Syndicate content

Réfugiés

60 millions de personnes forcées à fuir dans le monde : un chiffre sans précédent récent

Leila Rafei's picture
Cette page en : English | العربية | 中文 | Español

Tandis que les migrants et les réfugiés continuent de faire la une des journaux (a) et des éditoriaux (a), il est loin d’être surprenant que le nombre de personnes déplacées contre leur gré dans le monde a atteint les 60 millions, un chiffre sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces statistiques, qui émanent du HCR, comprennent les personnes déplacées à l’intérieur des frontières de leur pays, les réfugiés et les demandeurs d’asile.

D’autres prennent volontairement le chemin de l’exil, et le nombre de ces derniers a également atteint un niveau sans précédent. Vous trouverez ci-dessous une analyse d’un certain nombre de tendances qu’on peut observer lorsqu’on se penche sur les données liées aux migrations et aux réfugiés au niveau régional, national et économique. Mais commençons par une question essentielle : quelle est la différence entre un migrant et un réfugié ?

Selon le HCR (a), un réfugié est une personne qui a dû fuir son pays d’origine parce qu’elle risquait d’être victime de persécutions. À l’inverse, un migrant choisit de quitter son pays pour trouver du travail ou accéder à une meilleure éducation, ou encore pour des raisons de regroupement familial. Contrairement aux réfugiés, les migrants continuent de bénéficier de la protection des autorités de leur pays d’origine quand ils sont à l’étranger.

Graphique : 3 lieux où les réfugiés représentent plus de 35 % de la population

Tariq Khokhar's picture
Cette page en : English
Graphique

De nouvelles données de l'ONU montrent que, fin 2014, les 6,3 millions de réfugiés présents en Cisjordanie et à Gaza, en Jordanie et au Liban représentaient plus de 35 % de la population totale de leur pays d'accueil.

Décrypter la crise des réfugiés syriens grâce à des données en libre accès

Leila Rafei's picture
Cette page en : English | Español | العربية

Décrypter la crise des réfugiés syriens grâce à des données en libre accès« Réfugiés ». « Demandeurs d’asile ». « Migrants ». « Personnes déplacées à l’intérieur de leur pays ». Telles sont les expressions du moment, pour les Syriens comme pour les journalistes. D’où ma curiosité : avons-nous des données pour mieux cerner la question ? Étant donné que je travaille au département de la Banque mondiale en charge de l’Initiative pour le libre accès aux données, j’ai écumé le web en quête de données susceptibles de nous aider.

Chacun des termes mentionnés ci-dessus décrit un mode particulier de déplacement de population, tous difficiles à quantifier mais parfaitement visibles en Syrie, du fait du conflit qui déchire le pays. Les réfugiés doivent partir s’ils veulent protéger leur vie ou leur liberté politique. Les demandeurs d’asile attendent l’acceptation officielle du dossier leur reconnaissant un statut de réfugiés. Les migrants internationaux passent d’un pays à l’autre (en général en quête de débouchés économiques même s’il peut aussi s’agir de réfugiés). Quant aux personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, elles ont fui leur maison sans pour autant franchir la frontière.