économiques, comme l’obligation d’avoir l’aval de leur conjoint ou de présenter des documents supplémentaires pour ouvrir un compte bancaire à leur nom. Les violences à l’encontre des femmes restent monnaie courante et traduisent un déséquilibre des rapports de pouvoir au sein des ménages et, plus généralement, de la société. Comme la reproduction sociale impose aux femmes de prendre en charge la famille et les tâches ménagères, elles ont moins de temps à consacrer à un emploi rémunéré, ce qui les désavantage par rapport aux hommes.

L’Objectif de développement durable (ODD) n° 5, pour « parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles », est l’occasion de s’atteler aux contraintes structurelles et de faire évoluer les normes sociales, ce qui pourrait ouvrir des perspectives durables pour sortir de la pauvreté et atteindre les objectifs d’égalité des sexes inscrits dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Faire évoluer des normes profondément enracinées est une entreprise de longue haleine, qui exige entre autres d’instaurer un environnement propice en modifiant les cadres juridiques. D’importantes mesures ont été prises pour adopter des lois protégeant les femmes contre des pratiques néfastes : en 2016, 137 pays ont légiféré sur les violences domestiques et 149 interdisent ou annulent les mariages d’enfants . Mais dans de nombreux pays, l’accès des femmes aux opportunités économiques est toujours entravé par la loi. Pratiquement 60 % des 188 pays pour lesquels nous disposons de données n’ont pas de cadres juridiques imposant une égalité de traitement lors d’un recrutement, une égalité de salaire pour un travail identique ou une égalité d’accès à tous les emplois.


Protéger la vie sur Terre pour protéger les populations pauvres

Mahyar Eshragh Tabary's picture
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Les forêts couvrent 30 % de la Terre, mais environ 13 millions d’hectares disparaissent chaque année , malgré les efforts de protection. Entre 1990 et 2015, notre planète a perdu plus de 129 millions d’hectares, soit plus de 3 % de sa superficie forestière. Alors même que l’on s’attache à préserver les forêts, les habitats naturels et la biodiversité, les populations les plus pauvres continuent de souffrir de l’impact des activités humaines sur l’environnement, et la déforestation, la désertification et le recul de la diversité biologique entraînent des problèmes considérables. L’Objectif de développement durable (ODD) n° 15 consiste à « préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité ».

Pêche en eaux troubles : promouvoir une pêche durable et préserver les océans

Randall Brummett's picture
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Le poisson est la principale source de protéines animales pour plus d’un milliard de personnes : en moyenne, sur la planète, la consommation de poisson ressort à environ 20 kg par personne et par an . Le 14e Objectif de développement durable (ODD) prévoit de conserver et d’exploiter d’une manière durable les ressources marines, qui sont indispensables pour assurer la sécurité alimentaire d’une grande partie de la population. Il est essentiel de suivre les progrès en direction de cet objectif, mais cela pose de grandes difficultés.

Vit-on plus longtemps et en meilleure santé ?

Emi Suzuki's picture
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Ce billet s’inscrit dans une série d’articles consacrés aux Objectifs de développement durable et aux données issues de l’édition 2016 des Indicateurs du développement dans le monde.

L’incidence et la distribution des maladies graves dans les pays riches et les pays pauvres diffèrent et sont en pleine mutation. Dans les pays à faible revenu, plus de la moitié des décès sont dus à des maladies transmissibles ou à des pathologies maternelles, prénatales ou nutritionnelles. Dans les pays à revenu intermédiaire ou élevé, plus des deux tiers résultent de maladies non transmissibles. Néanmoins, comme les soins et les traitements ciblés s’améliorent dans les pays les plus pauvres, l’incidence de maladies telles que le paludisme et le VIH commence à chuter, tandis que les décès dus aux crises cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux sont à la hausse.

L’Objectif de développement durable n° 3 vise à permettre à tous de vivre en bonne santé et à promouvoir le bien-être de tous à tout âge. L’une de ses finalités est de faire diminuer les décès et les séquelles découlant de maladies non transmissibles et d’accidents. L’une des cibles de cet objectif consiste par exemple à diviser par deux le nombre total de victimes des accidents de la route à l’horizon 2020. Le taux de mortalité lié à la circulation routière était de 27 décès pour 100 000 personnes dans les pays à faible revenu en 2013, soit trois fois plus que dans les pays à revenu élevé. Les pays à revenu intermédiaire enregistrent également des taux élevés en la matière.